Les Tenner, l’ascension de deux légendes 3ème partie
Point de vue de Martin :
Nous marchions maintenant depuis plusieurs minutes dans les ruelles de Nancy dans un silence de morgue. Alors que Sam chantonnait une musique très tendance à notre époque moi et Ned nous fusillions du regard telles des bêtes sauvages, prêt à frapper si l’un faisait un mouvement trop brusque. Ma main gauche sur mon fourreau je m’apprêtai à réagir au moindre danger, et en plus toucher ce katana me donnait un sentiment assez singulier mêlant un sentiment d’être protégé et la sensation que mon trop plein de puissance entrait petit à petit dans Reiki…comme si ce katana régulait l’afflux de ma propre énergie !
- Bon on ne va pas coucher là putain ! Dit moi tout de suite ce qui nous est arrivé Sam ! Râla Ned qui semblait s’emmerder.
-Désolé mon petit Ned mais ce n’est pas trop mon truc de raconter ma vie dehors sous -5° comme un clochard.
- Quelle petite nature bordel ! Si tu voulais tant que ça aller te réchauffer je t’aurais tout de suite cramé la tronche…
-C’est moi qui vais te défoncer la tronche ! Dis-je les dents serrées.
-Oh bordel c’est tordant on dirait un chien Martin, on dirait qu’ils sont bien dressé les Tenner, tu donne la patte ? Pesta Ned.
C’en était trop pour moi, je dégainai Reiki et concentra une énergie tout simplement étouffante dans ma lame qui d’un simple mouvement dans la direction de Ned produisit une sorte de getsuga tensho si je devais comparer. Ned para le coup de ses deux bras avant de bondir dans ma direction et de fendre l’air de ses griffes de dragons que je parai aisément avec mon arme.
-Je me sens bizarre, gémit Ned avant de poser un genou à terre et de cracher une gerbe de sang sur le sol.
Je remis Reiki dans son fourreau avant de prendre appui sur un mur, dépité par des nausées. Le regard dans le vide je réprimai une forte envie de vomir avant de diriger mon regard vers Ned qui semblait dans un état similaire. Quant à Sam il nous regardait d’un air supérieur, comme s’il savait que ça allait arriver.
-C’est à ce moment là que j’ai envie de dire ‘’je vous avez prévenu’’. Et si vous cessiez d’aggraver votre cas les gars, dit-il. Vous n’avez toujours pas compris que cette maladie s’actionne quand vous abusez de vos pouvoirs ? Si vous forcez trop vous risquez la mort…
-J’ai jamais rien entendu de pareil… ça fait des centaines d’années…non des milliers que je vis, et j’ai jamais eu de problème à utiliser de manière excessive mes pouvoirs putain ! Se plaigna Ned.
- Justement, tiens-toi à carreau et je t’expliquerai tout dans mon domaine !
Le reste du trajet fut plus que monotone étant donné que Ned et moi étions tout les deux à la fois épuisé par nos combats et les 2 étranges maladies qui nous avez touchées. Sam nous mena à l’écart de Nancy, dans un espace à l’écart de tout... à plus de deux heures à pied de la ville ! Moi qui n’avait encore jamais vu la maison que j’allais devoir défendre le reste de ma vie je n’étais pas déçu…mais alors pas du tout ! J’avais face à moi de gigantesques barrières d’au moins trente mètres de hauteur qui protégeait un domaine absolument pharaonesque ! Des dizaines de gardes armés jusqu’aux dents patrouillaient dans ce qui semblait être le jardin avec chacun de magnifiques bergers allemands en laisse. Dès que les gardes avez aperçus Sam ils le saluèrent comme s’il était un prince puis une escorte de plus de vingt hommes nous indiqua le chemin.
Tellement l’endroit était gigantesque nous avions du nous déplacer en voiture pour arriver au manoir de Sam… mes yeux sortirent de leurs orbites lorsque je vis ce bâtiment au style baroque absolument sublime et… gigantesque. Les traits de cette maison laissaient penser qu’il avait plus de cents années d’âge, mais il conservait malgré tout une fraîche et une beauté à couper le souffle. Deux sortes de gorille de 2 mètres 30 aux larges cicatrices sur leurs visages gardaient la porte et après nous avoir brièvement inspectés pendant quelques minutes nous laissèrent entrer… après nous avoir prévenu à moi et à Ned que s’il arrivait le moindre problème ils nous traqueraient et nous tueraient. La porte de métal s’ouvrit alors dans un fracas inaudible afin de nous permettre d’entrer.
Des domestiques et cuisiniers couraient à toute allure dans la demeure avec une énergie hors du commun afin de rendre la vie dans cet endroit merveilleux. Ned se permit cependant une remarque :
-Dire que t’es plein aux as serraient vraiment un doux euphémisme Sam… bordel c’est quoi ton nom de famille ? Je savais pas que t’étais si riche… je pensais juste que t’étais un scientifique paumé…
-Eh bien tu t’étais trompé, ma famille a divers branches qui s’étendent assez bien dans le monde. De plus notre père a offert à chacun de ses fils une demeure de ce genre… enfin moi j’ai été particulièrement gâté, s’exclama Sam avec malice. Bienvenue chez toi Martin, fait comme bon te semble ici !
-Je…je… c’est trop d’honneur… Dis-je en perdant la moitié de mes mots en cours de route.
-C’est bien naturel pour le chef de mon personnel de pouvoir se mouvoir dans le domaine voyons.
-Le chef de quoi ? Je croyais que j’étais juste votre garde du…
-Pas vraiment, tu es chargé de ma protection et donc de mes biens, mais tu ne seras pas seul pour faire ça voyons. Les Tenner ne sont pas les seuls qui nous ont porté allégeance, même si vous restez la famille la plus fidèle et par conséquent la plus digne de commander nos personnels.
-C’est quoi tout ces gardes, vous préparez une guerre ? Demanda Ned surpris de voir au moins un soldat par salle.
-Simple précaution mon cher Ned, j’aime me sentir en sécurité.
-Enfin bon des gardes bas de gammes comme les tiens ne feraient pas vraiment l’affaire face à une attaque nazie…
- Détrompe-toi Ned, aucun de ces gardes n’a été choisi par hasard ! Chaque personne recrutée vient d’une famille s’étant spécialisée dans des arts martiaux, l’art du tir, l’art des explosifs… enfin bref chacun de mes gardes bénéficie de compétence hors du commun. On décompte 151 personnes ici, dont 51 sont des domestiques ou des cuisiniers. Les 101 restants sont des vétérans du combat, chacun venant d’une famille différent. D’ailleurs au passage la moitié de ces mêmes personnes sont des porteurs…
-Une armée de porteurs ? Mais où tu as trouvé 101 familles en France mec ?
-Elles ne viennent pas toutes de France… même si chacune maîtrise la langue française dans leurs bagages linguistique.
-Euh… je dois donner des ordres à tout ce beau monde ? Demandai-je avec appréhension.
-Bien entendu Martin, considère toi en quelque sorte comme mon second. Je suis le cerveau qui donne les ordres, mais je ne peux rien réaliser sans un corps fonctionnant à merveille. Tu es en quelque sorte à la fois la colonne vertébrale et le cœur de mon enveloppe corporelle.
-Arrêtez vos niaiseries vous allez me donner la gerbe putain ! S’impatienta Ned en frappant du poing contre un mur, faisant trembler le lustre accroché au plafond.
-Mon domaine comprend cette maison, un stade de foot, un spa, une piscine privée, trois restaurants dont un français, un américain et un italien, une salle d’entraînement pouvant accueillir plus de 200 personnes. On peut aussi décompter un garage contenant environ une centaine de véhicules, une église, une pizzeria, un golf privé, un dojo, une forêt pour les balades…
-Tu vas pas non plus nous faire la liste intégrale et ta biographie merde ! S’indigna le porteur draconique.
-Et le plus important… on a une bibliothèque où je passe le gros de mon temps… ainsi qu’un laboratoire. Les deux sont séparés par une porte dont seul moi aie l’accès…et mes deux chères associés !
Après avoir passé de nouveau la sécurité nous nous retrouvions dans une salle à l’ambiance totalement différente : un laboratoire à l’architecture étrange contenant du bazar dans chaque recoins, des machines à l’aspect singuliers parsemant le sol… mais le plus intrigant de tout était bien les sortes de bocaux géants contenant des membres humains… en fait je retire ce que j’ai dit, le plus flippant dans cette putain de salle c’était ces deux psychopathes en habits de scientifiques fous qui opéraient chacun des corps différents.
Le premier qui était assis sur une chaise à roulettes portait une veste blanche recousus de partout, un bas noire dans le même état, des chaussures des plus ordinaires et… un clou dans le crâne qui dépassait. Il paraissait assez jeune, je ne lui donnais pas plus de 18 ans. De plus, il y avait une aura à la fois sérieuse et flippante qui émanait de ce type qui fumait comme un pompier… Après avoir retiré ses gants ensanglantés il fit glisser sa chaise à roulettes puis me sera la main en abordant un large sourire sans se lever. Sa poignée de main, loin d’être celle d’un jeune homme paraissait plutôt tenir d’un catcheur iranien dopé aux hormones. (le voici :
)
Le second était un homme d’environ 37 ans, un homme à l’air plus sérieux et scientifique que son voisin, un homme portant l’habit blanc propre et classique d’un chirurgien. Une petite barbichette était visible sur son visage, ainsi que des lunettes noires et un crâne chauve. Il me fit une poignée de main plus formelle et moins brutale que son prédécesseur. (le voici :
)
Enfilant une veste blanche du même type que les deux scientifiques Sam me dit :
-Ned, Martin, je vous présente mes deux apprentis : l’homme avec la cloppe au bec c’est Gérard et l’autre c’est Hugo…
-Pour vous ce sera le Génie, dit d’une manière assez brutale le dénommé Gérard.
-De mon côté je préférerais que vous me nommiez le Brillantissime, s’exclama Hugo avec calme.
-Ne vous occupez pas d’eux, ils ont attrapé la grosse tête parce qu’ils en savent un peu plus sur le fonctionnement d’un porteur. Depuis ils veulent qu’on les nomme par ces surnoms à la con. Je leurs ait appris les bases il y a de cela plusieurs mois… mais ils paraissent plus doué que mes 17 précédents apprentis qui sont morts au cours de malencontreuses expériences. Déjà ils apprennent bien plus vite, en plus ils sont capables d’arriver à des conclusions assez proches des miennes ! Ils savent se défendre en plus…
-Qu’êtes-vous venus faire ici maître ? Demanda le Génie en rallumant une énième clope. Je pensais qu’il était interdit de ramener des personnes de l’extérieur, on dirait que vos propres règles ne vous touchent pas.
-Effectivement, je fais ce que je veux ici, des objections Gérard ?
-Vous savez très bien que je déteste quand on m’appelle par mon prénom… enfin passons, vous voulez qu’on leur montre quelque chose de spécial ?
-Non, je voulais juste vous montrez à tout deux le nouveau chef de la sécurité : Martin Tenner, c’est l’homme avec le katana…
-Ne me dites pas que vous avez refilé Reiki maître, vous savez pourtant très bien comment cette lame est instable, sur les 19 sujets d’expériences qui l’ont testé plus de 3 jours, aucun n’a survécu… ponctua le Brillantissime en soupirant.
-Je suis en danger de mort ? Interrogeai-je avec une boule au ventre.
-Ben les Tenner on tendance à être des cardiaques d’après ce que j’en sais, le dernier Tenner qui l’a testé avait été diagnostiqué comme attend d’un cancer, les médecins lui avait prédit encore 2 mois à vivre… il a porté ce sabre pendant 5 jours et est mort la lame à la main… ajouta le Génie en cherchant dans une armoire quelque chose.
-Comme quoi le gène des Tenner est pas si efficace que ça, pesta le Brillantissime.
-La bonne blague, tu vas clamser pour avoir eu les yeux plus gros que le ventre alors ? A dans 5 jours pour ton enterrement mec, ricana Ned qui s’était abstenu d’intervenir depuis le début.
Sam pris alors la parole :
-Mais non voyons, de un Martin n’a pas d’antécédent cardiaque, et de deux il possède un pouvoir parfaitement adapté à ce katana ! Cette lame a tendance à pomper continuellement de l’énergie, chose que les corps des sujets tests n’ont pas supportée… mais toi Martin tu possèdes une réserve d’énergie à couper le souffle, ce sabre n’a pas le temps de te prendre de l’énergie que tu t’es déjà rechargé ! Ton pouvoir de Morphe Mythique en est pour quelque chose ! Les premiers symptômes sont normalement : un mauvais contrôle de son pouvoir, la libération sans qu’on le veuille de vague d’énergie ou encore affaiblissement voir épuisement du porteur. Comment te sens-tu ?
-Très bien je dois dire. C’est vrai que je sens comme une force se déplacer de mon corps vers le katana… mais en échange de cela je ressens de l’énergie venu du sabre entrer en moi…
-Un échange équivalent ? Voilà un spécimen intéressant que tu as trouvé là Sam, on peut le disséquer ? Interrogea le Génie en me regardant dans les yeux, me faisant bien flipper par la même occasion.
-Désolé Gérard j’en ai besoin vivant ! Mes chers apprentis, j’aimerai que vous vous concentriez sur les cadavres n°12 et n°15 et que vous leurs fassiez subir le test n°22. Quant à toi Ned et toi aussi Martin, venez dans ma bibliothèque… j’ai des choses importantes à vous expliquer sur les porteurs.