Un vent de liberté
Alors que le conseiller de mon père cherchait un nouvel appartement potable, j’effectuais mes recherches sur le clan des Nézumis. La plupart du temps je tombais sur des sites complètement hors sujet, jusqu’à que je trouve un article relatant des faits semblables à ceux dont nous avions était témoins, Onyria et moi. D’ailleurs elle ne devrait pas tarder, elle est partit faire des courses en sortant Boom.
L’article parle d’un homme en pagne arborant des tatouages celtiques, il aurait détruit plusieurs véhicules à l’aide d’un impressionnant fléau et aurait même investit un reliquaire. Il en serait ressortit armé d’un glaive plutôt large, et alors que les forces de l’ordre débarquaient, il aurait tranchés en deux l’une de leurs voitures. Comment un homme peut faire ça à la seule force de ses bras ?
Un article un peu plus bas parle de groupe d’hommes et de femmes en habits moyenâgeux et équipés d’armes du même temps, qui sèmeraient le trouble dans l’Irlande toute entière. Bref, notre cas n’est pas isolé, mais reste à savoir s’ils sont des Porteurs ou non.
Enfin ! Onyria est rentrée, et je sens que je vais encore devoir faire la cuisine. Elle gérait peut-être un pub avec son frère autrefois, mais la cuisine semblerait lui être étrangère ! Tant pis, aujourd’hui nous mangeons une salade de tomates, des pommes de terres nouvelles frites avec du magret de canard. Hum, je m’en lèche déjà les babines, et je crois même qu’Onyria a fait l’effort d’acheter le dessert. Boom mange ses habituelles croquettes, et comme tout bon chien bien éduqué il ne vient pas quémander alors que nous mangeons.
Nous passons ensuite le reste de la journée affalés dans le canapé à regarder la télé. C’est quand même beau la technologie, j’ai plus de cinq cent films sur une petite boite noire, et tous sont de qualités. Onyria a tenu à regarder un film calme, et pas un film historique comme Braveheart ou Le Roi Arthur, des films que j’apprécie tout particulièrement. Du coup je me retrouve à regarder Twilight, un film avec des vampires et des loups-garous, et au milieu des deux clans une gonzesse de vingt ans qui ne sait pas qui choisir…quel spectacle !
La fin de journée approche à grand pas, et Onyria m’emmène sur le balcon. Elle s’assoit à califourchon sur mes genou et me couvre de baisers, je me laisse faire. Elle a envie de s’amuser un peu, nous prenons donc mon Audi TT et partons à la périphérie de la ville. Boom est comme un fou, cela fait longtemps qu’il n’a pas pu se dégourdir les jambes dans la forêt environnante. Nous profitons d’une petite clairière pour user de nos pouvoirs, c’est toujours le même cinéma mais il nous amuse. Je concentre du gaz carbonique à certains endroits et Onyria le fait explosé. Nous avons essayé autre chose, je créer une bulle d’air autour de la main de mon amie et la vide entièrement, elle essaye ensuite de créer une flamme, mais l’absence d’air neutralise ses pouvoirs. Je sais maintenant comment calmé ses instincts meurtriers.
La nuit pointe le bout de son nez, nos câlins prennent fins et nous rentrons à la maison. Sur la route nous apercevons des Pros-Humains un peu plus loin, ils doivent patrouiller à la recherche d’un quelconque Porteur.
Je conduis tranquillement pour ne pas me faire remarquer, quand un homme voltige d’une rue et vient s’écraser juste devant ma voiture. Un deuxième vient s’écraser contre le mur d’un bâtiment à droite et un homme en torse nu et en jogging sort, tenant un troisième Pro-Humain par le cou. Violemment il le plaque au sol, et l’instant d’après une onde de choc l’enfonce dedans, créant un cratère autour de lui. D’autres Pros-Humains débarquent, braquant leurs armes sur le nouvel arrivant. J’écarte mon véhicule au plus vite et nous observons la scène.
-Rends-toi sale monstre ! Si tu te rends sans faire de remous, je te jure que ta mort sera indolore…, commença l’un des soldats.
Il n’eut pas le temps de finir sa phrase, une onde de choc l’envoyait valdinguer trois mètres plus loin. L’homme seul se mis en garde, réunissant une énergie monstrueuse que même nous pouvions sentir. Les soldats appuyèrent sur la gâchette, mitraillant leur cible. Mais toutes leurs balles furent déviés par des faibles ondes de chocs, suivit d’une énorme qui envoya les reste des Pros-Humains voltiger. L’homme tomba à genou, essoufflé et sans défense, c’était l’occasion de tester une technique sur laquelle je travaillais depuis quelques jours.
Sans un geste je faisais réagir les millions de particules de vapeurs d’eau dans la zone et créais brouillard dans cette même zone. Onyria se précipita vers la ruelle, attrapa l’homme par le bras et le tira vers ma voiture. Il était éreinté et sombra dans la fatigue, nous partions alors au plus vite chez moi. Le transporter jusqu’à mon appartement fut plutôt compliqué puisqu’il n’était pas un poids plume, mais une fois la porte fermée Onyria m’aida à le coucher sur le canapé. Son front était brûlant et il était quelque fois parcourut de spasmes. Mon amie passa un gant froid sur son visage, pendant que je cherchais des cachets contre la douleur.
La nuit qui s’ensuivit fut plutôt longue et l’homme parvint à se calmer, le lendemain nous apprenions qu’il s’appelait Sting. Il fut surpris de se retrouver dans un lieu qu’il ne connaissait pas, et heureux de voir qu’il n’était pas le seul Porteur de la ville. Il nous expliqua que suite à l’explosion d’une voiture dans le nord de l’Irlande il avait reçu ses impressionnants pouvoirs, depuis il pouvait créer des ondes de chocs mais aussi des ondes sonores. Je compris alors que son pouvoir était la maîtrise des ondes, quelles qu’elles soient, une force aux possibilités énormes !
Il passa plusieurs jours avec nous, et de jour en jour une grande amitié naquit.