Vraiment satisfait de la découverte du dernier album d'UV sorti en cette fin d'année. Je trouve qu'ils élèvent encore le niveau, après un grand bond réalisé entre Objectif : Thunes et Panzer Surprise !
Cette dernière galette est sur la même lancée que la précédente, mais on constate rapidement qu'ils affinent le résultat. L'ensemble est plus resserré, condensé en l'absence de courts titres faisant office de transition ou d'humour de répétition thématique (la précédente bouillie des cochons). Ils se dispersent moins et cet effort paie. On sent qu'ils exploitent à fond les filons qu'ils empruntent, la durée des chansons s'allongeant ostensiblement.
Et quels filons ! A chaque fois on se dit qu'ils ne pourront pas faire plus débile ou perché, mais ils réussissent encore à dépasser les attentes. Ils façonnent avec moult détails leurs blagues personnelles, comme dans Dead Robot Zombie Cop From Outer Space 2, ou Tikawahukwa. Je ne peux m'empêcher de me marrer à chaque fois que je lance le coq qui me fume tellement c'est bien trouvé. Et c'est ça qu'on aime chez UV, plonger dans leurs délires à travers leurs sons. Partager la drôlerie naturelle des types qu'ils ne forcent jamais. En témoignent leurs interviews suscitant l'envie de faire partie de leur bande de potes, dans laquelle le rire précède la musique, sans toutefois jamais l'éclipser.
Les compositions ne sont pas en reste. J'ai été moins impressionné par la technique et la diversité de ce qu'ils pondent ici par rapport au précédent album Looney Tunes, mais la qualité de leurs inspirations dépasse tout cela. Peu de pistes qui laissent complètement insensibles ou font émerger le qualificatif de plantage total. Les titres promotion ego trip et scatophiles régressifs sont du déjà vus, mais le groupe a généralement assez d'habileté et de verve pour en faire des objets musicaux relativement attrayants.
Une très bonne nouvelle impulsion des nantais à saluer après leur faux pas politique lors de leur participation à l'opération de propagande médiatique de notre Jupiter national. Il n'y a plus qu'à s'armer de patience avant leur prochain accouchement musical, les bougres n'étant pas réputé pour leur stakhanovisme.