L’alarme mécanique réveilla John qui releva doucement la tête. A l’abri, le dos contre une épaisse couche de neige, l’agent restait sur ses gardes. Le bruit du vent résonnait dans ses oreilles. Comme un chat, il restait immobile avant de voir arriver sa proie. Un couteau dans la main droite, la main gauche sur son pistolet muni d’un silencieux, John Whibley restait à l’affut du moindre danger. Des dizaines de sapins autour de lui formaient une sorte de bouclier à l’épreuve des balles. Grâce à sa combinaison blanche, John ne craignait pas le froid et pouvait facilement se dissimuler. De sa cachette, le félin examinait un minuscule complexe industriel niché au cœur d’une forêt enneigée de Sibérie.
- John ?
C’était la voix du colonel Guy Guillaume qui résonnait dans sa tête via l’implant auriculaire de l’agent secret.
- Oui ? Répondit doucement John pour que personne ne l’entende
- Êtes-vous prêt du complexe ?
- Oui colonel. R.A.S pour le moment.
- Bien. Votre objectif a été mise a jour. Tous les détails sont sur votre PDA.
John possédait à son poignet une espèce de montre digitale dont l’écran lui donnait accès à de nombreuses informations sur la mission qu’il effectuait faisant office de PDA. L’agent décolla sa main de son pistolet et tapota rapidement sur l’écran tactile de sa montre enfin d’arriver au menu de ses objectifs. En effet, maintenant il était inscrit : Pénétrer dans le complexe industriel.
- Colonel ?
- Oui John ?
- Que dois-je faire exactement une fois entré dans ce bâtiment ?
- On vous a déjà expliqué que cette construction n’est sur aucune carte. Son fonctionnement est donc illégal.
- Pourquoi avoir fait recours a nous ?
- Ne posez pas tant de question et concentrez vous sur vos objectifs principaux
- Bien. Whibley Terminé.
John expira lentement laissant échapper une fine buée de sa bouche qui virevolta dans l’atmosphère avant de disparaître. Le complexe était vraiment petit, possédant un périmètre carré, un petit portail… il était vraiment difficile de déterminer l’intérêt de cette industrie. Soudain, les yeux de John repérèrent un camion qui fit un boucan abominable en arrivant vers le portail. Ce dernier s’ouvrit laissant un homme se diriger vers la fenêtre du véhicule dont le capot n’avait pas encore franchit l’entrée. Sans doute faisaient-ils une vérification pensa John. C’était le moment où ne jamais d’entrer. L’agent se releva doucement sans faire aucun bruit afin de se mettre en position accroupie. La neige provoquait un doux craquement sous les bottes de John ce qui pourrait facilement le faire repérer. Il fallait être prudent. Après quelques pas, John se trouvait près du camion. L’inconnu de tout à l’heure parlait toujours au conducteur a travers la vitre du véhicule. Tant mieux ! Aucune caméra posé sur le portail, c’est assez étrange et douteux.
- Colonel. Aucune caméra n’est présente, vous pensez vraiment que ce bâtiment est dangereux ?
- Dangereux ou pas, nous devons être au courant de ses actions. Nous devons absolument savoir son utilité et ce qu’il fabrique.
- C’est assez suspect qu’aucun système de sécurité ne soit installé.
- Vous avez raison. Continuer vos recherches tout de même. Guillaume terminé.
John rabaissa son bras (Car il parlait la bouche près de sa montre vers le micro) et longea le camion encore à l’arrêt afin de franchir le portail. Enfin, il était dedans le complexe. Soudain une petite sonnerie retentit dans ses oreilles. Cela signifiait que son objectif avait été mis a jour. John lança des regards a droite et a gauche et aperçut un recoins sombre près de l’angle du mur qui délimitait le complexe. Il alla s’y cacher afin de consulter son nouvel objectif : Déterminer l’utilité de ce bâtiment. Facile a dire, ça. Il devait sûrement y avoir un bureau avec un ordinateur où était gravé tout les informations dont le colonel avait besoin. John jeta un œil autour de lui afin de voir s’il pouvait sortir de sa cachette. Brusquement, le moteur du camion démarra et il franchit l’entrée afin d’aller se garer plus loin. Les choses sérieuses allaient pouvoir débuter.
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Ouais et Régis-Robert c'est mon prénom ! 