Bisou arrive, et déboule comme étant typiquement le morceau qui va énerver les premières secondes, puis devenir indispensable au final. C’est confirmé, sur son Broka Billy, Grems craque. Il explose les frontières. Meme pas en fait, il s’en branle total, il part dans un trip halluciné, qui va courir sur tout le disque, et qui n’a, à ma connaissance, pas d’équivalent dans l’hexagone. Alors ouai, le Bisou, c’est un délire cramé, à l’intro interminable et jouissive, gros tunnel electro crade produite par un mystérieux Opolopo, suédois de son état. En gros, pendant 5 minutes, c’est des claviers ultra crades qui tressautent dans tous les sens, des beats cassés qui te roulent dessus, pour une cavalcade techno hallucinée. Grems lache deux couplets de grand malade au milieu du marasme, et un refrain impossible à articuler pour un mec normal. Bon courage pour balancer ce morceau en live. Bref, c’est complètement mortel, je ne trouve pas de comparaison à donner là. Et attendez, c’est pas le petit trip perdu dans un album écrasé par une fausse normalité. Nan. Toute la galette est comme ça. Perchée. Off Limit.
c'est tellement ça!