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Liste des sujets

Nous sommes tous des pirates

Paulop
Paulop
Niveau 12
02 février 2005 à 21:00:40

Vu sur PCinpact.com, des personnalités française se liguent contre les récentes condamnation au hasard d´utilisateurs de réseau P2P en tout genre, et lance un message aux maisons de disques.

Extrait de l´article :

« Comme cinq millions de Français, nous avons, nous aussi téléchargé… ». Tel est la phrase choc de l’appel lancé par le Nouvel Observateur. Et parmi les premiers signataires, on note la présence de Manu Chao, Mickey 3D mais aussi Matthieu Chedid, Jean Louis Aubert, Bénabar, Dominique A, Yann Tiersen, Art Mengo, José Bové, Noël Mamère… On trouve même notre ami Ariel Wizman qui semble avoir enfin rallié le camp de la force obscure depuis ses récentes escapades. On notera par contre l’absence de Pascal Nègre.

Et l´article complet :
http://www.pcinpact.com/actu/news/Nous_sommes_tous_des_pirates.htm

pokeee
pokeee
Niveau 10
02 février 2005 à 21:02:12

Petit rappel : le piratage n´est pas la cause de la baisse des ventes de musique.

Paulop
Paulop
Niveau 12
02 février 2005 à 21:02:34

Je vous invite a signer le manifeste sur le site du nouvel obs, il y a un lien sur l´article de pcinpact :-)))

Fleur_Morte
Fleur_Morte
Niveau 6
02 février 2005 à 21:04:25

en voilà des bonnes nouvelles! :peur:

Coma-White
Coma-White
Niveau 10
02 février 2005 à 21:05:35

Petit rappel : le piratage n´est pas la cause de la baisse des ventes de musique.

c´est quoi au fait?

3K2
3K2
Niveau 6
02 février 2005 à 21:06:27

ke des ecolo! et ben elle é bel la france :rire:
:dehors:

kakito
kakito
Niveau 9
02 février 2005 à 21:06:55

suffit de voir la scene francaise actuele, on se demande pas pourquoi les ventes baissent

3K2
3K2
Niveau 6
02 février 2005 à 21:15:31

" Nous sommes tous des pirates"
Et l´otre fau pa generalisé moi chui pa un pirate.

topec
topec
Niveau 10
02 février 2005 à 22:22:27

c´est n´importe quoi ya deja eut tellement de petitions anonymes et ils viennent signer quand on en parle dans le nouvel obs. je suis peut etre mauvaise langue mais je trouve ca louche ( et je signerais pas).

pcforafo
pcforafo
Niveau 10
02 février 2005 à 22:33:23

en plus moi j´ai pas de bandanna et j´ai pas mon permis bateau...
désolé...

Massiliaboy
Massiliaboy
Niveau 9
03 février 2005 à 16:40:41

Coma-White Posté le 02 février 2005 à 21:05:35
Petit rappel : le piratage n´est pas la cause de la baisse des ventes de musique.

c´est quoi au fait?

Je me propose de te répondre par un copier-coller d´un post écrit dans un autre forum:

Je pense que les débats opposants les p2pistes aux anti-p2p pourraient être intéressants s´il y avait les deux camps de représentés, parce qu´il n´y a jamais eu de débat avec des personnes ayant l´esprit p2p et sachant pourquoi le p2p existe. Les personnes présentes ne sont là que pour vendre leur produits et faire peur aux petits téléchargeurs du dimanche au lieu de débattre réellement avec des personnes d´un camp adverse. Un débat entre personnes de la même rive c´est trop facile...

Déjà il faudrait que les détracteurs du p2p examinent les courbes du marché en général ces dernières années, nous sommes en crise, les gens n´ont pas assez d´argent pour les loisirs ( vacances, culture etc...), ils en auront pas plus pour acheter des CD d´artistes préfabriqués ou des DVD de superproductions dont on ne parlera plus d´ici quelques années.
Enlevez d´un salaire le loyer, l´alimentation, les charges, le transport, les impôts, l´abonnement du portable + téléphone fixe + internet, il ne reste pas grand chose pour les loisirs et la culture quand on voit les prix pratiqués... ( cf: Structure des dépenses selon le revenu du ménage Dépenses culturelles et de loisirs Dépenses audiovisuelles des ménages). Les grandes entreprises, pour relancer la consommation, baissent leurs prix: qui n´a pas vu la grande offensive du 30 septembre dans les grandes surfaces ? S´il y a eu ces baisses de prix, c´est bien que le malaise financier ne touche pas que l´industrie musicale et cinématographique.
Un adolescent, qui évidemment ne travaille pas, doit évidemment son argent à ses parents ( tiens une dépense supplémentaire, l´argent de poche) ça ne sera pas des sommes astronomiques, donc pour acheter un jeu à 60€ ou un DVD à 30€ il faudra repasser car il ne pourra pas avec les moyens limités qu´il a... Il préfèrera le télécharger gratuitement pour le peu qu´il l´écoutera ou y jouera... S´il l´aime vraiment, il l´achètera, tôt ou tard, car quand on aime, on a envie d´avoir l´original, pas une copie piratée d´une qualité toujours inférieure à l´original, ou si c´est une envie passagère il le louera. Donc vu que l´ado n´a pas l´argent pour se payer le dernier jeu ou DVD à la mode, s´il le télécharge l´industrie ne perd rien, car il ne l´aurait pas acheté, que l´on arrête de tout faire retomber sur les téléchargeurs, c´est peut être une raison mais mineure, contrairement à ce que l´on nous fait croire.

Il faut ajouter aussi que beaucoup de gens se servent du p2p pour connaître ce qu´on leur vend et n´achètent plus aveuglément car l´argent se fait rare et les fins de mois de moins en moins faciles. Tous les magasins ne sont pas équipés de lecteurs pour leurs clients. Cela est peut-être plus préjuciable aux artistes à la mode, car leurs CD n´auront plus aucune valeur sentimentale aux yeux de la personne qui l´aura acheté après quelques années, comparé à celui d´un petit groupe découvert sur le net par hasard dont que l´on soutiendra en l´achetant ou une grande vedette dont on est mordu.

De plus, il faut arrêter cette hypocrisie en disant que l´on peut télécharger légalement sur le net: il y a toujours un problème avec le morceau téléchargé.
Les formats et la qualité proposés sont un véritable problème. Des miliers de personnes se sont équipées de baladeurs mp3, et ce format, qui est quand même le standard, n´est pas vendu sur les plateformes légales. Apple commercialise du A.A.C, Sony du Atrac3, les autres plateformes du wma DRM, donc si une personne a déjà un baladeur mp3, elle devra convertir elle-même les morceaux qu´elle a acheté pour ne pas à avoir à acheter le produit acceptant le format téléchargé. Le problème que cela implique est donc logique: pourquoi payer 0.99€ pour un morceau incompatible, que l´utilisateur devra ( s´il en a les compétences) réencoder pour le lire sur son baladeur mp3 ? Pourquoi payer 0.99€ pour un morceau alors qu´un album de 12 titres vaut environ 12€ avec le support physique, le livret, le boîtier et une qualité supérieure ? Pourquoi payer 0.99€ pour un morceau identique vendu 0.99$ aux USA ? ( soit environ 0.75€ le morceau aux USA, 32% plus cher en France, alors que le PIB des USA est nettement supérieur à celui de la France : + 2.9% contre + 0.2%)
Pour les films c´est la même chose: après de nombreuses recherches de sites proposant le téléchargement légal d´oeuvres cinématographiques en version française, celles-ci se sont soldées par des échecs... Pour les amateurs de films étrangers non distribués en Europe, la tâche est toute aussi ardue. Donc bien souvent l´alternative de dernier recours est le p2p.
Aussi que les Fournisseurs d´Accès à Internet arrêtent de prôner le très haut débit, car ce n´est pas pour envoyer des photos à tatie annie ou afficher des pages web que l´on a besoin de l´ADSL 2; il faut dire qu´ils disent eux-mêmes que c´est pour télécharger rapidement des films et des musiques sur le Web, alors que des sites légaux n´étaient pas encore en place lorsque les FAI ont utilisé ce prétexte pour se faire de la publicité ( cf: FAQ de Cegetel Pub Wanadoo FAQ de AOL Les avantages du Haut Débit etc...)
Et que dire des platines DivX ? Quel masochiste va réencoder ses DVD pour les lire sur sa platine DivX ( qui lit déjà les DVD...) dans une qualité nettement inférieure que son original ?
Et les baladeurs mp3 ? Et les iPod: qui a les moyens d´acheter 80Go de musique en icon_sad.gifC ? ( environ 20.000€ à 1€ le titre de 4Mo)
Le p2p a boosté l´accès à internet et les nouvelles technologies il ne faut pas se voiler la face... Certes des personnes ont peut-être perdu leur emploi, mais d´autres en ont trouvé grâce au développement de certains domaines et de nouveau produits boostés par le succès du p2p...
Donc c´est peut-être un mal pour messieurs les majors, mais cela a créé des emplois d´un autre côté...

Que l´on copie tous les CD et DVD de la médiathèque ou des copains, cela ne pose aucun problème, mais quand on le fait sur le net, ça coince, pourtant, c´est bel et bien la même chose... Rappelons-nous les K7 audio, qui n´a jamais enregistré la radio ou le CD d´une connaissance sur une cassette ? Et les K7 vidéos ? Qui n´a jamais copié un film d´une cassette d´un ami ?

Dans tous les cas les gens continueront à acheter de la musique, des films, des jeux, car il y a la satisfaction d´avoir l´original avec le livret, le CD sérigraphié, mais encore faut-il que l´on ne se moque plus du consommateur: on a ouvert les yeux sur ce que l´on nous vend pour le prix où on nous le vend... Quand on voit la crise économique dans laquelle on est ( et pas qu´en France) il est compréhensible que les loisirs passent après certaines choses beaucoup plus vitales au niveau du budget...

Pour ce qui est des poursuites de la MPAA et consorts, il est évidemment stupide de s´en prendre aux trackers bittorrent et aux servers ed2k: si un site ferme, 10 s´ouvriront ailleurs, c´est une bataille contre le vent. On ne peut pas empêcher les gens d´accéder à une culture que leur bourse ne leur permet pas de s´acheter. Si une personne n´a pas l´argent pour se payer un DVD ou un CD, il n´aura pas 150.000€ pour payer l´amende, et mettre quelqu´un en prison avec des meutriers, des violeurs, des pédophiles etc.. pour avoir voulu se cultiver est abherrant.

Vous allez me dire que l´on n´est pas obligés de tout avoir, mais la société de consommation actuelle est faite pour mettre à l´écart ceux qui ne peuvent pas de ceux qui peuvent, un jeune qui ne peut pas " suivre le mouvement" faute de moyens sera exclu par ceux qui les auront. Le p2p donne la possibilité à ceux qui n´ont pas les moyens d´être " comme les autres" ( la culture est la base des relations sociales, si on ne sait pas, on est rien...).

L´an dernier une team bittorrent a été arrêtée " pour l´exemple" juste avant Noël, cette année ce sont des sites ( trackers bittorrents, forums edonkey, sites de liens...) pour pousser les gens à acheter dans les magasins plutôt que de télécharger des copies piratées, ça recommence cet hiver, comme tous les ans... Mais déjà d´autres systèmes d´échange, et ceux-ci cryptés, ont vu le jour...

Cela te suffira ?

Flichtenbloden
Flichtenbloden
Niveau 10
03 février 2005 à 17:17:15

Attention, c´est long, je coupe en deux :

Je, tu, ils... téléchargent

Internet : Libérez la musique !

8 millions de Français ont déjà téléchargé de la musique sur internet. A défaut de pouvoir l’empêcher, les majors de l’industrie musicale tentent d’intimider les «pirates» en multipliant les poursuites pour « contrefaçon ». Sans doute l’industrie du disque se porte mal. Et la révolution numérique ne saurait se faire au détriment des artistes et des producteurs, dont le travail doit être protégé et rémunéré. Mais d’autres solutions existent. De nouveaux systèmes de financement sont à inventer. Les professionnels devraient s’y employer. C’est ce à quoi les invitent tous ceux, artistes, acteurs de l’industrie musicale, politiques, qui ont signé l’appel du «Nouvel Obs»

Feu sur les pirates! C’était le dernier tube qu’on entendait en boucle fin janvier au Midem, la grande foire annuelle du disque à Cannes. Et c’est ce qu’ont appris à leurs dépens une centaine d’internautes ces derniers mois. La SCPP ( Société civile des Producteurs phonographiques), menée par Pascal Nègre, le PDG d’Universal, a décidé de sortir l’artillerie lourde: en lançant les premières salves de la répression, la SCPP a annoncé la mise en service d’un redoutable logiciel pince-corsaires. Aux Etats-Unis, on annonce quelque 7706 plaintes. En France, plus de 500 procédures sont en cours. Une cinquantaine de plaintes ont été déposées cet hiver, dont celle contre le désormais célèbre Alain, ce prof de Pontoise. La Sacem réclame 28 000 euros de dommages et intérêts. Il devrait connaître le verdict le 3 février. Anne-Sophie, chômeuse rennaise, après avoir été entendue comme une dizaine d’autres à l’automne, attend de savoir quand elle sera convoquée devant le juge. Le jeu de massacre ne fait que commencer!
La très grande majorité des pirates qui passeront par la case tribunal ne sont pourtant pas des trafiquants. Ils ont copié pour leur usage privé des morceaux sur le web ( certains en ont téléchargé des centaines), comme leurs aînés copiaient les tubes à la radio sur cassette. «Mon fils en a copié des dizaines, beaucoup de Bob Marley. Il a copié plein d’anciens morceaux introuvables dans le commerce. La plupart de ses amis le font, nous a confié une star de la chanson. A son âge, moi, je copiais les cassettes des copains. Pour un album acheté, on en copiait 10. On n’avait pas les moyens d’en acheter des centaines, alors on faisait tourner.» Si les internautes avaient acheté les 150 milliards de morceaux téléchargés en 2003, d’après l’Idate, prestigieux cabinet de consultants dans le domaine de la communication, le chiffre d’affaires annuel de l’industrie du disque serait supérieur au budget des Etats-Unis. Oui mais, voilà, la grande majorité des œuvres copiées ne seraient pas achetées, disent d’autres experts.
Publicité

En réduisant l’offre de singles, en persistant à vendre des albums d’un bloc, l’industrie du disque s’est fragilisée toute seule. La disparition des petits disquaires et la pauvreté de l’offre dans les hypermarchés ( souvent les têtes d’affiche et des morceaux exploités jusqu’à la moelle dans des compilations – allez trouver un large éventail de jazz, des morceaux de world music dans un Géant Casino auvergnat!) ont poussé les internautes à se ruer sur internet pour avoir du choix. Encouragés par la technologie, ils ont pensé, qu’ils soient chômeurs ou cadres chez Total, qu’ils avaient le droit de s’approprier des morceaux parfois introuvables dans le commerce. Erreur. La copie pour usage privé est légale après l’achat d’une œuvre. Depuis la loi de 1957, la copie d’une œuvre prêtée, elle, est punie de trois ans de prison et de 300000 euros d’amende! C’est ce que risquent les pirates du réseau. Moins de 0,1% d’entre eux seront jugés: un tiers au moins des 23 millions d’internautes ont copié au moins une fois un titre illégalement sur un logiciel d’échange dit «peer to peer» ou P2P ( de particulier à particulier). Ces boucs émissaires ( parfois de gros téléchargeurs, mais qui n’ont eu que le tort de se brancher au mauvais endroit au mauvais moment) vont servir d’épouvantails. La règle? «Dès que vous avez copié une œuvre, si vous êtes repéré, vous êtes en infraction», explique un policier spécialisé dans la cybercriminalité.
De quoi donner des sueurs froides à plusieurs millions de Français. Des con-damnations sont déjà tombées. «Mais ce qui choque, c’est que d’une juridiction à l’autre les peines varient énormément. Certains partiront avec 500 euros d’amende, d’autres avec 20000!», constate Jean-Baptiste Soufron, juriste qui défend une vingtaine de pirates au sein de l’association les Audionautes. «Les lois n’ont pas suivi l’évolution technologique», renchérit Christian Paul, député PS, ex-ministre à l’Outre-Mer et ancien conseiller internet de Lionel Jospin. Peu importe à la SCPP, qui a un unique objectif: faire peur. Le mot d’ordre a été transmis aux gendarmes. Certains ont débarqué à l’aube pour perquisitionner chez des internautes. Parfois l’ordinateur est confisqué. Certains corsaires ont eu droit à des gardes à vue intimidantes. Quelques-uns risquent… la déconnexion pure et simple. Privés d’ordinateur et de réseau. «Alors qu’ils sont pour la plupart des gens comme vous et moi, des profs, des cadres, des ados, des gens souvent sans casier judiciaire», dit Jean-Baptiste Soufron. Pistés sur internet par la brigade contre la criminalité informatique ou tombés à la suite… de dénonciations anonymes par lettres. Un phénomène de plus en plus courant.
Pourtant, d’après la SCPP, 4,5 millions d’internautes s’échangent de la musique en ligne chaque jour et 8 millions de Français ont déjà téléchargé au moins une fois dans leur vie de la musique sur internet. «Je ne l’ai jamais fait, moins par vertu que par incompétence technique», dit la journaliste Pascale Clark, voix mythique de France-Inter passée sur RTL. Comme elle, nombre de Français n’ont jamais piraté de leur vie parce que l’informatique, ce n’est pas vraiment leur truc. «J’explique à mes enfants que c’est interdit de pirater, qu’il faut acheter les œuvres», explique Guillaume Sarkozy. «Criminaliser le P2P est une belle hypocrisie. C’est comme essayer de construire une digue de sable face à la mer!», ironise de son côté Didier Mathus, député PS.
Oui, mais la chasse aux pirates est une cause qui a l’avantage d’être simple à mettre en œuvre. Et qui permet de détourner l’attention d’un véritable enjeu: la guerre sur le montant des droits d’auteur, sur leur répartition. Ainsi des majors, après avoir freiné des quatre fers pendant des années, emmènent les artistes à marche forcée vers une offre légale sur internet pour justifier leur politique répressive. Sans leur laisser le choix sur le contrat. C’est notamment pour cela que vous ne trouverez pas un grand nombre d’interprètes sur le magasin virtuel de la Fnac: Patrick Bruel, Vanessa Paradis, Jean-Jacques Goldman, Mylène Farmer, Björk et beaucoup d’autres sont aux abonnés absents, ou quasiment. Ces stars refusent ce qui leur est proposé. Alors que 14 artistes ( dont Zazie ou Renaud) font actuellement de la publicité pour les plates-formes payantes «Téléchargez-moi légalement», une véritable guerre des droits qui pourrait durer des années est engagée. Certains contrats devront être renégociés au cas par cas avec les auteurs ou leurs héritiers. A ce jour, impossible d’acheter les Beatles sur le Net. Difficile de trouver AC/DC ou beaucoup de vieux tubes des années 1980.
L’offre légale s’étoffe mais reste insuffisante. C’est un problème. L’autre étant l’entente impossible entre fabricants de matériels. Faute d’un standard commun, les morceaux en vente ne peuvent pas être écoutés sur tous les appareils. Le marché du disque va mal, en tout en cas en France. Pourtant, c’est une véritable manne qu’a générée la musique ces dernières années: entre les baladeurs MP3, les abonnements à l’internet haut débit, les sonneries de portables ( un marché en pleine explosion), c’est le jackpot. Sans parler du boum des ventes de CD vierges, fabriqués notamment par… la major Sony. Le pirate tue le marché du disque, nous disent les maisons de disques et des sociétés de gestion des droits comme la toute-puissante Sacem. Certains faits viennent contredire cette belle évidence. Prenez le Canada. La Cour fédérale d’Ottawa a interdit aux fournisseurs d’accès internet de livrer l’identité des internautes poursuivis par l’Association canadienne de l’Industrie du Disque. Ce qui revient en gros à donner son feu vert au téléchargement. Pourtant en 2004, après six années de baisse, le marché a augmenté là-bas de… 5%.
Et si la diabolisation du P2P et de l’internaute n’était qu’un écran de fumée pour cacher les dissensions qui courent aujourd’hui dans le milieu de la musique? «Il y a six ans, toutes les majors riaient au nez d’Apple, qui leur proposait de mettre leur musique en ligne», explique Jean-Louis Aubert. Résultat, l’industrie a pris un retard considérable. Elle a eu la peau de Napster, le premier logiciel P2P, localisé aux Etats-Unis, et s’est fait doubler par des logiciels assemblés par morceaux depuis les quatre coins de la terre, et donc difficiles à localiser. Si l’association des majors et des labels indépendants ont signé au Midem une charte de lutte contre le piratage, des associations représentant les intérêts des artistes, comme l’Adami ou la Spedidam, s’élèvent, elles, contre la politique de la peur. «C’est un sujet tabou. Beaucoup de politiques n’osent pas prendre position sur cette affaire de piratage de peur qu’on les accuse d’être contre les artistes. Pourtant, c’est de notre politique culturelle qu’il s’agit. Dans ma circonscription de Montceau-les-Mines, en Saône-et-Loire, la seule solution, c’est l’hyper du coin. Où est la diversité culturelle? Sur internet, sur les plates-formes de P2P», dit Didier Mathus, le député local. Les artistes? Ils sont divisés. Certains sont pour la répression mais refusent de le dire trop haut, de peur de se mettre la jeunesse à dos. Ceux qui sont contre ont peur de froisser leur maison de disques avec qui ils sont en délicatesse ( crise et niveaux de rentabilité obligent, les contrats sont de plus en plus précaires même pour des vedettes). Il y a aussi ceux qui pensent sincèrement qu’internet est la cause de tous les maux. «Maxime Le Forestier est très remonté contre les pirates», dit un professionnel. Comme lui, Eddy Mitchell ou CharlElie Couture, pourtant fan d’internet, souhaitent que cesse le téléchargement illégal. Les groupes IAM ou Kyo sont contre la répression et contre le téléchargement illégal. «Je ne suis pas d’accord avec ce que font les majors, mais si je m’exprime, je risque gros», dit une star française. Une autre: «Je signe votre appel, mais je vais me planquer pendant dix jours! Ils vont me tomber dessus.» Même Robbie Williams, l’idole anglaise qui trouvait le téléchargement «cool», a dû faire profil bas. «Avec la crise, tous les artistes ont peur de se faire virer de leur maison de disques. Alors, c’est motus», dit le chanteur Sinclair. «Moi, je suis hors contrat, donc c’est plus facile d’en parler.» Ainsi Carla Bruni, qui s’était dit plutôt favorable au téléchargement, n’a pas voulu se prononcer sans l’assentiment de… Patrick Zelnick, patron de Naïve. «Les maisons de disques ont gagné des fortunes avec les CD, dit un expert du milieu de la musique. A une époque, le budget fleurs de Sony était supérieur à celui dédié à la recherche de talents! Internet, qui menace cette manne, les terrorise.» Pourtant, ils n’osent pas aller prendre l’argent où il se trouve, en exigeant que les fournisseurs d’accès à internet qui ont vendu leur forfait haut débit, précisément pour faciliter le téléchargement, paient une taxe. Une taxe d’un euro par mois rapporterait près de 80 millions! «Ce serait injuste, tout le monde ne télécharge pas illégalement», rétorque un membre de l’Association des Fournisseurs d’Accès ( AFA). Certes, mais la taxe sur les supports vierges a été inventée pour compenser les pertes dues aux copies privées, alors même que tout le monde n’enregistre pas des œuvres non libres de droits. De la même manière, une taxe sur les baladeurs MP3 et autres merveilleuses technologies en plein essor est parfaitement envisageable. Elle pourrait générer des millions d’euros de revenus. Reste à les répartir à peu près équitablement entre les artistes.
Internet est considéré comme un fléau par beaucoup de professionnels. Pourtant, cette révolution technologique pourrait faire sauter les vieux cadenas installés du temps des yé-yé. C’est pour cela que les artistes et les auteurs ne doivent pas laisser les seuls industriels s’emparer du sujet. A quand de véritables états généraux de la musique, un vrai débat qui ne soit pas accaparé par les magnats de cette industrie, qui utilisent les artistes comme des marionnettes pour sauver coûte que coûte leur modèle de pensée unique? Il faut réfléchir à la place du CD ( quelle plus-value demain?), à l’importance des concerts ( difficiles à pirater) et aux opportunités qu’offre internet ( les retransmissions de concert en live ou différé, payants ou à caractère promotionnel, la vente de clips en ligne, l’offre de créations multimédias sont autant de terrains à explorer).
Le marché des CD a un avenir ( beaucoup de fans tiennent à détenir un objet; un morceau numérique, immatériel, ne les comblera pas). L’offre légale, si elle assure un paiement sécurisé pour des produits de haute qualité, va se développer. Elle explose actuellement: les derniers chiffres – 200 millions de fichiers vendus, soit 10 fois plus qu’en 2003 – prouvent que les consommateurs sont demandeurs, même lorsque existent les plates-formes P2P «clandestines». Enfin, l’offre pseudo-gratuite ( impossible de télécharger sans acquitter un droit d’accès au Net!) peut être une source de revenus supplémentaire si elle est taxée. Surtout tant que l’offre légale restera balbutiante. Enfin, les amateurs de musique, à la radio hier, sur le Net aujourd’hui et demain, ont toujours copié les morceaux qu’ils ne souhaitent pas acheter car ils n’ont pas les moyens de se les offrir tous! Alors, qu’ils s’acquittent d’une taxe que pourront se partager auteurs et interprètes. Les radios paient des droits à la Sacem à chaque diffusion d’une chanson. Techniquement, il est tout aussi possible de calculer le nombre de téléchargements pour un artiste pendant une période.

Hi-TeK
Hi-TeK
Niveau 10
03 février 2005 à 17:17:41

La vrai cause de la baisse des ventes : ils sorten plus que dla merde formaté maintenant, plsu de place pour les indé, c les grand majors qui prennent le monopole :non:

Flichtenbloden
Flichtenbloden
Niveau 10
03 février 2005 à 17:17:48

La preuve? C’est ce que font les producteurs pour lutter contre le piratage. «Nos outils nous permettent de savoir à l’unité près, après le lancement d’un album ou d’un film, combien de fichiers ont été téléchargés en Espagne, en France, en Grande-Bretagne, mettons pendant la semaine de la sortie», confirme-t-on chez CoPeerRight Agency, qui travaille… pour la SCPP comme agent antipirate.
Quant aux artistes, ils peuvent choisir d’utiliser le web comme un outil promotionnel, un produit d’appel vers des œuvres plus sophistiquées, payantes celles-ci. Le droit des artistes à percevoir des droits sur leur création est de toute façon indispensable et indiscuté. Reste à savoir de quelle façon. Avec internet, la concentration dont jouissent aujourd’hui quelques majors risque d’exploser. Certains vont y perdre. D’autres y gagneront sans doute. La diversité culturelle et le consommateur aussi. Les coups de bâton freineront les corsaires, ils n’arrêteront pas le phénomène.
Des artistes, des personnalités et des anonymes ont accepté de répondre à l’appel du «Nouvel Obs» pour mettre fin à l’hypocrisie actuelle. Agacés par la volonté répressive en cours, ils affirment avoir eux aussi téléchargé illégalement de la musique en ligne. Ils refusent la politique de la matraque et souhaitent participer à l’élaboration de la musique du futur. Cette révolution culturelle, déjà en marche, ne peut avoir lieu sans les artistes et les consommateurs. Asphyxié par le marketing – au moins autant que par le piratage –, soumis au formatage des principaux diffuseurs télé ( TF1, M6), aphone depuis les années radios libres, le monde de la musique, en crise, a paradoxalement une occasion unique de se réinventer. Au bénéfice d’un plus grand nombre de créateurs. Avec le souci de ceux qui les écoutent. Aujourd’hui, l’avenir est ouvert.

Jean-Louis Aubert*
«Cette histoire de pirates,
c’est un écran de fumée»Je suis pour le droit des artistes à être rémunérés pour leur création. C’est primordial. Par contre je trouve cette répression indigne, c’est vraiment une réponse zéro que d’envoyer des gens qui copient de la musique en ligne devant les tribunaux. La génération de mon fils télécharge de la musique parce que ça leur donne accès à une grande variété de morceaux. Pour moi, le fléau, ce sont les trafiquants, eux méritent d’être jugés. Cette histoire de pirates, c’est un écran de fumée. De gros artistes sont en guerre avec leurs producteurs qui veulent les obliger à mettre leur catalogue en ligne en leur imposant les tarifs. Nous, artistes, devons pouvoir utiliser le web et être rémunérés sur les nouvelles richesses technologiques. Moi, ça me plairait de proposer mes concerts en vidéo pour une somme modique.
( *) Chanteur.

Sinclair*
«Je ne veux pas pactiser avec Big Brother»
On ne pourra pas stopper le téléchargement. Fliquer internet, c’est odieux, je ne veux pas pactiser avec Big Brother. Je télécharge aussi, ça me permet de découvrir des artistes, d’ouvrir mon univers musical. Aujourd’hui, on ne s’est jamais autant intéressé à la musique, et tout ce flux qui circule sur les plates-formes P2P n’enrichit malheureusement que les fournisseurs d’accès. A la radio, les artistes sont rémunérés en fonction de leur diffusion: le P2P devrait s’inspirer de cela. Moi, j’étais en contrat avec EMI, mais ils sont en crise, on n’a pas réussi à renégocier, je me suis barré. Les majors ne se sont pas remises en question. Je suis aujourd’hui indépendant et ma démarche est tout autre. Je vais sortir un double CD vendu au prix d’un CD, je me concentre sur la scène, mes concerts sont pleins, c’est le plus important.
( *) Musicien.

Jack Lang*
«Organiser de véritables états généraux de la musique»
Le mal qui frappe la musique est extrêmement grave. C’est toute la chaîne de la production musicale qui souffre et réclame d’être soignée: l’éducation musicale, la création, la diffusion, la piraterie. Il n’y a pas de solution simpliste. C’est un problème global. Le gouvernement, qui a massacré le programme pour les arts à l’école du gouvernement Jospin, va devoir prendre courageusement ses responsabilités vis-à-vis des diffuseurs, des opérateurs de téléphonie, des fabricants.
La renaissance d’une vie musicale passe par une vision d’ensemble. Rien ne sert d’arrêter l’immense révolution technologique qui transforme les pratiques de la jeunesse et bouleverse la propagation de la musique à travers le monde. Il n’y a plus de politique musicale nationale en France depuis une dizaine d’années. Il est temps d’organiser de véritables états généraux de la musique, avec tout le monde: les pouvoirs publics, les musiciens, les éditeurs, les disquaires, les diffuseurs… En même temps ne l’oublions jamais: les artistes ne vivent pas seulement d’amour et d’eau fraîche. Leurs droits et leur rémunération doivent être préservés sous peine de tarir la source de renouvellement de la création.
( *) Ancien ministre de la Culture.

Magyd Cherfi*
«Je préfère perdre du fric et être écouté»
Quand je vois la campagne des artistes qui clament: «Téléchargez-moi légalement», cela me hérisse, j’ai envie de dire: «Téléchargez-moi illégalement!» Je télécharge – la dernière fois, j’ai pu écouter comme ça le dernier Renaud, l’album de Lavilliers et par curiosité celui de Vincent Delerm –, mes potes téléchargent, mes enfants téléchargent: ils m’ont toujours vu le faire, alors je serais mal placé pour leur dire que c’est mal! Pourquoi parler de pillage? Personne ne revend, ne fait de contrebande de CD, c’est juste pour écouter chez soi, échanger, partager. Les majors diabolisent le téléchargement car elles ont peur pour leurs marges. Je sais que quand je suis téléchargé, je perds un peu de fric, mais bon, je préfère que ma musique soit écoutée.
( *) Ex-leader de Zebda.

Pierre Lescure*
«Une révolution culturelle inéluctable»
Je suis fan de disques, je continue à acheter et à collectionner, mais il m’est évidemment arrivé de télécharger. J’ai un I-pod, j’écoute des MP3: la musique sur internet, c’est comme le téléphone, c’est une révolution culturelle à laquelle il est difficile d’échapper. Internet me sert surtout à dénicher des vieilleries introuvables des années 1960, des petits groupes anglais de l’époque mersey. J’ai trouvé comme cela des vieux enregistrements de folk édités par un label que le magazine «Playboy» avait créé il y a trente ans...
( *) Ex-PDG de Canal+.

Bertrand Burgalat*
«La musique aussi évolue vers la gratuité»
Je dois me battre pour faire survivre un label indépendant. Le vrai danger, ce ne sont pas les pirates, mais les distributeurs, la Fnac et les hypers, qui font la loi sur le marché; qui ont réduit l’offre petit à petit. Pour un petit label, il devient de plus en plus difficile d’être accessible en magasin. La musique est en train d’évoluer vers une forme de gratuité, un peu comme les magazines, dont les recettes sont plus la publicité que les ventes en kiosque. Là aussi pour un groupe, même qui marche, les ventes de disques commencent à devenir de plus en plus marginales en terme de revenus. Le téléchargement? C’est utile pour se documenter, trouver justement ce que les magasins sont incapables de vous fournir. Mais je ne suis pas un grand utilisateur: j’ai un Mac pourri, je fais encore de la musique sur mon Atari.
( *) PDG du label Tricatel, musicien.

Patrick Eudeline*
«Télécharger, c’est le sens de l’histoire»
Le téléchargement, c’est le sens de l’histoire, les jeunes téléchargent, tout le monde télécharge. Je télécharge aussi! Même si, en tant que critique, on m’envoie de toute façon tous les disques que je veux. J’ai environ 50 gigaoctets de musique sur mon disque dur ( l’équivalent de 10 000 chansons, ndlr), mais j’ai également 1 000, 2 000 CD, je ne sais plus, autant de vinyles, je suis un collectionneur. Je me sers de mon ordinateur comme d’un gigantesque juke-box.
( *) Critique rock, romancier, musicien.

Chloé Delaume*
«Un jeune fauché ne peut pas acheter un CD 20 euros»
Le téléchargement, c’est presque un acte politique. Un tube débile que j’entends à la radio, je ne me gêne pas pour le télécharger, de toute façon je ne l’aurais jamais acheté. Pour les petits groupes, les indépendants, j’achète les CD. Internet, c’est aussi un accès à la culture: un jeune qui est fauché ne peut pas acheter des CD à 20 euros! Pour une fan, le P2P est une mine d’or. J’ai tous les CD de Sisters of Mercy, d’Indochine, mais j’ai pu trouver grâce au Net des inédits, des concerts enregistrés en pirate. J’écoute de la musique, via mon ordinateur qui est branché sur ma chaîne. J’y ai transféré une partie de ma discothèque et aussi plein de choses un peu kitsch que j’ai téléchargées: des génériques de dessins animés, des versions de Colargol chantées par Michel Sardou, bref des bêtises.
( *) Ecrivain, auteur de «Corpus Simsi».

Didier Wampas*
«Etre téléchargé, c’est aussi être reconnu»
Oh là là, moi, depuis deux ans, j’ai le haut débit, et évidemment je télécharge pas mal. J’adore fouiner pour trouver des vieilleries des années 1950, Gene Vincent, Eddy Cochran... Moi, en tant que musicien, cela ne me dérange pas d’être téléchargé. Notre dernier album a certes été un succès inespéré, on a fait 100 000 exemplaires, et il a certainement été téléchargé. Mais bon... De toute façon, dans le groupe, on est cinq et, par disque, on gagne 20 centimes d’euro chacun, alors... Et puis être téléchargé, c’est aussi une reconnaissance, c’est une façon de se faire connaître. Quand je vois que des groupes comme Metallica, qui sont milliardaires, se plaignent des pirates, je me dis qu’ils sont vraiment des enfoirés! Ils ont déjà suffisamment pris de fric à leur public pour ne pas en réclamer davantage! De toute façon, je ne fais pas ce métier pour l’argent. Les Wampas, ça fait vingt ans que ça dure, et je continue mon boulot à la RATP, à mi-temps.
( *) Chanteur-compositeur, leader des Wampas.

DJ Sporto Kantes*
«Sans subir le diktat des grosses boîtes»
Pour moi, le téléchargement me sert pour travailler. En tant que DJ, j’ai évidemment plein de vinyles et de CD, et également deux disques durs bourrés à craquer de musique, 100 gigaoctets ( l’équivalent de 20 000 chansons). Ce qui fait le plus peur aux maisons de disques, c’est que le P2P donne un état réel du marché. C’est un outil où le consommateur a le choix, et peut vraiment trouver ce qu’il veut, sans subir les diktats des grosses boîtes. Une espèce de zone autonome incontrôlable, d’échange et de savoir. Les plates-formes de P2P permettent de ressortir toute une partie de notre patrimoine culturel: des groupes de musiques en marge, des émissions de télé d’archives qu’on ne trouverait qu’à l’INA. Et pour tous les artistes à part, qui sont de toute façon boudés par les circuits classiques, les cinéastes, les musiciens, ça peut être une façon de faire vivre ce que vous faites.
( *) DJ.

Christian Paul*
«Les lois sont en retard sur la société»
Je télécharge du jazz – Thelonious Monk, dernièrement, et du rap, comme ce que fait le groupe la Rumeur. Mes enfants également. Mais bon, je ne suis pas un drogué du MP3. Le problème, c’est qu’on s’est enfermé dans une diabolisation du P2P. Le sujet effraie les politiques, qui reste aux mains d’experts et des lobbies. Pourtant, c’est toute notre politique culturelle qui est en jeu. Les lois sont en retard sur la société. Les règles sur la propriété intellectuelle datent, on est obligé de légiférer sur des textes bricolés qui ne sont pas du tout en phase avec notre temps.
( *) Député PS de la Nièvre.

Ariel Wizman, l’arroseur arrosé
S’il aurait su, il aurait pas v’nu! En décembre dernier, le ministère de l’Industrie contacte Ariel Wizman pour enregistrer un message antipiratage, afin de le diffuser dans des chansons de Kyo circulant sur les plates-formes P2P, des fichiers «leurres» – une tactique appelée spoofing. Illico Wizman se retrouve cloué au pilori par toute la communauté des internautes. Comme Madonna à l’époque, qui avait fait circuler sur Napster un faux fichier avec un message «Attention, vous êtes en train de me pirater». Cette fois encore la démarche a eu l’effet inverse, car les pirates trop contents se sont jetés sur ces fichiers tronqués pour récupérer les messages antipiratages et les détourner! Et la voix d’Ariel Wizman, comme celle de Madonna, est actuellement samplée par des centaines de musiciens. Le résultat? Une compilation joliment appelée «Propreté intellectuelle», qui réunira les meilleurs morceaux.
Aujourd’hui, Wizman fait son mea culpa: «Ça a été vite fait, sans réfléchir et vite oublié. Surtout que je trouve la campagne antirépression ignoble!» Wizman a donc signé notre appel «Tous pirates!». «Je télécharge moi aussi, occasionnellement. Des bootlegs, des remix persos, des trucs de DJ dont le système des droits d’auteur interdit la sortie en disque. Mais je reste jusqu’au bout un fan de vinyle et, pour moi, le passage au CD est la plus grande escroquerie que nous ait vendue l’industrie du disque. Tant qu’à mettre la musique en conserve le MP3 n’est pas si mal. Et c’est un standard imposé par les masses, au moins.»

Ils sont contre :

Pascal Nègre*
«C’est totalement idiot»
Je n’ai pas de commentaires à faire. Avec cet appel, vous voulez tuer l’industrie musicale ou quoi? Un appel contre la répression, c’est totalement idiot. Pourquoi ne pas lancer un appel en faveur des chauffards de la route? Et puis ces taxes, c’est l’assassinat de la création! Vous voulez faire une maison de disques soviétique, comme Melodia en Russie, qui contrôlait tout le marché! L’impôt, l’impôt, l’impôt… les nouvelles taxes ne résoudront rien, faites le calcul, elles vont appauvrir les artistes. Je ne peux pas en dire plus maintenant: organisez un vrai débat!
( *) PDG d’Universal.

Yves-Michel Aklé*
«La répression à titre d’exemple»
Le groupe Kyo, même si ses titres sont beaucoup téléchargés, n’est pas le plus à plaindre car il vend encore beaucoup de disques. D’autres artistes et beaucoup d’employés de l’industrie du disque paient le prix fort de ce téléchargement illégal qui appauvrit tout un secteur, même si ce n’est certes pas la seule raison! Il faut donc trouver des moyens de l’enrayer: la prévention et la sensibilisation sont bien sûr primordiales. La répression, à titre d’exemple, est une piste, même si elle paraît bien entendu parfois démesurée. Le débat est ouvert mais devant un problème complexe qui englobe tout un univers économique et culturel, le groupe Kyo n’a pas la prétention de pouvoir fournir une réponse tranchée.
( *) Manager du groupe Kyo.

Doan Bui

Flichtenbloden
Flichtenbloden
Niveau 10
03 février 2005 à 17:19:21

On pourra noterque parmis cette liste il n´y a que deux personnes qui sont contre, et que bien sûr, ce ne sont pas des artistes, mais des méchants agents et producteurs!

Ah et autre chose, qu´il aille en Russie cet enfoiré de Pascal Nègre, ça nous fera des vacances. Ou alors on le brûle, avec son nom, ça passera inaperçu.

Zelda-et-Exelo
Zelda-et-Exelo
Niveau 9
03 février 2005 à 17:19:46

La signature est rate
T´aurais pas plus long?
sinon j´ai tout lu je suis tout a fait d´accord

Thibpastis
Thibpastis
Niveau 6
03 février 2005 à 17:38:13

lol quel connard ce wizman!!!
par contre jsuis étonné par certain, par contre le gars des wampas a raison, metallica se bat contre ses propres fans qui ne souhaitent que découvrir davantage le groupe, mais pour eux l´argent est devenu plus important que la musique desormais ( comparez les anciens chefs d´oeuvres et st anger, snif)

El-Hefe
El-Hefe
Niveau 10
03 février 2005 à 18:48:36

si metallica est téléchargé c est tout simplement parce que leurs derniers albums sont mauvais, et honnetement ca fait bien longtemps qu ils ont " rentabilisé" leurs classiques ( sm, master of muppets) . ..

Ce qui m énerve en lisant ces articles c est qu ils ne parlent de la musique qu en temps que " fric", la musique n est plus un art mais un moyen de se faire de la thune, cest navrant de lire ca mais venant du PDG d universal c est pas étonnant . ..

Le piratage a toujours existé . .. a l époque de l invention de la cassete audio les maisons de disques craignaient la mort du vynil et l éffondrement du marché . ... Résultats les grandes maisons de disque ont elle meme tué le vynil pour le remplacer par ce maudit cd afin de se faire encore plus de fric . .. alors le mp3 n est qu un juste retour des choses . ..

En ce qui concerne les fnac et virgin je comprends pas comment ces boutiques peuvent affirmer etre des magasins culturels, des prix exorbitants et tres peu de disques, livres ou toute forme de culture alternative, par contre le dernier brithney spears tu peux pas le manquer il est en tete de gondole partout . ..

Et puis de toute facon je n aime pas le mp3, pour moi la musique est autre chose qu une succéssion de 1 et de 0 et aussi autre chosse qu un gros chiffre suivi de plein de 0 avec écrit " euros" a coté . ..

Le p2p permet aux gens de se cultiver, notamment pour ceux qui ont peu de moyens financiers . .. n est ce pas la une forme de " démocratie" ? ?

El-Hefe
El-Hefe
Niveau 10
03 février 2005 à 18:49:50

en passant je dois dire que j ai dans les dans les 120 cds originaux, une dizaine de vynils et seulement 5cd gravés et 2 albums en mp3 . ..

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