Mes chers compatriotes,
Chacun le ressent de plus en plus consciemment, bien au-delà des Françaises et des Français qui se reconnaissent dans le Front National : nous vivons sous un joug totalitaire à masque démocratique.
Quand une orchestration médiatique mondiale, proprement délirante, s’en prend à un pays européen parce que son gouvernement, issu d’élections régulières, inclut un parti national qui a obtenu près de 30% des suffrages, nous sommes en présence d’un processus totalitaire.
Quand chez nous, en France, des salariés sont licenciés, mis au placard ou exclus de toute promotion parce qu’ils sont adhérents de notre Mouvement, quand un évêque refuse le baptême à un catéchumène parce qu’il est sympathisant de la cause nationale, quand un chef d’entreprise se voit refuser tout concours bancaire parce qu’il est élu du Front National, nous sommes en présence d’un processus totalitaire.
Il faut y ajouter le boycott médiatique, les refus de salles de réunion, le “harcèlement démocratique” lors des élections, la justice à deux vitesses pour les patriotes, la déchéance des mandats électifs prononcée par décret gouvernemental, la diabolisation permanente, les déclarations de “guerre à mort” de lobbies sectaires, le montage de Carpentras et la diffamation d’État où s’est complu un président de la République.
Oui, la France et l’Europe de ce début de troisième millénaire, triste “rite de passage”, sont prises dans l’étau d’une forme de totalitarisme qui, pour être mou et souvent anonyme, n’en est pas moins terriblement oppressif. Une fois de plus, nous avons eu raison de dire que l’Europe de Bruxelles est une prison pour ses peuples.
Si beaucoup de nos compatriotes se détournent du débat public, qui conditionne pourtant leur avenir et celui de leurs enfants, c’est parce que l’offre politique, comme disent les “politologues”, est des plus réduites : du Figaro à Libération et de Krivine à Madelin, commentaires et discours sont les mêmes, à quelques nuances ou silences près.
Nous n’avons pas de complexe à avoir vis-à-vis de ces gens-là. Nous n’avons jamais trompé nos compatriotes pour garder nos gamelles au chaud. Nous avons toujours préféré l’inconfort de la vérité aux prébendes du mensonge. Nous, nous avons toujours été du côté de la Vérité et de la Liberté.
Nous étions aux côtés des peuples martyrs du communisme, à l’époque où de Giscard à Mitterrand, la visite du mausolée de Lénine était le nec plus ultra des visites des dirigeants européens aux gérontes sanglants du Kremlin.
Nous étions avec les peuples d’Indochine agressés par un marxisme à prétention puritaine qui causa le naufrage de cette civilisation en trente ans de guerre avant d’établir, ici, le génocide et le lao-gaï, là, misère et corruption la plus honteuse.
Nous étions auprès de nos compatriotes d’Algérie, européens ou non, qui refusaient la dictature FLN, derrière laquelle se profilait déjà le fanatisme islamique, les égorgeurs d’hier fournissant les égorgés de demain.
Nous étions et nous restons les militants de l’indépendance et de la souveraineté françaises : nous n’avons jamais cherché des modèles ni trouvé des guides à Moscou ou à Pékin, à Bruxelles ou à Washington. Des alliances pouvaient être nécessaires pour endiguer la menace rouge : elles ne nous ont jamais aveuglés. L’allié n’est pas forcément l’ami.
Nous refusons tout “gendarme du monde” : pas plus, hier, les chars à Budapest ou à Prague qu’aujourd’hui, les bombardements et le blocus de populations civiles, irakiennes, serbes ou autres.
Nous n’avons qu’une vocation : servir la France pour rester Français.
Nous n’avons qu’une politique : la grandeur du Pays.
Nous n’avons qu’un idéal : le salut de la Patrie.
L’enjeu des années qui viennent est clair : ou la continuité des politiques socialo-libérales, ou le choix de l’alternative, c’est-à-dire la voie nationale.
La voie nationale est désormais la seule possible.
Elle est authentiquement française. Elle ne tire pas ses “solutions” des utopies socialiste ou libre-échangiste; elle ne croit ni aux rêveries mondialistes, ni à “l’âge d’or” promis par les cosmopolites. Elle tire du courage et des vertus du seul peuple français les promesses de son relèvement.
Elle fait sans complaisance la vérité sur nos difficultés : la perte de l’indépendance et de la souveraineté, le chômage et la baisse des salaires et des revenus, l’excès des charges et des impôts, l’immigration galopante, la dénatalité et la ruine des familles, la disparition de la paix civile.
Elle prévoit des mesures dont la mise en œuvre est possible, pour peu qu’on fasse preuve de volonté, sans démagogie ni remise en cause des protections légitimes auxquelles chacun peut aspirer. La voie nationale rétablit la France dans sa grandeur et les Français dans leurs droits.
Elle unit la liberté et la sécurité au sein du cadre national qui, l’expérience récente comme les enseignements de l’Histoire le prouvent, est aussi indispensable à la vie que le bordage d’un bateau : le rempart contre les flots menaçants et la coque qui renferme les espoirs des passagers.
Il faut libérer notre identité et notre avenir nationaux des menaces mortelles que l’on fait peser sur eux.
Les Français ont une civilisation millénaire exceptionnelle. Ils doivent en garder les bienfaits. C’est pourquoi la nationalité française doit être acquise, pour l’essentiel, par le biais de la filiation. La naturalisation sera admise si l’étranger qui la sollicite en est digne. La France ne peut accueillir toute la misère du monde. Elle mettra donc en place, avec le concours des États concernés, le retour des immigrés dans leur pays d’origine, dans des conditions de dignité et de respect des personnes. La vie humaine innocente, de son origine à son terme naturel, sera protégée et la famille mise à l’honneur.
Il faut libérer la France du carcan européen.
La Nation est, pour tous les Français, le cadre naturel de leurs libertés et de leur souveraineté. Toutes les atteintes portées à ces dernières seront remises en cause : Convention de Schengen, traités de Maastricht et d’Amsterdam, “Nouvel Ordre Mondial”. Si elle n’obtient pas la protection de ses intérêts, la France sortira de cette Europe-là. Contre les prétentions de l’Organisation mondiale du commerce (O.M.C.), les intérêts des salariés français et de leurs entreprises seront défendus. Le monde reste dangereux : nos armées, mieux équipées, mieux préparées aux nouvelles menaces, se verront affecter chaque année 5% du produit national. Présente dans le monde entier autant par sa culture et par son industrie que par ses armes, la France fera d’abord valoir ses intérêts comme elle défendra la cause des nations.
Il faut libérer les Français de la peur et restaurer la paix civile.
Les Français doivent pouvoir vivre dans la tranquillité. C’est pour cela que les délinquants doivent être justement condamnés au terme de leur procès et purger la totalité de leur peine. La peine de mort, rétablie pour les crimes les plus odieux, dissuadera les criminels endurcis. La dignité de la Justice est à l’image d’un grand peuple : son budget sera doublé. Policiers, magistrats, gendarmes, gardiens de prison verront leurs fonctions défendues contre la diffamation et la subversion ; leurs moyens matériels comme leurs rémunérations seront fortement revalorisés.
Il faut libérer les énergies créatrices et les métiers pour vaincre le chômage et la pauvreté.
Pour que la France retrouve sa prospérité, il faut que les Français conservent ou retrouvent du travail. Les Français doivent, tout d’abord, être prioritaires dans les emplois disponibles en France. De même, les dispositifs sociaux doivent leur être accordés de façon prioritaire. Il est nécessaire, ensuite, de rétablir une protection raisonnable de notre économie par la taxation des importations nuisibles à son dynamisme. Il faut, enfin, diminuer les impôts et les charges en les ramenant immédiatement à la moyenne des pays de l’OCDE (38% du Produit national) et progressivement en deçà, notamment en supprimant l’impôt sur le revenu.
Il faut libérer le Peuple français des prétentions totalitaires de l’Établissement politico-médiatique.
Dans Français, il y a franc, c’est-à-dire libre ; aussi, les Français doivent-ils reconquérir leurs libertés fondamentales sur les officines de toute nature et les prébendiers de toute origine qui prétendent les réduire en servitude. Le référendum sera élargi aux questions de société et le référendum d’initiative populaire instauré. Le scrutin proportionnel permet à chacun d’être représenté, il sera adopté. Une lutte impitoyable sera menée contre la corruption et les corrompus sévèrement châtiés. Les élus coupables seront inéligibles. Le cumul des mandats sera très strictement limité. Les droits du Parlement seront étendus. Enfin, le pays sera embelli et notre patrimoine, naturel et culturel, protégé et mis en valeur.
Pour que triomphe la vérité qui rend libre, il n’y a que la voie nationale. Rejoignez-nous, pour gagner la bataille de la libération de la France !
Demain, ensemble, la nef France, toutes voiles neuves dehors, nous fera entrer, Français, dans un avenir de renaissance et de grandeur.
Jean-Marie Le Pen.
Mes chers compatriotes,
Chacun le ressent de plus en plus consciemment, bien au-delà des Françaises et des Français qui se reconnaissent dans le Front National : nous vivons sous un joug totalitaire à masque démocratique.
Quand une orchestration médiatique mondiale, proprement délirante, s’en prend à un pays européen parce que son gouvernement, issu d’élections régulières, inclut un parti national qui a obtenu près de 30% des suffrages, nous sommes en présence d’un processus totalitaire.
Quand chez nous, en France, des salariés sont licenciés, mis au placard ou exclus de toute promotion parce qu’ils sont adhérents de notre Mouvement, quand un évêque refuse le baptême à un catéchumène parce qu’il est sympathisant de la cause nationale, quand un chef d’entreprise se voit refuser tout concours bancaire parce qu’il est élu du Front National, nous sommes en présence d’un processus totalitaire.
Il faut y ajouter le boycott médiatique, les refus de salles de réunion, le “harcèlement démocratique” lors des élections, la justice à deux vitesses pour les patriotes, la déchéance des mandats électifs prononcée par décret gouvernemental, la diabolisation permanente, les déclarations de “guerre à mort” de lobbies sectaires, le montage de Carpentras et la diffamation d’État où s’est complu un président de la République.
Oui, la France et l’Europe de ce début de troisième millénaire, triste “rite de passage”, sont prises dans l’étau d’une forme de totalitarisme qui, pour être mou et souvent anonyme, n’en est pas moins terriblement oppressif. Une fois de plus, nous avons eu raison de dire que l’Europe de Bruxelles est une prison pour ses peuples.
Si beaucoup de nos compatriotes se détournent du débat public, qui conditionne pourtant leur avenir et celui de leurs enfants, c’est parce que l’offre politique, comme disent les “politologues”, est des plus réduites : du Figaro à Libération et de Krivine à Madelin, commentaires et discours sont les mêmes, à quelques nuances ou silences près.
Nous n’avons pas de complexe à avoir vis-à-vis de ces gens-là. Nous n’avons jamais trompé nos compatriotes pour garder nos gamelles au chaud. Nous avons toujours préféré l’inconfort de la vérité aux prébendes du mensonge. Nous, nous avons toujours été du côté de la Vérité et de la Liberté.
Nous étions aux côtés des peuples martyrs du communisme, à l’époque où de Giscard à Mitterrand, la visite du mausolée de Lénine était le nec plus ultra des visites des dirigeants européens aux gérontes sanglants du Kremlin.
Nous étions avec les peuples d’Indochine agressés par un marxisme à prétention puritaine qui causa le naufrage de cette civilisation en trente ans de guerre avant d’établir, ici, le génocide et le lao-gaï, là, misère et corruption la plus honteuse.
Nous étions auprès de nos compatriotes d’Algérie, européens ou non, qui refusaient la dictature FLN, derrière laquelle se profilait déjà le fanatisme islamique, les égorgeurs d’hier fournissant les égorgés de demain.
Nous étions et nous restons les militants de l’indépendance et de la souveraineté françaises : nous n’avons jamais cherché des modèles ni trouvé des guides à Moscou ou à Pékin, à Bruxelles ou à Washington. Des alliances pouvaient être nécessaires pour endiguer la menace rouge : elles ne nous ont jamais aveuglés. L’allié n’est pas forcément l’ami.
Nous refusons tout “gendarme du monde” : pas plus, hier, les chars à Budapest ou à Prague qu’aujourd’hui, les bombardements et le blocus de populations civiles, irakiennes, serbes ou autres.
Nous n’avons qu’une vocation : servir la France pour rester Français.
Nous n’avons qu’une politique : la grandeur du Pays.
Nous n’avons qu’un idéal : le salut de la Patrie.
L’enjeu des années qui viennent est clair : ou la continuité des politiques socialo-libérales, ou le choix de l’alternative, c’est-à-dire la voie nationale.
La voie nationale est désormais la seule possible.
Elle est authentiquement française. Elle ne tire pas ses “solutions” des utopies socialiste ou libre-échangiste; elle ne croit ni aux rêveries mondialistes, ni à “l’âge d’or” promis par les cosmopolites. Elle tire du courage et des vertus du seul peuple français les promesses de son relèvement.
Elle fait sans complaisance la vérité sur nos difficultés : la perte de l’indépendance et de la souveraineté, le chômage et la baisse des salaires et des revenus, l’excès des charges et des impôts, l’immigration galopante, la dénatalité et la ruine des familles, la disparition de la paix civile.
Elle prévoit des mesures dont la mise en œuvre est possible, pour peu qu’on fasse preuve de volonté, sans démagogie ni remise en cause des protections légitimes auxquelles chacun peut aspirer. La voie nationale rétablit la France dans sa grandeur et les Français dans leurs droits.
Elle unit la liberté et la sécurité au sein du cadre national qui, l’expérience récente comme les enseignements de l’Histoire le prouvent, est aussi indispensable à la vie que le bordage d’un bateau : le rempart contre les flots menaçants et la coque qui renferme les espoirs des passagers.
Il faut libérer notre identité et notre avenir nationaux des menaces mortelles que l’on fait peser sur eux.
Les Français ont une civilisation millénaire exceptionnelle. Ils doivent en garder les bienfaits. C’est pourquoi la nationalité française doit être acquise, pour l’essentiel, par le biais de la filiation. La naturalisation sera admise si l’étranger qui la sollicite en est digne. La France ne peut accueillir toute la misère du monde. Elle mettra donc en place, avec le concours des États concernés, le retour des immigrés dans leur pays d’origine, dans des conditions de dignité et de respect des personnes. La vie humaine innocente, de son origine à son terme naturel, sera protégée et la famille mise à l’honneur.
Il faut libérer la France du carcan européen.
La Nation est, pour tous les Français, le cadre naturel de leurs libertés et de leur souveraineté. Toutes les atteintes portées à ces dernières seront remises en cause : Convention de Schengen, traités de Maastricht et d’Amsterdam, “Nouvel Ordre Mondial”. Si elle n’obtient pas la protection de ses intérêts, la France sortira de cette Europe-là. Contre les prétentions de l’Organisation mondiale du commerce (O.M.C.), les intérêts des salariés français et de leurs entreprises seront défendus. Le monde reste dangereux : nos armées, mieux équipées, mieux préparées aux nouvelles menaces, se verront affecter chaque année 5% du produit national. Présente dans le monde entier autant par sa culture et par son industrie que par ses armes, la France fera d’abord valoir ses intérêts comme elle défendra la cause des nations.
Il faut libérer les Français de la peur et restaurer la paix civile.
Les Français doivent pouvoir vivre dans la tranquillité. C’est pour cela que les délinquants doivent être justement condamnés au terme de leur procès et purger la totalité de leur peine. La peine de mort, rétablie pour les crimes les plus odieux, dissuadera les criminels endurcis. La dignité de la Justice est à l’image d’un grand peuple : son budget sera doublé. Policiers, magistrats, gendarmes, gardiens de prison verront leurs fonctions défendues contre la diffamation et la subversion ; leurs moyens matériels comme leurs rémunérations seront fortement revalorisés.
Il faut libérer les énergies créatrices et les métiers pour vaincre le chômage et la pauvreté.
Pour que la France retrouve sa prospérité, il faut que les Français conservent ou retrouvent du travail. Les Français doivent, tout d’abord, être prioritaires dans les emplois disponibles en France. De même, les dispositifs sociaux doivent leur être accordés de façon prioritaire. Il est nécessaire, ensuite, de rétablir une protection raisonnable de notre économie par la taxation des importations nuisibles à son dynamisme. Il faut, enfin, diminuer les impôts et les charges en les ramenant immédiatement à la moyenne des pays de l’OCDE (38% du Produit national) et progressivement en deçà, notamment en supprimant l’impôt sur le revenu.
Il faut libérer le Peuple français des prétentions totalitaires de l’Établissement politico-médiatique.
Dans Français, il y a franc, c’est-à-dire libre ; aussi, les Français doivent-ils reconquérir leurs libertés fondamentales sur les officines de toute nature et les prébendiers de toute origine qui prétendent les réduire en servitude. Le référendum sera élargi aux questions de société et le référendum d’initiative populaire instauré. Le scrutin proportionnel permet à chacun d’être représenté, il sera adopté. Une lutte impitoyable sera menée contre la corruption et les corrompus sévèrement châtiés. Les élus coupables seront inéligibles. Le cumul des mandats sera très strictement limité. Les droits du Parlement seront étendus. Enfin, le pays sera embelli et notre patrimoine, naturel et culturel, protégé et mis en valeur.
Pour que triomphe la vérité qui rend libre, il n’y a que la voie nationale. Rejoignez-nous, pour gagner la bataille de la libération de la France !
Demain, ensemble, la nef France, toutes voiles neuves dehors, nous fera entrer, Français, dans un avenir de renaissance et de grandeur.
Jean-Marie Le Pen.
Mes chers compatriotes,
Chacun le ressent de plus en plus consciemment, bien au-delà des Françaises et des Français qui se reconnaissent dans le Front National : nous vivons sous un joug totalitaire à masque démocratique.
Quand une orchestration médiatique mondiale, proprement délirante, s’en prend à un pays européen parce que son gouvernement, issu d’élections régulières, inclut un parti national qui a obtenu près de 30% des suffrages, nous sommes en présence d’un processus totalitaire.
Quand chez nous, en France, des salariés sont licenciés, mis au placard ou exclus de toute promotion parce qu’ils sont adhérents de notre Mouvement, quand un évêque refuse le baptême à un catéchumène parce qu’il est sympathisant de la cause nationale, quand un chef d’entreprise se voit refuser tout concours bancaire parce qu’il est élu du Front National, nous sommes en présence d’un processus totalitaire.
Il faut y ajouter le boycott médiatique, les refus de salles de réunion, le “harcèlement démocratique” lors des élections, la justice à deux vitesses pour les patriotes, la déchéance des mandats électifs prononcée par décret gouvernemental, la diabolisation permanente, les déclarations de “guerre à mort” de lobbies sectaires, le montage de Carpentras et la diffamation d’État où s’est complu un président de la République.
Oui, la France et l’Europe de ce début de troisième millénaire, triste “rite de passage”, sont prises dans l’étau d’une forme de totalitarisme qui, pour être mou et souvent anonyme, n’en est pas moins terriblement oppressif. Une fois de plus, nous avons eu raison de dire que l’Europe de Bruxelles est une prison pour ses peuples.
Si beaucoup de nos compatriotes se détournent du débat public, qui conditionne pourtant leur avenir et celui de leurs enfants, c’est parce que l’offre politique, comme disent les “politologues”, est des plus réduites : du Figaro à Libération et de Krivine à Madelin, commentaires et discours sont les mêmes, à quelques nuances ou silences près.
Nous n’avons pas de complexe à avoir vis-à-vis de ces gens-là. Nous n’avons jamais trompé nos compatriotes pour garder nos gamelles au chaud. Nous avons toujours préféré l’inconfort de la vérité aux prébendes du mensonge. Nous, nous avons toujours été du côté de la Vérité et de la Liberté.
Nous étions aux côtés des peuples martyrs du communisme, à l’époque où de Giscard à Mitterrand, la visite du mausolée de Lénine était le nec plus ultra des visites des dirigeants européens aux gérontes sanglants du Kremlin.
Nous étions avec les peuples d’Indochine agressés par un marxisme à prétention puritaine qui causa le naufrage de cette civilisation en trente ans de guerre avant d’établir, ici, le génocide et le lao-gaï, là, misère et corruption la plus honteuse.
Nous étions auprès de nos compatriotes d’Algérie, européens ou non, qui refusaient la dictature FLN, derrière laquelle se profilait déjà le fanatisme islamique, les égorgeurs d’hier fournissant les égorgés de demain.
Nous étions et nous restons les militants de l’indépendance et de la souveraineté françaises : nous n’avons jamais cherché des modèles ni trouvé des guides à Moscou ou à Pékin, à Bruxelles ou à Washington. Des alliances pouvaient être nécessaires pour endiguer la menace rouge : elles ne nous ont jamais aveuglés. L’allié n’est pas forcément l’ami.
Nous refusons tout “gendarme du monde” : pas plus, hier, les chars à Budapest ou à Prague qu’aujourd’hui, les bombardements et le blocus de populations civiles, irakiennes, serbes ou autres.
Nous n’avons qu’une vocation : servir la France pour rester Français.
Nous n’avons qu’une politique : la grandeur du Pays.
Nous n’avons qu’un idéal : le salut de la Patrie.
L’enjeu des années qui viennent est clair : ou la continuité des politiques socialo-libérales, ou le choix de l’alternative, c’est-à-dire la voie nationale.
La voie nationale est désormais la seule possible.
Elle est authentiquement française. Elle ne tire pas ses “solutions” des utopies socialiste ou libre-échangiste; elle ne croit ni aux rêveries mondialistes, ni à “l’âge d’or” promis par les cosmopolites. Elle tire du courage et des vertus du seul peuple français les promesses de son relèvement.
Elle fait sans complaisance la vérité sur nos difficultés : la perte de l’indépendance et de la souveraineté, le chômage et la baisse des salaires et des revenus, l’excès des charges et des impôts, l’immigration galopante, la dénatalité et la ruine des familles, la disparition de la paix civile.
Elle prévoit des mesures dont la mise en œuvre est possible, pour peu qu’on fasse preuve de volonté, sans démagogie ni remise en cause des protections légitimes auxquelles chacun peut aspirer. La voie nationale rétablit la France dans sa grandeur et les Français dans leurs droits.
Elle unit la liberté et la sécurité au sein du cadre national qui, l’expérience récente comme les enseignements de l’Histoire le prouvent, est aussi indispensable à la vie que le bordage d’un bateau : le rempart contre les flots menaçants et la coque qui renferme les espoirs des passagers.
Il faut libérer notre identité et notre avenir nationaux des menaces mortelles que l’on fait peser sur eux.
Les Français ont une civilisation millénaire exceptionnelle. Ils doivent en garder les bienfaits. C’est pourquoi la nationalité française doit être acquise, pour l’essentiel, par le biais de la filiation. La naturalisation sera admise si l’étranger qui la sollicite en est digne. La France ne peut accueillir toute la misère du monde. Elle mettra donc en place, avec le concours des États concernés, le retour des immigrés dans leur pays d’origine, dans des conditions de dignité et de respect des personnes. La vie humaine innocente, de son origine à son terme naturel, sera protégée et la famille mise à l’honneur.
Il faut libérer la France du carcan européen.
La Nation est, pour tous les Français, le cadre naturel de leurs libertés et de leur souveraineté. Toutes les atteintes portées à ces dernières seront remises en cause : Convention de Schengen, traités de Maastricht et d’Amsterdam, “Nouvel Ordre Mondial”. Si elle n’obtient pas la protection de ses intérêts, la France sortira de cette Europe-là. Contre les prétentions de l’Organisation mondiale du commerce (O.M.C.), les intérêts des salariés français et de leurs entreprises seront défendus. Le monde reste dangereux : nos armées, mieux équipées, mieux préparées aux nouvelles menaces, se verront affecter chaque année 5% du produit national. Présente dans le monde entier autant par sa culture et par son industrie que par ses armes, la France fera d’abord valoir ses intérêts comme elle défendra la cause des nations.
Il faut libérer les Français de la peur et restaurer la paix civile.
Les Français doivent pouvoir vivre dans la tranquillité. C’est pour cela que les délinquants doivent être justement condamnés au terme de leur procès et purger la totalité de leur peine. La peine de mort, rétablie pour les crimes les plus odieux, dissuadera les criminels endurcis. La dignité de la Justice est à l’image d’un grand peuple : son budget sera doublé. Policiers, magistrats, gendarmes, gardiens de prison verront leurs fonctions défendues contre la diffamation et la subversion ; leurs moyens matériels comme leurs rémunérations seront fortement revalorisés.
Il faut libérer les énergies créatrices et les métiers pour vaincre le chômage et la pauvreté.
Pour que la France retrouve sa prospérité, il faut que les Français conservent ou retrouvent du travail. Les Français doivent, tout d’abord, être prioritaires dans les emplois disponibles en France. De même, les dispositifs sociaux doivent leur être accordés de façon prioritaire. Il est nécessaire, ensuite, de rétablir une protection raisonnable de notre économie par la taxation des importations nuisibles à son dynamisme. Il faut, enfin, diminuer les impôts et les charges en les ramenant immédiatement à la moyenne des pays de l’OCDE (38% du Produit national) et progressivement en deçà, notamment en supprimant l’impôt sur le revenu.
Il faut libérer le Peuple français des prétentions totalitaires de l’Établissement politico-médiatique.
Dans Français, il y a franc, c’est-à-dire libre ; aussi, les Français doivent-ils reconquérir leurs libertés fondamentales sur les officines de toute nature et les prébendiers de toute origine qui prétendent les réduire en servitude. Le référendum sera élargi aux questions de société et le référendum d’initiative populaire instauré. Le scrutin proportionnel permet à chacun d’être représenté, il sera adopté. Une lutte impitoyable sera menée contre la corruption et les corrompus sévèrement châtiés. Les élus coupables seront inéligibles. Le cumul des mandats sera très strictement limité. Les droits du Parlement seront étendus. Enfin, le pays sera embelli et notre patrimoine, naturel et culturel, protégé et mis en valeur.
Pour que triomphe la vérité qui rend libre, il n’y a que la voie nationale. Rejoignez-nous, pour gagner la bataille de la libération de la France !
Demain, ensemble, la nef France, toutes voiles neuves dehors, nous fera entrer, Français, dans un avenir de renaissance et de grandeur.
Jean-Marie Le Pen.
Né le 29 novembre 1932 à la clinique Geoffroy Saint-Hilaire (cinquième arrondissement de Paris), Jacques René Chirac est le fils d´Abel François Chirac (1893-1968), administrateur de société, et de Marie-Louise Valette (1902-1973), femme au foyer. Tous deux proviennent de familles de paysans — même si ses deux grands-pères sont instituteurs — de Sainte-Féréole, en Corrèze. D´après Jacques Chirac, son nom « a pour origine la langue d´oc, celle des troubadours, donc celle de la poésie ».
Le jeune Jacques, enfant unique (il avait une sœur aînée, Jacqueline, mais qui est décédée en bas âge avant sa naissance), étudie à Paris au lycée Carnot puis entre au lycée Louis-le-Grand. Après son baccalauréat, il fait une campagne de trois mois comme matelot sur un navire charbonnier. Il intègre en 1951 l´Institut d´études politiques de Paris dont il est diplômé en 1954. Durant cette période, brièvement, il milite dans la mouvance du Parti communiste avec notamment le futur éditeur Christian Bourgois. Il vend L´Humanité rue de Vaugirard, et participe au moins à une réunion de cellule communiste comme il l´a raconté[1]. Il signe en 1950 l´Appel de Stockholm, contre l´armement nucléaire, d´inspiration communiste[2] (cela lui vaudra d´être interrogé lorsqu´il demandera son premier visa pour les États-Unis, pays pour lequel il nourrit une réelle admiration) ; il suit durant l´été 1953 la « Summer school » de Harvard, à Boston.
Ses fiançailles avec Bernadette Chodron de Courcel sont célébrées dans l´appartement des Chodron, boulevard Raspail, le 17 octobre 1953. À l´automne 1954, il est reçu à l´ENA, avant d´être classé premier à l´École de la Cavalerie (i.e. les blindés) de Saumur. On lui refuse cependant le grade d´officier en raison de son passé communisant et il faut l´intervention des relations de la famille de Bernadette (le général Kœnig) pour l´obtenir. Il en ressort sous-lieutenant de cavalerie. En 1954, il soutient une thèse de géographie économique à l´Institut d´études politiques de Paris, où il était entré trois ans auparavant, intitulée Le port de La Nouvelle-Orléans, dirigée par le professeur Jean Chardonnet.
Le 16 mars 1956, il épouse Bernadette, malgré les doutes de la famille de celle-ci face au jeune homme issu d´une famille de paysans. Les parents de Bernadette refusent de consacrer le mariage dans la basilique Sainte-Clotilde, privilège des familles de la haute société du faubourg Saint-Germain. La cérémonie a lieu dans la chapelle Las Cases, simple annexe de ladite église, réservée alors au catéchisme et aux cérémonies à la va-vite. Il a avec elle deux filles, Laurence (1958) et Claude (1962).
Juste après son mariage, de 1956 à 1957, il effectue son service militaire. En tant que jeune diplômé prometteur, il aurait pu éviter de faire la guerre d´Algérie (pendant 18 mois), mais il se porte volontaire et est affecté 2e Chasseur d´Afrique (il est en poste à Souk-el-Barba). Il est libéré de son service le 3 juin 1957. Jacques Chirac explique qu´il n´est devenu gaulliste qu´en 1958, et qu´en 1947, il a pris sa carte du Rassemblement du peuple français « sans savoir ce [qu´il] faisait ».
Avec son mariage, il change complètement de milieu social. Il rejoint en 1957 l´École nationale d´administration dans la promotion Vauban, dont il sort dixième en 1959, celle-ci étant détachée en Algérie par Charles de Gaulle entre le 17 avril 1959 et avril 1960. Jacques Chirac est détaché en tant que « renfort administratif », auprès du directeur général de l´Agriculture en Algérie, Jacques Pélissier.
À son retour en France métropolitaine, Jacques Chirac est nommé auditeur à la Cour des comptes et devient maître de conférences à l´Institut d´études politiques. En juin 1962, il devient chargé de mission (pour la « construction, les travaux publics, et les transports ») auprès du secrétariat général du gouvernement Pompidou, puis au cabinet du Premier ministre. Un an plus tard, il est conseiller référendaire à la Cour des comptes.
En 1965, il est élu conseiller municipal de Sainte-Féréole, en Corrèze, berceau de la famille Chirac, sans qu´il se soit présenté. Un an plus tard, Georges Pompidou l´envoie en Corrèze arracher la circonscription d´Ussel à l´opposition. Bénéficiant du soutien de Marcel Dassault et de son journal, menant une campagne acharnée, il bat son adversaire Georges Émon, du Parti communiste français, de justesse[3], dans un bastion du parti. Dans cette victoire à l´arrachée sur une gauche divisée[4], il bénéficie de la neutralité bienveillante de la gloire locale Henri Queuille et de l´inamovible maire d´Égletons, le socialiste Charles Spinasses, ancien ministre de Léon Blum[5]. Charles Spinasse affirme à cette occasion que Jacques Chirac pour un type très « Front populaire »Né le 29 novembre 1932 à la clinique Geoffroy Saint-Hilaire (cinquième arrondissement de Paris), Jacques René Chirac est le fils d´Abel François Chirac (1893-1968), administrateur de société, et de Marie-Louise Valette (1902-1973), femme au foyer. Tous deux proviennent de familles de paysans — même si ses deux grands-pères sont instituteurs — de Sainte-Féréole, en Corrèze. D´après Jacques Chirac, son nom « a pour origine la langue d´oc, celle des troubadours, donc celle de la poésie ».
Le jeune Jacques, enfant unique (il avait une sœur aînée, Jacqueline, mais qui est décédée en bas âge avant sa naissance), étudie à Paris au lycée Carnot puis entre au lycée Louis-le-Grand. Après son baccalauréat, il fait une campagne de trois mois comme matelot sur un navire charbonnier. Il intègre en 1951 l´Institut d´études politiques de Paris dont il est diplômé en 1954. Durant cette période, brièvement, il milite dans la mouvance du Parti communiste avec notamment le futur éditeur Christian Bourgois. Il vend L´Humanité rue de Vaugirard, et participe au moins à une réunion de cellule communiste comme il l´a raconté[1]. Il signe en 1950 l´Appel de Stockholm, contre l´armement nucléaire, d´inspiration communiste[2] (cela lui vaudra d´être interrogé lorsqu´il demandera son premier visa pour les États-Unis, pays pour lequel il nourrit une réelle admiration) ; il suit durant l´été 1953 la « Summer school » de Harvard, à Boston.
Ses fiançailles avec Bernadette Chodron de Courcel sont célébrées dans l´appartement des Chodron, boulevard Raspail, le 17 octobre 1953. À l´automne 1954, il est reçu à l´ENA, avant d´être classé premier à l´École de la Cavalerie (i.e. les blindés) de Saumur. On lui refuse cependant le grade d´officier en raison de son passé communisant et il faut l´intervention des relations de la famille de Bernadette (le général Kœnig) pour l´obtenir. Il en ressort sous-lieutenant de cavalerie. En 1954, il soutient une thèse de géographie économique à l´Institut d´études politiques de Paris, où il était entré trois ans auparavant, intitulée Le port de La Nouvelle-Orléans, dirigée par le professeur Jean Chardonnet.
Le 16 mars 1956, il épouse Bernadette, malgré les doutes de la famille de celle-ci face au jeune homme issu d´une famille de paysans. Les parents de Bernadette refusent de consacrer le mariage dans la basilique Sainte-Clotilde, privilège des familles de la haute société du faubourg Saint-Germain. La cérémonie a lieu dans la chapelle Las Cases, simple annexe de ladite église, réservée alors au catéchisme et aux cérémonies à la va-vite. Il a avec elle deux filles, Laurence (1958) et Claude (1962).
Juste après son mariage, de 1956 à 1957, il effectue son service militaire. En tant que jeune diplômé prometteur, il aurait pu éviter de faire la guerre d´Algérie (pendant 18 mois), mais il se porte volontaire et est affecté 2e Chasseur d´Afrique (il est en poste à Souk-el-Barba). Il est libéré de son service le 3 juin 1957. Jacques Chirac explique qu´il n´est devenu gaulliste qu´en 1958, et qu´en 1947, il a pris sa carte du Rassemblement du peuple français « sans savoir ce [qu´il] faisait ».
Avec son mariage, il change complètement de milieu social. Il rejoint en 1957 l´École nationale d´administration dans la promotion Vauban, dont il sort dixième en 1959, celle-ci étant détachée en Algérie par Charles de Gaulle entre le 17 avril 1959 et avril 1960. Jacques Chirac est détaché en tant que « renfort administratif », auprès du directeur général de l´Agriculture en Algérie, Jacques Pélissier.
À son retour en France métropolitaine, Jacques Chirac est nommé auditeur à la Cour des comptes et devient maître de conférences à l´Institut d´études politiques. En juin 1962, il devient chargé de mission (pour la « construction, les travaux publics, et les transports ») auprès du secrétariat général du gouvernement Pompidou, puis au cabinet du Premier ministre. Un an plus tard, il est conseiller référendaire à la Cour des comptes.
En 1965, il est élu conseiller municipal de Sainte-Féréole, en Corrèze, berceau de la famille Chirac, sans qu´il se soit présenté. Un an plus tard, Georges Pompidou l´envoie en Corrèze arracher la circonscription d´Ussel à l´opposition. Bénéficiant du soutien de Marcel Dassault et de son journal, menant une campagne acharnée, il bat son adversaire Georges Émon, du Parti communiste français, de justesse[3], dans un bastion du parti. Dans cette victoire à l´arrachée sur une gauche divisée[4], il bénéficie de la neutralité bienveillante de la gloire locale Henri Queuille et de l´inamovible maire d´Égletons, le socialiste Charles Spinasses, ancien ministre de Léon Blum[5]. Charles Spinasse affirme à cette occasion que Jacques Chirac pour un type très « Front populaire »[6Né le 29 novembre 1932 à la clinique Geoffroy Saint-Hilaire (cinquième arrondissement de Paris), Jacques René Chirac est le fils d´Abel François Chirac (1893-1968), administrateur de société, et de Marie-Louise Valette (1902-1973), femme au foyer. Tous deux proviennent de familles de paysans — même si ses deux grands-pères sont instituteurs — de Sainte-Féréole, en Corrèze. D´après Jacques Chirac, son nom « a pour origine la langue d´oc, celle des troubadours, donc celle de la poésie ».
Le jeune Jacques, enfant unique (il avait une sœur aînée, Jacqueline, mais qui est décédée en bas âge avant sa naissance), étudie à Paris au lycée Carnot puis entre au lycée Louis-le-Grand. Après son baccalauréat, il fait une campagne de trois mois comme matelot sur un navire charbonnier. Il intègre en 1951 l´Institut d´études politiques de Paris dont il est diplômé en 1954. Durant cette période, brièvement, il milite dans la mouvance du Parti communiste avec notamment le futur éditeur Christian Bourgois. Il vend L´Humanité rue de Vaugirard, et participe au moins à une réunion de cellule communiste comme il l´a raconté[1]. Il signe en 1950 l´Appel de Stockholm, contre l´armement nucléaire, d´inspiration communiste[2] (cela lui vaudra d´être interrogé lorsqu´il demandera son premier visa pour les États-Unis, pays pour lequel il nourrit une réelle admiration) ; il suit durant l´été 1953 la « Summer school » de Harvard, à Boston.
Ses fiançailles avec Bernadette Chodron de Courcel sont célébrées dans l´appartement des Chodron, boulevard Raspail, le 17 octobre 1953. À l´automne 1954, il est reçu à l´ENA, avant d´être classé premier à l´École de la Cavalerie (i.e. les blindés) de Saumur. On lui refuse cependant le grade d´officier en raison de son passé communisant et il faut l´intervention des relations de la famille de Bernadette (le général Kœnig) pour l´obtenir. Il en ressort sous-lieutenant de cavalerie. En 1954, il soutient une thèse de géographie économique à l´Institut d´études politiques de Paris, où il était entré trois ans auparavant, intitulée Le port de La Nouvelle-Orléans, dirigée par le professeur Jean Chardonnet.
Le 16 mars 1956, il épouse Bernadette, malgré les doutes de la famille de celle-ci face au jeune homme issu d´une famille de paysans. Les parents de Bernadette refusent de consacrer le mariage dans la basilique Sainte-Clotilde, privilège des familles de la haute société du faubourg Saint-Germain. La cérémonie a lieu dans la chapelle Las Cases, simple annexe de ladite église, réservée alors au catéchisme et aux cérémonies à la va-vite. Il a avec elle deux filles, Laurence (1958) et Claude (1962).
Juste après son mariage, de 1956 à 1957, il effectue son service militaire. En tant que jeune diplômé prometteur, il aurait pu éviter de faire la guerre d´Algérie (pendant 18 mois), mais il se porte volontaire et est affecté 2e Chasseur d´Afrique (il est en poste à Souk-el-Barba). Il est libéré de son service le 3 juin 1957. Jacques Chirac explique qu´il n´est devenu gaulliste qu´en 1958, et qu´en 1947, il a pris sa carte du Rassemblement du peuple français « sans savoir ce [qu´il] faisait ».
Avec son mariage, il change complètement de milieu social. Il rejoint en 1957 l´École nationale d´administration dans la promotion Vauban, dont il sort dixième en 1959, celle-ci étant détachée en Algérie par Charles de Gaulle entre le 17 avril 1959 et avril 1960. Jacques Chirac est détaché en tant que « renfort administratif », auprès du directeur général de l´Agriculture en Algérie, Jacques Pélissier.
À son retour en France métropolitaine, Jacques Chirac est nommé auditeur à la Cour des comptes et devient maître de conférences à l´Institut d´études politiques. En juin 1962, il devient chargé de mission (pour la « construction, les travaux publics, et les transports ») auprès du secrétariat général du gouvernement Pompidou, puis au cabinet du Premier ministre. Un an plus tard, il est conseiller référendaire à la Cour des comptes.
En 1965, il est élu conseiller municipal de Sainte-Féréole, en Corrèze, berceau de la famille Chirac, sans qu´il se soit présenté. Un an plus tard, Georges Pompidou l´envoie en Corrèze arracher la circonscription d´Ussel à l´opposition. Bénéficiant du soutien de Marcel Dassault et de son journal, menant une campagne acharnée, il bat son adversaire Georges Émon, du Parti communiste français, de justesse[3], dans un bastion du parti. Dans cette victoire à l´arrachée sur une gauche divisée[4], il bénéficie de la neutralité bienveillante de la gloire locale Henri Queuille et de l´inamovible maire d´Égletons, le socialiste Charles Spinasses, ancien ministre de Léon Blum[5]. Charles Spinasse affirme à cette occasion que Jacques Chirac pour un type très « Front populaire »
Mes chers compatriotes,
Chacun le ressent de plus en plus consciemment, bien au-delà des Françaises et des Français qui se reconnaissent dans le Front National : nous vivons sous un joug totalitaire à masque démocratique.
Quand une orchestration médiatique mondiale, proprement délirante, s’en prend à un pays européen parce que son gouvernement, issu d’élections régulières, inclut un parti national qui a obtenu près de 30% des suffrages, nous sommes en présence d’un processus totalitaire.
Quand chez nous, en France, des salariés sont licenciés, mis au placard ou exclus de toute promotion parce qu’ils sont adhérents de notre Mouvement, quand un évêque refuse le baptême à un catéchumène parce qu’il est sympathisant de la cause nationale, quand un chef d’entreprise se voit refuser tout concours bancaire parce qu’il est élu du Front National, nous sommes en présence d’un processus totalitaire.
Il faut y ajouter le boycott médiatique, les refus de salles de réunion, le “harcèlement démocratique” lors des élections, la justice à deux vitesses pour les patriotes, la déchéance des mandats électifs prononcée par décret gouvernemental, la diabolisation permanente, les déclarations de “guerre à mort” de lobbies sectaires, le montage de Carpentras et la diffamation d’État où s’est complu un président de la République.
Oui, la France et l’Europe de ce début de troisième millénaire, triste “rite de passage”, sont prises dans l’étau d’une forme de totalitarisme qui, pour être mou et souvent anonyme, n’en est pas moins terriblement oppressif. Une fois de plus, nous avons eu raison de dire que l’Europe de Bruxelles est une prison pour ses peuples.
Si beaucoup de nos compatriotes se détournent du débat public, qui conditionne pourtant leur avenir et celui de leurs enfants, c’est parce que l’offre politique, comme disent les “politologues”, est des plus réduites : du Figaro à Libération et de Krivine à Madelin, commentaires et discours sont les mêmes, à quelques nuances ou silences près.
Nous n’avons pas de complexe à avoir vis-à-vis de ces gens-là. Nous n’avons jamais trompé nos compatriotes pour garder nos gamelles au chaud. Nous avons toujours préféré l’inconfort de la vérité aux prébendes du mensonge. Nous, nous avons toujours été du côté de la Vérité et de la Liberté.
Nous étions aux côtés des peuples martyrs du communisme, à l’époque où de Giscard à Mitterrand, la visite du mausolée de Lénine était le nec plus ultra des visites des dirigeants européens aux gérontes sanglants du Kremlin.
Nous étions avec les peuples d’Indochine agressés par un marxisme à prétention puritaine qui causa le naufrage de cette civilisation en trente ans de guerre avant d’établir, ici, le génocide et le lao-gaï, là, misère et corruption la plus honteuse.
Nous étions auprès de nos compatriotes d’Algérie, européens ou non, qui refusaient la dictature FLN, derrière laquelle se profilait déjà le fanatisme islamique, les égorgeurs d’hier fournissant les égorgés de demain.
Nous étions et nous restons les militants de l’indépendance et de la souveraineté françaises : nous n’avons jamais cherché des modèles ni trouvé des guides à Moscou ou à Pékin, à Bruxelles ou à Washington. Des alliances pouvaient être nécessaires pour endiguer la menace rouge : elles ne nous ont jamais aveuglés. L’allié n’est pas forcément l’ami.
Nous refusons tout “gendarme du monde” : pas plus, hier, les chars à Budapest ou à Prague qu’aujourd’hui, les bombardements et le blocus de populations civiles, irakiennes, serbes ou autres.
Nous n’avons qu’une vocation : servir la France pour rester Français.
Nous n’avons qu’une politique : la grandeur du Pays.
Nous n’avons qu’un idéal : le salut de la Patrie.
L’enjeu des années qui viennent est clair : ou la continuité des politiques socialo-libérales, ou le choix de l’alternative, c’est-à-dire la voie nationale.
La voie nationale est désormais la seule possible.
Elle est authentiquement française. Elle ne tire pas ses “solutions” des utopies socialiste ou libre-échangiste; elle ne croit ni aux rêveries mondialistes, ni à “l’âge d’or” promis par les cosmopolites. Elle tire du courage et des vertus du seul peuple français les promesses de son relèvement.
Elle fait sans complaisance la vérité sur nos difficultés : la perte de l’indépendance et de la souveraineté, le chômage et la baisse des salaires et des revenus, l’excès des charges et des impôts, l’immigration galopante, la dénatalité et la ruine des familles, la disparition de la paix civile.
Elle prévoit des mesures dont la mise en œuvre est possible, pour peu qu’on fasse preuve de volonté, sans démagogie ni remise en cause des protections légitimes auxquelles chacun peut aspirer. La voie nationale rétablit la France dans sa grandeur et les Français dans leurs droits.
Elle unit la liberté et la sécurité au sein du cadre national qui, l’expérience récente comme les enseignements de l’Histoire le prouvent, est aussi indispensable à la vie que le bordage d’un bateau : le rempart contre les flots menaçants et la coque qui renferme les espoirs des passagers.
Il faut libérer notre identité et notre avenir nationaux des menaces mortelles que l’on fait peser sur eux.
Les Français ont une civilisation millénaire exceptionnelle. Ils doivent en garder les bienfaits. C’est pourquoi la nationalité française doit être acquise, pour l’essentiel, par le biais de la filiation. La naturalisation sera admise si l’étranger qui la sollicite en est digne. La France ne peut accueillir toute la misère du monde. Elle mettra donc en place, avec le concours des États concernés, le retour des immigrés dans leur pays d’origine, dans des conditions de dignité et de respect des personnes. La vie humaine innocente, de son origine à son terme naturel, sera protégée et la famille mise à l’honneur.
Il faut libérer la France du carcan européen.
La Nation est, pour tous les Français, le cadre naturel de leurs libertés et de leur souveraineté. Toutes les atteintes portées à ces dernières seront remises en cause : Convention de Schengen, traités de Maastricht et d’Amsterdam, “Nouvel Ordre Mondial”. Si elle n’obtient pas la protection de ses intérêts, la France sortira de cette Europe-là. Contre les prétentions de l’Organisation mondiale du commerce (O.M.C.), les intérêts des salariés français et de leurs entreprises seront défendus. Le monde reste dangereux : nos armées, mieux équipées, mieux préparées aux nouvelles menaces, se verront affecter chaque année 5% du produit national. Présente dans le monde entier autant par sa culture et par son industrie que par ses armes, la France fera d’abord valoir ses intérêts comme elle défendra la cause des nations.
Il faut libérer les Français de la peur et restaurer la paix civile.
Les Français doivent pouvoir vivre dans la tranquillité. C’est pour cela que les délinquants doivent être justement condamnés au terme de leur procès et purger la totalité de leur peine. La peine de mort, rétablie pour les crimes les plus odieux, dissuadera les criminels endurcis. La dignité de la Justice est à l’image d’un grand peuple : son budget sera doublé. Policiers, magistrats, gendarmes, gardiens de prison verront leurs fonctions défendues contre la diffamation et la subversion ; leurs moyens matériels comme leurs rémunérations seront fortement revalorisés.
Il faut libérer les énergies créatrices et les métiers pour vaincre le chômage et la pauvreté.
Pour que la France retrouve sa prospérité, il faut que les Français conservent ou retrouvent du travail. Les Français doivent, tout d’abord, être prioritaires dans les emplois disponibles en France. De même, les dispositifs sociaux doivent leur être accordés de façon prioritaire. Il est nécessaire, ensuite, de rétablir une protection raisonnable de notre économie par la taxation des importations nuisibles à son dynamisme. Il faut, enfin, diminuer les impôts et les charges en les ramenant immédiatement à la moyenne des pays de l’OCDE (38% du Produit national) et progressivement en deçà, notamment en supprimant l’impôt sur le revenu.
Il faut libérer le Peuple français des prétentions totalitaires de l’Établissement politico-médiatique.
Dans Français, il y a franc, c’est-à-dire libre ; aussi, les Français doivent-ils reconquérir leurs libertés fondamentales sur les officines de toute nature et les prébendiers de toute origine qui prétendent les réduire en servitude. Le référendum sera élargi aux questions de société et le référendum d’initiative populaire instauré. Le scrutin proportionnel permet à chacun d’être représenté, il sera adopté. Une lutte impitoyable sera menée contre la corruption et les corrompus sévèrement châtiés. Les élus coupables seront inéligibles. Le cumul des mandats sera très strictement limité. Les droits du Parlement seront étendus. Enfin, le pays sera embelli et notre patrimoine, naturel et culturel, protégé et mis en valeur.
Pour que triomphe la vérité qui rend libre, il n’y a que la voie nationale. Rejoignez-nous, pour gagner la bataille de la libération de la France !
Demain, ensemble, la nef France, toutes voiles neuves dehors, nous fera entrer, Français, dans un avenir de renaissance et de grandeur.
Jean-Marie Le Pen.
Tiens, tu me fait penser à un truc: il faut que je graille.
Mes chers compatriotes,
Chacun le ressent de plus en plus consciemment, bien au-delà des Françaises et des Français qui se reconnaissent dans le Front National : nous vivons sous un joug totalitaire à masque démocratique.
Quand une orchestration médiatique mondiale, proprement délirante, s’en prend à un pays européen parce que son gouvernement, issu d’élections régulières, inclut un parti national qui a obtenu près de 30% des suffrages, nous sommes en présence d’un processus totalitaire.
Quand chez nous, en France, des salariés sont licenciés, mis au placard ou exclus de toute promotion parce qu’ils sont adhérents de notre Mouvement, quand un évêque refuse le baptême à un catéchumène parce qu’il est sympathisant de la cause nationale, quand un chef d’entreprise se voit refuser tout concours bancaire parce qu’il est élu du Front National, nous sommes en présence d’un processus totalitaire.
Il faut y ajouter le boycott médiatique, les refus de salles de réunion, le “harcèlement démocratique” lors des élections, la justice à deux vitesses pour les patriotes, la déchéance des mandats électifs prononcée par décret gouvernemental, la diabolisation permanente, les déclarations de “guerre à mort” de lobbies sectaires, le montage de Carpentras et la diffamation d’État où s’est complu un président de la République.
Oui, la France et l’Europe de ce début de troisième millénaire, triste “rite de passage”, sont prises dans l’étau d’une forme de totalitarisme qui, pour être mou et souvent anonyme, n’en est pas moins terriblement oppressif. Une fois de plus, nous avons eu raison de dire que l’Europe de Bruxelles est une prison pour ses peuples.
Si beaucoup de nos compatriotes se détournent du débat public, qui conditionne pourtant leur avenir et celui de leurs enfants, c’est parce que l’offre politique, comme disent les “politologues”, est des plus réduites : du Figaro à Libération et de Krivine à Madelin, commentaires et discours sont les mêmes, à quelques nuances ou silences près.
Nous n’avons pas de complexe à avoir vis-à-vis de ces gens-là. Nous n’avons jamais trompé nos compatriotes pour garder nos gamelles au chaud. Nous avons toujours préféré l’inconfort de la vérité aux prébendes du mensonge. Nous, nous avons toujours été du côté de la Vérité et de la Liberté.
Nous étions aux côtés des peuples martyrs du communisme, à l’époque où de Giscard à Mitterrand, la visite du mausolée de Lénine était le nec plus ultra des visites des dirigeants européens aux gérontes sanglants du Kremlin.
Nous étions avec les peuples d’Indochine agressés par un marxisme à prétention puritaine qui causa le naufrage de cette civilisation en trente ans de guerre avant d’établir, ici, le génocide et le lao-gaï, là, misère et corruption la plus honteuse.
Nous étions auprès de nos compatriotes d’Algérie, européens ou non, qui refusaient la dictature FLN, derrière laquelle se profilait déjà le fanatisme islamique, les égorgeurs d’hier fournissant les égorgés de demain.
Nous étions et nous restons les militants de l’indépendance et de la souveraineté françaises : nous n’avons jamais cherché des modèles ni trouvé des guides à Moscou ou à Pékin, à Bruxelles ou à Washington. Des alliances pouvaient être nécessaires pour endiguer la menace rouge : elles ne nous ont jamais aveuglés. L’allié n’est pas forcément l’ami.
Nous refusons tout “gendarme du monde” : pas plus, hier, les chars à Budapest ou à Prague qu’aujourd’hui, les bombardements et le blocus de populations civiles, irakiennes, serbes ou autres.
Nous n’avons qu’une vocation : servir la France pour rester Français.
Nous n’avons qu’une politique : la grandeur du Pays.
Nous n’avons qu’un idéal : le salut de la Patrie.
L’enjeu des années qui viennent est clair : ou la continuité des politiques socialo-libérales, ou le choix de l’alternative, c’est-à-dire la voie nationale.
La voie nationale est désormais la seule possible.
Elle est authentiquement française. Elle ne tire pas ses “solutions” des utopies socialiste ou libre-échangiste; elle ne croit ni aux rêveries mondialistes, ni à “l’âge d’or” promis par les cosmopolites. Elle tire du courage et des vertus du seul peuple français les promesses de son relèvement.
Elle fait sans complaisance la vérité sur nos difficultés : la perte de l’indépendance et de la souveraineté, le chômage et la baisse des salaires et des revenus, l’excès des charges et des impôts, l’immigration galopante, la dénatalité et la ruine des familles, la disparition de la paix civile.
Elle prévoit des mesures dont la mise en œuvre est possible, pour peu qu’on fasse preuve de volonté, sans démagogie ni remise en cause des protections légitimes auxquelles chacun peut aspirer. La voie nationale rétablit la France dans sa grandeur et les Français dans leurs droits.
Elle unit la liberté et la sécurité au sein du cadre national qui, l’expérience récente comme les enseignements de l’Histoire le prouvent, est aussi indispensable à la vie que le bordage d’un bateau : le rempart contre les flots menaçants et la coque qui renferme les espoirs des passagers.
Il faut libérer notre identité et notre avenir nationaux des menaces mortelles que l’on fait peser sur eux.
Les Français ont une civilisation millénaire exceptionnelle. Ils doivent en garder les bienfaits. C’est pourquoi la nationalité française doit être acquise, pour l’essentiel, par le biais de la filiation. La naturalisation sera admise si l’étranger qui la sollicite en est digne. La France ne peut accueillir toute la misère du monde. Elle mettra donc en place, avec le concours des États concernés, le retour des immigrés dans leur pays d’origine, dans des conditions de dignité et de respect des personnes. La vie humaine innocente, de son origine à son terme naturel, sera protégée et la famille mise à l’honneur.
Il faut libérer la France du carcan européen.
La Nation est, pour tous les Français, le cadre naturel de leurs libertés et de leur souveraineté. Toutes les atteintes portées à ces dernières seront remises en cause : Convention de Schengen, traités de Maastricht et d’Amsterdam, “Nouvel Ordre Mondial”. Si elle n’obtient pas la protection de ses intérêts, la France sortira de cette Europe-là. Contre les prétentions de l’Organisation mondiale du commerce (O.M.C.), les intérêts des salariés français et de leurs entreprises seront défendus. Le monde reste dangereux : nos armées, mieux équipées, mieux préparées aux nouvelles menaces, se verront affecter chaque année 5% du produit national. Présente dans le monde entier autant par sa culture et par son industrie que par ses armes, la France fera d’abord valoir ses intérêts comme elle défendra la cause des nations.
Il faut libérer les Français de la peur et restaurer la paix civile.
Les Français doivent pouvoir vivre dans la tranquillité. C’est pour cela que les délinquants doivent être justement condamnés au terme de leur procès et purger la totalité de leur peine. La peine de mort, rétablie pour les crimes les plus odieux, dissuadera les criminels endurcis. La dignité de la Justice est à l’image d’un grand peuple : son budget sera doublé. Policiers, magistrats, gendarmes, gardiens de prison verront leurs fonctions défendues contre la diffamation et la subversion ; leurs moyens matériels comme leurs rémunérations seront fortement revalorisés.
Il faut libérer les énergies créatrices et les métiers pour vaincre le chômage et la pauvreté.
Pour que la France retrouve sa prospérité, il faut que les Français conservent ou retrouvent du travail. Les Français doivent, tout d’abord, être prioritaires dans les emplois disponibles en France. De même, les dispositifs sociaux doivent leur être accordés de façon prioritaire. Il est nécessaire, ensuite, de rétablir une protection raisonnable de notre économie par la taxation des importations nuisibles à son dynamisme. Il faut, enfin, diminuer les impôts et les charges en les ramenant immédiatement à la moyenne des pays de l’OCDE (38% du Produit national) et progressivement en deçà, notamment en supprimant l’impôt sur le revenu.
Il faut libérer le Peuple français des prétentions totalitaires de l’Établissement politico-médiatique.
Dans Français, il y a franc, c’est-à-dire libre ; aussi, les Français doivent-ils reconquérir leurs libertés fondamentales sur les officines de toute nature et les prébendiers de toute origine qui prétendent les réduire en servitude. Le référendum sera élargi aux questions de société et le référendum d’initiative populaire instauré. Le scrutin proportionnel permet à chacun d’être représenté, il sera adopté. Une lutte impitoyable sera menée contre la corruption et les corrompus sévèrement châtiés. Les élus coupables seront inéligibles. Le cumul des mandats sera très strictement limité. Les droits du Parlement seront étendus. Enfin, le pays sera embelli et notre patrimoine, naturel et culturel, protégé et mis en valeur.
Pour que triomphe la vérité qui rend libre, il n’y a que la voie nationale. Rejoignez-nous, pour gagner la bataille de la libération de la France !
Demain, ensemble, la nef France, toutes voiles neuves dehors, nous fera entrer, Français, dans un avenir de renaissance et de grandeur.
Jean-Marie Le Pen.
Mes chers compatriotes,
Chacun le ressent de plus en plus consciemment, bien au-delà des Françaises et des Français qui se reconnaissent dans le Front National : nous vivons sous un joug totalitaire à masque démocratique.
Quand une orchestration médiatique mondiale, proprement délirante, s’en prend à un pays européen parce que son gouvernement, issu d’élections régulières, inclut un parti national qui a obtenu près de 30% des suffrages, nous sommes en présence d’un processus totalitaire.
Quand chez nous, en France, des salariés sont licenciés, mis au placard ou exclus de toute promotion parce qu’ils sont adhérents de notre Mouvement, quand un évêque refuse le baptême à un catéchumène parce qu’il est sympathisant de la cause nationale, quand un chef d’entreprise se voit refuser tout concours bancaire parce qu’il est élu du Front National, nous sommes en présence d’un processus totalitaire.
Il faut y ajouter le boycott médiatique, les refus de salles de réunion, le “harcèlement démocratique” lors des élections, la justice à deux vitesses pour les patriotes, la déchéance des mandats électifs prononcée par décret gouvernemental, la diabolisation permanente, les déclarations de “guerre à mort” de lobbies sectaires, le montage de Carpentras et la diffamation d’État où s’est complu un président de la République.
Oui, la France et l’Europe de ce début de troisième millénaire, triste “rite de passage”, sont prises dans l’étau d’une forme de totalitarisme qui, pour être mou et souvent anonyme, n’en est pas moins terriblement oppressif. Une fois de plus, nous avons eu raison de dire que l’Europe de Bruxelles est une prison pour ses peuples.
Si beaucoup de nos compatriotes se détournent du débat public, qui conditionne pourtant leur avenir et celui de leurs enfants, c’est parce que l’offre politique, comme disent les “politologues”, est des plus réduites : du Figaro à Libération et de Krivine à Madelin, commentaires et discours sont les mêmes, à quelques nuances ou silences près.
Nous n’avons pas de complexe à avoir vis-à-vis de ces gens-là. Nous n’avons jamais trompé nos compatriotes pour garder nos gamelles au chaud. Nous avons toujours préféré l’inconfort de la vérité aux prébendes du mensonge. Nous, nous avons toujours été du côté de la Vérité et de la Liberté.
Nous étions aux côtés des peuples martyrs du communisme, à l’époque où de Giscard à Mitterrand, la visite du mausolée de Lénine était le nec plus ultra des visites des dirigeants européens aux gérontes sanglants du Kremlin.
Nous étions avec les peuples d’Indochine agressés par un marxisme à prétention puritaine qui causa le naufrage de cette civilisation en trente ans de guerre avant d’établir, ici, le génocide et le lao-gaï, là, misère et corruption la plus honteuse.
Nous étions auprès de nos compatriotes d’Algérie, européens ou non, qui refusaient la dictature FLN, derrière laquelle se profilait déjà le fanatisme islamique, les égorgeurs d’hier fournissant les égorgés de demain.
Nous étions et nous restons les militants de l’indépendance et de la souveraineté françaises : nous n’avons jamais cherché des modèles ni trouvé des guides à Moscou ou à Pékin, à Bruxelles ou à Washington. Des alliances pouvaient être nécessaires pour endiguer la menace rouge : elles ne nous ont jamais aveuglés. L’allié n’est pas forcément l’ami.
Nous refusons tout “gendarme du monde” : pas plus, hier, les chars à Budapest ou à Prague qu’aujourd’hui, les bombardements et le blocus de populations civiles, irakiennes, serbes ou autres.
Nous n’avons qu’une vocation : servir la France pour rester Français.
Nous n’avons qu’une politique : la grandeur du Pays.
Nous n’avons qu’un idéal : le salut de la Patrie.
L’enjeu des années qui viennent est clair : ou la continuité des politiques socialo-libérales, ou le choix de l’alternative, c’est-à-dire la voie nationale.
La voie nationale est désormais la seule possible.
Elle est authentiquement française. Elle ne tire pas ses “solutions” des utopies socialiste ou libre-échangiste; elle ne croit ni aux rêveries mondialistes, ni à “l’âge d’or” promis par les cosmopolites. Elle tire du courage et des vertus du seul peuple français les promesses de son relèvement.
Elle fait sans complaisance la vérité sur nos difficultés : la perte de l’indépendance et de la souveraineté, le chômage et la baisse des salaires et des revenus, l’excès des charges et des impôts, l’immigration galopante, la dénatalité et la ruine des familles, la disparition de la paix civile.
Elle prévoit des mesures dont la mise en œuvre est possible, pour peu qu’on fasse preuve de volonté, sans démagogie ni remise en cause des protections légitimes auxquelles chacun peut aspirer. La voie nationale rétablit la France dans sa grandeur et les Français dans leurs droits.
Elle unit la liberté et la sécurité au sein du cadre national qui, l’expérience récente comme les enseignements de l’Histoire le prouvent, est aussi indispensable à la vie que le bordage d’un bateau : le rempart contre les flots menaçants et la coque qui renferme les espoirs des passagers.
Il faut libérer notre identité et notre avenir nationaux des menaces mortelles que l’on fait peser sur eux.
Les Français ont une civilisation millénaire exceptionnelle. Ils doivent en garder les bienfaits. C’est pourquoi la nationalité française doit être acquise, pour l’essentiel, par le biais de la filiation. La naturalisation sera admise si l’étranger qui la sollicite en est digne. La France ne peut accueillir toute la misère du monde. Elle mettra donc en place, avec le concours des États concernés, le retour des immigrés dans leur pays d’origine, dans des conditions de dignité et de respect des personnes. La vie humaine innocente, de son origine à son terme naturel, sera protégée et la famille mise à l’honneur.
Il faut libérer la France du carcan européen.
La Nation est, pour tous les Français, le cadre naturel de leurs libertés et de leur souveraineté. Toutes les atteintes portées à ces dernières seront remises en cause : Convention de Schengen, traités de Maastricht et d’Amsterdam, “Nouvel Ordre Mondial”. Si elle n’obtient pas la protection de ses intérêts, la France sortira de cette Europe-là. Contre les prétentions de l’Organisation mondiale du commerce (O.M.C.), les intérêts des salariés français et de leurs entreprises seront défendus. Le monde reste dangereux : nos armées, mieux équipées, mieux préparées aux nouvelles menaces, se verront affecter chaque année 5% du produit national. Présente dans le monde entier autant par sa culture et par son industrie que par ses armes, la France fera d’abord valoir ses intérêts comme elle défendra la cause des nations.
Il faut libérer les Français de la peur et restaurer la paix civile.
Les Français doivent pouvoir vivre dans la tranquillité. C’est pour cela que les délinquants doivent être justement condamnés au terme de leur procès et purger la totalité de leur peine. La peine de mort, rétablie pour les crimes les plus odieux, dissuadera les criminels endurcis. La dignité de la Justice est à l’image d’un grand peuple : son budget sera doublé. Policiers, magistrats, gendarmes, gardiens de prison verront leurs fonctions défendues contre la diffamation et la subversion ; leurs moyens matériels comme leurs rémunérations seront fortement revalorisés.
Il faut libérer les énergies créatrices et les métiers pour vaincre le chômage et la pauvreté.
Pour que la France retrouve sa prospérité, il faut que les Français conservent ou retrouvent du travail. Les Français doivent, tout d’abord, être prioritaires dans les emplois disponibles en France. De même, les dispositifs sociaux doivent leur être accordés de façon prioritaire. Il est nécessaire, ensuite, de rétablir une protection raisonnable de notre économie par la taxation des importations nuisibles à son dynamisme. Il faut, enfin, diminuer les impôts et les charges en les ramenant immédiatement à la moyenne des pays de l’OCDE (38% du Produit national) et progressivement en deçà, notamment en supprimant l’impôt sur le revenu.
Il faut libérer le Peuple français des prétentions totalitaires de l’Établissement politico-médiatique.
Dans Français, il y a franc, c’est-à-dire libre ; aussi, les Français doivent-ils reconquérir leurs libertés fondamentales sur les officines de toute nature et les prébendiers de toute origine qui prétendent les réduire en servitude. Le référendum sera élargi aux questions de société et le référendum d’initiative populaire instauré. Le scrutin proportionnel permet à chacun d’être représenté, il sera adopté. Une lutte impitoyable sera menée contre la corruption et les corrompus sévèrement châtiés. Les élus coupables seront inéligibles. Le cumul des mandats sera très strictement limité. Les droits du Parlement seront étendus. Enfin, le pays sera embelli et notre patrimoine, naturel et culturel, protégé et mis en valeur.
Pour que triomphe la vérité qui rend libre, il n’y a que la voie nationale. Rejoignez-nous, pour gagner la bataille de la libération de la France !
Demain, ensemble, la nef France, toutes voiles neuves dehors, nous fera entrer, Français, dans un avenir de renaissance et de grandeur.
Jean-Marie Le Pen.
Biographie [modifier]
Né le 3 août 1948 à Poitiers, il est le fils de Jean Raffarin, qui fut secrétaire d´État à l´agriculture du gouvernement Pierre Mendès France en 1954, et de Mme, née Renée Michaud. Il a deux sœurs (Jacqueline Raffarin, née en 1938, et Françoise, épouse Vilain, née en 1947) et un frère, Gérard Raffarin (né en 1939).
Il est marié à Anne-Marie Perrier (née en 1952 à Chamalières) et père d´une fille prénommée Fleur.
Débuts [modifier]
Il étudie au lycée Henri IV de Poitiers, puis part à Paris étudier le droit à l´université Assas. Il est ensuite diplômé de l´École supérieure de commerce de Paris, promotion 1972 (la même que Michel Barnier). Il effectue un stage pendant près d´une année, dans le cadre de sa scolarité, dans la savonnerie Fébor dans l´Eure.
Contrairement à beaucoup d´hommes politiques, il effectue une partie de sa carrière professionnelle dans le privé :
* membre de la direction marketing des cafés Jacques Vabre de 1973 à 1976.
* directeur général de Bernard Krief Communication de 1981 à 1988.
* délégué général de l´Institut Euro-92 de 1988 à 1989.
Le Canard enchaîné révèle qu´il a été salarié de l´ANPE (Agence nationale pour l´emploi) de 1976 à 1981, tout en occupant la fonction de chef de la cellule communication au cabinet de Lionel Stoléru, secrétaire d´Etat aux Travailleurs manuels puis aux Immigrés[1].
Conseiller technique de Lionel Stoléru de 1976 à 1981, il est aussi maître de conférences à l´Institut d´études politiques de Paris de 1979 à 1988.
En 1978, suite à la démission de son père, il devient président de la société anonyme de crédit immobilier rural de la Vienne, structure fondée en 1956 par Jean Raffarin et affiliée au Crédit immobilier de France. Il fait fructifier cet héritage tout au long des années 80, et devient, de fusion en fusion avec d´autres sociétés de crédit immobilier, président du Crédit immobilier de Poitou-Charentes puis du Crédit immobilier de France Centre-Ouest.
Carrière politique [modifier]
Jean-Pierre Raffarin au Salon de l´élevage en 2004.
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Jean-Pierre Raffarin au Salon de l´élevage en 2004.
Il est membre des Jeunes giscardiens, et secrétaire général de GSL (Génération sociale et libérale), qui se fond dans le Parti Républicain en 1977. Il sera successivement délégué national, secrétaire national adjoint et membre du bureau politique de ce parti (1977), puis secrétaire national chargé des élus locaux de ce parti(1989-1995). Il devient ensuite secrétaire général adjoint et porte parole (1993-1995), puis secrétaire général de l´UDF, co-fondateur et délégué général adjoint du Parti populaire pour la démocratie française (1995-1997), avant de prendre part à la création de Démocratie libérale (1997), dont il est vice-président jusqu´à la fusion avec l´UMP (2002).
Sa carrière locale le fait conseiller municipal (opposition) de Poitiers de 1977 à 1995, conseiller régional de la région Poitou-Charentes en 1986, puis président du Conseil régional (1988-2002). En 1995, il quitte le conseil municipal de Poitiers pour devenir, jusqu´en 2001, adjoint au maire de Chasseneuil-du-Poitou, commune de résidence de sa famille.
Il est parlementaire européen de 1989 à 1995, élu sur une liste UDF-RPR.
Le 17 mai 1995, il est nommé ministre des Petites et Moyennes Entreprises, du Commerce et de l’Artisanat par Alain Juppé. En septembre de la même année, il se fait élire sénateur de la Vienne mais n´exerce pas ce mandat pour rester au gouvernement. Il se fait surtout connaître à cette époque pour son action en faveur de la protection des artisans boulangers.
Après la défaite de la droite en 1997, il lance le club Giscardisme et modernité en 1997, cultivant un positionnement qui fait de lui l´un des rares giscardiens « chiraco-compatibles ».
L´alternance politique de 2002 lui est favorable, Jacques Chirac, réélu Président de la République, faisant de lui son Premier ministre. Il conserve ce poste jusqu´au 31 mai 2005, participant à la campagne du référendum sur le projet de constitution europénne. L´échec de cette campagne, combiné avec une popularité au plus bas, l´amène à remettre sa démission de Premier ministre le 18 septembre 2005.
Il est réélu sénateur (UMP) de la Vienne, obtenant au premier tour 56,98% des voix des 1 046 grands électeurs.
Premier ministre [modifier]
Jean-Pierre Raffarin au Salon de l´élevage en 2004.
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Jean-Pierre Raffarin au Salon de l´élevage en 2004.
En 2002, Jacques Chirac hésite entre lui et Nicolas Sarkozy comme Premier ministre. La présence de Jean-Marie Le Pen au second tour l´incite à choisir, le 6 mai, Jean-Pierre Raffarin, jugé moins à droite que le maire de Neuilly.
Il commence par gouverner par décrets, avant d´obtenir une large majorité UMP pour le soutenir lors des élections législatives (363 députés UMP sur 577). Sa ligne de conduite politique, marquée d´un style personnel en matière de communication, s´attache aux réformes avec une certaine fermeté, et, selon ses adversaires, empreinte de néolibéralisme, en tout cas conforme aux principes de son parti originel Démocratie Libérale.
En 2003, il conduit la réforme des retraites, celle de la décentralisation et de l´assurance maladie, en dépit de plusieurs grèves et manifestations. Il refuse en particulier de payer les jours de grève des fonctionnaires. Son médiatique ministre de l´Intérieur, Nicolas Sarkozy, lui fait de l´ombre et l´importance prise par celui-ci, comme le grand investissement du président de la République dans les affaires de l´État, réduisent son champ d´action. L´importante baisse de sa popularité, un temps stable et élevée, comme la cinglante défaite aux élections régionales (sa région, comme toutes les autres à l´exception de l´Alsace et de la Corse, passe à gauche) sont interprétées comme étant dues à une politique sociale insuffisante. Un remaniement ministériel dans ce sens à lieu, offrant à Nicolas Sarkozy le ministère des Finances et à Jean-Louis Borloo le ministère des Affaires sociales. Jean-Pierre Raffarin est alors écartelé entre la politique de ce dernier (en particulier sa politique de construction de HLM et de développement des emplois aidés) soutenue par Jacques Chirac et la volonté de Nicolas Sarkozy de gérer les finances « en bon père de famille », avant que ce dernier ne quitte le gouvernement pour prendre la présidence de l´UMP.
Au rang des textes importants qu´il a fait adopter, la loi relative à l´application du principe de laïcité à l´école l´a été en 2004.
Jean-Pierre Raffarin et Nicolas Sarkozy, dans le RER A (transports Parisiens), le 13 mai 2002.
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Jean-Pierre Raffarin et Nicolas Sarkozy, dans le RER A (transports Parisiens), le 13 mai 2002.
La victoire du « non » au référendum sur le projet de constitution européenne du 29 mai 2005, est fatale à Jean Pierre Raffarin. Le 31 mai, il présente sa démission au Président Jacques Chirac et il est aussitôt remplacé par Dominique de Villepin.
Ses « raffarinades » ont marqué pour longtemps un style d´expression qui lui est très personnel, renouvelant en quelque sorte les lapalissades d´antan.
Mes chers compatriotes,
Chacun le ressent de plus en plus consciemment, bien au-delà des Françaises et des Français qui se reconnaissent dans le Front National : nous vivons sous un joug totalitaire à masque démocratique.
Quand une orchestration médiatique mondiale, proprement délirante, s’en prend à un pays européen parce que son gouvernement, issu d’élections régulières, inclut un parti national qui a obtenu près de 30% des suffrages, nous sommes en présence d’un processus totalitaire.
Quand chez nous, en France, des salariés sont licenciés, mis au placard ou exclus de toute promotion parce qu’ils sont adhérents de notre Mouvement, quand un évêque refuse le baptême à un catéchumène parce qu’il est sympathisant de la cause nationale, quand un chef d’entreprise se voit refuser tout concours bancaire parce qu’il est élu du Front National, nous sommes en présence d’un processus totalitaire.
Il faut y ajouter le boycott médiatique, les refus de salles de réunion, le “harcèlement démocratique” lors des élections, la justice à deux vitesses pour les patriotes, la déchéance des mandats électifs prononcée par décret gouvernemental, la diabolisation permanente, les déclarations de “guerre à mort” de lobbies sectaires, le montage de Carpentras et la diffamation d’État où s’est complu un président de la République.
Oui, la France et l’Europe de ce début de troisième millénaire, triste “rite de passage”, sont prises dans l’étau d’une forme de totalitarisme qui, pour être mou et souvent anonyme, n’en est pas moins terriblement oppressif. Une fois de plus, nous avons eu raison de dire que l’Europe de Bruxelles est une prison pour ses peuples.
Si beaucoup de nos compatriotes se détournent du débat public, qui conditionne pourtant leur avenir et celui de leurs enfants, c’est parce que l’offre politique, comme disent les “politologues”, est des plus réduites : du Figaro à Libération et de Krivine à Madelin, commentaires et discours sont les mêmes, à quelques nuances ou silences près.
Nous n’avons pas de complexe à avoir vis-à-vis de ces gens-là. Nous n’avons jamais trompé nos compatriotes pour garder nos gamelles au chaud. Nous avons toujours préféré l’inconfort de la vérité aux prébendes du mensonge. Nous, nous avons toujours été du côté de la Vérité et de la Liberté.
Nous étions aux côtés des peuples martyrs du communisme, à l’époque où de Giscard à Mitterrand, la visite du mausolée de Lénine était le nec plus ultra des visites des dirigeants européens aux gérontes sanglants du Kremlin.
Nous étions avec les peuples d’Indochine agressés par un marxisme à prétention puritaine qui causa le naufrage de cette civilisation en trente ans de guerre avant d’établir, ici, le génocide et le lao-gaï, là, misère et corruption la plus honteuse.
Nous étions auprès de nos compatriotes d’Algérie, européens ou non, qui refusaient la dictature FLN, derrière laquelle se profilait déjà le fanatisme islamique, les égorgeurs d’hier fournissant les égorgés de demain.
Nous étions et nous restons les militants de l’indépendance et de la souveraineté françaises : nous n’avons jamais cherché des modèles ni trouvé des guides à Moscou ou à Pékin, à Bruxelles ou à Washington. Des alliances pouvaient être nécessaires pour endiguer la menace rouge : elles ne nous ont jamais aveuglés. L’allié n’est pas forcément l’ami.
Nous refusons tout “gendarme du monde” : pas plus, hier, les chars à Budapest ou à Prague qu’aujourd’hui, les bombardements et le blocus de populations civiles, irakiennes, serbes ou autres.
Nous n’avons qu’une vocation : servir la France pour rester Français.
Nous n’avons qu’une politique : la grandeur du Pays.
Nous n’avons qu’un idéal : le salut de la Patrie.
L’enjeu des années qui viennent est clair : ou la continuité des politiques socialo-libérales, ou le choix de l’alternative, c’est-à-dire la voie nationale.
La voie nationale est désormais la seule possible.
Elle est authentiquement française. Elle ne tire pas ses “solutions” des utopies socialiste ou libre-échangiste; elle ne croit ni aux rêveries mondialistes, ni à “l’âge d’or” promis par les cosmopolites. Elle tire du courage et des vertus du seul peuple français les promesses de son relèvement.
Elle fait sans complaisance la vérité sur nos difficultés : la perte de l’indépendance et de la souveraineté, le chômage et la baisse des salaires et des revenus, l’excès des charges et des impôts, l’immigration galopante, la dénatalité et la ruine des familles, la disparition de la paix civile.
Elle prévoit des mesures dont la mise en œuvre est possible, pour peu qu’on fasse preuve de volonté, sans démagogie ni remise en cause des protections légitimes auxquelles chacun peut aspirer. La voie nationale rétablit la France dans sa grandeur et les Français dans leurs droits.
Elle unit la liberté et la sécurité au sein du cadre national qui, l’expérience récente comme les enseignements de l’Histoire le prouvent, est aussi indispensable à la vie que le bordage d’un bateau : le rempart contre les flots menaçants et la coque qui renferme les espoirs des passagers.
Il faut libérer notre identité et notre avenir nationaux des menaces mortelles que l’on fait peser sur eux.
Les Français ont une civilisation millénaire exceptionnelle. Ils doivent en garder les bienfaits. C’est pourquoi la nationalité française doit être acquise, pour l’essentiel, par le biais de la filiation. La naturalisation sera admise si l’étranger qui la sollicite en est digne. La France ne peut accueillir toute la misère du monde. Elle mettra donc en place, avec le concours des États concernés, le retour des immigrés dans leur pays d’origine, dans des conditions de dignité et de respect des personnes. La vie humaine innocente, de son origine à son terme naturel, sera protégée et la famille mise à l’honneur.
Il faut libérer la France du carcan européen.
La Nation est, pour tous les Français, le cadre naturel de leurs libertés et de leur souveraineté. Toutes les atteintes portées à ces dernières seront remises en cause : Convention de Schengen, traités de Maastricht et d’Amsterdam, “Nouvel Ordre Mondial”. Si elle n’obtient pas la protection de ses intérêts, la France sortira de cette Europe-là. Contre les prétentions de l’Organisation mondiale du commerce (O.M.C.), les intérêts des salariés français et de leurs entreprises seront défendus. Le monde reste dangereux : nos armées, mieux équipées, mieux préparées aux nouvelles menaces, se verront affecter chaque année 5% du produit national. Présente dans le monde entier autant par sa culture et par son industrie que par ses armes, la France fera d’abord valoir ses intérêts comme elle défendra la cause des nations.
Il faut libérer les Français de la peur et restaurer la paix civile.
Les Français doivent pouvoir vivre dans la tranquillité. C’est pour cela que les délinquants doivent être justement condamnés au terme de leur procès et purger la totalité de leur peine. La peine de mort, rétablie pour les crimes les plus odieux, dissuadera les criminels endurcis. La dignité de la Justice est à l’image d’un grand peuple : son budget sera doublé. Policiers, magistrats, gendarmes, gardiens de prison verront leurs fonctions défendues contre la diffamation et la subversion ; leurs moyens matériels comme leurs rémunérations seront fortement revalorisés.
Il faut libérer les énergies créatrices et les métiers pour vaincre le chômage et la pauvreté.
Pour que la France retrouve sa prospérité, il faut que les Français conservent ou retrouvent du travail. Les Français doivent, tout d’abord, être prioritaires dans les emplois disponibles en France. De même, les dispositifs sociaux doivent leur être accordés de façon prioritaire. Il est nécessaire, ensuite, de rétablir une protection raisonnable de notre économie par la taxation des importations nuisibles à son dynamisme. Il faut, enfin, diminuer les impôts et les charges en les ramenant immédiatement à la moyenne des pays de l’OCDE (38% du Produit national) et progressivement en deçà, notamment en supprimant l’impôt sur le revenu.
Il faut libérer le Peuple français des prétentions totalitaires de l’Établissement politico-médiatique.
Dans Français, il y a franc, c’est-à-dire libre ; aussi, les Français doivent-ils reconquérir leurs libertés fondamentales sur les officines de toute nature et les prébendiers de toute origine qui prétendent les réduire en servitude. Le référendum sera élargi aux questions de société et le référendum d’initiative populaire instauré. Le scrutin proportionnel permet à chacun d’être représenté, il sera adopté. Une lutte impitoyable sera menée contre la corruption et les corrompus sévèrement châtiés. Les élus coupables seront inéligibles. Le cumul des mandats sera très strictement limité. Les droits du Parlement seront étendus. Enfin, le pays sera embelli et notre patrimoine, naturel et culturel, protégé et mis en valeur.
Pour que triomphe la vérité qui rend libre, il n’y a que la voie nationale. Rejoignez-nous, pour gagner la bataille de la libération de la France !
Demain, ensemble, la nef France, toutes voiles neuves dehors, nous fera entrer, Français, dans un avenir de renaissance et de grandeur.
Jean-Marie Le Pen.
Laurent Fabius, né le 20 août 1946 à Paris, est un homme politique français, ancien premier ministre, membre du Parti socialiste.
Sommaire
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* 1 Biographie
o 1.1 Famille, enfance et études
o 1.2 1974 -1984 : Débuts dans la carrière politique
o 1.3 De 1984 à 1986 : Premier ministre
o 1.4 1986 à 2000
o 1.5 2000 à 2002 : Ministre de l’économie
o 1.6 Après 2002 : "ancrage à gauche" et "non" au référendum
* 2 Le courant des fabiusiens
* 3 Affiliations
* 4 Ouvrages de Laurent Fabius
* 5 Ouvrages sur Laurent Fabius
* 6 Décorations
* 7 Liens externes
* 8 Notes
Biographie [modifier]
Famille, enfance et études [modifier]
Laurent Fabius est le fils d’André Fabius, marchand d’art, et de son épouse, Louise, née Mortimer. Il est divorcé de la productrice Françoise Castro, avec qui il a eu deux enfants : Thomas, né en 1982, chef d´entreprise, fondateur des crèches d´entreprise et Victor, né en 1983, élève à l´École normale supérieure.
Il passe ses années de lycée à Janson-de-Sailly. Après le baccalauréat, il s’inscrit en hypokhâgne à Louis-Le-Grand. Il est admis à l’École normale supérieure, où il passe l’agrégation de lettres et intègre parallèlement l’Institut d´études politiques de Paris. Élève de l´École nationale d´administration, promotion François Rabelais (1971-1973), il sort dans les trois premiers et devient auditeur au Conseil d´État. Il passe maître des requêtes en 1981.
1974 -1984 : Débuts dans la carrière politique [modifier]
C’est peu après sa sortie de l’ENA, en 1974, qu’il adhère au parti socialiste et rencontre François Mitterrand, dont il devient le directeur de cabinet. Il travaille à ses cotés jusqu’à sa victoire de 1981 : c’est ainsi qu’il le défendra vigoureusement au congrès de Metz en avril 1979, en affirmant contre Michel Rocard que : « entre le Plan et le marché, il y a le socialisme ».
Parallèlement, il est élu premier adjoint au maire du Grand-Quevilly en 1977, puis député de la quatrième circonscription de Seine-Maritime (Elbeuf, Le Grand-Quevilly), l´une des plus à gauche du pays. Il pose ainsi les bases de ce qui deviendra son fief électoral.
Suite à la victoire de François Mitterrand en 1981, il est nommé ministre du budget, puis à partir de 1983 ministre de l’industrie et de la recherche. Au ministère du budget, il instaure l’impôt sur les grandes fortunes, aboli en 1987 par le gouvernement de Jacques Chirac et ancêtre de l’Impôt de solidarité sur la fortune. Les œuvres d’art étant exclues de l’assiette de recouvrement de l’impôt nouvellement créé, une polémique le visant débuta : en effet, la fortune familiale des Fabius est bâtie sur le commerce des œuvres d’art. Il conteste être à l’origine de cette mesure. Selon son biographe Jean-Gabriel Fredet, [1], c’est Jack Lang, alors ministre de la culture, qui aurait obtenu cette exonération, contre l’avis de Fabius.
Il plaide pour une application fidèle du programme de la gauche, soutenant un flottement du franc et le protectionnisme industriel. Toutefois, il se rallie finalement au « tournant de la rigueur » décidé par le président pour maintenir la France dans le Système Monétaire Européen.
De 1984 à 1986 : Premier ministre [modifier]
Laurent Fabius
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Laurent Fabius
Suite à l’échec du projet de réforme de l’éducation mise en œuvre par Alain Savary, François Mitterand décide de changer de Premier ministre, et remplace Pierre Mauroy par Laurent Fabius le 17 juillet 1984 au poste de Premier ministre. À 37 ans, il est le plus jeune Premier ministre de la République. Arrivé dans une situation de crise, il poursuit la « politique de la rigueur » afin de maîtriser la dette de l’État et l’inflation. En conséquence, le Parti communiste refuse de participer au gouvernement.
Sur le plan diplomatique, Laurent Fabius empiète parfois sur le domaine de François Mitterrand. Ainsi, en 1985, il prend fait et cause pour la lutte contre l’apartheid en Afrique du Sud : il rencontre l´évêque anglican Desmond Tutu lors d´une grande réunion à Paris en mai 1985 et obtient que la France impose des sanctions au régime de Pretoria : embargo commercial, suspension de tout nouvel investissement et rappel de l´ambassadeur de France. Au cours de cette même année 1985, en décembre, il s’oppose au président qui invite le général Jaruzelski, chef de la République populaire de Pologne, alors que ce dernier réprime la contestation du syndicat Solidarność, conduit par Lech Walesa. Il fait part de son trouble à la tribune de l’Assemblée nationale, ce qui provoque le mécontentement de Mitterrand.
Son passage à l’Hôtel Matignon est aussi marqué par deux scandales : dans la nuit du 10 juillet 1985, le Rainbow Warrior, bateau de Greenpeace, est dynamité par une équipe de la DGSE et un photographe trouve la mort. L´affaire du Rainbow Warrior éclate et les autorités de Nouvelle-Zélande protestent. L´enquête pour homicide met en cause les services secrets français, et le ministre de la défense Charles Hernu démissionne le 20 septembre. Le 22 du même mois, Laurent Fabius reconnaît la responsabilité de la DGSE dans l’attentat.
Le scandale de l´affaire du sang contaminé viendra aussi entacher le bilan du passage de Laurent Fabius à Matignon : des retards dans la mise en œuvre de mesures préventives ont entraîné la contamination de patients ayant subi une transfusion par le virus du sida. Suite à la révélation de l’affaire en 1991, il demande la levée de son immunité parlementaire pour être jugé et est relaxé par la Cour de Justice de la République, qui affirme, dans ses attendus, que "compte tenu des connaissances de l´époque, l´action de Laurent Fabius a contribué à accélérer les processus décisionnels". Malgré ce verdict l´innocentant, il sort politiquement affaibli de ce scandale.
Mes chers compatriotes,
Chacun le ressent de plus en plus consciemment, bien au-delà des Françaises et des Français qui se reconnaissent dans le Front National : nous vivons sous un joug totalitaire à masque démocratique.
Quand une orchestration médiatique mondiale, proprement délirante, s’en prend à un pays européen parce que son gouvernement, issu d’élections régulières, inclut un parti national qui a obtenu près de 30% des suffrages, nous sommes en présence d’un processus totalitaire.
Quand chez nous, en France, des salariés sont licenciés, mis au placard ou exclus de toute promotion parce qu’ils sont adhérents de notre Mouvement, quand un évêque refuse le baptême à un catéchumène parce qu’il est sympathisant de la cause nationale, quand un chef d’entreprise se voit refuser tout concours bancaire parce qu’il est élu du Front National, nous sommes en présence d’un processus totalitaire.
Il faut y ajouter le boycott médiatique, les refus de salles de réunion, le “harcèlement démocratique” lors des élections, la justice à deux vitesses pour les patriotes, la déchéance des mandats électifs prononcée par décret gouvernemental, la diabolisation permanente, les déclarations de “guerre à mort” de lobbies sectaires, le montage de Carpentras et la diffamation d’État où s’est complu un président de la République.
Oui, la France et l’Europe de ce début de troisième millénaire, triste “rite de passage”, sont prises dans l’étau d’une forme de totalitarisme qui, pour être mou et souvent anonyme, n’en est pas moins terriblement oppressif. Une fois de plus, nous avons eu raison de dire que l’Europe de Bruxelles est une prison pour ses peuples.
Si beaucoup de nos compatriotes se détournent du débat public, qui conditionne pourtant leur avenir et celui de leurs enfants, c’est parce que l’offre politique, comme disent les “politologues”, est des plus réduites : du Figaro à Libération et de Krivine à Madelin, commentaires et discours sont les mêmes, à quelques nuances ou silences près.
Nous n’avons pas de complexe à avoir vis-à-vis de ces gens-là. Nous n’avons jamais trompé nos compatriotes pour garder nos gamelles au chaud. Nous avons toujours préféré l’inconfort de la vérité aux prébendes du mensonge. Nous, nous avons toujours été du côté de la Vérité et de la Liberté.
Nous étions aux côtés des peuples martyrs du communisme, à l’époque où de Giscard à Mitterrand, la visite du mausolée de Lénine était le nec plus ultra des visites des dirigeants européens aux gérontes sanglants du Kremlin.
Nous étions avec les peuples d’Indochine agressés par un marxisme à prétention puritaine qui causa le naufrage de cette civilisation en trente ans de guerre avant d’établir, ici, le génocide et le lao-gaï, là, misère et corruption la plus honteuse.
Nous étions auprès de nos compatriotes d’Algérie, européens ou non, qui refusaient la dictature FLN, derrière laquelle se profilait déjà le fanatisme islamique, les égorgeurs d’hier fournissant les égorgés de demain.
Nous étions et nous restons les militants de l’indépendance et de la souveraineté françaises : nous n’avons jamais cherché des modèles ni trouvé des guides à Moscou ou à Pékin, à Bruxelles ou à Washington. Des alliances pouvaient être nécessaires pour endiguer la menace rouge : elles ne nous ont jamais aveuglés. L’allié n’est pas forcément l’ami.
Nous refusons tout “gendarme du monde” : pas plus, hier, les chars à Budapest ou à Prague qu’aujourd’hui, les bombardements et le blocus de populations civiles, irakiennes, serbes ou autres.
Nous n’avons qu’une vocation : servir la France pour rester Français.
Nous n’avons qu’une politique : la grandeur du Pays.
Nous n’avons qu’un idéal : le salut de la Patrie.
L’enjeu des années qui viennent est clair : ou la continuité des politiques socialo-libérales, ou le choix de l’alternative, c’est-à-dire la voie nationale.
La voie nationale est désormais la seule possible.
Elle est authentiquement française. Elle ne tire pas ses “solutions” des utopies socialiste ou libre-échangiste; elle ne croit ni aux rêveries mondialistes, ni à “l’âge d’or” promis par les cosmopolites. Elle tire du courage et des vertus du seul peuple français les promesses de son relèvement.
Elle fait sans complaisance la vérité sur nos difficultés : la perte de l’indépendance et de la souveraineté, le chômage et la baisse des salaires et des revenus, l’excès des charges et des impôts, l’immigration galopante, la dénatalité et la ruine des familles, la disparition de la paix civile.
Elle prévoit des mesures dont la mise en œuvre est possible, pour peu qu’on fasse preuve de volonté, sans démagogie ni remise en cause des protections légitimes auxquelles chacun peut aspirer. La voie nationale rétablit la France dans sa grandeur et les Français dans leurs droits.
Elle unit la liberté et la sécurité au sein du cadre national qui, l’expérience récente comme les enseignements de l’Histoire le prouvent, est aussi indispensable à la vie que le bordage d’un bateau : le rempart contre les flots menaçants et la coque qui renferme les espoirs des passagers.
Il faut libérer notre identité et notre avenir nationaux des menaces mortelles que l’on fait peser sur eux.
Les Français ont une civilisation millénaire exceptionnelle. Ils doivent en garder les bienfaits. C’est pourquoi la nationalité française doit être acquise, pour l’essentiel, par le biais de la filiation. La naturalisation sera admise si l’étranger qui la sollicite en est digne. La France ne peut accueillir toute la misère du monde. Elle mettra donc en place, avec le concours des États concernés, le retour des immigrés dans leur pays d’origine, dans des conditions de dignité et de respect des personnes. La vie humaine innocente, de son origine à son terme naturel, sera protégée et la famille mise à l’honneur.
Il faut libérer la France du carcan européen.
La Nation est, pour tous les Français, le cadre naturel de leurs libertés et de leur souveraineté. Toutes les atteintes portées à ces dernières seront remises en cause : Convention de Schengen, traités de Maastricht et d’Amsterdam, “Nouvel Ordre Mondial”. Si elle n’obtient pas la protection de ses intérêts, la France sortira de cette Europe-là. Contre les prétentions de l’Organisation mondiale du commerce (O.M.C.), les intérêts des salariés français et de leurs entreprises seront défendus. Le monde reste dangereux : nos armées, mieux équipées, mieux préparées aux nouvelles menaces, se verront affecter chaque année 5% du produit national. Présente dans le monde entier autant par sa culture et par son industrie que par ses armes, la France fera d’abord valoir ses intérêts comme elle défendra la cause des nations.
Il faut libérer les Français de la peur et restaurer la paix civile.
Les Français doivent pouvoir vivre dans la tranquillité. C’est pour cela que les délinquants doivent être justement condamnés au terme de leur procès et purger la totalité de leur peine. La peine de mort, rétablie pour les crimes les plus odieux, dissuadera les criminels endurcis. La dignité de la Justice est à l’image d’un grand peuple : son budget sera doublé. Policiers, magistrats, gendarmes, gardiens de prison verront leurs fonctions défendues contre la diffamation et la subversion ; leurs moyens matériels comme leurs rémunérations seront fortement revalorisés.
Il faut libérer les énergies créatrices et les métiers pour vaincre le chômage et la pauvreté.
Pour que la France retrouve sa prospérité, il faut que les Français conservent ou retrouvent du travail. Les Français doivent, tout d’abord, être prioritaires dans les emplois disponibles en France. De même, les dispositifs sociaux doivent leur être accordés de façon prioritaire. Il est nécessaire, ensuite, de rétablir une protection raisonnable de notre économie par la taxation des importations nuisibles à son dynamisme. Il faut, enfin, diminuer les impôts et les charges en les ramenant immédiatement à la moyenne des pays de l’OCDE (38% du Produit national) et progressivement en deçà, notamment en supprimant l’impôt sur le revenu.
Il faut libérer le Peuple français des prétentions totalitaires de l’Établissement politico-médiatique.
Dans Français, il y a franc, c’est-à-dire libre ; aussi, les Français doivent-ils reconquérir leurs libertés fondamentales sur les officines de toute nature et les prébendiers de toute origine qui prétendent les réduire en servitude. Le référendum sera élargi aux questions de société et le référendum d’initiative populaire instauré. Le scrutin proportionnel permet à chacun d’être représenté, il sera adopté. Une lutte impitoyable sera menée contre la corruption et les corrompus sévèrement châtiés. Les élus coupables seront inéligibles. Le cumul des mandats sera très strictement limité. Les droits du Parlement seront étendus. Enfin, le pays sera embelli et notre patrimoine, naturel et culturel, protégé et mis en valeur.
Pour que triomphe la vérité qui rend libre, il n’y a que la voie nationale. Rejoignez-nous, pour gagner la bataille de la libération de la France !
Demain, ensemble, la nef France, toutes voiles neuves dehors, nous fera entrer, Français, dans un avenir de renaissance et de grandeur.
Jean-Marie Le Pen.
Terrorisme d´État et secret d´État [modifier]
Par définition, le terrorisme d´État reste difficile à identifier puisqu´il relève du secret et que la difficulté tient à mettre en relation de façon formelle la perpétration des actes relevant du terrorisme et l´Etat qui en est le commanditaire. Ceci est compliqué par le rideau qui empêche distinguer entre l´autorité qui a donné l´ordre et celui qui n´est pas au courant. Le concept reste souvent totalement tabou dans le cadre des relations diplomatiques entre deux pays. Dans le traitement médiatique, les journalistes évitent également - par manque d´éléments de preuve - de procéder à une attribution en direction d´un État et préfèrent s´en tenir d´abord à la réserve.
Dans ces conditions, rares sont les affaires où les États sont mis en cause au plus haut niveau de façon flagrante. En 1985, l´attentat du Rainbow Warrior, attribué à l´État français, sera retentissant dans le concert des nations puisqu´intervenant dans un contexte de paix et ciblant un pays démocratique sur son territoire. Sans comparaison, un autre évènement aussi médiatique sera l´attentat de Lockerbie attribué à l´État libyen en 1988 et qui donnera lieu à un processus qui aboutira 15 ans après à la reconnaissance par la Libye de sa responsabilité.
Utilisation actuelle par l´extrême gauche [modifier]
L´expression est aujourd´hui employée dans certains milieux d´extrême gauche pour dénoncer ce qu´ils estiment être un amalgame injustifié entre le terrorisme et ce qu´ils appellent la « lutte révolutionnaire ». En effet les actions de certains groupes qualifiées de terroristes relèveraient, pour une partie de l´extrême-gauche, de la résistance légitime au terrorisme d´État. Le terrorisme d´État serait également la cause de la sclérose des sociétés puisqu´il permettrait d´étouffer les revendications du peuple en instillant un sentiment d´insécurité qui entraînerait une mobilisation de chacun derrière les gouvernements en place.
Dans cette optique, il existe donc des degrés d´implication très différents de l´État, depuis le terrorisme actif, le soutien à des organisations terroristes indépendantes, jusqu´à l´inaction délibérée. On peut rapprocher ces concepts de notions de droit pénal individuel français ou l´on parle de « meurtre », « complicité de meurtre », ou de « non-assistance à personne en danger ».
Par ces actions terroristes, un état peut contrôler sa population : une population terrorisée par des attentats faussement qualifiés d´« étrangers » ou « internes » devient moins critique envers ses dirigeants politiques, ou les soutiennent plus franchement, dès lors que ceux-ci donnent l´impression de mettre tout en œuvre pour la protéger.
Pour les mouvements d´extrême-gauche, la médiatisation des attentats ou des risques d´attentats a pour effet de détourner l´attention de la population de certaines réalités économiques, sociales ou politiques. Le terrorisme d´État serrait donc utilisé par les gouvernants pour justifier le renforcement de mesures de surveillance et de contrôle de la population, voire l´instauration de tribunaux d´exception. Ils estiment que les accusations de terrorisme sont portées à tort sur ce qu´ils appellent des « mouvements de résistances armés ».
Exemple d´accusation de manipulation :
* Les mouvements d´extrême-gauche italien accusent les services secrets Italiens d´avoir manipulé l´opinion publique en commanditant l´attentat de la gare de Bologne en 1980, dont les soupçons se sont très vite tournés vers les Brigades Rouges, voire l´Organisation de libération de la Palestine.
* Thierry Meyssan, dans son livre L´effroyable imposture, accuse une fraction du gouvernement des États-Unis d´avoir fomenté les attaques du 11 septembre 2001, voir les théories du complot sur les attentats du 11 septembre 2001
* Dylan Avery fait de même dans son film Loose change, qui est aussi une thèse conspirationiste sur le 11 septembre.
Méthodes de terrorisme d´état [modifier]
Les tribunaux expéditifs, la torture, les explosions terroristes, le kidnapping et les exécutions hors-procès sont cités comme pratiques courantes de terrorisme d´état, souvent utilisées pour terroriser les populations par les régimes souverains ou mandataires.
Les citoyens des nations occidentales sont généralement protégés des procès injustes par des protections constitutionnelles ou législatives et les procédures judiciaires (bien que, par exemple, récemment aux États-Unis, ces protections auraient été écartées dans l´affaire Hamdi v. Rumsfeld en 2004). Les autres nations peuvent avoir des institutions plus faibles et des régimes instables qui permettent aux gouvernements d´avoir une influence plus importante sur le déroulement des procès.
Amnesty International signale (en 2003) que 132 pays avaient vu la torture pratiquée par des agents de l´État.
Légion étrangère
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Légionnaires en uniforme. Epaulettes rouges à parement vert, ceinture bleue et képi blanc distinctif. Ils portent un fusil d´assaut, le FAMAS.
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Légionnaires en uniforme. Epaulettes rouges à parement vert, ceinture bleue et képi blanc distinctif. Ils portent un fusil d´assaut, le FAMAS.
La Légion étrangère est un corps d´élite de l´armée de terre française.
Sommaire
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* 1 Histoire
o 1.1 Création
o 1.2 Campagnes
+ 1.2.1 Algérie
+ 1.2.2 Guerres carlistes
+ 1.2.3 Algérie pour la nouvelle Légion
+ 1.2.4 La Crimée (1854-1856)
+ 1.2.5 Campagne d´Italie
+ 1.2.6 Expédition du Mexique
+ 1.2.7 Guerre franco-allemande de 1870
+ 1.2.8 Tonkin
+ 1.2.9 Afrique
# 1.2.9.1 Dahomey (1892-1894)
# 1.2.9.2 Soudan (actuel Mali) (1892-1893)
# 1.2.9.3 Guinée (1894)
# 1.2.9.4 Madagascar (1895-1905)
+ 1.2.10 Première Guerre mondiale
+ 1.2.11 Maroc
+ 1.2.12 Syrie
+ 1.2.13 Seconde Guerre mondiale
+ 1.2.14 Guerre d’Indochine
+ 1.2.15 Guerre d´Algérie
+ 1.2.16 Depuis 1962
* 2 Composition
* 3 Origines nationales
* 4 Faits d´armes
* 5 Voir aussi
o 5.1 Légionnaires célèbres
o 5.2 Articles connexes
o 5.3 Liens externes
o 5.4 Sources et bibliographie
Histoire [modifier]
Création [modifier]
Sapeur de la Légion 1970
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Sapeur de la Légion 1970
La Légion étrangère a été créé le 10 mars 1831 par le roi Louis-Philippe, roi des Français, à l´instigation du maréchal Soult, ministre de la guerre. Elle rassemble à cette date les différents corps étrangers de l´armée française, dont les gardes suisses, issus de la Paix perpétuelle signée après la bataille de Marignan et le régiment Hohenlohe.
La Légion commence à se former, ses cantonnements sont à Langres, Bar-le-Duc, Agen et Auxerre. Les anciens des gardes suisses et du régiment Hohenlohe sont placés dans le 1er bataillon. Les 2e et 3e reçoivent les Suisses et les Allemands, le 4e est réservé aux Espagnols et Portugais, le 5e aux Sardes et Italiens, le 6e aux Belges et Hollandais et le 7e aux Polonais.
La Légion Etrangère française a été créée pour soutenir la guerre en Algérie. Des légions successives ont été également levées pour augmenter les forces françaises dans la guerre de Crimée, dans la guerre franco-autrichienne et au Mexique.
Au commencement, la Légion s´avère être un moyen très efficace pour retirer les éléments les plus « indésirables » de la société française du 19ème siècle. Ses rangs ont été remplis de meurtriers, d´évadés, de mendiants, de criminels de droit commun et d´immigrés non désirés.
Au début, le légionnaire était très mal formé, peu ou pas payé, et ne recevait que le plus sommaire des équipements : vêtements et nourriture.
L´unité avait tendance à ne pas être motivée, car les raisons de rejoindre la Légion étaient le plus souvent le désespoir et l´instinct de survie plutôt que le patriotisme. Certains légionnaires essayaient très probablement d´échapper à de graves problèmes.
Les conditions de vie et de travail étaient terribles, et leurs premières campagnes étaient des affaires pour la plupart sanglantes.
En conséquence, la désertion était traditionnellement un problème important pour la Légion. Forger une force de combat efficace, à partir d´un ramassis de soldats peu motivés, s´est avéré une entreprise des plus difficiles.
Dans ce but, la Légion a rapidement développé une discipline incroyablement stricte, dépassant de loin celle de l´armée française régulière.
Campagnes [modifier]
Algérie [modifier]
Créée pour combattre « hors du territoire continental du royaume », la Légion étrangère est stationnée en Algérie, où elle participe à la conquête et à la mise en valeur du territoire.
Le 4e bataillon est le premier à recevoir le baptême du feu le 11 novembre 1832, au combat de Sidi-Chabal, près d’Oran contre les troupes d’Abd El-Kader.
En 1834, les Espagnols du 4e bataillon sont démobilisés et autorisés à rentrer dans leur pays, en proie à la guerre civile. Le 7e bataillon est ramené à Oran et prend alors le numéro 4.
Guerres carlistes [modifier]
La guerre civile déchire l’Espagne. Afin d´aider Isabelle II, Adolphe Thiers, alors ministre de l´intérieur, réussit à convaincre le gouvernement d´envoyer la Légion étrangère en Espagne. Deux jours plus tard, le 8 juin 1835, Louis-Philippe donne son accord et la Légion étrangère est cédée le 28 du même mois. Par ordonnance royale, la Légion ne fait plus partie de l´armée française.
Le 16 décembre 1835, moins de six mois après s´être séparé de la première, Louis-Philippe décide la création d´une nouvelle Légion étrangère.
Celle qui devait devenir « l´Ancienne Légion » est livrée à elle-même en Espagne. Mal équipés, peu, voire pas payés, les légionnaires combattent sans renfort, ni nouveau recrutement. En 1839, la reine donne congé aux derniers survivants. La plupart d´entre eux franchissent la frontière pour s´engager de nouveau dans la Légion.
Algérie pour la nouvelle Légion [modifier]
3 bataillons sont recréés pour combler le vide laissé par le départ des troupes en Espagne. En 1840, deux autres, les 4e et 5e sont formés à Pau et Perpignan avec les survivants de l´aventure espagnole, anciens légionnaires comme carlistes. Ces bataillons viennent rapidement compléter le dispositif et renforcer les troupes françaises de l´Armée d´Afrique.
La Crimée (1854-1856) [modifier]
Le 27 juin 1854, le Jean Bart embarque deux bataillons du régiment. Le 3e bataillon et le dépôt du régiment partent quant à eux s´installer en Corse, à Bastia afin d´y former le dépôt de guerre pour alimenter les deux régiments étrangers partis en Crimée.
Les deux régiments de Légion participent, au sein de la « Brigade étrangère », aux batailles de l’Alma, le 20 septembre 1854 et au siège de Sébastopol durant l´hiver 1854-1855. Le manque d´équipement est particulièrement éprouvant et le choléra frappe le corps expéditionnaire. Néanmoins, les ventres de cuir (surnom donné aux légionnaires par les Russes en raison de leur cartouchière sur le ventre), se comportent admirablement.
Le 21 juin 1855, les compagnies d´élite du 3e bataillon et tous les effectifs disponibles laissés en Corse arrivent en Crimée.
Le 8 septembre, c´est l´assaut final et le 10, le 2e Régiment étranger, drapeau et musique en tête, défile dans les rues de Sébastopol.
Campagne d´Italie [modifier]
Comme l´armée d´Afrique, la Légion participe à la campagne d´Italie. Elle s´illustre notamment au cours de la bataille de Magenta le 4 juin 1859.
Le 24 juin, les légionnaires se heurtent aux Autrichiens au cours de la bataille de Solférino.
Expédition du Mexique [modifier]
Initialement, la Légion ne devait pas participer à la campagne, mais une pétition de ses officiers adressée au ministre de la guerre eut pour effet de punir ceux-ci et d´envoyer le Régiment étranger au Mexique.
Le régiment arrive le 25 mars 1863 et se voit alors confier la tâche ingrate de l´escorte des convois entre Veracruz et Puebla. Mais la 3e compagnie s´illustre le 30 avril 1863 au cours du combat de Camerone qui reste dans l´histoire comme l´illustration du sacrifice au nom de la parole donnée.
Le régiment se déplace ensuite vers les Terres Chaudes et est réorganisé en 4 bataillons en 1864. Parallèlement, le dépôt du régiment quitte temporairement Sidi bel Abbès pour Aix-en-Provence afin de faciliter le recrutement et l´envoi de renforts au Mexique.
De décembre 1864 à février 1865, les unités du régiment participent au siège de Oajacca.
Le 3 juillet 1866, les 3e et 5e compagnies du 4e bataillon livrent un combat comparable à celui de Camerone. Sous les ordres du capitaine Frenet, les 125 légionnaires encerclés dans l´hacienda de l´Incarnacion résistent victorieusement durant 48 heures à plus de 600 Mexicains.
Total des pertes dans l’expédition du Mexique : 22 officiers, 32 sous-officiers et 414 légionnaires.
L´accord passé avec l´empereur Maximilien indiquait que la Légion étrangère devait passer au service du Mexique ; en fait lors du retrait français, la Légion retourna également en métropole.
Guerre franco-allemande de 1870 [modifier]
Le 19 juillet 1870, la Guerre franco-allemande éclate entre la France et la Prusse. Cette guerre se déroule sur le sol de France, où la Légion n´a pas, normalement, à intervenir. Par ailleurs, on ne peut pas demander aux légionnaires allemands de se battre contre leur pays. Mais la situation est si critique que le gouvernement fait appel aux troupes d’Afrique.
Deux bataillons sont formés pour partir en France, les légionnaires allemands, le drapeau du régiment et la musique restent à Sidi-Bel-Abbès. Pendant ce temps, un 5e bataillon est créé sur le sol national pour incorporer les étrangers qui veulent servir leur patrie d´adoption. Celui-ci se distingue particulièrement pour sa vaillance lors de la bataille d´Orléans le 10 octobre.
Les bataillons arrivés d’Algérie se fondent avec les rescapés des combats d’Orléans mais ils connaissent la défaites avec l’Armée de l’Est. Ce qui reste de l´unité participe à la répression de la Commune de Paris en avril et mai 1871. Le 11 juin, le régiment étranger de marche formé pour la circonstance cesse d´exister. Ses éléments retrouvent le chemin de l’Algérie.
Tonkin [modifier]
Le 18 novembre 1883, les 600 premiers légionnaires débarquent au Tonkin. Ils participent aux colonnes de l’amiral Courbet qui lutte contre les Pavillons noirs.
Le 16 décembre, les légionnaires accomplissent leur premier fait d´armes en terre asiatique en prenant la citadelle de Son-Tay. Renforcés par le 2e bataillon à partir de février 1884, les légionnaires s´emparent de la forteresse de Bac Ninh.
Du 26 janvier au 3 mars 1885, la citadelle de Tuyen Quang, défendue par une majorité de légionnaires est assiégée.
Le 1er janvier 1885, les 3e et 4e bataillons du 1er régiment étranger arrivent au Tonkin et sont intégrés au 2e Étranger. Le 3e bataillon tient une place particulière lors de la prise de Lang Son le 4 février. Le 4e bataillon du 2e Étranger, débarqué à Formose en janvier 1885 combat les Chinois sur place jusqu´à l´armistice franco-chinois du 21 juin 1885. Ensuite, il rejoint son corps au Tonkin.
Après la conquête, vient la phase de pacification qui, comme en Algérie est une lutte permanente contre les bandes armées.
Afrique [modifier]
Dahomey (1892-1894) [modifier]
En 1892, le roi Behanzin menace le comptoir de Porto Novo et la France décide d´intervenir. Un bataillon étranger de marche est constitué à partir de 2 compagnies du 1er Étranger et 2 autres du 2e Étranger. Il est placé administrativement sous le commandement de ce dernier. Le commandant Faurax en prend la tête.
De Cotonou, les légionnaires doivent s´emparer d’Abomey, la capitale du mutin. Deux mois et demi sont nécessaires pour atteindre la cité au prix de combats répétés contre les soldats, et surtout les amazones du roi. Celui-ci capitule et est capturé par les légionnaires en janvier 1894.
Soudan (actuel Mali) (1892-1893) [modifier]
Une compagnie de marche est formée par le 2e Étranger et transportée à Kayes afin de soumettre les sultans Ahmadou et Samory Touré. Une fois sa mission accomplie avec succès, la compagnie est dissoute à son retour à Saïda le 24 juin 1893.
Guinée (1894) [modifier]
Un bataillon de marche constitué de deux compagnies des deux régiments étrangers est créé au début de l´année 1894 pour pacifier le Niger. La victoire des légionnaires à la forterese d´Ouilla et les patrouilles de police dans la région accélèrent la soummission des tribus. Mais 51 légionnaires doivent y être hospitalisés des suites de maladies tropicales et de la dysenterie.
Madagascar (1895-1905) [modifier]
En 1895, un bataillon de marche, formé par les 1er et 2e Étrangers est envoyé à Madagascar afin de participer au corps expéditionnaire qui a pour mission de réduire l´insurrection.
Le bataillon étranger forme alors le fer de lance de la colonne lancée sur Tananarive. Mais si la faible intensité des combats ne permet pas aux Légionnaires de montrer leur bravoure, ils laissent 226 des leurs, morts sur la grande île, dont à peine un dixième pour faits de guerre. Les autres, comme une grande partie du corps expéditionnaire meurent des conditions climatiques et des maladies tropicales.
Le bataillon rentre en Algérie en décembre 1895. Mais dès 1896, le général Galliéni, appelé à réduire une deuxième insurrection, demande à partir avec 600 Légionnaires afin de pouvoir "mourir convenablement" le cas échéant. Un nouveau bataillon de marche est donc formé pour cette expédition. Des renforts suivent car les opération de pacification durent jusqu´en 1905. Là encore, l´ennemi le plus redoutable est la fièvre.
Première Guerre mondiale [modifier]
Dès août 1914, des milliers d´étrangers, présents en métropole ou dans les colonies, rejoignent les rangs de la Légion, afin de prouver leur attachement et leur reconnaissance à la France. Au total ce sont 42.883 volontaires, représentants pas moins de 52 nationalités, qui formeront les 5 régiments de marche, où serviront en majorité les Russes, Italiens, Suisses, Belges et Anglais. Suite aux nombreuses pertes subies par ces unités et au départ pour leur pays d´origine de la plupart de ces premiers engagés, le commandement décidera, le 11 novembre 1915, la création du RMLE: Régiment de marche de la Légion étrangère, qui, avec le RICM, devait devenir le régiment le plus décoré de France, et combattra sur le front en France : en Artois, dans la Somme et à Verdun.
La Légion fournira en outre un bataillon qui, amalgamé avec deux autres bataillon de zouaves et tirailleurs algériens, constituera le RMA, Régiment de Marche d´Algérie, qui combattra à Gallipoli (1915) et rejoindra l´Armée d´Orient sur le front de Salonique (1916-18).
Mes chers compatriotes,
Chacun le ressent de plus en plus consciemment, bien au-delà des Françaises et des Français qui se reconnaissent dans le Front National : nous vivons sous un joug totalitaire à masque démocratique.
Quand une orchestration médiatique mondiale, proprement délirante, s’en prend à un pays européen parce que son gouvernement, issu d’élections régulières, inclut un parti national qui a obtenu près de 30% des suffrages, nous sommes en présence d’un processus totalitaire.
Quand chez nous, en France, des salariés sont licenciés, mis au placard ou exclus de toute promotion parce qu’ils sont adhérents de notre Mouvement, quand un évêque refuse le baptême à un catéchumène parce qu’il est sympathisant de la cause nationale, quand un chef d’entreprise se voit refuser tout concours bancaire parce qu’il est élu du Front National, nous sommes en présence d’un processus totalitaire.
Il faut y ajouter le boycott médiatique, les refus de salles de réunion, le “harcèlement démocratique” lors des élections, la justice à deux vitesses pour les patriotes, la déchéance des mandats électifs prononcée par décret gouvernemental, la diabolisation permanente, les déclarations de “guerre à mort” de lobbies sectaires, le montage de Carpentras et la diffamation d’État où s’est complu un président de la République.
Oui, la France et l’Europe de ce début de troisième millénaire, triste “rite de passage”, sont prises dans l’étau d’une forme de totalitarisme qui, pour être mou et souvent anonyme, n’en est pas moins terriblement oppressif. Une fois de plus, nous avons eu raison de dire que l’Europe de Bruxelles est une prison pour ses peuples.
Si beaucoup de nos compatriotes se détournent du débat public, qui conditionne pourtant leur avenir et celui de leurs enfants, c’est parce que l’offre politique, comme disent les “politologues”, est des plus réduites : du Figaro à Libération et de Krivine à Madelin, commentaires et discours sont les mêmes, à quelques nuances ou silences près.
Nous n’avons pas de complexe à avoir vis-à-vis de ces gens-là. Nous n’avons jamais trompé nos compatriotes pour garder nos gamelles au chaud. Nous avons toujours préféré l’inconfort de la vérité aux prébendes du mensonge. Nous, nous avons toujours été du côté de la Vérité et de la Liberté.
Nous étions aux côtés des peuples martyrs du communisme, à l’époque où de Giscard à Mitterrand, la visite du mausolée de Lénine était le nec plus ultra des visites des dirigeants européens aux gérontes sanglants du Kremlin.
Nous étions avec les peuples d’Indochine agressés par un marxisme à prétention puritaine qui causa le naufrage de cette civilisation en trente ans de guerre avant d’établir, ici, le génocide et le lao-gaï, là, misère et corruption la plus honteuse.
Nous étions auprès de nos compatriotes d’Algérie, européens ou non, qui refusaient la dictature FLN, derrière laquelle se profilait déjà le fanatisme islamique, les égorgeurs d’hier fournissant les égorgés de demain.
Nous étions et nous restons les militants de l’indépendance et de la souveraineté françaises : nous n’avons jamais cherché des modèles ni trouvé des guides à Moscou ou à Pékin, à Bruxelles ou à Washington. Des alliances pouvaient être nécessaires pour endiguer la menace rouge : elles ne nous ont jamais aveuglés. L’allié n’est pas forcément l’ami.
Nous refusons tout “gendarme du monde” : pas plus, hier, les chars à Budapest ou à Prague qu’aujourd’hui, les bombardements et le blocus de populations civiles, irakiennes, serbes ou autres.
Nous n’avons qu’une vocation : servir la France pour rester Français.
Nous n’avons qu’une politique : la grandeur du Pays.
Nous n’avons qu’un idéal : le salut de la Patrie.
L’enjeu des années qui viennent est clair : ou la continuité des politiques socialo-libérales, ou le choix de l’alternative, c’est-à-dire la voie nationale.
La voie nationale est désormais la seule possible.
Elle est authentiquement française. Elle ne tire pas ses “solutions” des utopies socialiste ou libre-échangiste; elle ne croit ni aux rêveries mondialistes, ni à “l’âge d’or” promis par les cosmopolites. Elle tire du courage et des vertus du seul peuple français les promesses de son relèvement.
Elle fait sans complaisance la vérité sur nos difficultés : la perte de l’indépendance et de la souveraineté, le chômage et la baisse des salaires et des revenus, l’excès des charges et des impôts, l’immigration galopante, la dénatalité et la ruine des familles, la disparition de la paix civile.
Elle prévoit des mesures dont la mise en œuvre est possible, pour peu qu’on fasse preuve de volonté, sans démagogie ni remise en cause des protections légitimes auxquelles chacun peut aspirer. La voie nationale rétablit la France dans sa grandeur et les Français dans leurs droits.
Elle unit la liberté et la sécurité au sein du cadre national qui, l’expérience récente comme les enseignements de l’Histoire le prouvent, est aussi indispensable à la vie que le bordage d’un bateau : le rempart contre les flots menaçants et la coque qui renferme les espoirs des passagers.
Il faut libérer notre identité et notre avenir nationaux des menaces mortelles que l’on fait peser sur eux.
Les Français ont une civilisation millénaire exceptionnelle. Ils doivent en garder les bienfaits. C’est pourquoi la nationalité française doit être acquise, pour l’essentiel, par le biais de la filiation. La naturalisation sera admise si l’étranger qui la sollicite en est digne. La France ne peut accueillir toute la misère du monde. Elle mettra donc en place, avec le concours des États concernés, le retour des immigrés dans leur pays d’origine, dans des conditions de dignité et de respect des personnes. La vie humaine innocente, de son origine à son terme naturel, sera protégée et la famille mise à l’honneur.
Il faut libérer la France du carcan européen.
La Nation est, pour tous les Français, le cadre naturel de leurs libertés et de leur souveraineté. Toutes les atteintes portées à ces dernières seront remises en cause : Convention de Schengen, traités de Maastricht et d’Amsterdam, “Nouvel Ordre Mondial”. Si elle n’obtient pas la protection de ses intérêts, la France sortira de cette Europe-là. Contre les prétentions de l’Organisation mondiale du commerce (O.M.C.), les intérêts des salariés français et de leurs entreprises seront défendus. Le monde reste dangereux : nos armées, mieux équipées, mieux préparées aux nouvelles menaces, se verront affecter chaque année 5% du produit national. Présente dans le monde entier autant par sa culture et par son industrie que par ses armes, la France fera d’abord valoir ses intérêts comme elle défendra la cause des nations.
Il faut libérer les Français de la peur et restaurer la paix civile.
Les Français doivent pouvoir vivre dans la tranquillité. C’est pour cela que les délinquants doivent être justement condamnés au terme de leur procès et purger la totalité de leur peine. La peine de mort, rétablie pour les crimes les plus odieux, dissuadera les criminels endurcis. La dignité de la Justice est à l’image d’un grand peuple : son budget sera doublé. Policiers, magistrats, gendarmes, gardiens de prison verront leurs fonctions défendues contre la diffamation et la subversion ; leurs moyens matériels comme leurs rémunérations seront fortement revalorisés.
Il faut libérer les énergies créatrices et les métiers pour vaincre le chômage et la pauvreté.
Pour que la France retrouve sa prospérité, il faut que les Français conservent ou retrouvent du travail. Les Français doivent, tout d’abord, être prioritaires dans les emplois disponibles en France. De même, les dispositifs sociaux doivent leur être accordés de façon prioritaire. Il est nécessaire, ensuite, de rétablir une protection raisonnable de notre économie par la taxation des importations nuisibles à son dynamisme. Il faut, enfin, diminuer les impôts et les charges en les ramenant immédiatement à la moyenne des pays de l’OCDE (38% du Produit national) et progressivement en deçà, notamment en supprimant l’impôt sur le revenu.
Il faut libérer le Peuple français des prétentions totalitaires de l’Établissement politico-médiatique.
Dans Français, il y a franc, c’est-à-dire libre ; aussi, les Français doivent-ils reconquérir leurs libertés fondamentales sur les officines de toute nature et les prébendiers de toute origine qui prétendent les réduire en servitude. Le référendum sera élargi aux questions de société et le référendum d’initiative populaire instauré. Le scrutin proportionnel permet à chacun d’être représenté, il sera adopté. Une lutte impitoyable sera menée contre la corruption et les corrompus sévèrement châtiés. Les élus coupables seront inéligibles. Le cumul des mandats sera très strictement limité. Les droits du Parlement seront étendus. Enfin, le pays sera embelli et notre patrimoine, naturel et culturel, protégé et mis en valeur.
Pour que triomphe la vérité qui rend libre, il n’y a que la voie nationale. Rejoignez-nous, pour gagner la bataille de la libération de la France !
Demain, ensemble, la nef France, toutes voiles neuves dehors, nous fera entrer, Français, dans un avenir de renaissance et de grandeur.
Jean-Marie Le Pen.
Islam
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l´islam
Religion
Religions abrahamiques :
Judaïsme - Christianisme - Islam
Les Piliers de l´islam
La déclaration de foi
La prière - L´aumône
Le jeûne
Pèlerinage à La Mecque
Histoire de l´islam
Mahomet - Abou Bakr - Ali
Aïcha - Fatima Zahra
Prophètes de l´islam
Calife - Imam
Branches de l´islam
Dar-al-Islam
Chiisme - Sunnisme - Kharidjisme
Kalâm - Soufisme - Wahhabisme
Villes saintes de l´islam
La Mecque - Médine
Jérusalem
Nadjaf - Kerbala
Constructions religieuses
Mosquée - Minaret
Mihrab - Qibla
Architecture islamique
Événements et fêtes
Hijri - Hégire
Aïd el-Fitr - Aïd el-Kebir
Achoura - Arbaïn
Religieux
Muezzin - Imam - Mollah
Ayatollah - Mufti
Textes et lois
Vocabulaire de l´islam
droit musulman - école Madhhabs
Hisba
Coran - Hadith - Sourate
Charia - Sunna
Fiqh - Fatwa
Dérivation
Islamisme
L´islam est une religion monothéiste, chronologiquement le troisième grand courant monothéiste de la famille des religions abrahamiques. Apparu en Arabie au VIIe siècle, il se distingue du courant judaïque et du courant chrétien desquels il hérite de nombreux éléments.
L´islam a un livre sacré, le Coran, dont le dogme assure qu´il a recueilli les révélations de Dieu au prophète Mahomet par l´intermédiaire de l´ange Gabriel.
Sommaire
[masquer]
* 1 Notions principales
o 1.1 Étymologie
o 1.2 Quelques définitions
o 1.3 Variantes théologiques
o 1.4 Sources de législation sunnite
o 1.5 Lieux saints
o 1.6 Devoirs des musulmans sunnites
+ 1.6.1 La Profession de foi
* 2 Clergé
* 3 Diffusion
o 3.1 Situation de l´islam contemporain
* 4 Islam et autres religions monothéistes
* 5 Voir aussi
o 5.1 Bibliographie
o 5.2 Articles génériques
o 5.3 Articles spécifiques
o 5.4 Liens externes
Notions principales
Étymologie
Le mot islam est la translittération du mot arabe
الإسلام,
transcrit ´islām Pour écouter, cliquer sur le lien "écouter" écouter Fiche, qui possède un équivalent en syriaque comme en hébreu mais pas en français. Il possède, comme de nombreux termes de cette religion, deux significations : une signification générale propre à la langue arabe, et une signification religieuse plus spécifique.
En arabe, islam signifie « soumission » volontaire, sous entendu « à Dieu », ou, dans certains cas, « paix ».
D´un point de vue étymologique, le mot est dérivé d´une racine de trois consonnes, caractéristique des langues sémitiques, s.l.m, désignant le fait de se soumettre d´une manière volontaire ou la paix, qui donne un autre dérivé, مُسْلِم muslim, qui a donné « musulman » en français et qui signifie « soumis », mais aussi « salam », analogue du « shalom » hébreu. مُسْلِم muslim est en langue arabe Ism Fa´il (اسم فاعل) (nom de l´agisseur) c´est à dire celui qui fait l´action , en opposition à Ism maf´oul (اسم مفعول) celui qui subit l´action.
On retrouve le terme muslim dans de nombreux versets évoquant la soumission comme par exemple la fin du verset 136 de la sourate 2 en arabe : « Wa Naĥnu Lahu Muslimūna » qui signifie « Et à Lui nous nous soumettons »
Pour la religion et donc selon les musulmans, islam désigne la soumission à ce que le Créateur des Mondes, Allah (Dieu), qui serait une contraction de l´arabe al-ilāh, « le Dieu » (cf. Allah) aurait ordonné et dont la parole aurait été transmise par les prophètes messagers, en arabe, nabī rasūl, qu´on glose par « à qui il est révélé d´appeler le peuple à suivre des lois qui lui ont été révélées et qui sont spécifiques au messager », et les prophètes non messagers, en arabe nabī, glosé par « à qui il est révélé d´appeler le peuple à suivre la loi du messager qui l´aura précédé ».
C´est, en sorte, l´acceptation par le cœur, les actes et la parole de tout ce qui a été révélé et transmis, même si la personne n´applique pas toutes les obligations de l´islam.
Ainsi, l´islam distingue :
* la croyance : ce que le cœur accepte et ce dont il se satisfait ;
* et la foi : le degré d´attachement aux croyances et aux actes spécifiques dictés par la religion.
Mosquée
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Mosquée
Quelques définitions
* « islam » avec une minuscule désigne la religion révélée à Mahomet en 622 ;
* « Islam » avec une majuscule désigne l´ensemble des peuples musulmans, la civilisation islamique ;
* « Musulman » désigne ce qui est relatif à la religion : les personnes professant l´islam et ce qui est relatif à ses lois et rites ;
* « islamique » renvoie à l´islam en tant que religion et en tant que civilisation ;
* « islamisme », « islamiste » s´employaient autrefois pour islam ou musulman. Ces exonymes sont utilisés aujourd´hui (en premier lieu par les mass medias), pour désigner un islam politique.
Variantes théologiques
La relation directe de l´homme à Dieu par le Coran et la liberté religieuse va amener une multiplication des tendances religieuses. L´absence de clergé permet l´existence de différentes normes juridiques, et différentes écoles religieuses. À la mort du prophète, des différences religieuses importantes et la conquête arabe fulgurante provoquent des rivalités politiques. Beaucoup de questions sur la liberté de l´homme, le péché, la foi, etc. conduisent à la constitution de théologies musulmanes qui essayent de donner des réponses aux questions et aux problèmes non détaillés par les textes divins, et de faire face aux défis de la vie humaine.
Les croyants se partagent en trois branches :
* le sunnisme de Sunna, « la tradition ». Les gens de Ahlou s-Sounnah wa l-Jama^ah, ce sont les ´Ach^arites et les Matouridites
Le sunnisme se divise lui-même en différentes écoles juridiques. Il y en a aujourd´hui quatre, mais il y en a eu d´autres dans le passé. Ces écoles s´acceptent les unes les autres, organisant ainsi un relatif pluralisme en matière de normes juriques mais ont une foi commune. Ce sont, dans l´ordre de leur apparition :
*
o le hanafisme ( de Abû Hanifâ, 700-767) ;
o le malékisme (de Malîk Ibn Anas qui vécu entre 712 et 796) ;
o le shafi´isme, ou shaféisme, ou Chaafisme, (de Al-Shafi´i 768-820) ;
o le hanbalisme (de Ibn Hanbal, 781-856) ;
On dit Ahlou s-Sounnah par opposition aux différents groupes égarés se réclamant de l´islam. Bien que le nombre de tous les groupes égarés soit grand, soixante-douze groupes, ils restent à eux tous une minorité par rapport à Ahlou s-Sounnah.
* le chiisme, lui même divisé en différentes branches, dont les trois principales sont :
o le chiisme duodécimain (90 % des chiites) que l´on peut séparer en deux grands groupes, les "orthodoxes", tels les usuli (clergé d´ayatollah, la plus répandue), akhbari, shayki, et les "hétérodoxes" extrémistes, tels les alaouites ou "Nusayri" de Syrie, les alévis de Turquie, les Ahl-e Haqq d´Iran et Irak, les Shabak, Kakai, Kirklar etc.;
o le chiisme septimain (ou ismaélien) ;
o le zaydisme du Yemen ;
* les druzes de Syrie / Israël / Liban ;
* le kharidjisme (beaucoup moins répandu que le sunnisme et le chiisme) ;
Les sunnites ou Les gens de Ahlou s-Sounnah wa l-Jama^ah représentent environs 90 % des musulmans, les chiites environs 10 %. Le kharidjisme moins de 1 %.
On peut aussi citer pour mémoire un quatrième courant, qui s´est éteint au moyen-age, le motazilisme. Cette école interprétative rationaliste, en conflit avec le sunnisme naissant, est apparu à la fin du califat Omeyyade, au milieu du VIIIe siècle, et a été éradiqué au XIe siècle par le sunnisme, en particulier par les acharites (disciples de al-Ach´ari 873-935). Cette école, dont des textes ont été redécouverts au XIXe siècle, connaît une petite résurgence depuis cette date chez certains intellectuels, mais sans base populaire notable.
nota : Le wahhabisme, une version particulièrement rigoriste s´appuie sur l´école hanbalite et se revendique comme orthodoxie, concept qui n´existe pas en islam du fait des diverses écoles interprétatives citées ci-dessus, comme du fait qu´aucun magistère n´est institué pour le faire respecter. À ce titre, le wahhabisme et son proche cousin, le salafisme considèrent que les autres écoles sunites doivent à terme s´unifier en se ralliant à leur interprétation. Il s´agit là d´une rupture avec la tradition pluraliste des interprétations du sunnisme, qui entraîne parfois des conflits avec ces écoles.
Enfin, l´islam est traversé de nombreux courants de spiritualité mystique, comme le soufisme ou tassawuf. Au départ, ces confréries sont d´origine chiites mais le principe s´en répand dans le sunnisme.
Une théologie populaire s´est aussi développée dans le maraboutisme, lequel pratique le culte des saints.
Sources de législation sunnite
* Les musulmans affirment que le Coran a été révélé par Dieu (appelé Allāh en arabe) à son prophète Mahomet (Muhammad), qu´il est donc la première source de législation dans l´islam et que Dieu le préserve contre toute modification ou altération.
* La sunna (qui est l´ensemble des dires et faits du prophète) est la seconde source de législation dans le sunnisme. La sunna a été rassemblée et classée par les savants sunnites dans plusieurs œuvres comme sahih al boukhari (صحيح
البخاري)
, sahih mouslim (صحيح مسلم) etc. ;
* La troisième source de législation dans le sunnisme est l´unanimité des musulmans Al Ijmaa
الإجماع.
Cela en se référant à une citation de Mahomet qui dit que les musulmans ne font pas l´unanimité sur quelque chose de faux.
* La quatrième source est l´analogie ─ al-qiyâs
(القياس)(litté
ralement « la mesure ») ─, qui permet de tirer le jugement d´une chose pour laquelle il n´y a pas de législation à partir du jugement d´une chose analogue.
Il est à noter que certaines de ces sources de législation ont été mises en œuvre après la mort de Mahomet et sont considérées comme illicites (haram) par d´autres groupes de l´Islam organisés en Madhhab ou rite. Article détaillé : Droit musulman
Lieux saints
Dôme du Rocher à Jérusalem
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Dôme du Rocher à Jérusalem
Les principaux lieux saints de l´islam sont :
* La Ka´ba (« le Cube ») de La Mecque (Makkah) en Arabie saoudite. Selon la tradition, il est le premier lieu de culte, bâti par Adam (Adam) sur Terre, puis reconstruit par Ibrahim (Abraham). Jusqu´à l´avènement de l´islam, il était dédié au dieu arabe Houbal, qui était vénéré par des rites de circonvolution autour de la pierre noire. Tout musulman se doit d´y faire un pèlerinage au moins une fois dans sa vie s´il en a la capacité physique et financière ;
* Médine (Almadinah), ville où émigra Mahomet après s´être enfui de La Mecque, est la deuxième ville sainte de l´islam ;
* Jérusalem (al-Qods), est la troisième ville sainte. C´est l´endroit vers lequel le prophète Mahomet aurait effectué le voyage nocturne et l´ascension.
Le pèlerinage sunnite n´est admis que vers ces trois villes.
* Pour les Chiites (Chi´ites), Kerbala en Irak est la troisième ville sainte derrère La Mecque et Najaf. Ce fut le lieu du martyre d´Hussein (petit fils du prophète Mahomet et fils de Ali, troisième Imâm, ainsi que ses compagnons, venus à Kerbala pour défendre l´imamât c´est-à-dire la succession par l´imam Ali gendre du prophète et Hussein son fils (Hassan, son frère ainé ayant été tué). Ce martyre est le mythe fondateur du Chiisme. Tous les ans a lieu la commémoration de ce massacre, à Kerbala ;
* Nadjaf, toujours en Irak, est la seconde des Villes saintes de l´Islam pour les chiites.
Mes chers compatriotes,
Chacun le ressent de plus en plus consciemment, bien au-delà des Françaises et des Français qui se reconnaissent dans le Front National : nous vivons sous un joug totalitaire à masque démocratique.
Quand une orchestration médiatique mondiale, proprement délirante, s’en prend à un pays européen parce que son gouvernement, issu d’élections régulières, inclut un parti national qui a obtenu près de 30% des suffrages, nous sommes en présence d’un processus totalitaire.
Quand chez nous, en France, des salariés sont licenciés, mis au placard ou exclus de toute promotion parce qu’ils sont adhérents de notre Mouvement, quand un évêque refuse le baptême à un catéchumène parce qu’il est sympathisant de la cause nationale, quand un chef d’entreprise se voit refuser tout concours bancaire parce qu’il est élu du Front National, nous sommes en présence d’un processus totalitaire.
Il faut y ajouter le boycott médiatique, les refus de salles de réunion, le “harcèlement démocratique” lors des élections, la justice à deux vitesses pour les patriotes, la déchéance des mandats électifs prononcée par décret gouvernemental, la diabolisation permanente, les déclarations de “guerre à mort” de lobbies sectaires, le montage de Carpentras et la diffamation d’État où s’est complu un président de la République.
Oui, la France et l’Europe de ce début de troisième millénaire, triste “rite de passage”, sont prises dans l’étau d’une forme de totalitarisme qui, pour être mou et souvent anonyme, n’en est pas moins terriblement oppressif. Une fois de plus, nous avons eu raison de dire que l’Europe de Bruxelles est une prison pour ses peuples.
Si beaucoup de nos compatriotes se détournent du débat public, qui conditionne pourtant leur avenir et celui de leurs enfants, c’est parce que l’offre politique, comme disent les “politologues”, est des plus réduites : du Figaro à Libération et de Krivine à Madelin, commentaires et discours sont les mêmes, à quelques nuances ou silences près.
Nous n’avons pas de complexe à avoir vis-à-vis de ces gens-là. Nous n’avons jamais trompé nos compatriotes pour garder nos gamelles au chaud. Nous avons toujours préféré l’inconfort de la vérité aux prébendes du mensonge. Nous, nous avons toujours été du côté de la Vérité et de la Liberté.
Nous étions aux côtés des peuples martyrs du communisme, à l’époque où de Giscard à Mitterrand, la visite du mausolée de Lénine était le nec plus ultra des visites des dirigeants européens aux gérontes sanglants du Kremlin.
Nous étions avec les peuples d’Indochine agressés par un marxisme à prétention puritaine qui causa le naufrage de cette civilisation en trente ans de guerre avant d’établir, ici, le génocide et le lao-gaï, là, misère et corruption la plus honteuse.
Nous étions auprès de nos compatriotes d’Algérie, européens ou non, qui refusaient la dictature FLN, derrière laquelle se profilait déjà le fanatisme islamique, les égorgeurs d’hier fournissant les égorgés de demain.
Nous étions et nous restons les militants de l’indépendance et de la souveraineté françaises : nous n’avons jamais cherché des modèles ni trouvé des guides à Moscou ou à Pékin, à Bruxelles ou à Washington. Des alliances pouvaient être nécessaires pour endiguer la menace rouge : elles ne nous ont jamais aveuglés. L’allié n’est pas forcément l’ami.
Nous refusons tout “gendarme du monde” : pas plus, hier, les chars à Budapest ou à Prague qu’aujourd’hui, les bombardements et le blocus de populations civiles, irakiennes, serbes ou autres.
Nous n’avons qu’une vocation : servir la France pour rester Français.
Nous n’avons qu’une politique : la grandeur du Pays.
Nous n’avons qu’un idéal : le salut de la Patrie.
L’enjeu des années qui viennent est clair : ou la continuité des politiques socialo-libérales, ou le choix de l’alternative, c’est-à-dire la voie nationale.
La voie nationale est désormais la seule possible.
Elle est authentiquement française. Elle ne tire pas ses “solutions” des utopies socialiste ou libre-échangiste; elle ne croit ni aux rêveries mondialistes, ni à “l’âge d’or” promis par les cosmopolites. Elle tire du courage et des vertus du seul peuple français les promesses de son relèvement.
Elle fait sans complaisance la vérité sur nos difficultés : la perte de l’indépendance et de la souveraineté, le chômage et la baisse des salaires et des revenus, l’excès des charges et des impôts, l’immigration galopante, la dénatalité et la ruine des familles, la disparition de la paix civile.
Elle prévoit des mesures dont la mise en œuvre est possible, pour peu qu’on fasse preuve de volonté, sans démagogie ni remise en cause des protections légitimes auxquelles chacun peut aspirer. La voie nationale rétablit la France dans sa grandeur et les Français dans leurs droits.
Elle unit la liberté et la sécurité au sein du cadre national qui, l’expérience récente comme les enseignements de l’Histoire le prouvent, est aussi indispensable à la vie que le bordage d’un bateau : le rempart contre les flots menaçants et la coque qui renferme les espoirs des passagers.
Il faut libérer notre identité et notre avenir nationaux des menaces mortelles que l’on fait peser sur eux.
Les Français ont une civilisation millénaire exceptionnelle. Ils doivent en garder les bienfaits. C’est pourquoi la nationalité française doit être acquise, pour l’essentiel, par le biais de la filiation. La naturalisation sera admise si l’étranger qui la sollicite en est digne. La France ne peut accueillir toute la misère du monde. Elle mettra donc en place, avec le concours des États concernés, le retour des immigrés dans leur pays d’origine, dans des conditions de dignité et de respect des personnes. La vie humaine innocente, de son origine à son terme naturel, sera protégée et la famille mise à l’honneur.
Il faut libérer la France du carcan européen.
La Nation est, pour tous les Français, le cadre naturel de leurs libertés et de leur souveraineté. Toutes les atteintes portées à ces dernières seront remises en cause : Convention de Schengen, traités de Maastricht et d’Amsterdam, “Nouvel Ordre Mondial”. Si elle n’obtient pas la protection de ses intérêts, la France sortira de cette Europe-là. Contre les prétentions de l’Organisation mondiale du commerce (O.M.C.), les intérêts des salariés français et de leurs entreprises seront défendus. Le monde reste dangereux : nos armées, mieux équipées, mieux préparées aux nouvelles menaces, se verront affecter chaque année 5% du produit national. Présente dans le monde entier autant par sa culture et par son industrie que par ses armes, la France fera d’abord valoir ses intérêts comme elle défendra la cause des nations.
Il faut libérer les Français de la peur et restaurer la paix civile.
Les Français doivent pouvoir vivre dans la tranquillité. C’est pour cela que les délinquants doivent être justement condamnés au terme de leur procès et purger la totalité de leur peine. La peine de mort, rétablie pour les crimes les plus odieux, dissuadera les criminels endurcis. La dignité de la Justice est à l’image d’un grand peuple : son budget sera doublé. Policiers, magistrats, gendarmes, gardiens de prison verront leurs fonctions défendues contre la diffamation et la subversion ; leurs moyens matériels comme leurs rémunérations seront fortement revalorisés.
Il faut libérer les énergies créatrices et les métiers pour vaincre le chômage et la pauvreté.
Pour que la France retrouve sa prospérité, il faut que les Français conservent ou retrouvent du travail. Les Français doivent, tout d’abord, être prioritaires dans les emplois disponibles en France. De même, les dispositifs sociaux doivent leur être accordés de façon prioritaire. Il est nécessaire, ensuite, de rétablir une protection raisonnable de notre économie par la taxation des importations nuisibles à son dynamisme. Il faut, enfin, diminuer les impôts et les charges en les ramenant immédiatement à la moyenne des pays de l’OCDE (38% du Produit national) et progressivement en deçà, notamment en supprimant l’impôt sur le revenu.
Il faut libérer le Peuple français des prétentions totalitaires de l’Établissement politico-médiatique.
Dans Français, il y a franc, c’est-à-dire libre ; aussi, les Français doivent-ils reconquérir leurs libertés fondamentales sur les officines de toute nature et les prébendiers de toute origine qui prétendent les réduire en servitude. Le référendum sera élargi aux questions de société et le référendum d’initiative populaire instauré. Le scrutin proportionnel permet à chacun d’être représenté, il sera adopté. Une lutte impitoyable sera menée contre la corruption et les corrompus sévèrement châtiés. Les élus coupables seront inéligibles. Le cumul des mandats sera très strictement limité. Les droits du Parlement seront étendus. Enfin, le pays sera embelli et notre patrimoine, naturel et culturel, protégé et mis en valeur.
Pour que triomphe la vérité qui rend libre, il n’y a que la voie nationale. Rejoignez-nous, pour gagner la bataille de la libération de la France !
Demain, ensemble, la nef France, toutes voiles neuves dehors, nous fera entrer, Français, dans un avenir de renaissance et de grandeur.
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Religion
Religions abrahamiques :
Judaïsme - Christianisme - Islam
Les Piliers de l´islam
La déclaration de foi
La prière - L´aumône
Le jeûne
Pèlerinage à La Mecque
Histoire de l´islam
Mahomet - Abou Bakr - Ali
Aïcha - Fatima Zahra
Prophètes de l´islam
Calife - Imam
Branches de l´islam
Dar-al-Islam
Chiisme - Sunnisme - Kharidjisme
Kalâm - Soufisme - Wahhabisme
Villes saintes de l´islam
La Mecque - Médine
Jérusalem
Nadjaf - Kerbala
Constructions religieuses
Mosquée - Minaret
Mihrab - Qibla
Architecture islamique
Événements et fêtes
Hijri - Hégire
Aïd el-Fitr - Aïd el-Kebir
Achoura - Arbaïn
Religieux
Muezzin - Imam - Mollah
Ayatollah - Mufti
Textes et lois
Vocabulaire de l´islam
droit musulman - école Madhhabs
Hisba
Coran - Hadith - Sourate
Charia - Sunna
Fiqh - Fatwa
Dérivation
Islamisme
L´islam est une religion monothéiste, chronologiquement le troisième grand courant monothéiste de la famille des religions abrahamiques. Apparu en Arabie au VIIe siècle, il se distingue du courant judaïque et du courant chrétien desquels il hérite de nombreux éléments.
L´islam a un livre sacré, le Coran, dont le dogme assure qu´il a recueilli les révélations de Dieu au prophète Mahomet par l´intermédiaire de l´ange Gabriel.
Sommaire
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* 1 Notions principales
o 1.1 Étymologie
o 1.2 Quelques définitions
o 1.3 Variantes théologiques
o 1.4 Sources de législation sunnite
o 1.5 Lieux saints
o 1.6 Devoirs des musulmans sunnites
+ 1.6.1 La Profession de foi
* 2 Clergé
* 3 Diffusion
o 3.1 Situation de l´islam contemporain
* 4 Islam et autres religions monothéistes
* 5 Voir aussi
o 5.1 Bibliographie
o 5.2 Articles génériques
o 5.3 Articles spécifiques
o 5.4 Liens externes
Notions principales
Étymologie
Le mot islam est la translittération du mot arabe
الإسلام,
transcrit ´islām Pour écouter, cliquer sur le lien "écouter" écouter Fiche, qui possède un équivalent en syriaque comme en hébreu mais pas en français. Il possède, comme de nombreux termes de cette religion, deux significations : une signification générale propre à la langue arabe, et une signification religieuse plus spécifique.
En arabe, islam signifie « soumission » volontaire, sous entendu « à Dieu », ou, dans certains cas, « paix ».
D´un point de vue étymologique, le mot est dérivé d´une racine de trois consonnes, caractéristique des langues sémitiques, s.l.m, désignant le fait de se soumettre d´une manière volontaire ou la paix, qui donne un autre dérivé, مُسْلِم muslim, qui a donné « musulman » en français et qui signifie « soumis », mais aussi « salam », analogue du « shalom » hébreu. مُسْلِم muslim est en langue arabe Ism Fa´il (اسم فاعل) (nom de l´agisseur) c´est à dire celui qui fait l´action , en opposition à Ism maf´oul (اسم مفعول) celui qui subit l´action.
On retrouve le terme muslim dans de nombreux versets évoquant la soumission comme par exemple la fin du verset 136 de la sourate 2 en arabe : « Wa Naĥnu Lahu Muslimūna » qui signifie « Et à Lui nous nous soumettons »
Pour la religion et donc selon les musulmans, islam désigne la soumission à ce que le Créateur des Mondes, Allah (Dieu), qui serait une contraction de l´arabe al-ilāh, « le Dieu » (cf. Allah) aurait ordonné et dont la parole aurait été transmise par les prophètes messagers, en arabe, nabī rasūl, qu´on glose par « à qui il est révélé d´appeler le peuple à suivre des lois qui lui ont été révélées et qui sont spécifiques au messager », et les prophètes non messagers, en arabe nabī, glosé par « à qui il est révélé d´appeler le peuple à suivre la loi du messager qui l´aura précédé ».
C´est, en sorte, l´acceptation par le cœur, les actes et la parole de tout ce qui a été révélé et transmis, même si la personne n´applique pas toutes les obligations de l´islam.
Ainsi, l´islam distingue :
* la croyance : ce que le cœur accepte et ce dont il se satisfait ;
* et la foi : le degré d´attachement aux croyances et aux actes spécifiques dictés par la religion.
Mosquée
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Mosquée
Quelques définitions
* « islam » avec une minuscule désigne la religion révélée à Mahomet en 622 ;
* « Islam » avec une majuscule désigne l´ensemble des peuples musulmans, la civilisation islamique ;
* « Musulman » désigne ce qui est relatif à la religion : les personnes professant l´islam et ce qui est relatif à ses lois et rites ;
* « islamique » renvoie à l´islam en tant que religion et en tant que civilisation ;
* « islamisme », « islamiste » s´employaient autrefois pour islam ou musulman. Ces exonymes sont utilisés aujourd´hui (en premier lieu par les mass medias), pour désigner un islam politique.
Variantes théologiques
La relation directe de l´homme à Dieu par le Coran et la liberté religieuse va amener une multiplication des tendances religieuses. L´absence de clergé permet l´existence de différentes normes juridiques, et différentes écoles religieuses. À la mort du prophète, des différences religieuses importantes et la conquête arabe fulgurante provoquent des rivalités politiques. Beaucoup de questions sur la liberté de l´homme, le péché, la foi, etc. conduisent à la constitution de théologies musulmanes qui essayent de donner des réponses aux questions et aux problèmes non détaillés par les textes divins, et de faire face aux défis de la vie humaine.
Les croyants se partagent en trois branches :
* le sunnisme de Sunna, « la tradition ». Les gens de Ahlou s-Sounnah wa l-Jama^ah, ce sont les ´Ach^arites et les Matouridites
Le sunnisme se divise lui-même en différentes écoles juridiques. Il y en a aujourd´hui quatre, mais il y en a eu d´autres dans le passé. Ces écoles s´acceptent les unes les autres, organisant ainsi un relatif pluralisme en matière de normes juriques mais ont une foi commune. Ce sont, dans l´ordre de leur apparition :
*
o le hanafisme ( de Abû Hanifâ, 700-767) ;
o le malékisme (de Malîk Ibn Anas qui vécu entre 712 et 796) ;
o le shafi´isme, ou shaféisme, ou Chaafisme, (de Al-Shafi´i 768-820) ;
o le hanbalisme (de Ibn Hanbal, 781-856) ;
On dit Ahlou s-Sounnah par opposition aux différents groupes égarés se réclamant de l´islam. Bien que le nombre de tous les groupes égarés soit grand, soixante-douze groupes, ils restent à eux tous une minorité par rapport à Ahlou s-Sounnah.
* le chiisme, lui même divisé en différentes branches, dont les trois principales sont :
o le chiisme duodécimain (90 % des chiites) que l´on peut séparer en deux grands groupes, les "orthodoxes", tels les usuli (clergé d´ayatollah, la plus répandue), akhbari, shayki, et les "hétérodoxes" extrémistes, tels les alaouites ou "Nusayri" de Syrie, les alévis de Turquie, les Ahl-e Haqq d´Iran et Irak, les Shabak, Kakai, Kirklar etc.;
o le chiisme septimain (ou ismaélien) ;
o le zaydisme du Yemen ;
* les druzes de Syrie / Israël / Liban ;
* le kharidjisme (beaucoup moins répandu que le sunnisme et le chiisme) ;
Les sunnites ou Les gens de Ahlou s-Sounnah wa l-Jama^ah représentent environs 90 % des musulmans, les chiites environs 10 %. Le kharidjisme moins de 1 %.
On peut aussi citer pour mémoire un quatrième courant, qui s´est éteint au moyen-age, le motazilisme. Cette école interprétative rationaliste, en conflit avec le sunnisme naissant, est apparu à la fin du califat Omeyyade, au milieu du VIIIe siècle, et a été éradiqué au XIe siècle par le sunnisme, en particulier par les acharites (disciples de al-Ach´ari 873-935). Cette école, dont des textes ont été redécouverts au XIXe siècle, connaît une petite résurgence depuis cette date chez certains intellectuels, mais sans base populaire notable.
nota : Le wahhabisme, une version particulièrement rigoriste s´appuie sur l´école hanbalite et se revendique comme orthodoxie, concept qui n´existe pas en islam du fait des diverses écoles interprétatives citées ci-dessus, comme du fait qu´aucun magistère n´est institué pour le faire respecter. À ce titre, le wahhabisme et son proche cousin, le salafisme considèrent que les autres écoles sunites doivent à terme s´unifier en se ralliant à leur interprétation. Il s´agit là d´une rupture avec la tradition pluraliste des interprétations du sunnisme, qui entraîne parfois des conflits avec ces écoles.
Enfin, l´islam est traversé de nombreux courants de spiritualité mystique, comme le soufisme ou tassawuf. Au départ, ces confréries sont d´origine chiites mais le principe s´en répand dans le sunnisme.
Une théologie populaire s´est aussi développée dans le maraboutisme, lequel pratique le culte des saints.
Sources de législation sunnite
* Les musulmans affirment que le Coran a été révélé par Dieu (appelé Allāh en arabe) à son prophète Mahomet (Muhammad), qu´il est donc la première source de législation dans l´islam et que Dieu le préserve contre toute modification ou altération.
* La sunna (qui est l´ensemble des dires et faits du prophète) est la seconde source de législation dans le sunnisme. La sunna a été rassemblée et classée par les savants sunnites dans plusieurs œuvres comme sahih al boukhari (صحيح
البخاري)
, sahih mouslim (صحيح مسلم) etc. ;
* La troisième source de législation dans le sunnisme est l´unanimité des musulmans Al Ijmaa
الإجماع.
Cela en se référant à une citation de Mahomet qui dit que les musulmans ne font pas l´unanimité sur quelque chose de faux.
* La quatrième source est l´analogie ─ al-qiyâs
(القياس)(litté
ralement « la mesure ») ─, qui permet de tirer le jugement d´une chose pour laquelle il n´y a pas de législation à partir du jugement d´une chose analogue.
Il est à noter que certaines de ces sources de législation ont été mises en œuvre après la mort de Mahomet et sont considérées comme illicites (haram) par d´autres groupes de l´Islam organisés en Madhhab ou rite. Article détaillé : Droit musulman
Lieux saints
Dôme du Rocher à Jérusalem
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Dôme du Rocher à Jérusalem
Les principaux lieux saints de l´islam sont :
* La Ka´ba (« le Cube ») de La Mecque (Makkah) en Arabie saoudite. Selon la tradition, il est le premier lieu de culte, bâti par Adam (Adam) sur Terre, puis reconstruit par Ibrahim (Abraham). Jusqu´à l´avènement de l´islam, il était dédié au dieu arabe Houbal, qui était vénéré par des rites de circonvolution autour de la pierre noire. Tout musulman se doit d´y faire un pèlerinage au moins une fois dans sa vie s´il en a la capacité physique et financière ;
* Médine (Almadinah), ville où émigra Mahomet après s´être enfui de La Mecque, est la deuxième ville sainte de l´islam ;
* Jérusalem (al-Qods), est la troisième ville sainte. C´est l´endroit vers lequel le prophète Mahomet aurait effectué le voyage nocturne et l´ascension.
Le pèlerinage sunnite n´est admis que vers ces trois villes.
* Pour les Chiites (Chi´ites), Kerbala en Irak est la troisième ville sainte derrère La Mecque et Najaf. Ce fut le lieu du martyre d´Hussein (petit fils du prophète Mahomet et fils de Ali, troisième Imâm, ainsi que ses compagnons, venus à Kerbala pour défendre l´imamât c´est-à-dire la succession par l´imam Ali gendre du prophète et Hussein son fils (Hassan, son frère ainé ayant été tué). Ce martyre est le mythe fondateur du Chiisme. Tous les ans a lieu la commémoration de ce massacre, à Kerbala ;
* Nadjaf, toujours en Irak, est la seconde des Villes saintes de l´Islam pour les chiites.
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