Test Operation Flashpoint : Red River
Par MrFamas84
Type : FPS / Simulation
Support Testé : Xbox 360
Editeur : Codemasters
Développeur : Codemasters
Culte et longtemps réservé au PC, Operation Flashpoint a incarné le FPS militaire de tous les extrêmes, le genre de jeu qui plongeait le joueur au sein d'un conflit à grande échelle et doté d'un gameplay sans concession. Après un Dragon Rising qui a divisé les joueurs, Codemasters nous propose Red River. De nombreux changements sont au programme, pas sûr que cela suffise à faire l'unanimité. Mais est-ce vraiment indispensable ?
Depuis le départ de Bohemia Interactive Studio - qui développe désormais ARMA -, Operation Flashpoint aura connu quelques transformations. Ce nouvel épisode prend le risque de changer encore plus le gameplay sans fondamentalement trahir l’orientation réaliste de la série. Ici, pas de scripts à gogo ni de mise en scène spectaculaire et lorsque vous appelez un bombardement en appui c’est aussi pour constater la tristesse des explosions provoquées. Votre arrivée au Tadjikistan se fait certes sous la superbe lueur rouge d’un début de journée mais la réalisation possède aussi quelques zones d’ombres regrettables, comme des textures simplistes ou encore les animations robotiques des soldats. En revanche, la distance d’affichage est impressionnante, et ça tombe plutôt bien car le gameplay privilégie les affrontements à (très) longue distance. Red River ne joue pas la carte du FPS spectaculaire mais celui de l’immersion dans un conflit où la moindre balle peut être fatale. Le titre reste cependant accessible, surtout si vous jouez en mode normal avec à l’écran de très nombreuses indications inhabituelles dans la série. Vous voici donc embarqué dans une escouade de quatre soldats, Bravo, constamment épaulée par Alpha et Charlie (simples figurants qui n’ont en réalité aucun impact sur le jeu) et emmenée par le Sergent Knoxx, sans doute le personnage le plus bavard de l’histoire des FPS militaires ! Le capitaine John Price de Modern Warfare peut retourner s’entraîner, voilà un leader d’équipe qui va vous noyer sous un flot de conseils, que ce soit lors d’un briefing interminable ou encore pendant la partie. Ce qui, pour le coup, participe au sentiment de prendre part à un conflit au sein d’une armée. Enfin, armée c’est un grand mot car Red River place le joueur au sein d’opérations spéciales qui tiennent plus de l’intervention commando que de l’offensive Rouleau Compresseur de l’armée américaine. C’est que vous êtes un Marines, et Knoxx le martèle suffisamment pour qu’on s’en souvienne ! Chaque soldat est d’ailleurs doté d’un arsenal spécialisé, le fusilier, le grenadier, le mitrailleur et enfin le sniper et selon les missions vous pourrez choisir de changer de classe. A vous de prendre celle qui vous convient et de trouver votre rôle dans votre escouade car le jeu encourage les actions synchronisées. Le tir de suppression est votre nouveau meilleur ami et prendre d'assaut une position avec l'appui de ses camarades se révèle très efficace. Même si le level-design des niveaux se renouvelle avec inspiration (on a même le droit à une incursion nocturne très réussie), chaque niveau se découpe à peu près suivant le même principe de larges zones successives à investir ou protéger, au cœur d’un paysage qui s’étend à perte de vue. Une mission débute donc par un laïus interminable du Sergent Knoxx (vous en sortirez lobotomisé et c’est sans doute le cas pour les troupes en activité) qui vous répète encore et encore les mêmes conseils (les fameuses règles de survie du Marines) et vous "motive" à base de blagues racistes sur les adversaires. Une fois sur le terrain, il n’est pas rare de parcourir plusieurs centaines de mètres avant de tirer un coup de feu. Là où certains jeux ne laissent pas une seconde de répit, Red River prend le risque de poser une ambiance et un tempo avec des séquences de calme relatif entre chaque escarmouche, ce qui, paradoxalement, fait souvent monter la tension. Un tempo unique qui permet au titre, au-delà de son thème militaire bateau, de proposer une expérience un poil plus tactique que la concurrence.
Les plus :
+ Un gameplay maîtrisé
+ Très bonne durée de vie
+ La gestion de la lumière
+ Jouer en coopération
+ Trois niveaux de difficulté pour trois expériences de jeu
Les moins :
- L’IA catastrophique des ennemis
- Celle pas beaucoup plus brillante des alliés
- Vraiment pas spectaculaire
- La séquence de fin pathétique
- Les discours racistes du sergent Knoxx
Note: 6/10
(Cette article sont mais impression sur ce jeu
)
(Cette article n'est pas un troll)