Bof, je me suis rarement autant fait chier en écoutant un album de death que sur "Evangelion" : ça blast, ça blast mais aucun riff particulièrement bon à retenir, pas de break hallucinant, même d'un point de vue technique ce n'est pas aussi énorme que Nile... D'ailleurs j'ai écouté "Evangelion" juste après "Those Whom The Gods Detest" et la comparaison fait mal : d'un côté on a un album brutal mais rempli de bonnes idées, de riffs accrocheurs, d'ambiances intéressantes et avec un batteur qui va vite, qui bourrine mais qui a tout de même un certains sens du groove (l'album de Nile donc) et de l'autre un album bas de plafond, ou le batteur joue à fond et la ballon et blast comme un con mais dans le vent (comprenez par là que c'est juste totalement ennuyeux), les ambiances présentes sur "The Apostasy" ont quasiment disparues mis à part sur 2-3 morceaux (oui y'a quand même de bons morceaux : Lucifer, Shemamforash et Daimonos, le reste est anecdotique)... bref une énorme déception pour moi... Mais attendez... Il y a quand un bon riff au début de "The Seed ov I" ! Dommage qu'il ai été directement pompé chez Morbid Angel (oui j'avais aussi reçu "Heretic" le même jour
). Bon bref il daube.
Par contre le dernier Immolation est bien une bombe ! 
Et étrangement je trouve que l'album deviens vraiment excellent à partir du milieu (bien que les premiers morceaux soient tout de même très bons... Mais c'est bien connu : Immolation c'est sympa quand ça vite, mais ça devient juste énorme lorsqu'ils lèvent le pied et jouent en mid-tempo). Je pense même que "A Glorious Epoch" et "The Rapture Of Ghosts" figurent parmi les meilleurs morceaux du groupe (et puis bien évidemment le dernier morceau "The Comfort Of Cowards"... De toute façon, cela aussi le fan d'Immolation le sait : le dernier morceau d'un album d'Immolation fait toujours partie des meilleurs et ce depuis Here in After et le colossal "Christ's Cage").
Un album pas spécialement original donc : Immolation fait du Immolation... Mais putain qu'est-ce qu'il le fait bien ! Le groupe prouve une fois de plus qu'il est l'un des (si ce n'est LE) patrons incontesté du death américain.