Hasta la vista baby : dernière partie
Aux commandes de mon buggy je partais seul effectuer cette mission. Quoi de mieux qu’un combat en ma défaveur pour me remettre dans le bain ! Heureusement le village n’était qu’à une centaine de mètres de la base, et j’y arrivais sans problème. Pour ne pas me faire repérer je garais le véhicule quelques mètres à proximité de la route, dans un bosquet.
Je m’infiltrais ensuite entre les maisons et recherchais le plus d’informations possible. Ces gamins ne devaient pas être bien futés, au lieu de retenir les habitants dans une maison et en surveiller l’entrée ils se tenaient en plein milieu d’une rue. L’un d’eux menaçait deux jeunes femmes à l’opposée de ma position, deux autres observaient les alentours du haut d’un balcon et je décelais trois autres personnes dans le magasin juste à côté de moi.
Des cris jaillirent de cette épicerie, des cris de femmes ! Je devais les neutraliser avant qu’ils ne commettent l’irréparable.
Je faisais le tour du bâtiment à la recherche d’une quelconque porte de secours, et miracle j’en trouvais une. Une clé de sable plus tard j’entrais silencieusement dans le magasin, les cris se faisaient de plus en plus forts. Après avoir passé une porte j’étais caché par le comptoir, mais je pouvais voir ces types entrain de maintenir une jeune femme au sol.
Je concentrais mon énergie pour introduire le sable un peu partout dans la pièce, sans qu’ils ne s’en aperçoivent. La femme était au sol, et eux étaient accroupis, si je créais des mâchoires peut-être que je ne toucherais qu’eux. Je rassemblais les grains pour former une gigantesque mâchoire qui engloutit les deux qui maintenaient la femme au sol. Le troisième hurla de surprise en voyant ses amis se faire happés et se tourna dans ma direction.
Il pointa son doigt dans ma direction et un rayon lumineux en sortit, mais il fut stoppé par un mur de sable. Je créais alors une vague qui l’envoya contre le mur, inconscient. « Décidemment ces jeunes… », Me dis-je.
J’aidais la femme à se relever et lui conseillais de reste là pour l’instant. Il restait encore quatre Porteurs et je ne connaissais pas leurs capacités, mais s’ils étaient aussi expérimentés que leurs collègues, je n’avais aucun soucis à me faire. Je laissais retomber les deux qui étaient encore dans mon cocon de sable, la pression les avait plongés dans le coma.
Dehors deux gamins tenaient les otages à genou et vadrouillaient tels des marines. Les deux autres semblaient sirotés une boisson en se prélassant au soleil. Si je faisais diversion pour attirer les deux du bas, je pourrais ensuite les neutraliser et me focaliser sur les deux restants.
Je créais alors un clone de sable dans une rue adjacente à la place et cela provoqua la réaction souhaitée. Ils se précipitèrent vers mon clone qui commença à les éloigner, il explosa ensuite pour les bloquer contre des murs, plusieurs secondes plus tard ils avaient perdus connaissance à cause du manque d’air.
Plus que deux ! L’un d’eux commençait à s’inquiéter pour ses amis, mais l’autre lui dit que tout allait bien. Je longeais les murs pour ne pas être repérés, et quand les civils me virent ils se réjouirent, ma réputation avait bien grandie depuis mes premiers pas dans Leinster.
Je me faufilais à l’intérieur de la maison et montais à l’étage sans faire un bruit. Le plus jeune des deux se leva et vint dans ma direction. En m’apercevant il voulut crier, mais je lui bloquais la bouche avec du sable et frappais violemment sa tête avec un poing de sable. Il s’écroula avec fracas, alertant son ami.
Celui la semblait plus costaud que les autres, et plus futé aussi. Il leva les bras et des racines sortirent de ses mains, elles m’encerclèrent mais mon sable eut tôt fait de les découper. Il frappa le sol et une plante apparut, elle crachait de l’acide. Mon premier mur fut vite dissous, ainsi que mes deux vagues.
Je créais alors un bouclier avec mon aura, capacité qui m’était apparu lors d’un entraînement avec Sting. L’aura bleuâtre neutralisa la plupart des jets, mais je fus touché à l’épaule droite et sur le torse. Le choc me fit tomber à genou, sans défense. Mais la plante ne cracha pas, elle avait disparue et le Porteur semblait trembler.
Quelque chose de pointu et courbé traversait son corps, lorsqu’il s’écroula au sol j’aperçus alors mon sauveur. Une jeune femme en combinaison de cuir noir tenait une lame dans sa main, elle se tourna alors vers moi.
-Je suppose que tu n’es pas avec eux ?
-Non, j’étais venu libérer le village…mais pourquoi l’avoir tué ?
-Tu aurais préféré que ce soit toi ? Cette racaille ne mérite pas de vivre !
Elle passa alors sa lame sur les habits du défunt Porteur et dans un nuage de fumée elle disparut. Je sortais alors sur le balcon et constatais que les otages étaient tous libres et que les corps des jeunes délinquants gisaient en plein milieu de la place. Comment avait-elle fait pour les tuer aussi vite ? Et pourquoi les tuer alors qu’ils ne dépassaient pas les vingt ans ?
Je retournais à mon véhicule après avoir reçus les remerciements des villageois, et entreprenais le voyage de retour.
Une fois à la base je rentrais dans mes quartiers et me jetais sur mon lit. Je n’étais pas fatigué mais j’avais besoin de réfléchir la tête posée. Mes amis n’étaient pas la et seul Boom vint me voir, il me léchouilla le visage pour me demander un câlin. Je m’endormais en le gratouillant.
Durant la nuit je rêvais de la femme que j’avais vue durant la journée, elle tuait mes amis sans autre forme de procès et disparaissait.
Le lendemain Métatron passait une annonce générale, le voyage pour l’Italie aura lieu dans deux jours. Sting voulait être au point pour ce jour la et nous traina, Jared et moi, à la salle de simulation. Nous affrontions alors plusieurs Porteurs d’Ombre et quand notre ami voulut essayer Master, nous le ramenions à la réalité.
Les deux jours passèrent bien vite entre les séances d’entraînement physiques avec Sting, les simulations avec Jared, les moments de relaxation et d’intimité avec Onyria et les entraînements avec Selennia. Cette petite avait beaucoup progressée, mais pas son pouvoir. Elle pouvait certes contrôler plus de métaux qu’avant, mais il n’avait pas connus plus de changements. Sa maîtrise de l’épée avait rapidement augmentée et je ne pouvais plus rien faire avec mes lames de sables.
J’avais laissé ma masse de côte, ma musculature actuelle ne me permettait plus de l’utiliser correctement.
Le jour J nous prenions place aux côtés de Marcus et Aëlla, qui n’avait plus qu’une équipière. Sting insista pour prendre les commandes, mais les pilotes refusèrent en bloc. Le voyage nous prit une demi-dizaine d’heures. Marcus nous racontait ses anciennes années dans l’armée française, il avait commencé son service à dix-huit ans et l’avait terminé après une mission suicide où il reçu ses pouvoirs. Plus de vingt ans de service, et pas une ride !
Le voyage se passa tranquillement, et nous arrivâmes dans une grande clairière en plein milieu d’une forêt de campagne. Des tentes et des marabouts avaient déjà été installés et plusieurs équipes de Chasseurs nous attendaient. Il faisait déjà nuit, donc la soirée ne s’éternisa pas. Les tentes étaient plutôt spacieuses et étaient séparés en plusieurs ‘chambres’. L’équipe de Marcus, d’Aëlla et une partie de celle de Yuna était avec nous.
Le lendemain nous partions visiter la forêt environnante, elle était luxuriante et les chauds rayons du soleil filtraient à travers les feuilles des grands arbres.