Tu oublies les mots greve et manifestations des étudiants abrutis...
Voilà le discours du président :
http://www.ratiatum.com/news6098_URGENT_le_discours_de_Nicolas_Sarkozy_accord_Olivennes.html
Mesdames, Messieurs,
La protection du droit d’auteur, la préservation de la création, la reconnaissance du droit de chaque artiste, de chaque interprète, de chaque producteur de voir son travail normalement rémunéré, c’était un engagement important de ma campagne présidentielle.
Depuis trois ans, j’ai répondu présent chaque fois qu’il a fallu faire prévaloir le droit légitime des auteurs et de ceux qui contribuent à leur expression, sur l’illusion et même sur le mensonge de la gratuité.
Musique, cinéma, édition, presse, arts graphiques et visuels… tout est aujourd’hui disponible et accessible partout, sur la toile de l’internet, chez soi, au bureau, en voyage. C’est bien sûr une richesse, une chance pour la diffusion de la culture. Pour autant, jamais nous n’avons été aussi proches d’un « trou noir », capable d’engloutir et d’assécher cette richesse et ce foisonnement créatif.
Le clonage et la dissémination de fichiers à l’infini ont entraîné depuis cinq ans la ruine progressive de l’économie musicale, en déconnectant les œuvres de leur coût de fabrication, et en donnant cette impression fausse que tout se vaut, que tout est gratuit.
Avec le développement du très haut débit, le cinéma risque de subir le même sort que la musique : d’ores et déjà, près de la moitié des films sortis en salles en France sont disponibles en version pirate sur les réseaux « peer to peer », et le marché de la vidéo a commencé à décroître avant même d’atteindre sa maturité. Le livre pourrait à son tour être brutalement menacé avec l’arrivée du livre électronique.
C’est à une véritable destruction de la culture que nous risquons d’assister. C’est également à une négation du travail, cette valeur capitale qui au cœur des problèmes de la France d’aujourd’hui et au cœur des solutions.
Aujourd’hui, un accord est signé, et je veux saluer ce moment décisif pour l’avènement d’un internet civilisé. Internet, c’est une « nouvelle frontière », un territoire à conquérir. Mais Internet ne doit pas être un « Far Ouest » high-tech, une zone de non droit où des « hors-la-loi » peuvent piller sans réserve les créations, voire pire, en faire commerce sur le dos des artistes. D’un côté, des réseaux flambant neuf, des équipements ultra-perfectionnés, et de l’autre des comportements moyenâgeux, où, sous prétexte que c’est du numérique, chacun pourrait librement pratiquer le vol à l’étalage.
On dit parfois que quand personne ne respecte la loi, c’est qu’il faut changer la loi. Sauf que si tout le monde tue son prochain, on ne va pas pour autant légaliser l’assassinat.
Si tout le monde vole la musique et le cinéma, on ne va pas légaliser le vol. Et en même temps, nous savons tous qu’on ne va pas non plus mettre tous les jeunes en prison.
Il nous fallait chercher des moyens intelligents et astucieux pour en appeler à la conscience du citoyen, lui donner la possibilité de rentrer dans le droit chemin. Il fallait aussi essayer de comprendre pourquoi le citoyen ordinaire, habituellement respectueux de la loi, préférait s’approvisionner dans des entrepôts clandestins plutôt que de faire ses achats dans un supermarché en ligne : n’était-ce pas aussi un problème d’attractivité de l’offre légale ?
Il y a deux mois et demi, Madame la Ministre, vous avez demandé à Denis Olivennes de conduire une mission permettant de déboucher rapidement sur des solutions opérationnelles visant à lutter fermement contre le piratage tout en tenant compte des potentialités d’Internet et de la demande des consommateurs.
Vous y êtes parvenus. Je veux vous en féliciter, vous, chère Christine, vous Denis, qui avez été l’artisan de cet accord, et vous tous qui êtes là aujourd’hui, acteurs du cinéma, de la musique, de l’audiovisuel, de l’Internet. Sans votre engagement, rien n’aurait été possible.
Le contenu de cet accord est solide et équilibré. Il comporte des stipulations nouvelles et fortes.
D’un côté, il prévoit l’envoi de mails d’avertissements aux internautes qui font un mauvais usage de leur abonnement, des avertissements gradués en cas de récidive, voire la possibilité de suspendre temporairement l’accès à internet. Pour arriver à mettre en place cette solution de bon sens, cette pédagogie, il vous a fallu, je le sais, soulever des montagnes, tellement les inerties sont grandes dans notre pays dès qu’il s’agit d’être innovant et de proposer une solution qui ne tombe pas tout droit dans le pli des habitudes de la pensée.
Cette démarche pédagogique sera bien sûr réservée aux pirates de « bonne foi », pour reprendre une expression propre à la politique fiscale. Les « pirates professionnels », ceux qui font sciemment du trafic et du commerce illicite de DVD et de fichiers contrefaits, resteront soumis au droit commun de la contrefaçon, et traités au sein de juridictions spécialisées.
De plus, les fournisseurs d’accès s’engagent, et c’est important, à mettre en œuvre des dispositifs de filtrage, tels que ceux développés par l’Institut national de l’audiovisuel. Le filtrage consiste à retirer automatiquement les fichiers « pirates » des réseaux ou des plateformes d’hébergement au fur et à mesure de leur apparition.
D’un autre côté, cet effort des fournisseurs d’accès s’accompagnera d’un effort tout aussi important des ayants droit. Les professionnels de la musique, du cinéma et de l’audiovisuel s’engagent à mettre plus complètement et plus rapidement leurs œuvres en ligne, et à supprimer tous les verrous techniques qui empêchent de copier et de transporter la musique.
Ce sont deux améliorations majeures qui profiteront pleinement aux consommateurs.
Fini, les musiques achetées sur une plateforme A et qu’on n’arrive pas à lire sur un lecteur B ou sur son téléphone portable, alors qu’on pouvait le faire sans problème pour un fichier piraté.
Fini, les sept mois et demi d’attente entre le film qui sort en salle et son apparition en vidéo à la demande. Avec cet accord, six mois sépareront le film sur grand écran et son passage en vidéo sur petit écran… C’est encore beaucoup, quand on sait qu’un film reste en moyenne trois semaines sur un écran de cinéma, avant de laisser la place au suivant ! Mais c’est déjà mieux. Et des discussions professionnelles s’engageront sous l’égide du Centre national de la cinématographie dans les meilleurs délais, pour adapter l’ensemble de la chronologie des médias aux enjeux du numérique, comme le recommande le rapport de Denis Olivennes.
Je sais que les exploitants de cinéma sont attentifs et soucieux de ces discussions. Aussi, je souhaite être clair. Le cinéma, je ne dirai jamais autre chose, c’est avant tout une rencontre dans une salle obscure, sur un grand écran, entre un public et une œuvre. C’est dans la salle que nous avons éprouvé nos plus grandes émotions de cinéma. Et les exploitants ne ménagent pas leurs efforts pour atteindre la perfection : après le son multicanal, la projection numérique va envahir les salles dès l’année prochaine, sans même parler du cinéma en relief, qui sera la prochaine révolution. Le cinéma en salle, c’est donc le passé, le présent, mais c’est aussi l’avenir.
Dans le même temps, la carrière des films en salle s’est fortement raccourcie, le « home cinéma » est devenu une réalité, et il faut tenir compte des nouvelles habitudes de consommation. Ce serait absurde que le spectateur français soit obligé de regarder des films américains, simplement parce que les films français seraient bloqués par des délais ou des exclusivités trop contraignantes ! Je sais pouvoir compter sur le bon sens pour que soient trouvées rapidement les clés d’une chronologie des médias adaptée au XXIè siècle.
Chère Christine Albanel, Cher Denis Olivennes, grâce à votre ténacité, votre patience, grâce à la bonne collaboration établie avec Christine Lagarde et Rachida Dati, et grâce à vous tous ici présents, vous avez permis la conclusion d’un accord qui marque le début d’une « nouvelle alliance » entre professionnels des industries culturelles et professionnels des réseaux.
Partout, aux Etats-Unis, au Royaume-Uni et ailleurs, les professionnels et les gouvernements essaient depuis des années, non sans mal, de trouver le « graal » permettant de résoudre le problème de la piraterie. Nous sommes les premiers, en France, à réussir aujourd’hui à constituer une grande alliance nationale autour de propositions précises et opérationnelles.
Grâce à vous et à cet accord, la France va retrouver une position de pays « leader » dans la campagne de « civilisation » des nouveaux réseaux. La musique, le cinéma, mais aussi la presse et l’édition, vont pouvoir être mieux protégés.
La mise en œuvre de cet accord, épuise-t-elle le sujet de la création et de l’avenir de nos industries culturelles ? Non, bien sûr.
Nous devons veiller à réformer un système de régulation et de financement de l’audiovisuel dont les fondements reposent sur l’univers de la télévision hertzienne, et mieux prendre en compte les nouveaux réseaux. La nouvelle directive européenne sur les médias audiovisuels, qui vient d’être adoptée à Bruxelles, nous en offre le cadre et la possibilité. Il faut y travailler avec pragmatisme, de manière globale, en se donnant le temps de la réflexion. La transposition de notre régulation audiovisuelle est une entreprise progressive, tout comme l’obtention du taux de TVA réduit sur l’ensemble des biens culturels.
Il y a également des mesures d’urgence à prendre, pour permettre à l’industrie musicale de survivre et lui donner le temps de s’adapter au nouveau modèle qui se dessine. Un crédit d’impôt applicable aux productions phonographiques a été voté l’an dernier, mais sa mise en œuvre est limitée par des critères trop contraignants. Je souhaite donc que le régime de ce crédit d’impôt soit amélioré, et notifié à la Commission européenne dans les plus brefs délais pour pouvoir être applicable aux investissements consentis en 2007. De même, je souhaite que s’accélèrent les discussions engagées entre l’institut de financement du cinéma et des industries culturelles (IFCIC), et la Caisse des Dépôts et Consignations, pour permettre, dès le début de l’année prochaine, de tripler le volume du fonds d’avances remboursables consenties aux entreprises musicales.
De la même façon, je souhaite que le crédit d’impôt en faveur du jeu vidéo en cours d’examen à Bruxelles depuis près d’un an, puisse entrer rapidement en vigueur, pour freiner la fuite de nos talents et de nos entreprises à l’étranger et faire en sorte que la France – et donc l’Europe – retrouve sa compétitivité face aux studios nord-américains et asiatiques. Le jeu vidéo peut devenir un art du XXIè siècle s’il parvient à échapper aux dérives qui menacent un certain cinéma international, prompt à séduire et à divertir, appelant aux pulsions les plus primitives, mais impuissant à épanouir et fournir du sens. Avec leurs bataillons de scénaristes, graphistes et autres compositeurs, les entreprises du jeu vidéo constituent déjà une économie prospère. Il serait inexplicable de ne pas l’encourager.
Enfin, je suis attentif au souhait exprimé en faveur d’une révision du crédit d’impôt aux productions cinématographiques, pour l’étendre aux sociétés étrangères désireuses de réaliser d’importantes productions en France. Cette mesure doit être expertisée, sachant que la priorité est la préservation et la consolidation du régime des SOFICA.
Mesdames et Messieurs,
En signant cet accord historique, vous avez, vous les acteurs de la culture, et vous les opérateurs de l’internet, pris une responsabilité, et même un risque. Mais vous saviez que le risque le plus grand était de ne rien faire. C’était le risque de se laisser mourir. Les uns parce qu’ils ne pourraient plus rien produire. Les autres, parce qu’ils n’auraient plus rien à diffuser.
L’art est la chose fragile la plus fragile et la plus nécessaire. Nous avons réussi, grâce à la persévérance de nos aînés, à faire en sorte que nos villes, nos campagnes, abritent des monuments, des théâtres, des salles de concert, des écoles et des conservatoires. Il n’y a pas de raison qu’il en soit différemment sur les nouveaux réseaux. Il faut qu’Internet soit une fenêtre civilisée ouverte sur toutes les cultures du monde. Je suis heureux que votre accord soit une étape décisive en ce sens.
Sarkozy reconnait le rôle de diffuseur de culture de l´internet, mais ne se rend pas compte qu´il ne peut que le tuer en rendant illégal le téléchargement.
Par ailleurs cette notion de "internet civilisé", ce ne sont que des beaux mots vides. Il souhaite se montrer conciliant entre moderne et conception traditionnelle/commerciale de la distribution musicale, mais cette conciliation n´existe que dans son discours.
Ses propos sur le travail et "l´industrie culturelle" (°_o) sont aussi très éclairants sur sa mauvaise conception générale des choses. Et puis, en note, l´UE comme fer de lance de l´utilité économique... ça ça va hein.
Ce que je perçois dans ce discours, c´est le désir de museler internet et de le rendre compatible avec le commerce traditionnel. Mais cela n´est pas possible. Pas de "Graal".
J´ai entendu ce matin à la radio que désormais, les pirates recevront d´abord un avertissement et éventuellement une suspension de leur compte internet, c´est le cas ? (désolé, le gros pavé me décourage vraiment, là
)
Bienvenu en Chine
une bande de winner !!
Parce que pour contrôler la bande passante ne serait-ce que d´un DSLAM il en faut de la puissance de calcul, et au prix des super ordinateur, ça va vite couter plus cher que la dette de notre pays !
ensuite qu´on me reprenne si je me trompe, mais on est pas censé être dans une politique "donnant - donnant" si chère à notre de président ? Donc ma question est que donne les industrie du disque en échange ?
Par ailleur, les "ayants droits"(les majors en fait faut pas rêver hein) se plaignent de pas toucher assez (soit disant à cause du piratage ...) en même temps quand une disque est vendu c´est 92% qui va à la maison de disque en moyenne (donc en général c´est plus !)
Enfin THE ULTIMATE QUESTION ! la thune, on la sort d´où pour financer tout ça ?
J´adore les débats à la Sarko.
On va demander leur avis aux gros poissons. On prend des décisions qui leur brosse bien le poil. Ensuite on écoute quelques assoces. Puis on applique ce qui était décidé au départ.
Enfin on s´autcongratule de consensus et de la méthode pluripartite. youhou!
C´est pas pour rien que de plus en plus d´artistes dénoncent le mépris des majors envers leurs ´employers´ et envers le publique.
Les meilleurs initiatives sont celles de RadioHead Barbara Hendricks, NIN ou encore Saul Williams (pour les connus sinon les solutions type Jamendo) ....pourquoi ?
Parce que meme si il n´y a que 62% (pour l´experience RadioHead me semble t il et encore c´est une estimation car on a pas les vrais chiffres) de personnes a avoir payé l´album, l´artiste touche toujours plus (en fait 100%) sur le prix de l´album que si il était toujours dans sa major.Et tout le monde y gagne.
Perso je suis fan de Iron Maiden, souvent j´ai l´album avant sa sortie mais je l´achète quand même à sa sortie.Ca me fait chier qu´ EMI s´en foute plein les poches.Je préfèrerais que IM empoche toutes les tunes et que ce soit eux qui gèrent la distri.
L´exemple de Barbara Hendricks est aussi très bon.A partir de 7$ on peux acheter les anciens albums au même prix.Vous pensez qu´elle est bête à ce point ? Elle ne perds pas de l´argent mais continue d´en gagner avec ce principe.
Les mesures (voir lois) qui sont prises ne sont pas faites pour encourager les artistes mais pour toujours plus les liers au majors.
Pour le Ciné c´est pareil (pourquoi tu crois que les scénaristes sont en grève en ce moment aux States ?) .
Les vilains Tipiaks comme les majors aiment les voir, c´est quand même un peu grâce à eux que le marché à évolué de force ces dernieres années.
Si ils avaient pas fait peur au système, croyez-vous que la VOD ou les plateformes légales auraient vues le jour ?? ?
Nan, tout ce petit monde serait resté assis sur son gros derriere à s´empifrer de pognon en parasitant Artistes ET Consomateur (vu qu´il faut nous appeller comme ça maintenant).
Alors, non je ne suis pas pour le téléchargement totalement gratuit (je reste pour la LGO) mais je ne suis pas non plus pour qu´un gouvernement assiste l´immobilisme et l´enrichissement d´entreprises privées.
"sans risquer le délit d´initié, un pote bien placé me dit de placer vos billes sur les actions Vaseline" ![]()
moi je suis pour acheter les cd d´artistes qui le méritent et de laisser crever de faim tous les autres.
(en gros, le probleme ne se poserait pas si la musique de merde genre ce qui passe en général sur les radio type nrj n´existait pas)
moi par contre je pense que une loie anti piratage c´est impossible .... il y auras toujours moyen de la contourner il y a tellement des informaticien malin^^
D´accord avec Johnny. Des groupes comme Motörhead ou Metallica, je vais pas acheter leurs albums (a part si je fais un gros héritage), ils ont vendu et vendront toujours largement assez pour vivre, donc je cautionne le téléchargement de ces groupes. J´achète en revanche les cds de groupes moins connus qui le méritent (récemment, Shining, Nasum, Ayreon...), et EN AUCUN CAS je n´achète à la fnac! J´achète mes cds uniquement chez les disquaires ou directement sur le site du groupe.
Si y a plus de musique de merde, y a plus de bonne musique puisqu´on juge la bonne musique par rapport à la mauvaise et vice versa ^^
C´est marrant mais je crois qu´on en vient tous à partager naturellement la même politique d´achat (ce qui nous plait le plus, les petits artistes).
Ah ouais une vraie saloperie ce truc. Je signe la petition.
En plus à mon avis, ça chamboule pas mal aussi le marché du baladeur mp3 ce truc ![]()
Suis-je en retard ?

De presque 2 ans, ça va. ![]()
* Posté le 23 novembre 2007 à 17:41:48 avertir modérateur
* Suis-je en retard ?
jamais a l´heure toi
Donc en gros, quelqu´un m´explique la situation actuelle ? Parce que pour moi le p2p est toujours très actif à la maison ![]()
Bah y se passe rien, tu peux continuer à télécharger. Contrairement à ce qu´on dit, télécharger ne tue pas les artistes. Si je n´avais pas téléchargé les derniers Arch Enemy et Shining, j´aurais jamais écouté et en conséquence jamais acheté ![]()
C´est tout à fait véridique. ![]()
Hého mais vous ne savez pas que le téléchargement illégal de mp3 est illégal ? Que c´est pas bien ? Que c´est mal ?? On ne doit pas télécharger illégalement des mp3 illégaux, c´est mal ! C´est comme le racisme, c´est mal !
* Posté le 23 novembre 2007 à 17:37:20 avertir modérateur
* C´est marrant mais je crois qu´on en vient tous à partager naturellement la même politique d´achat (ce qui nous plait le plus, les petits artistes).
De même, sauf que dans ma ville y´a pas de disquaire et que je peux pas acheter de cds par internet, donc j´suis bloqué.