Mission 
Une femme entra et me libéra de mes chaînes, j'étais en si mauvais état que je n'arrivais même pas a distinguer son visage. Elle me prit par l'épaule, je ne pouvais pas tenir debout tout seul, les choses qu'ils m'avaient fait m'avaient trop affaibli et puis, quand on est resté dans la même position pendant des mois ça fait un choc de se mettre debout d'un coup. Je pouvais entendre que dehors c'était le chaos, on entendait des cris qui me semblaient irréels et paraissaient juste faire partie d'une de mes hallucinations.
Mes doutes s'envolèrent lorsque la femme, qui n'avait d'ailleurs pas dit un mot depuis qu'elle m'avais libéré, poussa la porte et laissa voir l'enfer qui se déroulait à juste deux mètres de moi sans même que je m'en rende compte. Peu importe quelle drogue ils m'avaient administré pour m'assommer comme ça, elle était sacrément efficace. J'étais resté endormi tout le temps durant lequel le village était attaqué. Mais, malgré le réveil agité que je venais de recevoir, je restais dans un état second, me laissant traîner par la femme, me disant que ça ne pouvait être qu'une autre hallucination, que même si ça n'était pas le cas, rien de pire ne pouvais m'arriver que ce que j'avais vécu pendant des mois dans cette minuscule cabane de taule et de planches.
J'assistais donc sans vraiment y croire à ce spectacle désolant, ces hommes et femmes avaient mit des années à construire ce village bien que précaire, c'était le travail de leurs vies. Mais je n'en avait rien à faire, je voulais voir ces gens brûler, ces barbares qui m'ont torturé pendant des mois. Je découvrais une autre facette de ma personnalité: l'esprit de vengeance. Je voulais me venger de cette femme me tailladant le corps sans montrer une once de pitié, de ces hommes qui m'avaient attaché, de la femme, la chef du village qui m'avait menti et qui était la responsable de tout ça.
Je restais entre deux monde pendant que nous traversions ce dédale de taudis enflammés, des hommes en combinaison des forces spéciales équipés de gilets pare balles et de masques à gaz passèrent devant nous, faisant grimper notre rythme cardiaque d'un coup. Heureusement, ils ne nous remarquèrent pas et passèrent tous droit sans se retourner. Alors que je commençais à reprendre conscience du monde autour de moi, que je comprenais que ce n'était pas une hallucination, on croisa un de ces hommes en combinaison au détour d'un des taudis. Sans réfléchir, je me lançais sur lui et lui brûlait le visage grâce au peu d'énergie que j'avais.
J'étais tombé au sol, la femme me releva et me repris par l'épaule, nous continuions notre chemin à travers se labyrinthe. Nous arrivâmes sur une place vide et à l'abri des flammes, un des hommes en combinaison sorti d'une des maison et nous braqua de son fusil. Il nous pointa avec son arme pendant de longues secondes qui paraissaient être des heures tant la tension était palpable. Il criait des mots incompréhensible à cause du vacarme ambiant et de son masque, alors qu'il allait tirer, une racine monstrueusement grande sorti du sol et le jeta à une dizaine de mètres, dans les flammes, comme un vulgaire mannequin désarticulé.
Une sorte de "femme-arbre" sortit des broussailles, elle reprit une forme humaine et je reconnu alors la chef du village, elle se mit à nous parler:
-Venez avec moi, nous ne pouvons plus rien faire pour sauver le village, je sais par ou passer.
Nous nous mîmes alors à marcher dans la campagne vers je-ne-sais où, je sentais alors mes forces me quitter, ma tête se mit à tourner et tout devint plus sombre, le calme revint, je sombrais, paisible.
Je me réveillais alors dans une baraque délabrée bien qu'en meilleur état que les taudis su village. Des petites lampes à piles étaient posés un peu partout dans la pièce, il y avait même des petits feus ci et là. Cela semblait être un point de squatte pour tous les sdf de la ville.
Je cherchais du regard la femme qui m'avait libéré mais à la place, je vis Marie, elle était assise sur une chaise à l'autre bout de la pièce, elle vint me voir quand elle vit que j'étais réveillé. Elle me raconta alors ce qu'il s'était passé et ce qu'elle avait vécu, ils l'avaient enfermé dans une minuscule cage pendant des mois. Elle me raconta ce qui était arrivé au village, une femme masquée était entré dans le village, massacrant tout les habitants avec une facilité déconcertante, il semblerait même qu'elle n'était pas humaine.
Bien qu'affaiblit, je voulais voir ou je me trouvais, je décidais donc de sortir pour voir si il n'y avait pas la femme qui m'avait libéré ou la chef du village. Il faisait nuit noire, et j'étais trop faible pour m'amuser à explorer la ville.
J'essayais d'utiliser mes pouvoirs, sans succès, mais je sentais pourtant bel et bien qu'ils étaient là, sensation très étrange. Je décidais alors de retourner dans la baraque.