Il est loin le temps, où richesse, originalité, innovation et identité était obligatoire pour toute licence commerciale souhaitant être réputée. Voici aujourd'hui mon test (subjectif) de Killzone 3, sur Playstation 3. Vous ne connaissez pas Killzone ? Mais si, rappellez vous, le jeu de guerre futuriste style Guerre des Etoiles ou vous passiez des aprés-midi entière avec vos amis ou votre frêre à vous battre contre une intélligence artificielle corsée sur "la plage". Mais oui, ce jeu avec une campagne solo longue, difficile, variée, aux multiples parcours imbriqués,aux personnages et approches different(e)s... Ces gros méchants aux yeux rouges corriaces ne vous disent vraiment rien ?
Et bien oubliez tous vos souvenirs, ils ne sont plus d'actualité avec ce nouveau volet. Et oui, la vague Call of Kiki est passé par là... Aurevoir le mode en écran partagé avec les bots, aurevoir l'immersion d'être un seul homme parmis tant d'autre, aurevoir la campagne longue et difficile, aurevoir cette jouabilité lourde, et bonjour l'impérialisme (ou la propagande) à l'américaine, le bourrinage en ligne et le contenu rachitique avec contenus payants. Mais bon dieu, que s'est il passé ? Peu être que les graphismes fabuleux (a defaut de proposer un parcours archi-linéaire, scripté on ne peut plus), et une course au point éffrénée en ligne suffisent aujourd'hui à faire les "grands" du sacré monde mal aimé du jeu video. Peu être qu'être qu'un FPS de plus, concurent direct de Call of Duty, permet aussi de devenir une référence dans ce marché bien mysterieux. Toujours est il, le resultant est plus qu'accablant, du moins, si on est pas un bourrin. Commençons par l'essence même des FPS pour les veux de la vieille comme moi (hé ho je n'ai que 23 piges), à savoir, la campagne solo. Rapide, stéréotypée, aux personnages grossiers, aux situations invraisemblables, et à l'histoire sans foi répétée. Vous, l'heros, êtes du genre à tuer 200 000 bonhommes en 8h de périples sans jamais mourrir, alors que tous vos camarades, avec des moufles à la place des mains, se font massacrer sans le moindre scrupule dans dizaine. Toujours vous, le heros, faites parti d'une "coalition", l'ISA, genre d'OTAN-USA, bleu écarlate, qui va apporter la paix sur une planete peuplé de méchantes personnes aux yeux rouges sombres, au style proche du nazisme ou du communisme, rouge machiavélique comme la faucille et le marteau, de ces satanés helgast, un peuple aux dérigeant futuriste qui ressemble comme deux gouttes d'eau à Hitler ou Staline... (et non je n'oublie pas la seule fille du jeu, une petite soldate que Rico (l'immigré hispanique de la côte Ouest) par sauver au visage tellement magnifique et au corps X qu'elle n'est... qu'un personnage aussi cliché que les autres, même Lara Croft fait plus vraie !!) ... l'histoire se répète t'elle ? Ou la propagande continue ? Toujours est il, vous allez de rebondissement prévisible en objectifs débiles, comme l'envoi d'une armée entière (qui va toute se faire buter sauf vous), pour sauver le soldat Narville... vous êtes sur, cela vous dit toujours rien? Si au moins l'histoire était le seul défaut de cette campagne, hélas, ce n'est point le cas. Vous êtes encore, et toujours, à l'image de tous les autres FPS du moment, obligés de progresser de couloirs en couloirs, droit devant, sans vous retourner, en tirant, tirant et tirant, tuant, tuant et tuant, sans savoir ni pourquoi, ni qui vous êtes vraiment. Et si cela ne suffisait pas, cette "histoire" se torche en deux bonnes soirées de jeu sans vraiment rien vous apprendre. Alors oui messieurs, le jeu dispose de graphismes étourdissant, d'une physique inégalable et d'une ambiance de guerre hors norme... mais j'ai envie de dire "normal", nous sommes en HD sur Play 3, comme bien d'autres jeux...
Tout n'est pas mauvais, loin de la. Le jeu s'inspire de l'art
hoolywwodien, et par des jeux de caméras bien trouvé, le tout est explosif, stimulant, et tellement immersif. Les décors sont criant de vérité et des petits détails fourmillent pour nous en mettre plein la vue... et cela en ligne comme hors ligne. Mais justement, parlons du jeu en ligne. Vous voulez essayer ? Rien de plus simple, posez votre cerveau à coté de vous, prenez lamanette, et courez, puis tirez, et prier pour tuer et ne pas vous faire tuer. Et si vous tuez quelqu'un (ou quelque chose), attendez vous à prendre la foudre par derriere sans savoir pourquoi à la seconde qui suit. Et oui, normal, vous êtes 32 petits bonhommes armés jusqu'au dents enfermé dans 9 pauvres metres carré. Imaginez un peu la chose. Alors oui, les amateurs de mélée conne et méchante doivent se régaler, mais moi, pas. Et pourtant, et pourtant... les créateurs du jeu se sont "forcés" à imposer des objectifs, à rapporter des points au jeu en équipe... mais que faire face à une clientèle sans cervelle? Sans grandes dispositions, l'histoire se repetera et le jeu en ligne de nos FPS de consoleux resteront toujours aussi rentre dedans. Et si cela ne suffisait pas, les dévellopeurs ont cru bon de prendre les joueurs pour des ânes aux grandes oreilles, au point d'interdire les serveurs dédiés, et d'empecher tous les joueurs de créer la partie qu'ils souhaitent, avec les régles qu'ils souhaite et de choisir la partie qu'ils souhaitent. la, c'est "Appuyer sur start"... "veuillez patienter"... "chargement"... "Prêt ? A l'attaque". Et les ménus...? Dans une société sous le régime de l'impulsion ou tout doit être là, maintenant, tout de suite, vite... cela peu peut être faire adorer certains. Toujours est il, avoir l'ordinateur qui choisi ma partie et mes parametres à ma place, ca a l'étrange habitude de me mettre hors de moi.
Alors... alors, alors, "heuresement", les bots (IA) sont toujours la, pour vous enmener dans des parties bien plus calmes, plus sensées, toujours aussi épiques mais ô combien plus jouissive. C'est bizarre, on pourrait presque dire que l'ordinateur joue plus intélligement que l'humain dans ce genre de jeu. Et c'est la que ce Killzone gagne ses quelques pauvres point. Ce petit mode, bien que mal équilibré et un peu brut de décofrage, porte tout l'interêt de ce jeu. Et c'est sans lassitude, que vous enchainerez les parties contres ces petits bonhommes vraiment pas tendres qui vous ferons apprécier ce qu'aurait dù être le jeu en ligne de ce volet. Malheuresement, ce petit bonheur n'est pas copain avec le mot partage, car à l'inverse du tout premier Killzone, ce mode n'est pas jouable à deux en écran partagé. Seul la campagne solo l'est, bien que biaisée par des fenetres de jeu vraiment trop rikiki qui font vraiment douter de l'interêt porté par les éditeurs envers les joueurs. A defaut d'être un petit doigt d'honneur, ce mode coop hors ligne est le deuxieme et dernier interêt de ce jeu, qui, à tort ou à raison, est devenu une référence. Ma foi, peuchère de nous quand même.
Dans ces conditions la, attendons le messie, le beau et grand Battlefield 3, digne déscendant de Battlefield 2, synonyme de réalisme, d'objectivité, de liberté, (de bots pour les intimes) et de richesse... ah mais oups, c'est vrai, j'oubliais, ça, ce sont mes rêves, vu les dernieres vidéos, ce sera un Call of Duty : Battlefield 3, et bien on est pas dans la merde...
Killzone 3 : 8/20, et pas un point de plus.