PAN !!! ![]()
continue comme ca, j'aime ;)
Merfi Alex
Bon, voila la suite
Chapitre 33:
« Matt... »
Je ne l'écoutais plus. Je savais déjà ce qu'il me dirait. C'est pour cela que je me contentais d'avancer à travers la cour.
« Ca se voit que quelque chose cloche chez toi. Tu fais une drôle de tête des fois, et puis t'as l'air d'avoir morflé. Essaie au moins de prendre un médikit, n'importe quoi... »
Prendre un médikit... Au moins, il pensait simplement que j'avais pris plus de coups que je ne le pensais. Ou alors il me cachait ses véritables pensées. Mais qu'importe. Le sol tremblait sous nos pieds au fur et à mesure que nous avancions. Il était peut-être temps de laisser mes idées de vengeance de côté pour l'instant et de redevenir un peu plus humain.
Au fond de moi, je me demandais si j'étais réellement enragé, ou si c'était simplement un effet de la contamination.
« Matt, attends. Elle... »
« … nous as vus. J'ai remarqué. »
Effectivement, notre nécromorph préféré, qui nous suivait depuis le début, avait abandonné son punching-ball en acier pour avancer vers nous. Ses immenses griffes se refermèrent sur une grande antenne radio, qu'elles arrachèrent comme de l'herbe. Il arqua le bras et le détendit brutalement, envoyant ce javelot mortel dans notre direction. Le morceau de métal heurta l'un des entrepôts en face de nous et en arracha toute la façade, avant de s'écraser dans une pagaille de poutres.
L'une d'entre elles manqua de nous balayer en heurtant le sol avant de rouler sur plusieurs mètres. David ne dû son salut qu'au geste instinctif que j'eus en l'attrapant par le col pour le tirer hors du passage du rondin d'acier. Il fallait quitter cette cour aussi vite que possible, avant d'être transformés en crêpes.
Un bloc d'acier broyé méticuleusement vint rejoindre ses compatriotes à nos côtés et creusa un sillon d'un mètre de profondeur dans le béton qui recouvrait le sol. Nous nous élançâmes à toute vitesse à travers cette pluie mortelle avant de nous engouffrer dans l'ouverture de l'un des bâtiments. Cette saloperie ne nous lâcherait jamais.
Un autre holoplan était suspendu au-dessus d'une console, et indiquait notre position. Visiblement, de là où nous étions, nous pouvions avoir accès à un tunnel qui traversait certains des plus gros entrepôts pour rejoindre l'héliport, surement pour transporter certaines cargaisons importantes plus rapidement. L'entrée la plus proche était dans le troisième bâtiment à gauche du notre. De là, nous pourrions atteindre tranquillement notre objectif.
« T'as vu ça Dave? Ca serait plus rapide de passer par là... »
« Tiens, tu fais plus la gueule? »
« Commences pas... »
« Ok, ok. Ouais, c'est un bon moyen de gagner du temps, cette base est vachement grande... »
« Bon, bah c'est par là. »
Nous entamâmes alors une longue série de couloirs, tous plus vides les uns que les autres, avec seulement quelques cadavres gisant de temps à autre et les martèlements du nécromorph au-dessus. Le décor ne changea radicalement qu'en arrivant devant la porte maculée de sang d'une autre salle. David me fit d'ailleurs remarquer la porte qui se trouvait en face.
« Des toilettes, c'est cool ça. »
« Tu te fout de moi? »
« Non, ça peut être pratique. Vu l'état de la porte, je crois que j'irais m'en servir quand j'aurais vu ce qu'il y a derrière ce mur... »
« T'as pas tort là. Essaie juste de retenir ton repas un peu plus longtemps... »
« Pour ce que j'ai dans l'estomac t'façon... »
Il n'avait pas tort. Un petit détour dans une des cafétéria de la base ne serait pas de refus. Mais pour l'instant, il fallait garder tous nos sens en éveil. Je pressai doucement la commande de la porte, qui coulissa en produisant un affreux bruit de chair broyée. Je regardai rapidement au sol et vis une main sur les rails du panneau. En découvrant le contenu de cette même pièce, nous eûmes un haut-le-coeur.
Une vingtaine de cadavres gisaient de part en d'autres de la zone, chacun dans un état pire que son voisin. Deux d'entre eux fixaient le plafond de leur orbites vides, dont les lambeaux de chair des paupières pendaient encore sur leur visage tordu par la douleur. De la cervelle était étalée sur tout le long d'un mur, et son propriétaire était affalé dans l'angle, le crâne éclaté.
Plusieurs recoins étaient plongés dans l'obscurité, mais l'on devinait sans peine les silhouettes déchiquetées des personnes massacrées. Pour ajouter à la scène, le haut tranché d'un corps était allongé en dessous d'un conduit d'aération, sur lequel on distinguait sans peine des marques de doigts et d'ongles ensanglantées sur les rebords.
Nous avançâmes jusqu'au centre de la pièce, et, brutalement, quelqu'un jaillit de l'obscurité et fonça vers la porte en gémissant.
« Non... Non, laissez-moi tranquille. Je vous en supplie, laissez-moi tranquille, laissez-moi... »
Quelques secondes après sa disparition, un hurlement déchirant brisa le silence et me fit dresser les cheveux sur la tête. Ce cri fut presque un signal pour les créatures tapies dans l'obscurité. L'une après l'autre, quatre silhouettes humaines sombres nous encerclèrent, de cette démarche trébuchante et tordue qu'était celles des pantins. Bien que nous les connaissions déjà, leur allure me fit quand même froid dans le dos.
D'un même geste, nous levâmes tous deux nos torches et armes vers l'un d'entre eux, avant de faire feu sur la nécromorph accroché au plafond. Il s'effondra en couinant et sa marionnette s'écrasa au sol comme une poupée de chiffon. Il y avait nettement plus de fils de chair que le précédent que nous avions rencontrés, mais je n'y prêtai pas attention. Déjà, les hommes levaient leur pistolets vers nous, tentant la feinte que nous avions également subis avant.
« Pas cette fois les gars... »
Hélas, comme cela aurait pu être évident en principe, ces nécromorphs aussi avaient mutés. Et du coup, les armes braquées sur nous n'étaient en rien une feinte. Nous nous en rendîmes compte une seconde trop tard, et les tirs étaient déjà partis. Ce fut surement le manque de précision de cette technique qui nous sauva pour la première rafale. Les lasers allèrent ricocher un peu partout, sans causer guère plus qu'un souffle brulant en nous frôlant de quelques décimètres. Nous fîmes feu sur les deux marionnettistes en face de nous, qui firent le même son que leur camarade.
Soudain, je sentis quelque chose me tirer en arrière, et une main blanche et moite me tira la tête en arrière. Les yeux morts me fixaient sans me voir, et le second membre pris un couteau qui pendait à sa ceinture. La lame s'approcha dangereusement de ma gorge, mais je parvins à faire quelques sons, plus proches du gargouillis qu'autre chose afin d'attirer l'attention de mon coéquipier.
Il fit volte-face et réagit presque immédiatement, tandis que je sentais le sang perler sur ma peau. Le cadavre fut projeté en arrière par les tirs, et la créature au-dessus subit le même sort. Je poussai un brutal soupir de soulagement tout en reprenant ma respiration, plié en deux. Je me sentais nauséeux, mais ce n'était pas la contamination qui en était à l'origine. En tout cas, pas directement.
En plus du carnage écoeurant de la salle, je venait de me rendre compte que, si je n'avais pas sentis le sang couler, je n'aurais même pas remarqué la coupure qu'il m'avait fait à la gorge. Pas le moindre picotement. Rien.
« Tu sais quoi Matt? Ces toilettes vont vraiment me servir... »
« Je dirais pas non à un petit coup d'eau sur le visage. »
Nous sortîmes illico de la salle, le teint peut-être légèrement verdâtre. A peine arrivés à destination, David s'engouffra dans une des cabines, et le silence fut brisé par de joyeux bruits de déglutition et autre crachats. J'appuyai sur le bouton de l'un des robinet, et un jet d'eau coula durant une petite seconde, avant de s'arrêter. Quel imbécile... Evidemment, presque toute l'eau de la base avait rejoint les souterrains...
Néanmoins, il devait rester dans chaque robinet une petite quantité d'eau qui ne s'était pas écoulée. Je posai mon pistolet sur l'un d'eux, et commençai à faire le tour de chaque lavabo, jusqu'à recueillir assez de liquide pour m'en asperger le visage. Dans l'un des miroirs craquelés, je vis que je n'avais pas l'air en très bonne forme. Des cernes noires étaient apparues sous mes paupières, j'étais devenu très pâle, je commençai à avoir une barbe de quelques jours qui recommençait à pousser.
« Putain.. J'avais complètement zappé ce détail... »
Je me retournai vers la cabine d'où provenait cette voix.
« Qu'est-ce qu'il t'arrive? »
« J'avais oublié qu'il y avait plus d'eau... »
« Ouais, j'ai remarqué. Bah, c'est pas grave, personne s'en resservira... »
« Ouais mais quand même... »
Je m'avançai vers la porte de sortie, et David arriva juste derrière moi. Cependant, à peine avait-on fait quelques mètres dans le couloir que je me souvins d'un détail.
« Attends, je crois que j'ai oublié mon pistolet dedans... »
« Ok, mais dépêche toi, je veux pas rester seul trop longtemps »
Je fis demi-tour et m'engouffrai à nouveau dans la salle. L'arme était toujours posée sur l'un des lavabos. En face, je remarquai que la porte de la cabine de Dave était entrouverte. Etrangement, je ne pus résister de la pousser un peu, car aucune odeur ne me parvenait de l'endroit. A peine avais-je jeté un oeil à la cuvette que je me figeai sur place.
La raison pour laquelle l'absence d'eau perturbait mon coéquipier était là, sous mes yeux. Il n'y avait ni salive, ni bile, ni quoi que ce soit d'intestinal. Je ne connaissais qu'une seule raison pour justifier ce que je voyais. Et elle ne me plaisais pas. Car ce qu'il y avait dans cette cuvette, j'y avais moi aussi eu droit il y avait peu de temps.
Du sang.
J'ai eu un peu de mal avec la fin du chapitre, je savais pas dans quelle ordre mettre les phrases ![]()
Je m'en vais lire sa ![]()
JIZZ
IN
MY PANTS
Quelle maîtrise Spycho ![]()
Thanks ![]()
...
...
Que dire ? ![]()
Franchement, un combat incroyable s'annonce... Deux nécromorphes (Matt et Dave
)contre tout le reste de l'armée
![]()
ouai tu maitrise tres bien ton histoire ... Sweet ![]()
Merci à vous deux ![]()
alors, franchement bravo Spy, tu gère à mort !
Et remerci
(Ca y est, je recommence à remplir ce topic de merci
)
Je te remerci de t'en rendre compte !
![]()
Bon, à la base j'avais l'intention de poster la suite ce soir, mais, entre les quelques révisions du brevet que je fais, le rassemblement du matériel qui me fait courir partout (bien les mines de compas qui se planquent au fon de mon sac?
) et la chaleur qui me fait arrêter d'écrire dès que je commence tellement j'ai envie de m'affaler quelque part, ce sera pas pour aujourd'hui
Egalement, je sais pas si vous avez remarqués, mais je commence à tourner en ronds (la phrase "traversâmes des couloirs" revient souvent, sous toutes ses formes), et donc la fic ne durera que guère plus de 3 ou 4 chapitres.
Pour finir, je pars le 9 juillet. Par conséquent, selon mon avancée (ou si j'ai une poussée d'inspiration qui me fait écrire un chapitre de plus que prévu), soit vous aurez le chapitre final dans les environs de cette date, soit vous l'aurez quand je reviendrai. (ce qui serait surement chiant pour vous d'avoir à patienter 10 jours de semi-suspens pour avoir la fin
)
Bien ta vie ? ![]()
Sinon vraiment dommage qu'on ai pas la suite ![]()
Allez hop, next chap fraichement écrit
Chapitre 34:
Je restai figé devant ce que je voyais. La raison des regards méfiants de David à chacune de mes crises s'expliquait également; il savait d'où elles provenaient. Et voici où nous en étions. Deux futurs nécromorphs, en train d'affronter tous les autres. Inévitablement, l'entre d'entre nous finirait par tuer l'autre. Et cette pensée me démolissait encore davantage. La porte s'ouvrit.
« Matt, qu'est-ce que tu fous, t'en met du temps pour trouv... »
Il s'immobilisa net en me voyant debout devant la cabine. Sa bouche s'ouvrait et se refermait sans qu'il ne dise quoi que ce soit. Nous étions tous deux dans la même situation. Choqués.
« Toi aussi, pas vrai? »
« Oui... »
« Je me disais aussi... Ceci explique cela... »
Nous restâmes de longues minutes face à face, sans pour autant nous regarder directement. La situation devenait de plus en plus tordue. Un brouillard jaunâtre recouvrit entièrement mon champ de vision, puis les détails apparurent. Un nécromorph se tenait en face de moi, les lames levées. Je saisit instantanément mon arme, paré à faire feu. Mais pourtant... Quelque chose me retint, et je vacillai, avant de tout revoir comme avant.
Je m'aperçus que mon pistolet était dirigé vers mon coéquipier. Et que lui aussi avait fait le même mouvement, et probablement vu la même chose. Nous avions le souffle court et, lentement, nous rangeâmes nos armes dans leurs étuis. Je m'avançai vers lui, prudemment.
« Tu as vu la même chose que moi? »
« J'imagine... Bon, Matt, ce qu'il se passe est en train de tout faire dégénérer. »
« Je suis d'accord. On aurait mieux fait de ne pas savoir l'un pour l'autre. »
« On oublie ce problème pour le moment? On en a un plus gros sur les bras. »
« Ok... Partenaire. »
C'était bien évidemment plus facile à dire qu'à faire, mais il fallait réussir. Silencieusement, nous nous mîmes en route à travers une multitude de couloirs tous plus sanglants les uns que les autres. Après plusieurs minutes de marche, nous arrivâmes à une petite passerelle qui nous permit de passer au bâtiment d'à coté sans passer par la cour, à condition de monter à l'étage au-dessus.
Les marches étaient fissurées, et un petit éboulement avait bouché l'entrée du premier étage. Nous dûmes donc aller au supérieur afin de pouvoir emprunter ce fameux pont. Hélas, arrivé en haut, un nouveau problème se posait; il n'y avait qu'un mur au-dessus de notre objectif, et pas de porte. C'était logique, évidemment, mais tout de même gênant. Nous n'avions pas trente-six solutions.
« David? T'avais pas des explosifs? »
« Mmmh? Euh... Si je crois. »
« Ca suffirait à éclater ce mur? »
« Si je les mets tous... Bah, on va voir ça de suite. »
Il s'approcha de l'obstacle, puis sortit plusieurs tubes métalliques de sa veste. Il les vida dans ses mains et colla toutes les capsules qu'ils contenaient sur le mur. Je le vis tapoter chacune d'entre elles, qui s'allumèrent alors d'une lumière verte, et il revint vers moi, une petite télécommande à la main.
« On ferais peut-être mieux de s'éloigner... »
Nous allâmes donc au bout du couloir, avant de nous accroupir. Mon coéquipier pressa le petit commutateur, et les capsules virèrent au rouge. Puis tout explosa.
Le mur vola en éclats, ceux tout autour furent largement fissurés et carbonisés. La déflagration nous projeta en arrière dans une odeur de brulé qui agressait les narines. Un affreux sifflement me parvenait aux oreilles le temps que je parvienne à me relever, non sans difficultés. Tout le sol devant nous était noirci, et mes vêtements étaient roussis. Dave se releva lentement.
« J'en ai peut-être mis un peu trop... »
« J'te le fais pas dire... »
Au moins, le résultat était là. Le plafond avait souffert et menaçait de s'effondrer, mais au moins, l'obstacle n'existait plus. Des grognements retentirent des étages en-dessous.
« J'ai pas l'impression qu'on ai été très discrets par contre... »
L'instant d'après, nous nous élancions vers la brèche, le bruit de nos pas se répercutant sur l'acier recouvert de suie. J'arrivai le premier à destination, mais je ne vis malheureusement pas le morceau de métal déchiqueté qui trainait, ce qui eut pour effet de me faire un vol plané inattendu. Je m'écrasai lourdement sur la passerelle, aussitôt rejoint par David, qui tentait visiblement de cacher son fou rire. Je me relevai, et nous nous engouffrâmes par la porte.
Une autre console holographique était là, suspendue au-dessus de plusieurs gantelets. Mon partenaire s'en saisit et le passa à sa main, très curieux.
« Je me demande à quoi ça sert ce truc... Ouah! »
D'un petit cercle de verre au centre de la paume, un mini-hologramme, représentant la même carte que celui à coté de nous, s'afficha.
« Pratique... »
« On traverse ce bâtiment, et c'est dans celui d'à côté. Ca devrait aller vite. »
Nous nous mîmes immédiatement en route, encouragés par les grognements venant de l'entrepôt d'où nous venions. Après une course interminable, nous arrivâmes en vue de la prochaine passerelle. Et du prochain ennui.
Un nécromorph se détacha du plafond en poussant un cri strident. Si j'avais du le comparer à quelque chose, j'aurais choisis une araignée. La créature se déplaçait d'un manière étrange, le ventre de l'humain qu'elle avait été dirigé vers le haut. En plus de ses bras et jambes qui paraissaient désarticulés, on aurait dit que quatre côtes avaient transpercé la chair pour fournir quatre point d'appuis supplémentaires. Cela dit, ces membre en plus semblaient articulés et acérés. La tête s'était fendue sur le dessus du crâne, transformant les éclats d'os en dangereuses mandibules. Enfin, de longs filaments de chair pendaient du dos de l'humain, autrement dit, du ventre du monstre.
Il se dressait entre nous et notre destination, et, dans notre dos, les grognements progressaient toujours. Avec une vélocité étonnante, il se jeta sur nous, mandibules en premières. Les filaments nous claquèrent au visage alors que nous nous baissions pour esquiver l'assaut. Après son attaque infructueuse, l'araignée sauta au plafond et ses pattes pivotèrent sur le corps pour que les tentacules pendent librement.
Ceux-ci se retrouvèrent soudainement animés d'une vie propre et enlacèrent David, avant de le soulever du sol. Au centre de cet amoncellement de chair, une petite cavité s'ouvrit et forma une sorte de bec, assez similaire à ceux que l'on trouvait sur les pieuvres. Mon coéquipier l'aperçut et s'agita de plus belle, tendit que sa tête se rapprochait dangereusement de l'ouverture. Je me mis à vider mon chargeur à la base des filaments, qui claquèrent en se brisant. Dave tomba à terre, et je le saisit pour le relever. Quelques secondes après, les appendices avaient repoussés et recommençaient à se tendre vers nous.
Au même moment, à l'autre bout du couloir, un des nécromorph cuirassés et plusieurs autres créatures de base apparurent en hurlant. Sans réfléchir un instant de plus, nous fîmes volte-face pour nous engager sur la passerelle dans une folle course contre la mort. Pendant son sprint, David jetait de fréquent regards à la carte qui apparaissait sur son gant.
« Attends, tourne à gauche là, à gauche! »
Nous bifurquâmes pour entrer dans une cage d'escalier. Je sautai les dernières marches d'un bond, avant de me réceptionner et de franchir une nouvelle porte. Un long couloir s'étendait devant nous, et l'on distinguait une porte blindée tout au fond.
« C'est là-bas. Merde, cours! »
Les marches derrières nous cédèrent sous le poids du gros nécromorph, qui s'était élancé du palier supérieur. En quelques coups surpuissants, il avait suffisamment agrandi la porte pour lui permettre un passage. Mais nous étions déjà à mi-chemin. J'abandonnai mes quelques grenades au milieu du couloir, dans une ultime manoeuvre pour ralentir sa progression. La détonation fut suivi d'un bref cri de douleur, mais les grondements de ses pas reprirent dans la seconde qui suivit.
Dave arriva le premier, et martela l'interrupteur qui lui demandait un mot de passe.
« Merde, merde.... »
« Essaie des codes au hasard, n'importe quoi! »
Je lui empruntai son arbalète pendant qu'il tapait des chiffres sur la commande. Le premier carreau se planta dans le crâne de la créature, qui s'écrasa en avant en gémissant.
« Putain, j'avais vu un code quelque part, mais il a changé... Merde! »
« C'est devenu la propriété des unitologues, essaie une date qui leur correspondrait, ce que tu veux! »
Déjà, le nécromorph se relevait en grognant, me fixant d'un regard qui indiquait sans détour toute la haine qu'il avait envers nous. Il envoya sans précédent une cosse acide contre le mur juste à coté.
« Putain, c'est pas ça... Peut-être ça... »
« Grouille! »
« Je crois que... Oui! »
Un déclic caractéristique, et les verrous s'ouvrirent. La créature s'élança à toute allure pendant que nous nous engouffrions dans le tunnel. La porte blindée se verrouilla dès qu'elle fut fermée, et un impact, suivit d'un craquement sinistre et d'un gémissement de douleur, retentirent. Je tombai à genoux, le coeur battant la chamade, le souffle court.
« Co... Comment t'as trouvé? »
« J'ai tout essayé, et j'ai testé l'année des évènements de l'Ishimura... »
« La découverte du monolithe copié... »
« Ouais, cet article unitologue censuré par le gouvernement... Je m'en suis souvenu... »
« Franchement... Chapeau mec. C'était juste. »
« Et c'était un gros coup de bol. »
J'acquiesçai. Il s'en était fallu de peu. De très peu. Le monstre continuait de marteler la porte, qui tremblait sous les chocs. Et, alors que nous nous croyons en sécurité, des aboiements se répercutèrent le long de la paroi du tunnel.
C'était peut-être la dernière ligne droite, mais ce ne serait pas la plus simple...
Le prochain chapitre viendra ce week-end. Quant au dernier... Dans le courant de la semaine prochaine.
Magnifique ![]()
Tu lis vite
+ Merfi ![]()
J'ai du rafraîchir au bon moment ![]()
Faut croire ![]()
Magnifique aussi je trouve
![]()