Apparu avec Jeune et Con, Damien Saez s´est installé dans le paysage rock français avec l´arrogance d´un parvenu. Qu´il nourrisse beaucoup d´ambitions l´honore, mais en trois albums, il a atteint un tel degré de prétention qu´il s´avère complètement infréquentable pour quiconque à dépassé le stade de l´adolescence pseudo-rebelle- à part Brian De Palma, sans doute devenu sourd puisqu´il avait choisi pour son Femme Fatale l´archi-vulgos Sexe même pas digne du pire des pornos. Sur le nouveau disque Debbie, on retrouve les habituels clichés poétiques de Saez, ses pauvres rimes qu´il trouve riches et baudelairiennes. Enfant batârd de Noir Désir, il tente de s´approprier leurs guitares fiévreuses et semble singer vocalement Bertrand Cantat qui ne méritait pas cela, certaines envolées évoquent même Jean-Pierre François, le footballeur interprète du mémorable Je te Survivrai. Et ne parlons même pas de Brel...
Heureusement, là où il se trouve, ce genre d´hommage ( in)volontaire lui passe au-dessus de la tête. Attention pas de paranoia, que les fans de Saez, ne voient ici aucune attaque personnelle. Juste que l´écoute de sa nouvelle galette, légère, comme une tourte faisandée, nous plonge dans un grand effroi. Car, une fois la première rigolade terminée ( ton à la mort, à l´amour trop amusant), il est difficile d´oublier qu´une partie de la jeunesse francophone te voit comme un héraut, un mentor, As-Saez !
Signé un jeune con !