Ceux qui ont repéré le clin d'oeil à "Il était une fois la révolution" n'ont qu'à m'écrire. 
J'avais déjà un début de fic, mais bon, bof, alors j'en refais une plus mieux bien, comme qui dirait. 
Le titre sera expliqué dans un futur chapitre.
Bon, alors:
DUCK YOU SUCKER
Ce pauvre Steve se réveilla ce matin-là avec la mémoire complètement vide. Ou plutôt, il apparut. Comme ça, poum, sorti de nulle part, il apparut debout sur un banal bloc d'herbe. Mais ça, il ne le savait pas, l'idiot, vu que sa mémoire était vide! Aussi, ses première paroles, très originales pour quelqu'un qui a la mémoire vide, furent:
-Où...Où suis-je?
Il regarda autour de lui, comme toute personne amnésique après son réveil. Un cochon qui était à quelques mètres de lui fut son premier ami.
-Salut toi! Qui es-tu?
Le cochon ne répondit pas, évidemment. Il se contenta de grogner en observant Steve en inclinant la tête.
-Hé bien, mon ami, je vais t'appeler Marley. ça va Marley?
-Gronf.
-Hé ben ce n'est pas de ma faute.
-Gronf.
-Tu ne connaitrais pas mon nom par hasard? Je n'ai aucune idée de comment je m’appelle ni d'où on est.
-Gronf.
-Je sens qu'on va s'entendre, Marley.
En milieu d'après-midi, Steve mangea Marley car il avait faim et qu'il s'ennuyait.
Puis, après être resté un bon moment tout seul au milieu de l'herbe à observer des moutons et des vaches qui se promenaient totalement aléatoirement devant lui, il décida de partir de cet endroit de de se trouver un abri.
Il avisa une petite caverne sur le flanc d'une montagne.
-Mmmh, il va me falloir un piolet pour y aller, se dit Steve. Mais comment me trouver un outil dans le coin?
Steve massacra alors quatre ou cinq vaches dans l'espoir d'en utiliser les cornes pour se fabriquer un piolet, mais renonça après avoir constaté qu'il n'arrivait à en tirer que du cuir.
-On n'est pas aidés! Se dit Steve. Et il n'y a personne d'autre semblable à moi ici...Que des bestiaux!
Alors Steve entra dans une colère noire et se calma en se tapant la tête contre un arbre. Après quatre ou cinq coups, il se rendit compte qu'en tapant l'arbre, il avait réussi extraire une partie du tronc.
-Hu hu hu! Marrant! Dit Steve, amusé.
Il s'amusa à mutiler ainsi quatre ou cinq arbres en récupérant le bois.
-Ah mais au fait; se dit Steve dans un soudain éclair d'intelligence, ça peut servir pour mon piolet ce bois!
Dans un moment d'intense activité physique et cérébrale, Steve se construisit à partir de ce bois son premier atelier, puis son premier outil. Il voulait se faire un piolet, mais, comme il n'était pas gâté par la nature question intelligence, il se fit en réalité une pioche.
-Voilà! ça devrait faire l'affaire, se dit-il.
Le soir commença à tomber à ce moment là.
-Oh, zut, faut que je me dépêche d'aller dans la grotte que j'avais vue si je ne veux pas faire de l'escalade dans le noir.
Steve partit alors vers sa grotte, dans l’insouciance folle de la jeunesse.
"Vous savez, tout le monde nous déteste, nous les creepers. Mais en fait nous sommes des chics types, très cultivés. Dès ma naissance (ou plutôt mon apparition, car tout nait par reproduction spontanée ici) un but a été implantée dans mon cerveau: exploser.
Seulement, nous les creepers ne pouvons exploser qu'à proximité d'un humain. Parfois nous explosons près d'un squelette quand celui-ci nous attaque, mais ça arrive très rarement, car les squelettes sont en général très polis avec nous.
Hélas, les humains sont très rares. Alors nous errons des nuits durant dans les plaines et forêts, dans l'espoir d'en trouver un pour pouvoir enfin couronner notre existence et leur "péter à la tronche" comme ils disent. Moi, ça fait cinq ans que je recherche mon humain, mon prince charmant, ma délivrance!
Mais non. Quand je sors le soir, parfois en compagnie d'un de mes semblables, je ne vois pas le moindre humain, par la moindre construction ni le moindre indice indiquant sa présence.
Alors on se dit "tant pis, on aura plus de chance la prochaine fois!" et on rentre dans nos trous, ou alors on se promène encore un peu la journée, car nous les creepers ne craignons pas le jour, contrairement à ces pauvres zombies et squelettes.
Mais je garde espoir. Je le trouverai, mon humain, et ce jour-là, je lui offrirai le meilleur de moi-même et lui exploserai à la tronche de la plus belle des façons.
Je suis Jean-Hubert le Creeper, à votre service."
Steve, arrivé dans sa grotte après une courte escalade alors que l'obscurité tombait, constata que celle-ci était peu profonde, mais assez accueillante pour qu'il puisse y passer la nuit.
Par l'ouverture de la grotte, il vit au loin une bête inconnue, verte, avec quatre petites pattes, qui se déplaçait près de son atelier resté dans la plaine.
-ça a une drôle d'allure cette bestiole, pensa-t-il.
Suite plus tard. 