Retour du concert de Ovo, Nadja et Thrones au Noumatrouff (Mulhouse) hier soir. Drone-doom-sludge-post machin. On va dire qu'il a sa place ici.
Ovo c'est pas top. Un gars, une fille, une batterie (minimale), une guitare. Affublés de masques assez ridicules, ils ont essayé de nous faire passer pour rituel un truc assez chiantos, entre sludge plat et mauvais Swans. Une certaine énergie certes, mais ça sentait un peu le wannabe (intéressant de frotter un archet sur ses dreads mademoiselle, encore faudrait-il en faire quelque chose d'intéressant).
Nadja aura été sans conteste le meilleur moment de la soirée. Encore un couple, guitare/basse (et boîte à rythmes), autour de leur table remplie de pédales. A l'inverse d'Ovo qui balance une purée pas convaincue pas convaincante à un volume évidemment excessif, la musique de Nadja est tout en tranquillité. Ils prennent le temps de poser leurs ambiances, histoire que tout soit bouclé comme il faut, que tous les effets soient là. Un concert extrêmement apaisant. Mais quelle force ! Le son de Nadja est hyper massif, écrasant, synthétique, d'une densité incroyable, malgré un volume tout à fait raisonnable. Et après les deux guignols d'Ovo, leur look de péquenots mormons fait plaisir à voir (mention spéciale à Leah Buckareff et sa chemise à carreaux). Un set malgré tout bien trop court (40 min à tout casser).
C'est enfin la tête d'affiche, Thrones, c'est à dire Joe Preston tout seul, sa basse et son vocoder. Du gros sludge qui tache, avec une voix bien couillue, alterné avec des titres plus expérimentaux qui consisteront la plupart du temps en générations de vibrations, figurations de mouvements telluriques. Du fait de ces deux aspect musicaux, sa prestation sera heureusement assez variée, ce qui sauve un matériau musical peut-être un peu trop sec.
Tout cela aura été malheureusement trop court (impératif de deux heures pour les trois concerts, ai-je cru comprendre).
Je reviens également avec trois cds et un LP 