6h40, alors que la France qui se lève tôt dort encore...
BIP-BIP-BIP...
-Casimir, arrête de sonner. Tu sais bien que je préfère quand tu fais des claquettes avec Fraise Aster... 
Mais... mais... c'est ce (censure) de (censure) réveil! (censure) déjà l'heure (message subliminal)...
C'est à peu près comme ça que commenca la journée du jeune Pumba (les insultes, c'est comme les effets spéciaux dans les films US, c'est rien que du chiqué mais ça fait plus vendre...
). Plein d'entrain, il se laisse même aller à chanter sous sa douche ("un jour Johnny halliday reviendra, un jour il se réveillera..."
). Faisons bref: arrive le moment du départ. Tout se passe bien, il parvient sans encombre à la gare. La grève était prévue mais il est confiant: il ne s'est quand même pas réveillé plus tôt pour rien (conscience professionnelle spotted...)!
Son train s'arrête. Les têtes ahuries du bétail français, que l'on nomme aussi "voyageurs", se tournent vers lui et semblent penser "Pumba, aie pitié de nous, ne viens pas imposer ton corp beau (
) et musclé qui nous briserait à coup sur les os. Nous implorons ta pitié...". Pumba, jeune homme fort sympathique écoute leur requête et décide d'attendre le prochain. Après tout, il n'avait pas encore commencé ses 36 bonnes actions quotidiennes. Et puis 10 minutes à attendre dans le froid, ce n'est pas la mort (en plus, ça conserve les vieux...). Dix minutes passent, il tique. Vingts minutes passent, il retique. Trentes minutes passent, il critique.
Et là, une annonce va changer le cours de sa vie (KOM C DRAMATIK.
). "En raison d'un rail cassé à Bécon-les-bruyères, ce train sera direct jusqu'à Paris-Saint-lazare. Il ne desservira pas la gare de Nanterre-Université".
A ce moment, il comprend que malgré tous ses efforts, il arrivera en retard à son cours... Il prend le train pour aller jusqu'au terminus (à Paris...). Mais là, un doute le prend. Qu'est-ce que cette odeur fétide? Les portes se referment, le voilà piégé. Il sait que pendant au moins 30 minutes, ce parfum de vomissure de lendemain de soirée (y'en a au moins qui pourra s'imaginer l'odeur...
) ne sortira pas de ce wagon, dans lequel les gens sont collés les un aux autres. Il puise dans toutes ses ressources pour ne respirer que lorsque celà est vraiment nécessaire.
Terminus, tout le monde descend. Le jeune Pumba se précipite et respire fort, même l'air pollué lui semble sain. Aucun train à quai ne dessert sa destination alors il attend, il attend et un pervers la tend (n'allez jamais dans une gare à Paris un jour de grève, on y voit vraiment de drôle de choses...). Un train est alors annoncé. Pumba cours tel un cheval à neuf jambes, n'écoutant que son coeur et son MP3. Train bondé, les gens s'engueulent, s'insultent, essayent de rentrer alors que même l'air n'a pas la place de s'engouffrer dans le wagon. Qu'à celà ne tienne, il prendra le prochain.
Ca y'est il monte: il est entouré d'un jeune homme qui siffle et d'une jeune fille qui lui fait de l'oeil. Il aurait pû plus mal tomber...
Arrivée à la fac. Tiens sa montre avance? Il ne peut pas être 09h50, il est parti de chez lui à 7h40.
Inutile de préciser qu'il arrive en avance de 10 minutes...par rapport à la fin de son cours... Lui qui n' en avait raté aucun depuis le début de l'année... En plus, il a 1h30 de pause... Quelle galère! Mais le jeune Pumba est vaillant et décide de se poser pour continuer certains "projets". Les minutes défilent...
Et là PAF! (non, pas le chien...). Alors qu'il ouvre son sac, il se rend compte qu'il a oublié son sandwich chez lui.
Le ventre du jeune Pumba est mécontent et décide de le torturer. Alors Pumba a faim: il n'a rien à bouffer, pas d'argent sur lui pour acheter... Un scénario catastrophe comme celui-ci, il pourra toujours en faire un film, c'est déjà ça...
Le cours de droit romain pointe son nez. Mais le magnifique Pumba a du mal: il est crevé et a la dalle. De plus, des enfants "de bonnes familles", kikoolol sur les bords, sont assis derrière lui et ne cessent de parler...
Technique de self-control: "Pumba, ils sont comme toi, ils sont peut-être sympa,... tu vas quand même pas leur foutre des tartes...". Le phacochère affamé sort vainqueur de sa lutte contre lui même et garde son calme très britannique (pour un français, c'est un comble.
). Le cours se termine, "mais oui, mais oui, l'école est finie".
Il est 15h, Pumba se rend sur le quai. Aucun train avant 1h30... Don't Worry, Be Happy, il se met à danser le Sirtaki. Puis devient raisonnable et retourne à sa fac. Il pose sa tête dans ses pattes et ne peut s'empêcher de sombrer dans les abymes de l'état végétatif d'un hérisson rasta.
Le calvaire touche à sa fin et il sent déjà les sirènes de son logis l'appeler. Après un long trajet en train puis à pied, il peut enfin ouvrir la porte de sa tannière. Le vanné Pumba regarde une dernière fois l'heure: il est 17h15... La légende raconte qu'il vivra la même journée demain. Alors il a prévu de casser lui même les rails pour qu'on ne puisse pas reprocher ça à la RATP: qu'il est gentil ce Pumba...
En résumé: Départ maison: 7h40
Arrivé maison: 17h15
Et tout ça pour deux cours (puisque j'en ai raté un). Si je ne suis pas un élève modèle avec ça... 
Et pendant ce temps là, les grèvistes de la RATP, dorment paisiblement en pensant à leur nouvelle journée de congé de demain...
THE END.
PS: Puis-je devenir citoyen belge ou chinois?