Je pense que Mascotte a très bien résumé quelques posts plus haut le nouvau parti pris de l'IA. Après, on aime ou on aime pas, mais en gros, il n'y a pas de situation d'"alliés". Chaque civ adversaire est un ennemi qui cherchera par tous les moyens à gagner, quitter à planter un couteau dans le dos au joueur humain. Pour faire simple, contrairement aux autres Civilizations, on ne peut pas "acheter" sa tranquillité dans le 5.
Perso, je trouve ça assez rafraichissant, notamment quand on y associe des comportements d'IA très humains (ils attaquent quand ils se sentent forts, ils n'hésitent pas à faire la paix à tout prix quand ils se sentent faibles). Nom de dieu, on se rappelle tous certains Civs précédents où les guerres duraient (au sens propre) des siècles entiers et où cette conne d'IA refusait de faire la paix malgré les baffes qu'elle se prenait...
Au final ces choix sont (je le maintiens) beaucoup plus des choix en faveur des hardcore gamers que des casuals. Au final, jouer à civ en solo ça revient à jouer à civ en multi: les autres joueurs essayeront toujours de gagner en te passant sur le corps (sauf que l'IA est évidemment beaucoup plus bête, mais bon ça c'est habituel...).
En revanche, là où je ne suis pas d'accord avec Mascotte, c'est sur l'aspect réaliste des choses. Pour moi, Civ se doit d'être fondé sur un minimum de réalisme: s'il s'agissait simplement de jouer aux échecs contre un logiciel, je jouerais à Chessmaster plutôt que de me faire chier à chercher à m'immerger dans un Civ!
Perso, je pense effectivement qu'avoir une vision synthétique des situations diplomatiques est finalement une aide plutôt réaliste. Dans la vraie vie, les conseillers sont là pour expliquer les rapports de force. Je pense également que l'idée de repercutions évolutives dans le temps des guerres que l'on mène est très bonne: effectivement, c'était un mode de vie de se faire la guerre en permanence dans l'antiquité, et c'est aujourd'hui quelque chose qui est beaucoup plus grave du point de vue diplomatique. De même, ne pas pouvoir fonder de vraies alliances est un manque. Non pas que les alliances ne puissent pas être trahies, mais parce que ça permet au moins de fiabiliser une partie de ses relations pour élaborer un plan plus vaste.