J'ai réussi à retrouver l'analyse de Klavier et une petite partie de heirate mich ( que j'avais copié sur blocnote ).
Klavier :
L'histoire de cette chanson me touche énormément, autant que sa musicalité. Cette chanson nous parle d'un jeune homme tombé amoureux d'une femme, mais qui dans les tourments de sa passion a ôté la vie de celle qu'il aimait.
Certaines interprétations divergent quant aux raisons de ce meurtre, mais le crime passionnel reste admis par tous.
Jusqu'à aujourd'hui, je décomposais la chanson en trois parties.
Première partie, comme à un enfant, l'on demande au jeune garçon d'ouvrir cette porte, de voir ce qu'il y a derrière. Un peu comme à noêl, où l'on dit à l'enfant d'ouvrir ses cadeaux.
La curiosité se transforme en cris, qu'y peut il y avoir derrière ?
Là encore, j'imaginais cette métaphore de l'enfant qui ouvrait ses cadeaux, le garçon est curieux, et à la vue du cadeau, il crie de joie.
Ce cadeau est un piano, très vieux, qui n'a pas servit depuis longtemps, tant ses touches sont poussiéreuses.
Deuxième partie : C'est le refrain, le garçon exprime son amour pour la belle femme qui lui enseigne tout l'art de l'instrument. Puis, il avoue finalement qu'il l'a tuée : J'ai versé son sang dans le feu de ma rage.
Pourquoi, car il l'aimait, crime passionnel, et il se justifie en prétextant qu'il pensait qu'elle ne jouait rien que pour lui. Par là, il signifie qu'il a finalement compris qu'elle aimait quelqu'un d'autre, et cela il n'a pu le supporter, et a voulu détruire celle qu'il aime, plutôt qu'elle en aime un autre.
Troisième partie : On découvre finalement ce corps inerte, avec les parents qui entrent dans cette petite pièce. Le garçon a peur, il est honteux et pleure.
Il conclue, "lorsque je jouais, elle ne respira plus".
Jusqu'à aujourd'hui, j'imaginais l'histoire ainsi. Cette après midi toutefois, j'y ai repensé, et une variante est possible, d'ailleurs, elle serait plus adaptée à l'univers de rammstein.
On ne demande pas au garçon d'ouvrir la porte pour lui montrer ce piano, mais bien pour savoir où le corps de la femme se trouve. Car si on suit cette logique, la femme serait morte depuis bien longtemps. La curiosité se transforme en cris, non plus de joie, mais de peur, de dégouts. On découvre à l'instant le cadavre putréfié, pourri depuis bien longtemps. Till Lindemann, le chanteur et parolier de rammstein l'explique avec beaucoup de poésie, il ne décrit pas le corps en décomposition de la femme, mais l'état du piano qui en témoigne :
Il est poussiéreux, il n'a pas servi depuis longtemps, et ses cordes sont cassées. Cela prouve que le corps est là depuis autant de temps que le piano n'a pas été utilisé.
C'est d'ailleurs là, la poésie de rammstein, ajouter de la magie et de la poésie à l'immonde et la folie.
Pour ce qui est de la musique, en elle même je la trouve si envoutante, si belle et calme. On voit bien dans la douceur de la voix ( au début ) une certaine innocence. Ce qui est d'ailleurs assez fréquent dans les chansons du groupe, l'innocence apparente, mais profondément salle et coupable. Le refrain est comme une justification, la voix se fait plus grave, plus alarmée, d'ailleurs, till lindemann a une voix que j'adore, cela n'engage que moi d'ailleurs, mais on voit bien là qu'il a une certaine puissance vocale.
La fin est tragique, et il explique à son entourage qu'il s'en veut, la voix se fait pathétique, elle demande clairement pitié et pardon.
Pour ce qui est de l'instrumental, je la trouve assez variée, mais je ne suis pas exigent sur les instruments d'habitude, seule l'histoire et la voix me suffisent généralement.
Que dire que dire sinon ?
Cette chanson est selon moi la plus calme de rammstein ou du moins la plus mélodieuse, elle est si belle mais pourtant si terrible.