Celui qui a mis l'exercice en ligne n'est pas très malin. Il risque très gros. Ceux qui participent à la rédaction des sujets ou à la confection des sujets sont des fonctionnaires de l'Education Nationale et c'est une faute très lourde que de dévoiler tout ou partie des sujets d'examen d'Etat. Le coupable risque non seulement de perdre son emploi et son statut de fonctionnaire (révocation sans droit à pension) en passant en conseil de discipline mais aussi de devoir payer à l'Etat sur le plan civil non seulement les frais occasionnés par l'annulation de l'épreuve mais aussi les dommages et intérêts réclamés par les candidats qui auront intenté une action. La facture risque d'être élevée.
Les candidats qui doivent repasser l'épreuve peuvent agir contre l?administration devant la juridiction administrative (c'est mieux), soit agir contre l?agent fautif devant la juridiction judiciaire.
En cas de faute du service (négligences de sécurité) s?ajoutant à une faute de service commise par un fonctionnaire, la victime peut agir en action de responsabilité de service contre l?administration pour l?ensemble du dommage devant la juridiction administrative.
Quand l?administration indemnise une victime d?une faute de service, elle peut se retourner contre l?agent pour en demander le remboursement.
Quand l?administration a indemnisé un dommage causé uniquement par la faute d?un agent, elle peut réclamer à l?agent le remboursement de l?intégralité des dommages et intérêts. En outre, elle peut également lui demander la réparation du dommage qu?elle a elle-même subi.
L?action récursoire de l?administration contre un agent et l?action en responsabilité intentée par l?administration contre l?agent sont exercées devant la juridiction administrative.