J'aurais bien posté un son que j'adore de La Rumeur : "les écrits restent" mais j'arrive pas à le trouver
Alors je poste les lyrics
Comment j'écris ? Avec un stylo, une feuille ; la sono distille son bruit, un putain de son avec lequel je veux rester seul, et dans un style réfléchi c'est pas le genre de rap qu'ils veulent. Un rince gueule qui t'arrache, une tâche dans ton paysage musical, qui écorche les oreilles de tes patriarches. Parce que j'écris et que ça reste, je conteste le fait que nos ancêtres n'aient pas écrit leurs propres textes, parce qu'on y a cru, et leurs écrits influent vu que les seuls témoignages sont ces feuilles couleur écru. Y'a des pages et des pages qui se bousculent, un vrai potage. Y'a du vrai, y'a du faux et tout un tas de calculs. Tout ce qu'on sait est peut-être fictif vu qu'on tend à nous laisser dans l'approximatif. Un trou dans mon histoire, un flou dans ma mémoire, et dans les bouquins toujours les mêmes couverts de gloire. Alors sur quoi on se fonde ? Sur des trésors, sur des tombes pillées… Dire que chaque seconde passée nous endort. Comment savoir qui a tort, qui a raison, vu que les discours changent comme les saisons. Parce qu'ils l'ont dit et écrit, maintenant faut le faire. Les soi-disant sectaires iront se faire voir ailleurs en attendant le meilleur, contredisant les ordres et les écrits des seigneurs, les soi-disant dans l'erreur.
Refrain
Je bosse dur, je rature du papier. Si je frôle la censure, c'est pour mieux être écouté, tu le sais. Les écrits restent, les mots s'envolent, je le sais. J'en fais un test et fous du lest dans mes paroles.
Je bosse dur, je rature du papier. Si je frôle la censure, c'est pour mieux être écouté. Et c'est sur la feuille blanche que je m'interroge, refoulant mes idées, belles et moches. Il faut que je me venge alors je fais couler l'encre. T'as vu comment les soi-disant cancres manient les mots pour combler là où ça manque ? Ici, c'est pas le Fort Alamau, j'attaque fort et dans le désordre, y'a pas que moi, y'a toute la horde. Alors on tombera pas dans le panneau, dans le piège tendu par leurs intellos. D'abord, leurs promesses tombent à l'eau. Et qui comme moi n'y croit plus depuis bien longtemps ? Avoir un toit sur la tête, c'est pas toujours évident. Maintenant, je veux la lumière sur leur noirceur, jette-moi la première pierre si tu penses que je suis dans l'erreur. La Rumeur reproduit le schéma, le flou, c'est pas du cinéma comme les élections pour un septennat. Et dans l'assistanat, aux questions qu'on se pose, aux réflexions sous forme de prose, et à juste cause on se posera sur instrus, on grattera la SECU, les allocs', et sans baisser son froc pour un statut, c'est tout vu. Comme dit Mourad on veut du rab : le pavillon, le cab' qui va avec, et en cette fin de siècle ramener haut et fort nos sales gueules de Métèque, ouais mec.
Je connaissais pas leurs inédits, mais je la trouve énorme 