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Liste des sujets

>>QUE PENSEZ-VOUS DE 'MEURS UN AUTRE...'

Tiavoulf
Tiavoulf
Niveau 7
25 novembre 2002 à 15:20:59

J´l´ai vu hier, je l´ai trouvé pas mal... Bonne actions, gadget, la James bond girl est trop bonne... Par contre, je trouve qu´il y a quelques abus, mais jl´ai trouvé franchement sympa !

[-TiGeR-]
[-TiGeR-]
Niveau 5
25 novembre 2002 à 19:05:38

Je l´ai pas encore vu . ..

badconker
badconker
Niveau 5
26 novembre 2002 à 08:42:14

ben moi je l´ai trouvé bof
Je lui fais surtout le reproche de pas avoir beaucoup d´action pour un james bond.

1027
1027
Niveau 1
26 novembre 2002 à 16:10:46

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De :
"Webmaster" <webmaster@jamesbond007.net>

A :
<cjb007@yahoogroupes.fr>

Objet :
[CJB007] Meurs un autre jour

Date :
Tue, 26 Nov 2002 15:20:02 +0100

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Le Chaud et le Froid : c’est de cette façon que l’on pourrait résumer le très attendu 20° opus de la saga du plus célèbre des agents secrets du cinéma. Le chaud, c’est l’arme solaire mise au point par Gustav Graves, le méchant de service ; le froid, c’est le décor de glace islandais où se déroule la majeure partie du film. Mais cette ambivalence reflète également l’impression générale que nous donne ce film, qui alterne tour à tour l’excellence digne des meilleurs épisodes de la série, et les scènes navrantes des pires heures bondiennes.

La première bonne surprise, c’est le scénario, dans la lignée de « le monde ne suffit pas » : plus recherché, moins manichéen, bref, moins prévisible. Bond est enfin moins un superman qu’un agent faillible, et la peur de mourir se lit sur son visage. Le moment où 007 croit qu’il va finir devant un peloton d’exécution est à ce titre un pur régal, au même titre que les premières minutes du film, où on le voit torturé, affaibli, puis totalement abattu lorsqu’il se rend compte qu’on le soupçonne de trahison. Sale, cheveux longs, barbu, il est à ce moment loin du personnage de dandy en smoking trop souvent caricatural. Cette situation peu ordinaire offre des dialogues souvent savoureux (entre Bond et M, le salut glacial de Bond au chef d’Etat Major Robinson) qui balaient d’un revers de main le mythe 007, ce qui redonne à celui-ci un sacré coup de jeune. Ce dépoussiérage est accentué par les traditionnels bon mots de James, qui trouve cette fois-ci de solides réparties de la part de ses interlocuteurs. Dans le même registre, les quelques gags, souvent lourdingues dans les épisodes antérieurs, sont ici très réussis, voire franchement hilarants, notamment ceux avec Q (la relève assurée par John Cleese du regretté Desmond Llewellyn est d’ores et déjà un pari gagné). La dernière scène du film, mettant en scène les retrouvailles entre Bond et Moneypenny, au départ très émouvante ravira tous les Bondophiles, puis se termine sur le gag sans doute le plus drôle de toute la saga.

Si le scénario est réussi, c’est que les personnages ont une dimension moins superficielle que dans certains épisodes précédents. Là encore, « le monde ne suffit pas » a servi d’exemple. On sait depuis longtemps que Pierce Brosnan est un Bond très convaincant qui a su trouver le juste dosage entre le charme animal de Connery, la légèreté de Moore et la noirceur de Dalton. Brosnan se glisse dans la peau de 007 comme Chirac au salon de l’agriculture. Mais les autres personnages sont également plus fouillés : M en chef impitoyable, même envers son meilleur agent, Miranda Frost tantôt glace tantôt volcan, et Jinx, la Bond Girl de service (magnifique Halle Berry), dont on se demande longtemps si c’est une « gentille » ou une « méchante », se situe dans la droite lignée de Michelle Yeoh dans « Demain ne meurt jamais ». Son personnage est d’ailleurs si charismatique que les producteurs envisagent d’écrire des scénarios dont elle serait la seule héroïne… Attendons néanmoins de voir s’il ne s’agit pas uniquement d’un effet d’annonce, d’un coup de marketing promotionnel…

Du côté des méchants purs, il est de tradition dans les Bond que l’homme de main ait une tare physique caractéristique (Jaws et ses dents d’acier, Renard insensible à la douleur, …). Zao est quant à lui totalement défiguré par Bond, et son visage irréel (asiatique aux yeux bleus) lui confère un côté menaçant du plus bel effet. On peut cependant regretter qu’il meure si tôt dans le film. Quant à Gustav Graves, bien qu’il soit l’adversaire le plus jeune que 007 ait rencontré, c’est sans doute le vilain le plus redoutable depuis Ernst Stavro Blofeld : jamais Bond n’aura autant souffert ni été autant blessé depuis la fin des apparitions de l’homme au chat blanc. Mégalomane exacerbé, il est cependant très proche de Bond au niveau caractère : joueur, fanfaron, intelligent, il ne diffère de 007 que par son choix de se mettre du côté du Mal ; il est en fait le côté noir de Bond, le Jedi qui bascule du côté obscur de la force. Haïssable à souhait, il est ému aux larmes lorsqu’il retrouve son père, et n’hésite pas à tuer froidement celui-ci quelques instants plus tard.

Mais les personnages ne sont pas, loin de là, les particularités caractéristiques d’un Bond. On retrouve donc également quelques classiques, tels que le jingle d’introduction, le générique psychédélique pouvant frôler le mauvais goût (plutôt réussi ici, il retrace les 14 mois de captivité de 007). Les gadgets, surabondants à l’époque de Moore, ont repris depuis l’ère Dalton puis Brosnan une place plus mesurée, juste destinée à marquer la patte caractéristique de la série. Dans « Meurs un autre jour », Bond n’utilise qu’un gadget original (une chevalière à ultrasons), et deux gadgets habituels : sa montre, et sa voiture (saluons au passage le retour d’Aston Martin après les déboires BMW). Mais reconnaissons que sur la voiture, les scénaristes ont fait très fort : créer une voiture pouvant être invisible, il fallait vraiment oser !

Mais un Bond sans ses scènes d’action époustouflantes ne serait pas vraiment un Bond. Et c’est là que le bât blesse. Après « le monde ne suffit pas », dont les scènes d’action mollassonnes avaient été très décriées, on a le sentiment que les producteurs ont voulu jouer, dans la deuxième moitié du film, la carte de la surenchère des effets spéciaux. Si la poursuite en hovercraft du pré-générique et le duel d’escrime aux Blades sont très jouissifs, et la poursuite de voitures sur le lac gelé très chorégraphique, le reste tourne rapidement au calvaire. Comment imaginer par exemple que Bond puisse continuer à se battre gentiment dans la chaleur d’une carlingue d’avion en fusion ? Certes, le propre d’un Bond n’est pas d’être crédible. Mais là, c’est vraiment trop gros. La scène de sky-surf en Islande est aussi ridicule que le plongeon impossible dans un avion en plein vol du pré-générique de « Goldeneye », et en plus les effets spéciaux sont particulièrement ratés : uniquement composé d’images de synthèse, on a l’impression de visionner un dessin animé ! Dès lors, on a du mal à rester dans le film, le charme est brisé, le spectateur n’y croit plus et assiste aux pyrotechnies finales dans la plus parfaite indifférence. De plus, pourquoi diable Lee Tamahori a-t-il jugé nécessaire de succomber à la mode insupportable de passer certaines scènes de bagarre au ralenti, façon John Woo ? Quel gâchis, après avoir passé une heure de pur régal, à plaindre Bond dans ses tourments, à se délecter des émotions du personnage, que de retomber dans les travers de certains épisodes sans âme tels que « Goldeneye » ou « Moonraker » !

Pourtant, on ne peut nier l’effort louable de marquer dignement à la fois le 20° opus de la série et le 40° anniversaire des aventures cinématographiques de James Bond. D’ailleurs, le film est truffé de références aux épisodes précédents (voir encadré), certaines savoureuses (Bond se fait passer pour un ornithologue de renom, ce qui est amusant quand on sait que Ian Fleming a tiré le nom de son héros de l’auteur d’un traité d’ornithologie ; c’est même cet ouvrage que James emmène sous le bras pour crédibiliser sa couverture), certaines inaccessibles pour le non-averti (la galerie de miroirs du labyrinthe mortel de « l’homme au pistolet d’or » apparaît furtivement dans la clinique cubaine), d’autres franchement lourdingues (on sent venir à plein nez que Bond s’enfuira de l’avion en perdition par la soute arrière, comme dans « Tuer n’est pas jouer »). On peut apprécier ou non l’hommage appuyé à la première scène culte du premier film, où Ursula Andress sort de l’eau avec son bikini blanc. On peut regretter en tout cas qu’à l’heure des hommages, l’absence du Q originel n’ait pas été plus fortement soulignée.

Malheureusement, si l’idée de ces références est bonne, le principe devient rapidement trop systématique. Au bout d’un moment, et surtout quand le film commence à perdre de son intérêt, le spectateur se concentre plus à déceler ces détails qu’à vraiment suivre le cours du film, ce qui contribue encore à son détachement et à son désintérêt pour les tribulations de son héros.

Au final, c’est par ce qui a fait le succès des Bond, à savoir les scènes d’action, que « Meurs un autre jour » présente des faiblesses qui ne permettent pas d’en faire le meilleur film de la série, ni même sans doute le meilleur des Brosnan. Malgré tout, grâce au dépoussiérage entamé du mythe Bondien et surtout grâce au contexte d’anniversaire et aux clins d’œil qui en découlent, il y a fort à parier que cet opus fera partie des épisodes cultes de la saga. Et espérons que le côté noir, humain, faillible de 007 sera encore accentué dans les années à venir, afin que ce film marque réellement un tournant dans la façon d’appréhender le personnage. Ce sera alors à ce titre, beaucoup plus glorieux, qu’on pourra dire que « Meurs un autre jour » est un épisode culte.

Le film fourmille de clins d´œil aux épisodes précédents,

Petit jeu : la liste n´étant sans doute pas exhaustive, à vous d´en trouver d´autres !

Dr No
Halle Berry sortant de l´eau en bikini

Bons Baisers de Russie
la chaussure-couteau de Rosa Klebb

Goldfinger
le découpage au laser, l´aspiration par depressurisation d´un avion

Opération Tonnerre
l´aéropropulseur, les bouteilles d´oxygène de poche

On ne vit que deux fois
la pagode japonaise, quelques notes de musique

Au service secret de Sa Majesté
les couloirs de la clinique cubaine

Les diamants sont éternels
le satellite de diamants

Vivre et laisser mourir
le serveur rasta aux Blades

L´homme au pistolet d´or
la galerie de miroirs dans la clinique cubaine

L´espion qui m´aimait
le parachute aux couleurs de l´Angleterre

Moonraker
le jardin d´eau chaude

Rien que pour vos yeux
le fauteuil roulant

Octopussy
le crocodile factice dans le bureau de Q

Dangereusement vôtre
le surf avec "les moyens du bord"

Tuer n´est pas jouer
l´évacuation par la soute arrière d´un avion

Permis de tuer
Bond mis à pied, cherchant à assouvir une vengeance personnelle

Goldeneye
le plongeon de Jynx

Demain ne meurt jamais
le grappin pour marcher sur une façade

Le monde ne suffit pas
Bond sur le toit d´un dôme

Richard Henry

rich.henry@caramail.com

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asnake
asnake
Niveau 9
27 novembre 2002 à 09:10:04

exelent com james bond.... ! !

La vidéo du moment