Je veux bien sur parler de Hatecrew Deathroll, je l´ai commandé en import finlandais ( il en sort en Europe qu´en mars) et je dois dire que c´est un album assez mitigé, mais néanmoins une réussite.
Disons que sans atteindre les sommets d´un Hatebreeder ( définitivement ingélable dans son genre je pense), ce Hatecrew est un bon album qui mérite amplement le coup qu´on l´écoute à maintes reprises.
Cet opus annonce aussi un certain tournant...non rassurez vous, COB n´inclue pas des influences hip hop, ou ska, pas de danger, mais par contre Alexi Laiho a pondu des compos suivant un metal...plus actuel dirons nous ( sans sombrer dans le neo metal, loin de là).
Exemple, le morceau d´introduction "Needles 24/7" où sa voix devient soudain grésillante à souhait, dans un style qui n´est pas sans rappeller Marilyn Manson dans l´album Antichrist Superstar. Toujours dans cette chanson, à quelques moments, des parties claviers qui sonnent vraiment "electro" a la manière d´un Rammstein. Ce ne sont que des détails mais bon. Ha au fait le riff de cette chanson est une tuerie qui fait de cetet chanson un futur classique.
Autre chanson intrigante : Sixpounder. Le riff ultra lourd et peu heavy qui peut faire penser a ce qui se fait actuellement dans le neo. Un très bon solo conclue bienheureusement ce morceau qui est certainement un des plus faibles de l´album.
Sinon rassurez vous, il y a du plus classique comme Angels don´t kill, au debut en mid tempo envoutant à la manière de Everytime I die, avant de s´emballer facon Bed of Razors. On trouve ensuite des excellents titres comme Lil´ Bloodred Rindin´Hood, l´eponyme Hatecrew Deathroll, le tres entrainant Bodom Beach terror, qui n´est pas sans rappeller Bodom after midnight, etc etc
Techniquement on sent qu´Alexi tente des choses avec sa guitare, certains solos sont étranges, à la structure plus hasardeuse que par le passé. Le clavier est un peu moins "Bontempi" ( un peu) que par le passé, ce qui est une bonne chose, des fois même carrément discret sur certains morceaux, étonnant. En tout cas son utilisation est intelligente. La batterie quant à elle m´a semblée encore plus simpliste que par le passé...Jaska nous présente peu de passages rapide comme on a pu en voir par le passé, néanmoins cela ne choque pas à outremesure.
Donc pour conclure, je dirai que cet opus est un nouveau chapitre, à part, comme chaque album d´ailleurs. Après la parfaite alchemie heavy/black de Something wild, la violence accrue et melodique de Hatebreeder, l´ambiance plus progressive de Follow the Reaper, ce Hatecrew deathroll s´annonce comme etant le reflet des influences metal actuel.
Je lui accorderai donc un bon 15/20.