Phase 6 : L'éveil | Partie 5 : La guerre des titres : l'expérience face à la puissance
Dernière partie
Point de vue de Braid :
http://www.youtube.com/watch?v=rMYWEiuAbaE&list=PL2J2sc8abKcsBdjwCGrTIrU3Q5f6PThLe
Une nouvelle fois l'emprise de Dieu disparut.
Les deux opposés profitèrent de ce répit pour se jeter dessus l'un l'autre.
Il ne restait plus que moi. Seul, face à Dieu. Face à ce Porteur légendaire contrôlant chaque choses dans l'ombre. Mais il apprendrait à ses dépends qu'on ne contrôle pas le Phoenix !
Mon corps prit les devants et appuya mes pensées d'une explosion d'énergie. Mes ailes se déployèrent alors qu'un nuage de fumée s'effaçait. Et je dévoilais ma forme mi-humaine, mi-animale à mon adversaire – bien qu'il devait déjà la connaître.
Son visage toujours recouvert par cette arrogante capuche, seul son sourire filtrait. Un rictus y était ancré et m'invitait à attaquer le premier.
Je ne me fis pas prier ! Un impulsion plus tard, j'étais sur mon adversaire et, le poing chargé d'énergie, frappais à une telle vitesse qu'il lui aurait été difficile d'esquiver. Du moins, c'est ce que je pensais.
Mon poing enflammé frappa le vide. Pire. Dieu se trouvait à quelques centimètres, et je sentais un regard narquois posé sur moi.
« Raaaaah !
Dans un cri de rage – le poing filant vers le sol, entraînant mon buste – j'effectuais une rotation horizontale sur moi-même, et grâce à une impulsion, et faisais tournoyer mes jambes enflammées. Un vortex flamboyant apparut et ne fit que croître durant plusieurs secondes. Je me rattrapais ensuite sur mon bras gauche et m'envolais dans les airs pour bombarder mon ennemi de phœnix brûlants.
Un écran de fumée s'éleva, et je profitais de ce court laps de temps pour reprendre mon souffle. Non pas que je sois en manque d'air ou que mon corps soit éreinté, mais autant garder mon endurance à son maximum.
J'étais alors loin de me douter que le Porteur temporel se téléporterait juste devant moi. Le direct qu'il m'infligea eut l'impact d'un trente-six tonnes lancé à plus de dix milles kilomètres heures. Autant dire qu'un seul de ses coups pouvait briser des pans entiers du paysages.
A plus de trois mètres de hauteur j'avais une vue assez belle sur le...sol. Et alors que je me remettais rapidement de ce coup – je relevais simplement la tête – Dieu chargeait une nouvelle fois. Cette fois, son coude était en avant.
Mes réflexes me permirent de me positionner pour contrer, mais mon opposant disparut à la seconde où je levais mes bras. A en juger par le coup que je reçus l'instant d'après, il réapparut dans mon dos.
C'était la première fois que je ne pouvais suivre un adversaire. A vrai dire, je ne pouvais même pas le repérer grâce à son énergie.
Et cela m'emplissait de rage. Pas une rage comme celle que je "côtoyait" habituellement, non. Le genre de rage mêlé à la peur de l'inconnu. Cette rage qui nous indique que le combat n'est clairement pas en notre faveur. Ce sentiment angoissant qui nous rend presque effrayé face à notre adversaire.
Mais cette sensation fut bénigne face à la douleur que créa le dernier coup que le Porteur Légendaire me porta. Il frappa rapidement et chirurgicalement en direction de mon foie. Je pensais qu'il avais explosé sur le coup, mais un rapide examen parvint à me rassurer.
Sans que je ne puisse faire quoique ce soit, il ajouta une frappe de ses deux paumes dans mon bas-ventre. L'impact me projeta sur une bonne trentaine de mètres, avant que mes ailes ne me stabilisent en l'air.
La douleur devenait de plus en plus grande, ses frappes touchant des points sensibles. Mais il fallait que je me reprenne. Je ne pouvais pas perdre, pas comme ça ! Je suis le Premier Porteur. Le légendaire Phoenix. Maître des Illuminatis. Quelqu'un de ma trempe ne pouvait pas perdre de la sorte. Encore moins lorsqu'un tel enjeu était de mise.
Motivé et animé par la rage que je connaissais, je laissais exploser mon énergie.
« Tu te décides enfin à combattre sérieusement, me lança le maître du temps.
Sans répondre, je fonçais vers lui. Mes coups se firent plus rapides que face à l'Angélus : je devais donner mon maximum pour vaincre ce type.
Visiblement il ne me prenait toujours pas au sérieux, par cinq fois il dut ralentir le temps ou se téléporter. Et j'étais sûr d'avoir aperçu un filet de sang sur sa lèvre.
Cette fois c'était sûr, j'étais dans le combat !
Mais Dieu allait me faire redescendre de ma bulle très vite.
« Je te vois ampli d'espoir en m'affrontant, comme si tu te méprenais sur ta place dans ce monde. Peut être oublierais-tu la raclée que The Worker t'a collé et la démonstration de force que toi et Léa avez reçu. Je vais te faire ressentir une nouvelle fois une telle terreur que tu seras bien obligé de reprendre ta forme morphique. Tu apprendras à me craindre bien plus que lui !, tonna-t-il en stoppant le temps.
A la fin de sa phrase les secondes reprirent leurs court. Mais bien plus lentement que d'ordinaire. Et le Porteur Légendaire entama une série d'attaques. Chacun de ses coups étaient plus intenses que les autres, et son contrôle sur le temps s'amenuisait à chaque fois, comme s'il jouait avec moi.
Lorsque je pus bouger normalement, il me frappa en plein dans le sternum avec un direct du gauche foudroyant. Le coup fut tellement rapide et rempli de force qu'il me renvoya quelques mètres plus loin.
« Quand j'en aurais fini avec toi, tu supplieras The Worker de venir à ma place, railla Dieu avant de s'approcher lentement vers moi.
Il se déplaçait par téléportation et n'avançait que de quelques mètres à chaque fois. Il jouait encore une fois avec moi.
Mais ça n'allait pas se passer comme il l'entendait. Foi de Braid, il ne m'aurait pas si facilement.
Mes flammes apparurent et grimpèrent rapidement en intensité. Leur contact chaud me fit le plus grand bien, et grâce à mes capacités de phœnix, mes blessures guérissaient progressivement.
Une nouvelle fois je fis exploser mon énergie et me levais d'un bond dans la direction du "Tout-Puissant". En l'air, je me propulsais puissamment vers le bas et chargeais mes ailes ainsi que mes bras d'énergie. Arrivé au contact, je relâchais le tout en faisant claquer mes membres. Mon coup dut le surprendre puisqu'il recula d'une bonne dizaine de mètre, creusant deux traits à même le sol.
Le corps entouré par une aura flamboyante, je faisais à nouveau face à celui que l'on nomme Dieu. Il allait comprendre que mon expérience était nettement supérieure à la sienne !
Les poings chargés de flammes, je me jetais dans sa direction. Et dans un cri de rage tonitruant, je frappais de toutes mes forces...