Le monde est vaste, mec... ![]()
L'équivalent du DUP c'est le GIAP (si je dis pas de conneries). Mais King devrait te rajouter au MP introductif ![]()
Sinon t'as tous les autres continents de libre ![]()
Une nouvelle vie secouée
La journée venait de finir, Aiden atterrit quelques minutes plus tôt à l’aéroport situé à 30km de Kiev. Il fallait qu’il trouve son oncle paternel pour avoir des réponses. Il ne savait même pas s’il logeait encore dans cette ville. Ses parents adoptifs n’ont pas fait le voyage avec lui et sont restés en France à Lyon pour faire des recherches sur les pouvoirs d’Aiden. Il ne contrôlait pas ses pouvoirs encore parfaitement mais savais déjà faire quelques ondes psychiques, avait-il d’autres capacités en lui ? Encore une question sans réponse.
Il arriva en ville en taxi, sur les pas des portes des vieux fumaient leurs pipes et les vieilles tricotaient de longs pulls blancs. Aiden prit un repas léger dans un restaurant du coin, il se contenta d’un steak accompagné de légumes grillés. Le dîner fut relativement paisible malgré les regards, les gens savaient qu’il était nouveau dans le pays, et il faut toujours se méfiait des nouveaux.
Il lui fallait surtout trouver un endroit où dormir avant de partir à la recherhe d’une planque tranquille pour exercer ses facultés. Aiden prit la direction d’un motel pas très loin du restaurant. Il paya et monta en haut, une grande chambre calme et faiblement éclairée attendait d’être louée. Il y avait une belle vue sur la ville et sur la route, il remercia l’hôtesse et se débarrassa de son gros manteau qui l’avait soutenu tout au long de la journée avant de s’affaler sur le lit et s’endormir.
Le soleil effleurait sa peau et le fit se réveiller. Il sortit du motel et partit en direction de la campagne car il fallait trouver une planque à l’écart de la population. Après une bonne heure de recherche il trouva une petite maison abandonné sur un chantier perdu. L’endroit parfait pour quelqu’un comme lui. Un cadenas bloqua la porte, Aiden utilisa alors son pouvoir et fit sauter le cadenas avec une onde psychique. Il entra dans la maison, l’intérieur était crasseux et il y avait une odeur de moisi. Le rangement commença, il nettoya le sol et les murs. Après 2h de travaux on frappa à la porte. Il alla ouvrir et deux hommes se trouvaient devant lui, l’un eux était blond l’autre brun, le brun commença à parler :
« -Tu sais que tu es chez nous petit ?
- Chez vous ? Vous savez tenir une maison en propreté c’est plutôt pas mal pour des gens comme vous.
- Dégage d’ici si tu ne veux pas de problème. Rétorqua le blond.
- C’est vous qui venez de trouver des problèmes en venant ici.
Aiden eu à peine le temps de finir sa phrase qu’il se mangea une droite mémorable dans le visage. Il vacilla dehors et se fit jeter contre l’arbre tout proche. Il se releva avec difficulté avant de se prendre un coup de pied dans l’abdomen, il retomba au sol. Il ne fallait en aucun cas qu’il utilise ses pouvoirs car les personnes d’ici sauront pour lui et il ne serait pas accepté. Sauf si il ne faisait aucun témoin… Aiden envoya une onde psychique dans les jambes du blond qui le firent tomber à la renverse, il prit appui contre le sol et couru de toute sa vitesse pour plaquer l’autre au sol et l’enchainer de droite et de gauche au visage. Le sang commençait à couler mais Aiden ne s’arrêta pas, il prenait gout au sang et à son pouvoir. Le blond l’attrapa par derrière, mais Aiden l’envoya au sol avec une deuxième onde et l’immobilisa à vie avec un coup de talon dans les vertèbres. Le brun se releva avec mal et empoigna Aidne et le jeta au sol avec une force qu’il ne doutait même pas. Son crane frappa le sol et son arcade se mis à saigner. Aiden se releva d’une rage folle et d’un coup de paume dans le torse envoya son adversaire à quelques mètres plus loin. La rage augmentait la force de son pouvoir. Il marcha jusqu’à son adversaire avec une pierre pris au sol et la lui fracassa contre le crane. Il fit de même à l’autre homme paralysé.
Reprenant son souffle et toutes ses idées, Aiden cacha les corps en plein champ assez éloigné de chez lui pour ne pas avoir de problèmes. Il rentra chez lui pour panser ses blessures, ce n’était que superficiel mais il fallait s’entrainer dur pour être le meilleur. Une idée lui vint, à Kiev des combats de rues sont organisés et une bonne somme d’argent et une renommée sont à la clef. Il partit donc en direction de la ville avant le coucher du soleil.
C'est pas mal pour une première mission ![]()
Par contre respecte bien les points faibles que tu as mentionnés, parce que si je me souviens bien ton personnage est censé perdre le contrôle lorsqu'il prend un coup à la tête. C'est pas non plus une faute super grave, mais autant rester cohérent avec ce que tu as dis ![]()
A part la ville et le DUP, rien a signaler ? ![]()
Il a perdu le contrôle de ne pas les utiliser tu vois ![]()
Elpadre
Non, mais cela se passe quelques temps après les événements du 2, donc essayes de rester cohérent avec l'âge de ton personnage et sa date de naissance, etc...
Mon perso est trop jeune ?
Ce qu'il veut dire c'est que le monde entier sait ce qu'est un Porteur depuis quelques temps (j'ai pas de date exacte) ![]()
Mais je pense que ça passe ![]()
Au pire attend la confirmation du grand Manitou.
Ah d'accord
J'attends le signal du "Grand Manitou" pour poster ![]()
Nan ce que j'ai voulus dire c'est qu'on est en 2011-12 à l'époque du RP, mais c'est juste une indication pour pas que tu t'embrouilles par la suite, pas parce que ta fiche a un problème
Et effectivement, les porteurs sont connus depuis longtemps, mais pour les civils lambdas ils sont apparut en même temps que Cole ![]()
Ok
Je reposte ? Car j'ai changé la ville et le nom du DUP ![]()
Va-y resposte + je t'ai rajouté au mp ![]()
C'est comme si c'était fait
Nom Complet : Farrar Nathan
Âge : 15 ans
Pays d'origine : France
Ville : Londres
Description Physique : Il mesure 1m74. Plutôt mince, il a tendance à ne faire peur à personne jusqu'au moment ou il lâche ses pouvoirs. Son seul et unique autoportrait :
Description Morale : Calme et discret, on aurait du mal à croire qu'il soit le détenteur de pouvoirs incroyables. Il aime jouer de la guitare, dessiner, lire, jouer aux jeux vidéos et arpenter les toits.
Tenue (je sais ce n'est pas dans la fiche mais je le met quand même) : Il porte un sweat à capuche bleu marine. Il a souvent sa capuche relevée. Il a un jean noir et des chaussures de skate noires. Il a également un sac a dos en bandoulière ou il garde toujours son carnet de dessins et son PC Portable. Il troque parfois son sweat contre un gilet de costume noir par dessus une chemise blanche avec un pantalon de costume et des chaussures en cuir assorties.
Élément : l'Air
Points faibles : il ne contrôle pas toujours ses pouvoirs et ne manque pas de faire quelques dégâts sans le vouloir. Il est également irascible, rancunier et parfois même violent.
Points fort : il est sympathique, cultivé, il parle parfaitement anglais et c'est un peu un tombeur involontaire, sûrement à cause de son côté français (ne me demandez pas comment ni pourquoi, c'est comme ça).
Histoire : Le jeune Nathan Farrar aurais ou avoir ce qu'on appelle une enfance facile. Il avait deux parents qui l'aimaient et qui étaient fiers de lui, que ce soit au niveau scolaire ou dans la vie de tous les jours. Il avais également une petite sœur qui aurais fête son onzième anniversaire il y a peu. Sa famille et lui ont du émigrer en Angleterre, plus précisément à Londres, à cause du travail de son père. L'histoire aurait pu s'arrêter là. Mais la descente aux Enfers commence pour l'adolescent. À l'âge de 13 ans, il perd sa petite sœur, tuée par des cambrioleurs par une balle dans l'occiput. 6 mois plus tard, Nathan se découvre des pouvoirs en rapport avec l'air. Alors, quelques mois plus tard, qu'il commence à remonter la pente, lui et sa famille, le GIAP fait une intrusion dans l'appartement de la famille Farrar, bien décidé à incarcérer le jeune garçon dans une prison de haute sécurité. Comprenant ce qui risque d'arriver à leur fils, les parents de Nathan tentent de s'interposer entre le commando et le jeune garçon afin de lui laisser le temps de s'enfuir. Nathan arrive a prendre la fuite. Le dernier qu'il gardera de ses parents sera des cris de terreur, interrompus brutalement par deux coups de feux dans la nuit. Depuis il ne cesse d'arpenter la ville de Londres, en logeant chez sa meilleure amie, qui a accepté de l'accueillir.
Pas mal, je vous filerai une mission ce soir ![]()
Introduction (2/4) :
Ray fut mené à travers un long corridor. Trois jours s’étaient écoulés depuis qu’il avait été libéré. On l’avait drogué et menotté durant tout le voyage qui l’avait mené à Londres. Puis, il avait logé dans un hôtel de luxe durant deux jours, jusqu’à ce que le gigantesque homme aux lunettes noires ne se présente de nouveau à sa porte, accompagné de deux individus.
Le premier était celui qui se trouvait dans la salle lorsque Ray avait été libéré, et qui n’avait pas prononcé un mot. L’autre était un jeune homme d’une vingtaine d’année aux cheveux gominés et aux yeux fuyants. Contrairement au premier qui affichait un air nonchalant, voire ennuyé, lui était tiré à quatre épingles et semblait particulièrement nerveux.
Ray, qui avait enfilé un beau costume gris et qui s’était parfumé, le dévisagea avec un sourire.
-Première mission, hein ? Tu sors de l’académie, toi, non ?
-Ray, le coupa l’homme aux lunettes d’un ton ferme, à partir de maintenant, c’est à moi que vous vous adressez. Pas à mes collègues.
-Ah oui… Les deux gorilles silencieux à qui on ne parle pas, et le cerveau. Le truc, c’est que c’est vous qui ressemblez le plus à un gorille, dans le groupe. Un gros gorille.
-La ferme, Ray, répondit l’homme aux lunettes en s’écartant pour le laisser sortir. Vous n’êtes pas drôle.
Ray sortit de sa chambre et se retourna vers lui.
-Au fait, je ne connais toujours pas votre nom.
-Appelez-moi Jean-Luc.
-Merde… Je suis désolé.
-C’est un nom de code, sombre crétin ! fit l’homme aux lunettes avec un pointe de colère dans la voix.
-Ah, ouf, répondit Ray d’un air soulagé. Aucun enfant ne devrait avoir à vivre avec ça.
Ray fut conduit hors de l’hôtel jusqu’à une limousine. Il siffla, impressionné. L’homme aux lunettes et le jeune agent s’assirent sur la banquette en face de lui. Le blond à l’attitude nonchalante pris place à sa droite.
La voiture démarra. Ray fixa le jeune agent. Il croisa tranquillement son index et son majeur sans que personne ne le remarque, et les pensées de sa cible retentirent dans sa tête.
« Putain de travail à la con, et putain de patron de merde, pensait-il. Ce connard avec ses lunettes noires… Vivement que je rejoigne ma copine. Ma petite Emily. Une fois que j’aurais amassé assez de fric, on se barre aux Phillipines. »
Le visage de ladite Emily s’afficha dans la tête de Ray. Une jeune femme blonde aux yeux doux et aux lèvres pulpeuses. Mignonne… Oui, Ray pouvait effectivement lire les pensées des gens de façon « imagée ».
Il tourna la tête vers le dénommé Jean-Luc et pointa le jeune agent du doigt.
-Dites, il n’a pas été formé à déjouer les intrusions mentales, lui.
-Hein ? Pourquoi ?
-Parce que dans sa tête, il vient de vous traiter de connard. Et de putain de patron de merde.
Instantanément, l’agent blond à côté de Ray tira son pistolet de son holster avec une rapidité impressionnante, et en posa le canon sur sa tempe. Jean-Luc lança un regard noir au jeune agent, avant de reporter son attention sur le porteur.
-Ray, la prochaine fois que vous utilisez vos pouvoirs sans mon autorisation, et sur uns de mes hommes qui plus est, vous êtes morts.
-Okay, okay…
-Nous avons l’ordre de vous abattre si vous devenez turbulents.
-C’est bon, j’ai compris mec. Détend-toi.
Il fit néanmoins un clin d’œil au jeune agent pétrifié de honte.
-Eh, pas mal ta copine mon gars.
-Ray !
-Ouais, c’est bon...
L’agent blond renifla sèchement et rangea son pistolet. Ray ne lui avait pas jeté le moindre regard et l’avait royalement ignoré mais il n’en pensait pas moins. Les mouvements de ce type avaient été tellement rapides que Ray n’avait rien compris avant d’avoir le pistolet braqué sur sa tempe. Et pourtant, il avait de bons réflexes.
Un professionnel. Pas un mec à énerver. Ray ne doutait pas une seule seconde qu’il l’aurait tué sans la moindre hésitation.
Il se demanda si Jean-Luc était aussi entraîné. Sans doute. Ses énormes poings et ses muscles saillants sous son costume n’étaient pas faits pour appartenir à un bureaucrate.
Ray jeta un bref coup d’œil au jeune agent. Non, lui il n’y avait rien à en tirer. Juste un bleu. Il ne s’était sans doute jamais servi d’un flingue en dehors d’un club de tir. Et il avait faillit se pisser dessus lorsque son patron, Jean-Luc, l’avait regardé.
Ray le savait parce qu’il avait toujours l’index et le majeur croisés, et qu’il continuait à lire dans ses pensées. Et ce qu’il y trouvait était… distrayant. Ce mec aimait la danse classique et l’opéra plus que tout au monde, il avait la phobie des insectes, et particulièrement des sauterelles, et il prenait des cours de peinture pendant son temps libre. Et son petit loisir secret était de siffloter tout nu dans son salon les musiques de « Le Bon, la Brute et le Truand », en imitant un cow-boy, lorsqu’il était seul chez lui.
Incroyable ce qu’on pouvait apprendre d’une personne en fouillant un peu dans les méandres de son esprits. Et encore, Ray ne s’y était que très peu enfoncé. Il n’avait fait qu’en explorer la surface.
Lorsque la limousine s’arrêta, arrivée à destination, Ray savait absolument tout du jeune agent. Son nom, son adresse, son âge, son groupe sanguin, sa couleur et son plat favori, ses souvenirs d’enfance, et même ses fantasmes sexuels les plus inavouables –quelque chose en rapport avec les carottes et les lapins. Ecœurant-.
Il décroisa ses doigts et sortit de la voiture.
Le bâtiment qui se dressait en face de lui était tout sauf accueillant. Il était haut d’une quinzaine d’étages, quasiment entièrement constitué de verre et de plastique, sur lequel se reflétait l’éclat du soleil. Une foule d’hommes d’affaires et de policiers vaquaient à leurs occupations, à l’entrée.
Visiblement, cela devait être le bureau officiel du MI6, ou autre instance de même acabit, à Londres.
Ray sentit la main de l’agent blond se poser dans son dos et le pousser légèrement. Jean-Luc passa à côté de lui. Son poids aurait presque pu fissurer le béton sous ses pieds à chacun de ses pas.
-Allons-y, Ray, fit-il. Suivez-moi.
Le porteur remarqua que le jeune agent était resté dans la voiture. Il ne se posa pas plus de question. On le mena à l’intérieur du bâtiment.
Tous s’écartaient face au géant aux lunettes noires. Ray ignorait si c’était à cause de son poste, visiblement très important, ou de sa carrure monstrueuse. Sans doute les deux. Ils traversèrent le hall d’accueil. Au passage, Ray en profita pour lire dans les pensées d’une grosse standardiste, derrière un comptoir.
« Aïe… Mes hémorroïdes ! pensa-t-elle. Je n’aurais pas dû venir travailler aujourd’hui. »
Ray se força à ne pas sourire. Ils arrivèrent devant un ascenseur. Jean-Luc l’appela. Les portes s’ouvrirent avec un tintement sonore. Les trois hommes entrèrent. Le corps imposant de Jean-Luc prenait presque toute la place, mais Ray et l’agent blond parvinrent à dénicher une petite place.
Ce dernier n’avait pas lâché Ray des yeux depuis qu’ils étaient entrés. Le porteur savait qu’il lui démangeait de tirer son pistolet et de lui coller une balle dans la tête, mais il se contenait parfaitement et gardait un air totalement neutre sur le visage. Très professionnel.
Enfin, l’ascenseur s’arrêta, et les portes se rouvrirent.
-Dites, commença Ray, je me disais que…
-Tais-toi, porteur, le coupa l’agent blond. Contente-toi d’avancer.
Ils arrivèrent devant une porte entrouverte. Jean-Luc se tourna brièvement vers l’agent blond.
-Attendez-nous ici.
-Bien, monsieur.
L’agent blond se positionna à côté de la porte et s’adossa au mur, avec une expression fatiguée. En entrant dans la pièce, Ray sentit son regard posé sur lui.
A l’intérieur de la salle se trouvaient déjà quatre personnes. Deux hommes et deux femmes, assis sur des chaises disposées en cercle. Deux étaient encore vides. Jean-Luc referma la porte derrière lui et ôta ses lunettes noires, dévoilant un œil bleu et un œil entièrement blanc, comme aveugle.
-Bon, dit-il. On dirait que nous allons pouvoir commencer.
Introduction (3/4) :
Jean-Luc fit signe à Ray d’aller prendre place à l’une des deux chaises libres. Le télépathe obéit et croisa nonchalamment les jambes avant d’observer les quatre personnes déjà présentes.
L’homme à sa droite, un afro-américain, devait avoir la trentaine à peine. Il avait le crâne rasé, des boucles d’oreille, un jean délavé et un débardeur blanc. Il avait l’air plutôt nerveux et tordait ses doigts tout en remuant discrètement son pied.
A la gauche de Ray, une jeune femme blanche, à peu près du même âge que l’afro-américain, au style légèrement gothique, vêtu d’un jean noir bardé de chaînes, de bottes épaisses, et d’un T-shirt bleu, affichait un sourire éclatant. Elle était très maquillée et portait des perles mauves dans ses longs cheveux noirs.
Encore à gauche de celle-ci, un jeune asiatique à l’air si jeune que Ray doutait qu’il ait plus de vingt ans, avec un bonnet sur la tête, avait les bras croisés et semblait somnoler. Il portait un simple sweat-shirt, un pantalon beige, des baskets, et avait un casque de musique sur les oreilles.
Enfin, toujours à gauche de l’asiatique, et faisant face à Ray, une autre femme, un peu plus vieille que Ray, Noire, avec les cheveux tressés, gardait un visage inexpressif, braqué sur un mur. Elle était vêtue comme une militaire : treillis kaki, débardeur gris, rangers, et ceinture en cuir dotée d’un holster –vide- et d’un étui pour couteau.
Jean-Luc alla s’asseoir à la dernière chaise libre, à côté de l’afro-américain. Il tapa dans ses mains.
-Bon, eh bien vous voilà tous réunis.
L’asiatique ouvrit les yeux, sourit et ôta son casque de ses oreilles.
-Je commençais à m’impatienter.
-Avant tout, poursuivit Jean-Luc, chacun d’entre vous va se présenter, c’est la moindre des choses.
-Par se présenter, l’interrompit Ray, vous voulez dire nous présenter simplement ou… rentrer dans les détails ?
Jean-Luc le fixa. Ray se sentit un peu mal-à-l’aise à cause de l’œil blanc de son interlocuteur. Il avait l’impression que celui-ci voyait mieux que l’autre œil. C’était une sensation très étrange. Jean-Luc semblait pouvoir lire en lui comme dans un livre ouvert.
-Vous êtes tous les cinq des porteurs. Et vous allez bientôt être amenés à travailler en équipe. Alors oui, je veux que vous vous présentiez en détail. Racontez votre histoire, décrivez vos capacités à vos futurs collègues, n’hésitez pas à parler.
Jean-Luc se tourna légèrement vers l’afro-américain.
-Tu veux commencer ?
-Euh… Ouais.
Le jeune homme se redressa légèrement.
-Bon, ben, je m’appelle Dwayne Kingley. Je suis originaire de Détroit. J’y vivais avant que l’Amérique soit ce qu’elle est aujourd’hui. J’ai vingt-huit ans. Hum… Comment vous expliquer comment je suis devenu porteur… Eh bien je pense que j’ai toujours eu mes pouvoirs mais ce n’est vraiment que l’année dernière que je m’en suis rendu compte, quand… quand… quand j’ai eu un accident de voiture.
Il y eut un silence. Dwayne passa sa main sur son crâne et soupira.
-Un sale carambolage. On roulait avec des potes, un peu bourrés, sans prêter attention aux limitations de vitesse, et puis… Un de mes amis faisait parti d’un gang. On a croisé la bagnole d’une bande rivale, à un tournant. Comme on avait bu, il a sortit un flingue et a essayé de leur tirer dessus, mais ils l’ont repérés, ont fait une embardée, et nous ont percutés. C’était moi qui conduisais. J’ai… J’ai voulu tourner mais la voiture ne voulait pas m’obéir. J’ai juste vu ce camion qui arrivait, en face, et puis plus rien.
-Mon dieu, murmura la gothique en portant la main à sa bouche d’un air désolé.
-Je me suis ensuite réveillé à l’hosto. On m’a expliqué que l’accident avait été extrêmement violent, et que j’étais resté deux jours dans le coma. Tous mes potes étaient morts sur le coup, tout comme le conducteur du camion. Notre voiture avait même pris feu. Quand on m’a dit ça, j’ai baissé les yeux sur mon corps en pensant que j’étais une sorte de miraculé, brûlé au troisième degré, avec les jambes en moins, mais… j’étais intact. Mon docteur m’a dit qu’il n’avait jamais vu ça. Je n’avais pas la moindre égratignure, alors que je me trouvais au beau milieu du carnage, et que c’était moi qui avais encaissé le choc le plus violent.
Jean-Luc se racla la gorge.
-Dwayne est indestructible, fit-il en reprenant la parole. Sa peau et ses muscles sont beaucoup plus denses et résistants que ceux d’un homme ordinaire. Il peut résister à des chocs extrêmement violents, encaisser des tirs de pistolets, traverser des flammes… Voilà son pouvoir.
-Putain, siffla l’asiatique. C’est génial.
-J’ai même essayé de sauter d’un immeuble, après ça, dit Dwayne en soupirant. Du neuvième étage. Je me suis juste foulé une cheville et pété une dent. Une demi-heure plus tard, je marchais normalement et ma dent avait repoussée.
Jean-Luc pivota vers Ray.
-A toi.
Ray leva les yeux au ciel.
-Je m’appelle Ray, et…
-Comme la « Ray » des fesses ? intervint l’asiatique en ricanant.
Un profond silence s’ensuivit. Jean-Luc le regarda avec dépit, Dwayne avec pitié, la gothique avec mépris, et la femme Noire avec une indifférence totale. Ray tourna lentement la tête vers lui.
-T’es un petit comique, toi, hein ?
L’asiatique déglutit, comprenant que son trait d’humour n’avait visiblement fait rire personne. Ray reprit calmement.
-Donc, comme je disais, je m’appelle Ray, j’ai trente-six ans, et je viens de sortir de prison.
Tous se regardèrent. La gothique se pencha en avant.
-T’es… T’étais, genre, un criminel ?
-En quelque sorte.
-Et qu’est-ce que t’as fait pour te faire incarcérer ? Cambriolage ? Braquage de banque ? Vente de drogue ?
-J’ai tué quarante-deux personnes.
La gothique se tut et déglutit. Dwayne et l’asiatique pâlirent. La femme Noire ne bougea même pas un cil. Jean-Luc soupira, exaspéré.
-Tes pouvoirs, Ray.
-Ouais, j’y viens. Je suis télépathe. C’est-à-dire que je peux lire dans les pensées des gens, fouiller leurs esprits, leur donner des ordres mentaux qui influeront leur comportement, etc… Je peux aussi donner des migraines violentes. C’est drôle, et assez pratique.
-Tu peux lire dans nos esprits ? répéta l’asiatique.
-Oui. Et tu as des tendances sexuelles douteuses, jeune homme.
L’asiatique rougit et se tut. Pressé d’en finir avec Ray, Jean-Luc se tourna vers la gothique.
-A ton tour.
La jeune femme sourit et passa sa main dans ses cheveux.
-Alors je m’appelle Lisa Edmond, j’ai vingt-six ans, et je viens de Washington. Je maîtrise mes pouvoirs depuis que je suis toute petite, en fait. Ma mère était médium, et elle m’a appris à les contrôler, et à m’en servir pour faire le bien autour de moi.
-Et c’est quoi, tes capacités ? s’enquit Dwayne.
-Je suis… comment dire… capable de « sortir de mon enveloppe charnelle ». De devenir un pur esprit. Quand je suis sous cette forme, je peux voler, traverser la matière, et je suis complètement invisible aux yeux des autres. Pendant ce temps là, mon corps, lui, donne l’impression que je dors profondément. Mais mon esprit y reste relié, et je ne peux pas sortir d’un cercle d’environs soixante mètres. Il peut varier selon ma forme physique et mentale. Et, quand je reviens dans mon corps, j’ai tendance à avoir des courbatures. Plus je reste longtemps sous forme spirituelle, plus les courbatures seront douloureuses.
Jean-Luc hocha la tête.
-Lisa a jadis travaillé pour aider la police. Plusieurs criminels ont été coincés grâce à elle.
-Oh, c’était pas grand-chose.
Jean-Luc fit un geste à l’asiatique. Celui-ci se redressa et sourit de toutes ses dents.
-Moi c’est Yun N’zing. J’ai eu dix-neuf ans hier, et je suis né à Tokyo. Moi, mon pouvoir est simple : Je peux pénétrer dans n’importe quelle machine et la contrôler. Ordinateur, caméras, voitures électriques, GPS… Il me suffit d’un seul contact et c’est bon.
Il continua à parler mais Ray n’écouta pas la suite. Le dénommé Yun l’agaçait au plus haut point, et ce qu’il racontait n’avait pas l’air intéressant. En revanche, son attention redoubla quand ce fut finalement le tour de la femme Noire.
Elle sortit de son mutisme et, d’une voix incroyablement grave et rauque, se présenta très brièvement.
-Rose, trente-huit ans. Je suis né en Somalie.
Elle leva la main à hauteur de ses yeux. Aussitôt, une flamme naquit à l’extrémité de ses doigts. Yun sursauta.
-Woah ! Une pyrokinésiste ? Comme la torche humaine ?
Elle ne prit même pas la peine de lui répondre. D’un geste rapide, elle tira une cigarette de sa poche, la coinça entre ses lèvres et ferma les yeux. Celle-ci s’embrasa toute seule. Elle en inspira une bouffée et rejeta un filet de fumée de ses narines.
Jean-Luc reprit la parole.
-Rose a été enfant soldat, dans le passé. Elle a sans doute tuée plus de personnes que Ray dans sa vie. Combattre est une seconde nature pour elle. Elle a travaillée en tant que mercenaire pour plusieurs armées privées avant d’être capturée et emprisonnée dans une base américaine, il y a cinq ans. Du fait de ses pouvoirs particulièrement puissants et dangereux, le gouvernement a immédiatement pensé à elle pour ce projet. C’est la plus expérimentée d’entre vous.
-Si c’est elle le chef de l’équipe, je préfère retourner en taule, lança Ray en levant la main.
-Aucun d’entre vous n’est le chef de quoi que ce soit. Vous obéissez au gouvernement. Et à moi. Quant à votre superviseur sur le terrain, ce sera Leo.
L’agent blond entra dans la pièce.
« Fais chier, pensa Ray. Pas lui… »
-Et sinon, c’est quoi notre destination ? demanda Yun.
-Vous, vous allez en Russie. A Laïtovska.
PS : Ne cherchez pas Laïtovska sur une carte, c’est une ville purement fictive. Toute ressemblance avec un lieu réel ou ayant existé est fortuite.
Peil
Je vais lire.
Elpadre
Tu n'as qu'à faire une introduction de ton personnage, présenter sa vie à Londres, ce qu'il s'y passe, sa meilleure amie...
Si tu souhaites quelques indications tu peux toujours introduire dans ta mission un choix karmique, par exemple sauver ou non un homme en train de se faire tabasser par des voyous. Ou autre chose, comme tu veux, bref, tu as quartier libre tant que tu ne pars pas dans des choses trop extraordinaire, ton Porteur n'est qu'un débutant.
Si tu as des questions j'y répondrais ![]()
Eh les gars je viens d'avoir une idée extraordinaire, ce serait pas génial qu'un des perso des nouveaux affronte Smelt
?
Pour qu'il meurt direct ? Puis pour pouvoir décrire un combat contre Smelt faut surtout comprendre l'étendue de sa puissance...autant dire que c'est plutôt mort, à mon avis en tout cas
Peil
Que dire de plus que d'habitude. J'adore ton style d'écriture et lire autre chose que du médiéval-fantastique c'est rafraîchissant
+King', je sais pas si c'est déjà fait, mais tiens le au courant des choses qui vont pas/que tu prévois pour lui et tout, on sait jamais ![]()