malgré une dénomination exotique, la Jungle n´est pas née dans la chaleur d´une forêt tropicale mais bien dans les caves sombres des clubs anglais. Le mot jungle signifie dès lors Urban Jungle ( jungle urbaine) pour décrire le quotidien difficile des jeunes dans une société anglaise culturellement verrouillée. Il s´agit-là simplement d´une des dérivées de la drum´n bass et du breakbeat les plus connues. En gros, maman drum´n bass lui apporte des grosses lignes de basses travaillées et récurrentes, tandis que papa breakbeat fait se chevaucher des rythmes hachés ultra rapides. Si les deux géniteurs apparaissent vers la fin des années 80 pour n´être commercialisés qu´en 1994, la jungle accuse donc un retard logique et n´éclot qu´à partir du milieu des années 90. Plus riche musicalement que la drum´n bass, la jungle intègre des voix, souvent planantes et féminines, venant contraster avec la rudesse et la rapidité des rythmiques. L´esprit général s´inspire souvent du dub avec de fréquentes interventions de toasters et des effets caractéristiques sur les sons de basse. Les artistes référents de ce genre sont donc issus du milieu drum´n bass. 2 albums sont ainsi considérés comme mythiques en la matière : Timeless, de Goldie en 1995 et New Forms de Roni Size en 1996. Ces deux artistes sont les pionniers de la jungle, au même titre que A Guy Called Gerald, 4 Hero ou les membres du label Metalheadz de Goldie ( Optical, Ed Rush, Dilinga, Photek...).