Et d'ailleurs, saviez-vous que les mots japonais sont généralement appelés Yamato-kotoba (littéralement « les mots (du pays) de Yamato ») par opposition aux mots sino-japonais (kango) et aux emprunts aux langues étrangères (gairaigo). Selon Jean-Jacques Origas : « Yamato désigne les plaines et monts autour de l’ancienne capitale de Nara, et dans une seconde acception, toutes les terres soumises à l'autorité impériale. L’appellation officielle de Nihon, d’origine sino-japonaise, n’est employée qu'à partir du VIIe siècle ».
La phonologie de la langue indigène japonaise a survécu sans grand changement (à l'exception du timbre vocalique de certaines syllabes), comme on peut en juger en comparant par exemple les mots indigènes me, aki, asa, ame, umi, kumo du japonais moderne aux mêmes mots du Man'yōshū (VIIIe siècle).
Le japonais a longtemps été classé dans la famille des langues altaïques avec le mongol, le turc, le toungouze et le coréen, mais l'existence même d'une famille altaïque est niée par de nombreux spécialistes. Certaines théories font du japonais une langue mixte, mélangeant des éléments des langues altaïques et des langues austronésiennes. Le japonais est donc aujourd'hui encore généralement considéré comme un isolat linguistique. Les langues ryukyu (traditionnellement classées comme « dialectes japonais ») sont les seules langues dont la parenté avec le japonais a été prouvée.
