Balade au clair de lune : première partie
Cette nuit j’ai rêvé que mes vrais parents venaient me retrouver à la maison, et qu’ils m’emmenaient dans un monde rempli de peluche comme Tibbers et de friandises. Mais pendant que je m’amusais avec mes amis je me sentais observé par quelqu’un ou quelque chose.
A mon réveil j’avais ressenti la même présence qu’hier, et deux yeux jaunes disparurent quand je me levais. Je me précipitais à la fenêtre mais je n’apercevais que les lumières de la ville.
Pour notre déjeuner, Tibbers et moi, mangeâmes les céréales sucrés qu’Isabelle m’achetait. Les dessins animés qu’il y avait à la télé n’étaient pas intéressants et je voulais vraiment voir mes amis, je montais donc dans ma chambre.
Nestor me proposa de boire le thé en compagnie de mes deux nouveaux amis : Bleuguerra et Babore. Ils m’expliquèrent leur ancienne vie et Babore nous raconta des histoires.
Même si j’avais plein d’ami, il me manquait toujours un prince avec qui je passerais ma vie, je devais sortir de nouveau !
J’enfilais ma nouvelle robe émeraude avec des grenouilles et des libellules, prenais une de mes ombrelles et sortais avec Tibbers. Dehors il ne faisait pas beau, les nuages gris recouvraient le ciel et le soleil. Heureusement que je pouvais me protéger grâce à mes pouvoirs, sinon je finirais mouillée !
Tibbers me conseilla de retourner au parc, je rencontrerais sûrement mon prince là-bas. A cette heure-là il n’y avait personne, ils devaient sûrement tous être à l’école. Je reprenais donc le même chemin qu’hier, accompagnée par mon ami de toujours.
Personne ne voulait jouer avec moi, la pluie devait les énerver ! Le monsieur du restaurant me gronda parce que je ne le laissais pas faire son travail, la dame du bureau d’Eric n’était pas la. Le magasin de robes que j’aimais tant semblait fermé, dommage j’avais vu des robes trop belles !
Toute la matinée je sentais encore cette présence qui me suivait depuis hier, mais à chaque fois que je sondais les environs ou partais à la recherche d’une personne je me retrouvais bredouille en plein milieu d’une rue.
Quelqu’un jouait à cache-cache avec moi !
J’avais faim, incroyablement faim ! Les céréales de ce matin ne m’ont pas rempli le ventre, je devais trouver à manger avant de mourir…
Le monsieur du restaurant ne me laissa pas rentrer et me dit encore une fois d’aller retrouver mes parents, comme si je pouvais savoir où ils sont alors que je ne les connais même pas ! Quel méchant celui-là !
Le papy du magasin de bonbon fut content de me voir et Tibbers le convainquit de me donner plein de bonbons. Les gens qui rentraient dans le magasin étaient surpris de me voir prendre toutes ces sucreries et me souriaient quand je les regardais. Le papy m’offrit même une glace à la fraise, mon parfum préféré !
J’avais encore mal au ventre, mais maintenant c’était parce que j’avais trop mangé. Même si je me sentais lourde j’avais envie de voler au-dessus des maisons. En me cachant dans une rue je m’envolais grâce à mes pouvoirs magiques, les gens devenaient de plus en plus petits mais ne me voyait pas.
Tibbers faillit tomber, mais il me rattrapa très vite et partit tout seul devant. Nous fîmes la course jusqu’au parc où nous nous arrêtâmes. Il n’y avait personne mais les enfants de mon âge arriveraient dans pas longtemps, la cloche de l’école que j’avais survolé avait sonné !
Les mêmes enfants qu’hier arrivèrent en courant dans le parc, suivit de leurs parents. Ils reculèrent quand ils me virent, et jouèrent dans l’autre partie du parc, loin de moi. Je parlais avec Tibbers quand la nuit commença à tomber et que les gens partaient du parc. La grande montre dans la rue avait la grande pointe sur le neuf et la petite sur le sept.
A la maison Nestor me dit que mes amis m’attendaient tous et qu’ils m’avaient préparé une surprise. Ils étaient tous autour de la table et quand j’arrivais dans ma chambre je voyais qu’ils avaient tous mis mes robes et qu’ils dansaient joyeusement.
Nous fîmes la fête tous ensemble, en dansant et chantant des chansons rigolotes que ma maîtresse m’avait apprise.
Un grand bruit me réveilla, j’étais couchée sur Tibbers et mes amis dormaient tous autour de nous. A la fenêtre je voyais une grande lumière dehors. J’allais alors voir ce qu’il se passait, Tibbers dans les bras pour me protéger.
La maison de l’autre côté de la rue était en feu, et des gens se trouvaient devant. Trois d’entre eux étaient à genou alors que les cinq autres étaient juste à côté. Ils avaient des pistolets et les tendaient vers les trois personnes à genou. L’un d’eux me vit et vint vers moi.
-Regardez ce que nous avons là ! Tu t’es perdue petite ?
-Qu’est-ce que vous faites à ces gens ? Et la maison, pourquoi elle brûle ?
-Nous demandons de l’argent à ces personnes, mais elles ne veulent pas nous en donner. Nous avons donc brûlé leur maison.
-Vous voulez de l’argent ? J’en ai plein chez moi si vous voulez !
Sans me répondre le monsieur voulut me tirer par le bras, mais Tibbers renvoya sa main. Le monsieur retenta une nouvelle fois mais je le faisais s’envoler. Deux de ses amis tendirent leurs pistolets dans ma direction, mais quelqu’un se mit devant moi.
La personne qui venait de se mettre devant moi me prit dans ses bras, et il était incroyablement doux. Je pus voir sa tête, on aurait dit un chien voire un loup ! Bizarrement il avait la même "odeur" que la présence qui me suivait depuis hier.
Il me serra fort contre lui et je sentais le vent refroidir mes bras, j’aperçus même des toits de maisons. Son corps s’abaissa puis il se releva et me laissa descendre.
Je ne m’étais pas trompé, c’était bien un loup, mais un loup sur ses deux pattes et au poil orange.
-Vous êtes un loup ?!
-Pas totalement…mais je t’expliquerais plus tard ce que je suis. Mon nom est Allister, je suis ton protecteur.
-Mon protecteur ? J’ai déjà Tibbers, et je ne vous connais pas…
-Mon devoir est de te protéger toi, Canta. Je t’en dirais plus lorsque nous serons en sécurité, pour l’instant endors toi…
Je ne savais pas qui était cet homme-loup, mais ses dernières paroles m’endormirent.