Mr. Bubble
Suite aux bonnes performances de notre équipe, notre popularité ne fit qu’augmenter. Liam le Traque-Sang, Sting le seul Chasseur à avoir tenu plus de dix minutes face à Reed et les deux belles Porteuses. Logiquement, tout le monde voulait nous rencontrer, surtout Sting en faite.
Notre réputation avait prit un bon coup de pouce et nous étions respecté par les plus grands. Durant la semaine qui suivit le tournoi, Sting et moi n’avions pas une minute à nous. De même pour Marcus qui avait su impressionné le public avec ses capacités incomparable, seul Reed n’était pas convoité. Il faut dire qu’un mec aussi peu accueillant que lui n’attire pas beaucoup, et ce malgré son charisme.
En récompense de ma troisième place j’ai reçu un fragment de noyau, Ratziel m’a expliqué que lorsque j’en aurais cinq, je pourrais utiliser un autre noyau d’énergie, le rêve ! Onyria et Selennia sont même jalouses de ne pas avoir participé au tournoi, elles veulent la célébrité elles aussi !
Bref, les festivités sont finies et la vie reprend son cours habituel : Sting passe son temps dans les salles d’entraînements, Onyria se volatilise dans différentes serres, Selennia continue ses cours d’escrime et moi je vaque entre mes trois amis pour faire passer le temps. Marcus me propose de s’entraîner ensemble, il est tout autant impressionnant de près.
Les simulations de missions sont d’une facilité avec lui, ça en devient presque lassant. Mais une grande complicité nous unis, malgré sa vingtaine d’année en plus nous avons les mêmes réactions et nous partageons plusieurs passions. Après le tournoi nous n’avons plus eu de nouvelles de Ren, il semblerait qu’il se soit enfin calmé. Aëlla a même tenue à me remercier pour l’avoir humilié durant notre combat, si je n’avais pas déjà Onyria je pense que cette beauté du nord me plairait bien !
Ses longs cheveux sont blancs comme la neige et ses yeux ont la même couleur que son élément. Elle est aussi bien mieux fournie, ses formes sont plus généreuses qu’Onyria. Mais ma copine a quelque chose qu’Aëlla n’a pas, son tempérament ! Beaucoup plus effacée et froide, Onyria est, elle, joviale et extravertie.
Aujourd’hui nous sommes partis dans une serre montagnarde, Sting veut tester le nouveau parcours d’accro-branche. Mais alors que nous commencions juste à nous amuser, nos badges ont bipés. Raphael nous convoquait. La mission semblait facile en apparence, se rendre en Alaska et récupérer un artefact caché sur le mont d’une montagne.
Sans attendre nous prîmes des combinaisons plus chaudes ainsi qu’un Pélikan, un Pégaze un peu plus grand et puissant. Le voyage nous prit la journée, aussi nous décidions de rester dans une zone avec un climat tolérable pour passer la nuit.
Le lendemain Sting nous emmenait au sommet d’une montagne, mais au lieu de commencer les recherches nous nous essayâmes aux sports de glisse sur neige : le ski et le snowboard. J’optais pour des skis, accompagné par Onyria alors que Selennia suivait Sting avec sa planche directement créée par ses soins.
Les descentes furent nombreuses et Sting déracina plusieurs arbres puisqu’il ne savait pas diriger sa planche. Selennia montrait une dextérité rare alors qu’Onyria ne prenait aucun risque et ralentissait toutes les deux minutes. J’avais moi-même fais du ski durant ma jeunesse, les automatismes me revinrent plutôt rapidement et je distançais mes compagnons pour m’engager dans de folles courses avec notre petite blonde.
Le soir pointa son nez assez tôt, et nous fûmes obligés de rentrer dans notre logis de fortune. Le Pélikan était très confortable, le chauffage nous permettait de nous balader en habits normaux, les couchettes étaient assez larges pour accueillir trois personnes à l’unité et il y avait même un nécessaire de cuisine. Onyria nous prépara une spécialité bien à elle que nous nous empressâmes de déguster.
Le lendemain nous commencions enfin les recherches, Raphael nous avait rappelés à l’ordre dés l’aube. Le radar qu’il nous avait fourni ne réagit pas sur la moitié des montagnes que nous survolions et je nous voyais rentrer bredouille. Mais c’est dans les cas désespérés qu’apparaissent les biens recherchés, et alors que nous baissions les bras, le radar indiqua la présence d’un objet.
Sting nous posa sur une corniche un peu plus en aval de la grotte où l’artefact semblait caché. Grâce à nos capacités gravir la pente fut aussi facile que voler une sucette à un enfant.
A l’entrée de la grotte un vieil homme avec pour seul habit une loque autour de son bassin nous attendait, en sirotant une boisson inconnue dans un récipient de glace. Lorsqu’il nous vit il afficha un grand sourire tout en fronçant les sourcils.
-Bienvenue ! A…au…revoir ! Nn…non ! Ils…nn…non !...
Durant dix bonnes minutes il continua son monologue, et lorsque Sting voulut rentrer dans la grotte le vieil homme lui sauta sur le dos. Il le martelait de coup, et chaque fois des bulles apparaissaient.
-NON ! NON NON NON ! NOOOOOOOOON !, répétait-il en frappant mon ami qui ne savait plus quoi faire.
Mécaniquement je lançais une vague de sable et le maintenait contre la paroi rocheuse. Il ne semblait nullement affecté par le froid ou encore le choc qu’avais provoqué mon attaque. Il continuait de déblatérer tout seul, jusqu’à ce que Sting essaye de nouveau de rentrer. Une barrière de glace apparut, bloquant l’entrée.
Le vieil homme affichait la même expression que lorsque nous étions arrivés, un mélange entre colère et joie. Selennia se rua sur lui en lui plaçant sa lame sous le cou, et il devint doux comme un agneau. La barrière disparut mais dès que Sting tenta de rentrer une nouvelle fois, elle réapparut, lui bloquant le bras droit.
-Visiblement tu ne veux pas qu’on rentre, vieil homme, lui lançais-je. Laisse-nous passer ou j’utiliserais la manière forte !
Il recommença à déblatérer tout seul, variant entre les aigues et les graves. La barrière disparut mais cette fois Sting n’essaya pas de rentrer, ce fut Onyria qui le fit. La barrière apparut mais ma copine avait créée un cocon de flamme tout autour d’elle. Le vieil homme commença alors à gesticuler dans tous les sens et à nous injurier.
Sting le fit taire en plaçant ses doigts sur ses tympans et en créant une onde sonore. Pendant que je veillais à ce qu’il ne se réveille pas, Sting et Onyria exploraient la grotte. Après une quinzaine de minutes ils revinrent avec un coffret entre les mains, il semblait fermé et inviolable. Je laissais le vieil homme à l’entrée de la grotte et nous repartîmes vers notre véhicule.
Durant tout le trajet Sting se moqua du vieil homme qui se baladait en loque alors qu’il faisait une température plus qu’inhospitalière. Une fois à la base je rejoignais Raphael et lui livrais le coffret en même temps que mon rapport. Il esquissa un sourire à la mention du vieil homme et nous donna quartier libre.