Premier album d'une trilogie intitulée Inferno (L'Enfer en italien), La jeune fille et la mort est le cinquième opus de VII en moins de trois ans. Autant dire que le rappeur favori de tous les dégénérés ne perd pas son temps. Il nous livre une fois de plus un album dans la continuité logique du reste de sa discographie.
On y parle des traumatismes de l'enfance (Frère de mes fantômes, Je suis d'ailleurs), de nécrophilie (Elle ne dit jamais non), de secte obscure (Michelle se souvient) et même de bonnes sœurs décadentes (Le couvent des nonnes pécheresses).
Entre dégoût et fascination on assiste à un déferlement de haine et de violence aveugle comme sur le perturbant Crève Hippie Crève dont le seul but est de défragmenter morceau par morceau des beatniks par simple plaisir.
Sur ce nouvel album, les tueurs en série sont encore une fois à l'honneur avec deux titres relatant le parcours d'assassins comme Joachim Kroll (Les insatisfaites poupées érotiques de Joachim) et Richard Ramirez (Les 112 nuits meurtrières de Richard Ramirez).
Ces hymnes à la déviance humaine sont entrecoupés de ballades mélancoliques (Frère de mes fantômes, Dernière nuit avec les chiens, La pendule...) rappelant au passage que VII maîtrise aussi bien le registre du gore pur et dur que celui du rap introspectif.
La jeune fille et la mort s'achève sur un brûlot politique sans concessions (La mort d'un monde) qui sonne comme une mise à mort du capitalisme mondial.
Du côté de la production on retrouve comme d'habitude 2FCH et VII lui-même mais aussi LXXXV (rappeur et beatmaker brésilien qui officie lui-aussi dans une veine gore).
Avec ce premier volume d'Inferno, VII nous prouve qu'il ne cherche pas à diversifier ses projets mais qu'il ne fait qu'approfondir et perfectionner son univers si particulier.
Un album qui devrait ravir les fans du genre et rebuter à tout jamais ces détracteurs.
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Mouais, on sait déjà à quoi s'attendre.