Pas fan mais clairement amateur avisé de leur musique depuis 1997, et à l'écoute en boucle de ce nouvel album, il me semble évident qu'il sort du lot.
Mais sortir du lot n'est pas forcément un gage de qualité ou l'inverse d'ailleurs.
Human After All était vraiment brut de décoffrage, ce qui en faisait une qualité. Par contre le manque de mélodies et de trouvailles sonores dans la continuité des morceaux en faisait un album vite répétitif même si j'estime que c'était sûrement l'album le plus ambitieux dans la philosophie générale qui en découlait.
Discovery, clairement pour moi l'album ou ils ont osé avoir de l'ambition. Pléonasme. Pas parfait clairement, répétitif sur certains titres, mais vraiment dansant en règle générale et lié à son dvd, un album concept vraiment sympa et marquant pour la décennie.
Homework, le missile violent, sans préavis, sans calcul, le cri de rage en gros. Un sacré foutoir. On aime ou on déteste.
Ayant un ami fan de cet album à sa sortie, j'ai plus été dans le délire "Dig Your Own Hole' des Chemical, que j'estime avoir plus de talent dans la composition mais se fourvoyant trop rapidement et trop souvent dans de nombreux albums qui ne marquent pas. La quantité au détriment de la qualité même si "Further" remonte légèrement la pente (Quand reviendront-ils à une batterie big beat ?, car leurs sons claquent toujours, mais le rythme est souvent gaché par un tempo trop monotone).
Bref fin du hors-sujet.
Venons en à ce Random Access Memories :
Déçu, clairemnet à la première écoute. J'ai eu limite l'impression d'écouter de la musique d'ascenseur sur certains titres. La première de l'album passe totalement à côté, pourtant les débuts sont prometteurs. Mais dès que le vocoder arrive, c'est le drame, la mélodie vocale passe à côté.
La voix de Pharell sur le second titre où il chante est limite fausse, aucuns effets dessus ce qui renforce ce sentiment, la mélodie trop simple et hyper répétitive. Tout juste peut-on sauver le jeu de guitare, et encore.
Giorgio Moroder, je m'attendais à une pop song qui claque, comme souvent avec ses productions des années 80 (Qu'il était doué pour les musiques de films US à cette période).
Là non, on se retape clairement le son des 70's de moroder avec une mélodie très proche de midnight express il me semble ou alors d'un autre titre de cette période de Moroder. Déçu, le titre ne gagnant même pas avec la longueur.
Et alors que dire de bons nombres d'autres titres qui essayent de nous faire croire que les daft sont devenus musiciens et dignes d'un Gilmour dans les mélodies. Moi perso ça ne me touche pas et justement le syndrome ascenseur me claque au visage sur 80 % de l'album. C'est recherché, c'est bien produit, ça joue bien, mais les mélodies ne sont en rien transcendantes.
Je suis sûr d'une chose : on enlève le terme Daft Punk de l'album, et bien il passe clairement inaperçu. En dehors du seul hit dancefloor.
Alors peut-être qu'avec le temps, et de nombreuses autres écoutes, ça passera mieux. Mais même avec des disques difficiles d'accès type pink floyd pour ne citer qu'eux, on sent quand même à la première écoute qu'il se cache une pépite mélodique. Là, les Daft Punk nous font un disco floydien, très mou (ce qui peut être une qualité), mais qui détruit ce renouveau par des mélodies soporifiques et des voix vocoder qui ne servent en rien l'ambition du disque.
Un disque mi figue mi raisin qui ne satisfait pas mes oreilles d'ancien amateur de gros son crades, ni mes oreilles plus actuelles de mélodies bien chiadées. En gros le disque qui a le cul entre 2 chaises.