Bon, alors je me suis procuré la discographie " Red For Fire " et " Black For Death " de Solefald. Et ben je suis circonspect. Explications :
- L'album Sun I Call est, pour moi, le *plus* réussi et, peut être, le plus cohérent des deux. Sun I Call au début m'a plu énormément, bien que je la connaissais avant. Ce morceau, de par sa valeur majestueuse, épique et d'une beauté à laquelle j'ai été très sensible, m'annonçait, par la suite, un album suivant la même voie ... grossière erreur ! Les riffs tranchants, entrecoupées et saccadés du Survival In The Outlaws, avec cette voix très burnée, m'a complètement laissé froid à son début, mais encore plus au milieu, un déchaînement de colère qui jure avec la superbe litanie qu'est Sun I Call. La fin a achevé de me faire hausser un sourcil, avec les violons et tout le tralala de choeurs inintelligibles ... euh ?
Where Birds Have Never Been renforce cette impression : j'ai eu l'impression de me trouver face à un mix de metal misanthrope, des touches électro qui n'ont pas du tout prises avec moi ( franchement, du grand n'importe quoi vers 4:40 ), et une complainte toute tristounette à sa fin ... mais ... pourquoi ?!
La suite a failli me faire sortir le disque du lecteur ... White Frost Queen m'a littéralement fait l'effet d'une douche froide, ça dégouline de bons sentiments sucrées servis par une voix lumineuse et des violons lyriques mais, merde alors, que s'est il passé ? Et ces synthés orientaux ? Dans du viking metal ? Faut qu'on m'explique ... et la suite est encore plus incompréhensible, avec l'océan de gros riffs et de voix caverneuse à souhait de There Is Need. J'ai été consterné.
Bon, je vais faire plus concis, parce que si je m'y prends morceaux par morceaux, ce sera long ( et je pense que vous avez compris mon état d'esprit quant à cet album ) : les seuls sauvables dans leurs individualités sont, dans Red For Fire, Sun I Call, Crater Of The Walkyries ( que j'ai adoré ) Survival In The Outlaws ... en dépit d'une structure de l'album complètement improbable et désorganisée, il y a des perles, musicalement parlant. ( bien que certaines pistes soient des reprises de celles du début )
Et qu'en est il de Black For Death ? Ben, exactement la même chose que ci-dessus, avec LA grande étrangeté : Underworld. Là, la pilule est très mal passée, c'est quoi ce morceau jazzie au juste ? On est sensé le prendre comment en rapport avec le titre ? Non vraiment, je me suis trituré les méninges comme pas possible pour aboutir cette réflexion : remplissage. Remplissage pour les poèmes également, dont la portée sentimentale m'a vite passée, loin, très loin au dessus de la tête ...
En conclusion ( enfin ! Me direz vous. ) : Des trésors musicaux, comme Sun I Call, Crater Of The Walkyries, Survival Of The Outlaws, Queen In The Bay Of Smokes à écouter séparément, car n'ayant aucun sens mis bout à bout dans leur album respectif. Je n'ai pas trop compris la volonté ni la manière de faire de Cornélius et Lazare, mais toujours est il que je suis resté avec un grand point d'interrogation après 5 écoutes minutieuses de chacun des albums. Dommage.