Comme ils vont bientôt sortit un nouvel album, je me suis dit qu'il fallait que je rattrape leur disco, et enfin (!) me faire ce Ohms, que je repoussais ad vitam æternam.
Ça y est j'ai enfin pu l'écouter d'une traite dans de bonnes conditions.
Et, pour une première écoute, j'ai adoré 
Je pensais qu'il serait dans la continuité de Koi No Yokan, et en fait pas tant que ça finalement. J'ai plutôt vu des similitudes en termes de compo, voire de prod, avec Gore et White Pony.
La production m'a paru en effet assez organique, avec des guitares assez crades et un son qui sonne à la fois pro / studio, et aussi un peu live. Ce qui est assez étonnant de leur part même si on sentait déjà légèrement ça sur Gore.
Musicalement, l'album est plus bourrin que Gore globalement, et se rapproche donc peut être de Koi No Yokan (d'autant plus que les guitares sont encore accordées très bas).
Mais, il y a vraiment pas mal d'expérimentation dans cet album, les morceaux ont pas mal de digressions, et si on sait identifier couplet et refrain globalement, les structures ne sont pas les mêmes d'un morceau à l'autre, ce qui fait même qu'il n'y a pas de single évident. On se rapproche un peu des compos non single de l'époque White Pony ou même Around the fur vite fait. Le tout avec donc des guitares plus lourdes par moments, et qui sonnent tout de même "organiques" (on évite ainsi le côté "son léché mais un peu standard" d'autres productions de metal moderne).
Je note par ailleurs que si j'avais aimé sans plus le single Ohms en l'écoutant seul, le fait de l'avoir en conclusion ici, avec un bon son, le rend en fait exceptionnel. Il m'évoque par son ton "majeur" et ses riffs de guitare Pittura Infamente, mais en encore mieux. Et il tranche un peu avec la tonalité assez sombre (bien qu'ambigue) du reste de l'album.
Bref, va falloir que je le réécoute pour bien assimiler tout ça (et j'espère que je ne mettrai pas autant de temps à écouter leur nouveau qui sort fin Août).
Je suis content en tout cas qu'il diffère des précédents opus, je craignais une stagnation, mais en fait pas du tout, ils ont su renouveler légèrement leur son , et l'approche plutôt expérimentale (sans que ce soit imbitable) de l'ensemble de l'album fait beaucoup de bien 