Enodo
Posté le 28 février 2012 à 20:46:54
Dans toute chose, il y a de la créativité. Même dans la plus infime. Quelles étaient tes attentes, Oztral ? C'est bien beau de "reprocher", mais en contre-partie il faut aussi "proposer" quand on critique tant.
Parfois, j'ai l'impression de parlé dans le vent...
Attend, c'est pas à moi de faire leur boulot.
Moi, je suis client, et j'ai le droit de dire lorsqu'un truc me convient pas : le commerce, ça marche comme ça j'suis désolé.
Et j'suis bon client, parce que je l'achèterai ce Borderlands 2, seulement, je me tournerai vers un autre personnage, et ça m'ennuie parce que dans le rôle de "l'assassin furtif/ voleur", j'aurai voulu un peu plus d'imagination c'est tout ...
Dans le premier, mis à part Brick qui est juste l'archétype du gros boeuf bourrin, y'avait un peu plus d'imagination : Lilith, c'était du jamais vu, ou alors, trop rarement.
Mordecai, c'était l'anti-héros un brin rustre et beauf, aux antipodes de l'image du "Héros sniper silencieux" qu'on se bouffe dans tous les jeux.
Roland, c'était le gros marine balèse, jusque là, pas trop de créativité vas-tu me dire, mais il était discret, c'était pas le soldat grande gueule typique qu'on s'tartine d'ordinaire, et un détail qui fait toute la différence : il était black, ce qui est guère coutume dans le monde du jeu vidéo.
Là, franchement, pour ce deuxième volet, on a :
un sosie de Lilith.
un marine Américain carrément stéréotypé et moins charismatique qu'une huitre.
un ninja/robot ... alors certes, c'est un robot vas-tu me rappeler, mais on reste quand même dans le délire "Perso svelte et agile avec Masque et combi moulante + katana"
Le seul qu'à de la gueule, et je commence d'ailleurs à comprendre pourquoi il est à l'heure actuelle le plus médiatisé des 4 et d'ores et déjà le symbole de Borderlands 2, c'est le nain Salvador.
Je peux comprendre qu'on tombe facilement dans le cliché lorsqu'on design un personnage pour un jeu vidéo, or, justement, le premier Borderlands était LE jeu qui apportait du neuf à ce niveau là, et révolutionnait un tant soit peu le truc en bouleversant tous ces clichés chiants et redondants.
Zero, c'est clairement le personnage silencieux et ténébreux que les devs ont pondu afin de s'assurer de se fouttre dans la poche un public de kevin.
C'est sûr qu'ils allaient pas prendre le risque de nous mettre un fantassin moche, un clochard alcoolique torse-poils, complètement pété au crak, à la voix ravagée par la clope, ou un assassin gnome d'1m20 de haut : c'est sûr que ç'aurait été moins vendeur...
Moins vendeur certes, mais carrément innovant et osé...
Et pour moi, un Borerlands, c'est avant tout un jeu innovant et osé, pas un triste jeu commercial avec des persos sortis tout droit de Call of Duty ou de Shinobi...