HS : Passé glorieux, Présent de tout les dangers, futur assuré ?, Partie 1
J’étais adossé à un arbre, ce dernier me recouvrant d’ombre. Je regardai les oiseaux se rassembler sur le bord de ma piscine puis tous prendre leurs envols au moindre bruit suspect pour finir par revenir sur le même endroit, ce “cycle“ se reproduisait chaque fois, c’est assez étonnant ! Je restais toujours adossé à l’arbre, je levai les yeux et apercevais le beau ciel bleu, ce ciel que personne ne prenait la peine de regarder dans notre société actuelle mais qu’un seul regard suffisait à littéralement envouter celui qui le regarda par sa splendeur. De plus, avec les oiseaux qui effectuaient des “va et vient“, si je puis appeler ça comme ça, rendait le spectacle beaucoup plus beau.
Je continuai à balayer mon jardin du regard, il est tellement immense que le regarder en détail prenait dans les 8 minutes. J’étais seul, seul dans cette immense villa ou plutôt palais. Mon père est encore en voyage d’affaires mais il rentre demain, enfin si je puis dire ! Ma mère est encore sortie acheter des tableaux, c’est drôle comment elle est fascinée par ces simples dessins dessinés sur des toiles. Ahhhh… l’Art ! Le truc le plus dégeulasse que j’ai jamais vu ! Je me souviendrais toujours de ce jour ou j’avais mis toute mon après-midi à dessiner un dessin magnifique et tellement précis qu’un dessin qu’un gars a fait en pleine récréation a eu le double de ma note… Pathétique !
Ma sœur, elle doit être en train de se balader dans les magasins de la ville, je ne sais pas ce qu’elle adore foutre là bas non plus, les magasins…. Quoi de plus chiant sérieux ! Je ne peux pas blairer de rester 2 minutes là bas ! Dire que les filles adorent ce genre d’endroit, bon dieu c’est bel et bien deux mondes différents.
Soudain, mon téléphone sonna…
- Randy ? dit une voix à l’autre bout du fil, ton entrainement commence dans 30 minutes, magne toi de nous rejoindre.
- Alberto ? OK, j’arrive.
Je coupai alors le téléphone, Alberto était la seule personne qui pouvait me parler comme ça, tout le monde m’appelle Seigneur. Chose qui me dérangeait plutôt en fait, Seigneur par ci et Seigneur par là. Je m’habillai en vitesse, enlevant mes habits royales blancs pour un simple jean et une veste beige en cuir. Je sortis alors de la villa et me dirigea vers le club d’entrainement.
Depuis quelques mois, mon père m’avait inscrit dans un club de combat pour expert, on apprenait à se battre, à manier les katanas et armes blanches, à manier une arme et à viser, à renforcer notre condition physique, à désamorcer des bombes…
Il m’y a inscrit contre mon gré, je me suis toujours demandé à quoi servait d’être inscrit dans un tel club, on va pas subir une attaque terroriste merde ! J’ai juste 10 ans et mon corps ressemble à celui d’un athlète, non ce n’est pas cool, c’est carrément chiant ! On nous dit de repousser nos limites, ils veulent que mon corps soit en acier ou quoi ?
J’arrivai devant le club de….de quoi déjà ? Donner un nom à cet enfer relèverait de l’impossible au fait. Je rentrai dans le club et partit me changer dans mon vestiaire. Notre équipement était : 1 Taazer, 1 Kimono, 1 Katana en bois et d’autres conneries. Le reste, on nous le donnait. Je rentrai alors dans le dojo, j’étais le dernier à arriver, comme d’habitude si je puis dire. Tout le monde me regardait, qu’est ce que ça me soulait ! On était en binôme, j’étais avec un wesh qui me faisait tellement chier que j’avais envie de lui foutre mon poing dans la gueule, son habitude à mater les meufs sous tout les angles avait pour résultat de m’exaspérer.
C’était juste du foutage de gueule ! Le prof m’ordonna littéralement de faire 30 fois le tour du dojo, ce que je fis sans même parler. Une fois cela fait, je partis voir le prof. Ce dernier m’ordonna encore une fois d’aller ramener les tapis, ce que je fis encore. Une fois cela fait, il nous rassembla tous et prit la parole :
- Alors les gamins, vous vous amusez bien ? Ecoutez moi, on va monter un tournoi de free fight ! Et oui, pour gagner, l’adversaire doit être complètement K.O et pour commencer, vous affronterez votre binôme dans ce tournoi !
- Comme c’est bidesque… lâcha un d’entre nous tout en murmurant
- Le premier combat opposera Jean à Kevin !
Le combat était surprenant car Kevin se fit démonter en moins de 5 minutes, enchainement coup de poing-coup de genoux-coup de pied retourné suivi d’une clé de bras, j’étais sous le choc.
- Le premier match du quart de final vient de s’achever, Jean est qualifié ! Prochain match : Fire vs Red !
Red et Fire se levèrent instantanément, Red était un colosse d’1mètre 60 rien qu’à 12 ans ! Fire était un as de la soumission, il pouvait péter le bras de n’importe qui en moins d’une minute, il savait aussi habilement se défendre avec ses pieds.
- A vos marques, Prêt ? Partez ! dit Alberto, l’instructeur
Fire fondit sur Red mais ce dernier lui attrapa la tête avant de l’envoyer contre le mur, Fire se releva et fondit encore sur Red. Ce dernier lui saisit le poignet, lui donna un coup de boule, tordit son bras de sorte à la faire passer derrière son dos, puis posa son genou sur la paume de la main qui était derrière le dos, le forçant à s’asseoir. Il fit passer ses deux mains autour du cou de Fire et exerça une prise de soumission. Il renferma ses deux jambes sur la jambe gauche de Red et exerça une pression qui fit retourner Red ! C’était Fire qui était actuellement assit sur sa poitrine ! Il n’y alla pas de main morte et enchaina des droites et des gauches sur le pauvre Red qui essayait de se défendre. Soudain, il se laissa volontairement frapper et renferma ses deux jambes autour du bras gauche de Fire, une clé de bras ! Il le renversa sur le côté droit et était en position parfaite ! Il reste dans cette position durant de longues minutes jusqu’à ce qu’on entend un craquement sinistre quoi résonna dans tout le dojo. Fire abandonne !
Jean, Kevin & Fire se mobilisèrent pour emmener Red à l’infirmerie, ce n’était vraiment pas de bon augure.
- Bien le prochain match opposera Randy à Death !
Je pris place, Dead était connu pour être un adversaire habile et pouvant faire la différence à tout moment, moi, j’étais connu pour la diversité de mes attaques toutes plus dévastatrices les une que les autres.
Le prof nous ordonna de commencer, je fondus sur mon adversaire qui m’accueille avec un double coup de pied dans les genoux. Il bondit direct sur moi et tenta de s’asseoir sur ma poitrine, peine perdue. Je fis une roulade en arrière, vit qu’il fondit sur moi et anticipa son crochet du droit, je lui retournai le poing droit avant de lui asséner un coup de boule mémorable puis je passai mes jambes autour de son bras puis sautai en l’air tout en tenant son bras, les deux jambes autour. Un craquement retentit, faible certes mais un craquement tout de même. Death se mit à genoux et j’essayai de lui mettre un kick à l’arrière de la tête pour le mettre K.O mais il passa en dessous, me saisit le pied, me retourna et me mit parterre, et saisit mon talon d’Achille et exerçait une pression dessus. La douleur était énorme mais je pus poser mon autre pied sur son ventre et le faire voler en avant dans une sorte de roulade.
On se releva simultanément, la fatigue commençait à avoir raison de nous. On était des gosses tout de même ! Il courut vers moi mais je fis passer mes mains autour de ses hanches, le soulevai, et l’éclatai littéralement contre le mur ! Il saignait littéralement là ! Je me demandai si j’allais arrêter mais pris d’une envie de sadisme, je le pris sur mes épaules et le balança en l’air de telle sorte à qu’il retombe la tête la première (ça s’appelle le F-5, go voir Youtube si la description est bizarre) ! Il s’est littéralement ouvert là ! J’allai retenter la même prise mais…
- STOP ! Encore un truc et t’es disqualifié !
Je jetai un regard par dessus mon épaule, tout le monde me regardait avec un regard noir, je laissai place au prof qui ausculta Death, puis l’emmena personnellement à l’infirmerie. Pendant ce temps, tout le monde me fixait avec un regard noir. Le prof revint quelques minutes plus tard.
- Tu l’as bien amoché Randy, il a une commotion cérébrale. Bref, prochain combat : Seattle vs Keith !
Le match commença, Keith avait rapidement prit l’avantage avec une série coup de coude -coup de pied – coup de genou suivi d’un coup de coude sur la nuque. Je regardai le combat attentivement quand un élève toucha mon bras droit avec son coude.
Dans tout ce bordel, mon téléphone sonna…. Et merde ! On est censé les gardés dans mon sac et je l’ai mis dans la poche interne du kimono ! Merde, je suis mort !
- Randy, éteins moi ce téléphone tout de suite !
- Monsieur, c’est un appel d’urgence ! dis-je en esquissant un sourire, espérant que la supercherie que j’ai utilisée le convaincra
- Bon, va au vestiaire, que ça se reproduise plus.
Je me dirigeai vers le vestiaire puis sortis le téléphone de ma poche, c’était un appel de mon père, simplement. Je restai un temps conséquent dans le vestiaire pour faire croire que je parlai au téléphone puis me vint en tête une idée que je qualifierai de magique, je me changeai, mit mon kimono dans mon sac et mit mes anciens habits, le jean et la veste beige en cuir. J’entrouvris la porte du dojo, tout le monde se retourna et regardaient avec des yeux ronds mes habits. Je pris la parole :
- Monsieur, j’ai reçu un appel urgent, je suis désolé mais je dois partir !
- Pars, mais tu devras faire 10 tours au prochain cours.
- OK
Je me cassai alors et dès que j’eus franchi la porte qui donnait vers l’extérieur, je ne pus réprimé un sourire. Il s’était fait facilement avoir, un imbécile ! Je marchai alors en direction de la villa, ne cessant de repenser à ce moment où le prof s’est lamentablement fait avoir…
PS : Partie 1 = 1800 mots