Pour le nouvel album de The Mars Volta, que j’ai acheté ce matin pour moi. J´avais un peu peur pour la suite, un groupe signé sur une major risque toujours de tomber dans l´anecdotique et le médiocre. Mais loin de là !
Assez différent du premier opus, ce disque nous emmène plus loin. Ici le groupe nous pose dans une salle de ciné pour nous montrer leur nouveau bébé. Un vrai film où passages rapides s´entremêlent avec des moments calmes tout en douceur. Les guitares se font bien présentes et notre petit Omar Rodriguez n´a pas les mains dans sa poche, pour nous pondre des riffs torturés, aux envolées lyriques hydropropulsées à la reverb. Les racines du groupes sont nettement présentent avec des rythmes salsa/latino bien groovy qui donneraient presque envie de partir pour le Mexique. Ils sont dans leur élément, ces joyeux lurons prennent leur pied, pour nous faire découvrir leurs racines. Point de courbettes à l’auditeur, on lui sert dans sa tronche tout ce qu’on a envie. On sent vraiment que c’est un disque très personnel voir introspectif.
Nos petits gars d´El Paso ont su garder ce qui les caractérisaient le mieux. Cedric le chanteur explose littéralement les enceintes de ma chaîne. Ce mec a une voix vraiment classe et croyez-moi, ça vous file des frissons. Les influences At the Drive-in sont encore présentes même si, au fur et à mesure, de l´album on s´éloigne carrément. Comme tout bon film qui se respecte, ici on finit en apothéose avec le sentiment qu´on a entre les mains un petit bijoux, un condensé d´émotions.
Bref, entière satisfaction pour cet album plus abouti, plus personnel aussi. On sent que le groupe a voulu nous faire partager leur vision du monde. C´est beau, c´est furieux … c´est bon quoi !
Vous avez aimé De-loused In the Comatorium, jetez-vous sur Frances The Mute, nous ne serez pas déçu.
L´année 2005 sera sur´MarsVoltée... foi de moi !
Premières impressions après la first écoute. Je vous tiens au courant pour la suite... 