Voici mon point de vue.
De base je n'aime pas la torture. Mais je ne m'oppose pas à sa présence dans un jeu-vidéo si cette présence est dénonciatrice du procédé.
Si le jeu nous faisait camper un Sam vieillissant, dans un monde d'espionnage ou la frontière entre le bien et le mal est de plus en plus floue, ou les agents ne sont que de simples outils à la disposition de politiques ou de personnes influentes servant, derrière un masque de patriotisme, leurs bas intérêts personnels à court, moyen ou long terme, là je pense que la torture, qui mettrait bien mal à l'aise, pourrait avoir sa place.
Cependant je me demande si la critique de cette pratique, qui plus est de manière visuelle et active (gameplay), a sa place dans un média qui se veut un divertissement...........un jeu.
Le meilleur moyen de placer la torture serait de nous faire camper une jeune recru qui ve de suivre le programme Splinter Cell. Une recrue qui sait que le monde n'est pas noir et blanc mais qui ne s'imaginait pas à quel point c'était le cas et jusqu'où ses employeurs vont le pousser.
On lui demanderait alors dans certaines missions de tuer un individu. Mais cet individu, aussi néfaste soit-il pour le US, a une famille, des enfants, des amis, etc (cf Jason Bourne qui n'arrive pas à tuer sa cible dans le yacht...).
On lui demanderai aussi de recueillir des infos par quelque moyen que ce soit (sous-entendu la torture). Et là o se retrouverai devant un choix, torturer ou non le type. Mais la scène devrait être bien dégueulasse et choquante pour montrer que cette pratique est immonde et immorale.
Une chose est sure, la torture n'a pas sa place dans un splinter Cell aussi cliché, pompeux et patriotique que Blacklist. Donc bone démarche d'Ubi de l'avoir supprimée, surtout quand on sait qui est le public visé par la nouvelle orientation des SC.