Petit extrait d'une des fics que je suis le plus dég d'avoir laissé tomber... 
Si ça plaît, je pourrai peut-être faire la suite. Ça se passe après le prologue, que je ne montre pas mais qui reste compréhensible. 
Pour résumer vite fait, Hikaru, le héros et qui n'est pas un dresseur, se retrouve prit dans une tempête alors qu'il survole les mers de Sinnoh en hélicoptère. Le pilote perd rapidement les commandes, et la situation dégénère. En dernier espoir, Hikaru plonge dans l'océan sans vraiment penser y réchapper...
1er Mystère : En terre inconnue.
1er jour 13h :
http://www.youtube.com/watch?v=QDorg6jbs_E&feature=related
Hikaru ouvrit les yeux.
Il se releva les yeux mis clos, ses mains touchant une surface granuleuse.
…Il était encore vivant ?
En tout cas, ses vêtements étaient gelés. Il frissonna, quand le bruit des vagues le fit réagir.
Alors, il reprit pleinement possession de ses sens.
Il était sur une plage. Une plage s’étendant au loin. Les vagues venaient s’écraser lentement sur le banc de sable. La mer était d’un calme absolu. Plus de nuages noirs, plus d’éclairs…
L’enthousiasme du jeune homme à l’idée d’être encore en vie s’arrêta immédiatement.
…Plus de pilote.
Il baissa la tête en signe de deuil. Il ne savait pas où il était, il ne pouvait sans doute pas perdre de temps. Malgré tout, ce geste lui paraissait être la moindre des choses.
A ce moment là, Hikaru se rendit compte qu’il serrait quelque chose dans sa main. En l’ouvrant, elle révéla dans sa paume un objet à la fois pur et éclatant.
-…Une plume ?
Prit d’un soudain instinct incontrôlable, il leva la tête vers le ciel azur.
Pas l’ombre d’un oiseau.
Hikaru soupira et desserra son sac à dos. Il l’avait gardé tout ce temps. La mer n’avait donc pas réussi à le lui arracher ? Et dire qu’il pensait finir noyé…
Les malédictions n’existaient pas, mais les miracles peut-être.
Le garçon posa le sac sur le sable fin. Il l’ouvrit doucement et consulta son contenu.
-L’appareil photo…est-ce qu’il fonctionne encore ?
Il le saisit sans ménagement et le retourna, comme si de l’eau devait en tomber. Mais rien ne tomba. Sans plus attendre, Hikaru l’alluma.
Le viseur sortit dans un petit bruit électrique, au contact du bouton.
Le jeune homme tenta de prendre une photo de la plage.
Un léger son retentit suivi d’un flash.
Il soupira que l’appareil ne soit pas cassé. Jusqu’à ce que la batterie attire son attention.
…Ca ne tiendrait plus longtemps. Combien de photo aurait-il le temps de prendre ? La question était risible au vu de sa situation, et pourtant Hikaru préférait s’en préoccuper maintenant, ou la simple idée d’être démuni en territoire inconnu le terrifierait.
Dubitatif, il rangea son appareil avec la plume. Elle n’avait rien de si spécial qui justifie de la garder, mais c’était la première chose qu’il avait trouvé ici, et n’osait pas s’en séparer.
Que lui restait-il d’autre ?
Le garçon resta penché pour fouiller encore. Dans la grande poche il trouva quelques barres chocolatées, dans la secondaire, son harmonica. Encore un objet fiable dans la solitude. Hikaru savait en jouer, mais ne le faisait jamais en public.
Pourtant, il en jouait bien, et en était conscient. Mais l’instrument lui évoquer un aspect solitaire qu’il s’efforçait de garder.
Le reste du contenu n’était pas digne d’intérêt pour le moment…jusqu’à ce qu’il se souvienne qu’il l’avait amené.
Le garçon se mit à fouiller frénétiquement dans son bric à brac.
-Pourvu qu’il ne soit pas mouillé…
Triomphant, il ressortit un vieux cahier à la reliure soignée, et le brandit haut vers le ciel. Un crayon à papier coincé entre deux pages lui tomba sur la tête.
-Aïe ! Haha…Je l’ai encore…
Hikaru ramassa l’objet et ouvrit le livre de son autre main.
Il y relatait toutes ses aventures. Ce n’était pas vraiment un journal intime, mais ça s’en rapprochait suffisamment pour l’appeler un « carnet ». Les pages commençaient à jaunir, et sa valeur sentimentale n’en devenait que plus forte. Dans un coin de la première page, il avait griffonné son nom et prénom avec un petit air stylisé, propre aux auteurs fiers d’eux. L’encre était aussi bleue que la mer…
Finalement rassuré de ne pas l’avoir perdu, Hikaru ferma son sac pour se pencher vers son premier problème direct : Où était-il ?
Il passa la main dans ses cheveux humides et en bataille, tout en poussant un soupir de fatigue et d’exaspération.
La largeur de la plage était minuscule. A quelque pas de lui se tenaient les premiers palmiers, s’enfonçant vers plus de verdure, pour former ce qui évoquait une jungle sauvage.
La présence de Tropius n’aurait étonné personne. Peut-être même des Megurokos…
Hikaru préféra ne pas y penser. Encore exténué, il s’assit sur le sable et observa la mer.
Devant lui passa un Krabby. Le pokémon s’était arrêté pour le regarder avec curiosité.
Le jeune homme n’y fit pas vraiment attention et se contenta de sourire naïvement. Malgré sa situation plus que précaire, il ne se laisserait pas abattre.
A présent, il s’en souvenait. La chaleur qui l’envahissait ne suffisait pas à embrumer son cerveau. Ca devait être l’île de la Pleine Lune. Une île déserte, à l’image de sa sœur jumelle. Sœur jumelle qu’il ne pouvait voir à l’horizon…
Mais il n’y avait pas de place au doute. Il faisait un détour près de l’île avant de…
A cette pensée, Hikaru ferma les yeux.
Il ne les aurait pas rouverts de si tôt, si une voix grave ne l’avait pas fait sursauter à l’instant.