Oui je sais, mais je trouve ça plus immersif, et ça permet de mieux montrer ce que ressent le personnage...
+1 pour mon VDD
ça dépend, si on travail bien on peut faire ressentir plus d'émotions à la 3e personne
Mais après c'est chacun ses techniques ![]()
Je cherche pas forcément faire ressentir plus d'émotions, mais c'est juste qu'à la 1ère, ça me permet aussi de me focaliser sur un seul personnage, donc de développer un peu, etc...
Mais bon, effectivement, chacun sa technique ![]()
"Tout se figea autour de nous, tandis que nous perdions lentement de l'altitude."
-> Ils tombent lentement ?
Sinon, c'est toujours aussi bon. ![]()
ouai moi le seul petit truck dans l'ensemble de ta fic que j'ai pas trop aimé c'était la répétition si je puis dire dans la ville ^^
je trouvais que il se passait un peu la même chose ^^
mais sinon j'aime ![]()
OMG
qu'elle fin insoutenable vite la sweet ..faudra que tu m'enseigne t'es trucs
Franchement respect total vieux
![]()
Ahmed
Merci ![]()
Par contre pour ce qui est d'apprendre des trucs, euh...
Alex
Ouais, j'ai remarqué aussi, surtout dans les chapitres où ils marchent dans la rue
Zankin
Au début, quand les moteurs s'arrêtent, il reste malgré tout une aile et une partie de la deuxième pour ralentir la chute. Evidemment, au fur et à mesure, l'appareil accélère, j'aurais du rajouter quelques petites phrases
Surtout qu'en principe, le vaisseau serait normalement parti en vrille à la perte de la première aile ![]()
Mais quel incompétence ![]()
Ouais, t'as vu ça? Je suis pitoyable
Bon, cessons de nous apitoyer sur notre terrible manque de capacités, et suitons ![]()
Y s'passe pas grand chose, mais je vais pas mettre que de l'action quand meme, faut bien un peu de repos
Chapitre 26:
Je fus réveillé par des aboiements lointains et une douleur affreuse. J'avais l'impression qu'on m'avait fendu le crâne à la hache, et tout le côté droit de mon visage ruisselait de sang. Hoquetant malgré moi, je regardai les alentours à travers un brouillard rouge, et je m'aperçus qu'il me manquait un morceau de mon champ de vision. Un doute terrible s'empara alors de moi, mais je n'eus pas le courage de vérifier.
Je me trouvai au milieu de plusieurs morceaux de métal, étalé sur une fine plaque herbeuse. Au loin, on distinguait sans peine l'amas de ferraille calcinée du vaisseau, duquel émanait une fumée noirâtre. Il avait laissé une trace brulée sur plus d'une trentaine de mètres après son crash. Ce temps d'observation ne me fut plus supportable, et je m'affalai à nouveau, la poitrine secouée de soubresauts. Je n'avais plus qu'une envie; m'endormir, oublier ma souffrance, et tout ce qui allait avec.
« Matt! Nathalie! Vous êtes où!? »
Cette voix me ramena sur terre. Songer à mourir, alors que j'avais fait tout ce chemin pour venir ici, c'était... stupide. Je tentai de lui répondre, mais ne parvins qu'à produire un grognement rauque. Ainsi, tentant d'ignorer la terrible douleur qui me clouait sur place, j'entrepris de me trainer méticuleusement vers David. A peine trois mètres plus loin, j'abandonnai pour m'effondrer une nouvelle fois.
Mon fusil était toujours sur mon dos, mais impossible de l'atteindre. J'optai donc pour le pistolet, qui était resté bien à sa place. Je parvins à rouler sur le dos, puis je levai le bras en l'air, et tirai un unique coup. Après quoi, je le laissai tomber.
« Matt! »
Il se précipita sur moi en boitant, un bras serré contre le reste de son corps. Lorsqu'il arriva à ma hauteur, il se laissa tomber à genoux, le souffle court.
Et il eut un mouvement de recul.
Les yeux fixés sur le coté ensanglanté de mon visage, il avait perdu le peu de couleur qui lui restait. Il en arriva même à se détourner de moi, et de ma blessure.
« C'est si moche que ça? »
« Pire... Ton œil... »
Je me raidis encore davantage. Je m'étais préparé à quelque chose dans ce genre, mais la nouvelle fut tout de même un choc. Quelques larmes coulèrent malgré mes efforts pour les contenir. Il posa une main réconfortante sur mon front rouge de sang, puis me la tendit. Je serrai les dents, la saisis, et il me releva. Le monde bascula autour de moi et je faillis me retrouver à nouveau au sol.
Malgré son boitillement, il me traina à moitié pendant la moitié du trajet qui nous séparait de la carcasse, puis, essoufflé, il m'aida à m'asseoir. Il regardait partout autour, sans doute en quête de notre coéquipière.
« J'ai... J'ai pas encore été voir dans la carcasse... J'espère qu'elle va bien... »
« David... Ca va toi? »
« Ouais, j'ai pris un morceau de métal dans le bras et un mauvais coup à la jambe, mais autrement... »
« Tu l'as retiré? »
Il retroussa sa manche, laissant voir l'hideuse blessure, de laquelle dépassait un fin morceau gris.
« J'ai eu de la chance, il aurait pu être plus gros. »
« Ouais... Bon, Dave... Ca ressemble à quoi? »
« C'est moche. Très moche. Je sais même pas si j'arriverai à distinguer le globe oculaire du reste, voire même s'il... est toujours là... »
« Putain... »
« Bon, écoute. Doit y avoir une trousse de secours et de quoi nous requinquer dans le vaisseau. Tu crois que tu peux tenir jusqu'à là-bas? »
Vu d'ici, la distance me paraissait incroyablement grande, moi qui peinais à tenir debout.
« Je vais essayer. »
« Ok, accroche toi. »
Une nouvelle fois, nous nous mîmes en route. Le soleil descendait lentement dans le ciel. Nous trébuchions sur chaque débris, je me sentis partir en vrille à plusieurs reprises, mais la poigne ferme de David me maintenait sur mes jambes. La douleur avait atteint l'apogée de son efficacité, et je ne distinguait rien de plus qu'une masse floue à travers ma seule paupière. Je voyais mon sang couler petit à petit vers le sol, souillant mes vêtements et laissant une trace vermeille sur le sol.
Combien de temps avant que je sois complètement exsangue?
Après un temps qui me paru interminable, nous arrivâmes devant les restes de la coque. Une petite surprise nous y attendait.
Nathalie était là, encore attachée à son siège, inconsciente. Tout du moins, on voyait ses jambes dépasser de la porte qui n'avait pas fondu. Peut-être la banquette avait-elle absorbé le choc en majeure partie? Il me laissa contre une portion de métal encore fixée au reste du vaisseau, avant de se précipiter vers le corps de notre coéquipière. Usant de sa jambe intacte, il poussa aussi fort que possible, jusqu'à faire glisser l'entrave.
Au bout de quelques minutes, elle fut enfin libre. Une rapide vérification, et il m'assura qu'elle respirait encore. Mais je ne me préoccupait pas de ça. Ma vision se troublait de plus en plus, la douleur devint insupportable, je me sentis complètement à bout de force, et je m'évanouis à nouveau.
Lorsque je rouvris les yeux, la nuit était presque tombée. J'étais allongée sur les restes d'une des banquettes, et un petit feu luisait faiblement, maintenu en vie par quelques branches récupérées dans les environs. Je tâtai mon crâne et m'aperçus qu'un bandage recouvrait mon oeil éclaté.
« Alors, t'es réveillé? »
« Ouais. Ca me va bien le style pirate? »
« Je crois que je te préférais avant. »
« Et toi? Et Nat'? Vous allez bien? »
« T'inquiètes pas, j'ai trouvé la trousse de soin juste après que tu sois tombé dans les vapes. »
« Ah, la belle au bois dormant est de retour parmi nous? »
Nathalie s'approcha de mon lit de fortune. Elle avait elle aussi un bandage autour de la tête, mais elle n'avait pas l'air d'avoir autant souffert que moi.
« Moi aussi j'suis content de te revoir. »
« Restes tranquille, t'as besoin de te remettre encore un peu. Dave, on fait quoi alors? »
Je me relevai tranquillement, laissant mes deux compagnons discuter de s'il fallait rester pour dormir ici, ou commencer à avancer de nuit malgré notre état. Les aboiements que j'avais entendu après le crash avaient cessés, ce qui signifiait probablement qu'ils ne s'étaient pas lancés à notre recherche. Une bonne chose. Se mettre à combattre des chiens de garde en pleine nuit n'était pas le meilleur moyen de se remettre en forme. Dans le crépuscule grandissant, je distinguai sans mal plusieurs panaches de fumée grise qui dépassaient des hautes murailles du QG militaire.
La nuit tombante n'était visiblement pas la seule entrave imposée à nos ennemis pour notre recherche. Restait encore une question; pourquoi nous avaient-ils tirés dessus? Au vu des dégâts qu'avaient subis la base et l'absence de troupes dans les environs, je commençai à craindre que David n'ai eu raison, que les unitologues avaient pris le contrôle de cet endroit. Restait à savoir quelle était le nombre de nécromorphs présents ici.
Un grognement me tira de mes réflexions et m'immobilisa sur place. Un frisson me parcourut le dos tandis que je scrutai la semi-obscurité qui avait recouvert les entourages, au-delà du feu et de la carcasse. Il me sembla voir des silhouettes se déplacer, mais, lorsque je me frottai les yeux, elles avaient disparus.
« Moi je dis qu'il faut rester ici pour la nuit. »
« Et s'ils envoient des soldats? »
« Euh... dites.... »
« On a qu'à faire des tours de garde, on est habitués nous. »
« J'aime pas l'idée d'être surprise en pleine nuit par des hommes armés, ou pire... »
« Vous... Vous m'écoutez? »
« Et moi j'aime pas l'idée de me balader en pleine nuit avec des soldats autour, et on est en mesure de tuer des renf... »
« Les renforts sont déjà arrivés! »
Ils se tournèrent tous deux vers moi, cette même lueur étonnée que nous avions quand Nathalie nous interrompais dans les yeux.
« De quoi tu parles? »
Un nouveau grognement retentit derrière moi.
« De ça... »
Je fis volte-face, et cherchai vainement mon pistolet, qui avait été mis à coté de la banquette où j'étais couché. Deux yeux rouges nous fixaient avidement, deux points qui précédaient une silhouette massive. Et, de derrière cette ombre, plusieurs autres paires d'yeux sortirent pour former un groupe. Cette douzaine de lueurs sanglantes nous faisait face. Une paire de crocs jaunes luit à la lumière du feu.
Les armes cliquetèrent lorsqu'elles sortirent de leurs étuis.
Pour changer, je vous demande de me dire ce qui vous a plu/déplut, ou les détails qui vous choquent
![]()
Euh...C'est incohérent
Non,je déconne ![]()
R.I.P a son oeil
Rien ne m'a deplu dans ce chapitre je pense ![]()
Les détails qui me choquent ?
"...J'étais allongée" Matt est un homme non ? ![]()
Ah oui
juste avant d'aller manger des sorbets au cassoulet au Khirghizikistan ![]()
Ouais, vraiment énorme la tête de Dave à ce moment là ![]()
Bon, déjà, merci
Ensuite:
TKN
Oui, petite erreur
Kole et TKN
Je ne ferais aucun commentaire ![]()
no comment ! xD
Tu n'as jamais pensé a en faire un livre ?
Sinon détail chaoquant : "Il me sembla voir des silhouettes se déplacer, mais, lorsque je me frottai les yeux, elles avaient disparus."
Les yeux ?Il en a plus qu'un ![]()
Non, jamais
Et oui, va falloir que je m'y habitue à cet oeil, c'est une expression qui vient tellement facilement à l'esprit que... ![]()
Pouf, sweet
Chapitre 27:
Les deux groupes d'adversaires avaient chacun les yeux fixés sur l'autre, et moi, j'étais immobile, debout au milieu de ce no man's land miniature. Alors, je me mis à reculer doucement, ne lâchant pas les pupilles rougeâtres du chef de meute du regard. L'une après l'autre, chacune des créatures disparut de notre champ de vision, exceptée celle qui nous faisait toujours front.
Je me laissai tomber sur la banquette où je m'étais réveillé, et pris mes armes. Tout autour du campement, des ombres se déplaçaient vivement. Ils nous encerclaient.
« Dave... Regardes autour de nous... »
« J'ai vu. Ils nous attaquent pas encore, mais je me demande si un coup de feu pourrais les décider à le faire... »
« Je pense qu'il vaut mieux attendre et se tenir prêts. »
Un sinistre crissement me fit sursauter. Je regardai tout autour, et vis une autre masse obscure qui s'était hissée sur la carcasse du vaisseau. La tension augmentait en intensité à chaque seconde. Nathalie avait un pistolet dans chaque main, qu'elle braquait dans toutes les directions. Dave, lui, avait sorti son arbalète, dirigée vers le crâne du chef, tandis que son fusil était à ses pieds, prêt à l'emploi.
Puis, lentement, pas après pas, la sinistre créature s'avança. Nous vîmes d'abord ses arcades surmontées de petites crêtes d'os pointus, puis sa gueule béante garnie de crocs aiguisés et jaunâtres. Des ossements saillaient de ses pattes avant et elles étaient terminées par des griffes meurtrières, desquelles plusieurs gouttes de sang dégoulinaient encore. Toute son épine dorsale avait percé la peau du dos, et laissait paraître une rangée d'éperon qui courraient jusqu'au bout de la queue. Queue elle-même terminée par une dizaines d'épines osseuses qui pointaient dans toutes les directions.
Une véritable machine à tuer, un chien de garde parfait. Cela dit, ça ne collait pas, aucun humain n'aurais pu muter au point de ressembler tellement à une bête. Ne serait-ce qu'au niveau du crâne, à moins... que les unitologues n'aient menés d'expériences encore plus loin....
Sa queue produisait un mouvement de balancier hypnotique, qui me fit momentanément perdre conscience de ce qui m'entourait, avant que je me reprenne et regarde ailleurs.
« Dave, on va pas pouvoir rester planter là des heures. Tires. »
« T'es fou, ils vont nous sauter dessus après. »
« Soit on les laisse attaquer les premiers, soit on en tue un pendant qu'on le peut. Fais-le. »
La flèche parti à une vitesse fulgurante. Une fraction de seconde après, la créature était agitée de tremblements répugnants, le crâne puis le reste de son corps secoués de décharges électriques. Ses yeux roulaient dans ses orbites, de la bave jaillissait de sa gueule, puis, brutalement, la partie supérieure de sa boite crânienne éclata, envoyant des morceaux de cervelle et d'os en tout sens. Enfin, mollement, les membres cédèrent et le cadavre s'effondra sur le sol, encore agité de tics nerveux.
La mort de leur chef fut le signal qu'attendaient les créatures postées autour du camp. Celle qui était montée sur le vaisseau sauta sur nous, et fut accueillie par un rafale de tirs, qui l'arrêta en plein vol. Elle s'écrasa puis roula sur elle-même, avant de se relever en grognant. Les quatre dernières se rapprochèrent lentement, nous emprisonnant dans un cercle mouvant.
Je tendis machinalement la main vers la petite ceinture de laquelle pendaient les grenades que j'avais pris, en saisis une et gardai le pouce sur le petit activateur, prêt à la lancer sur le premier chien qui avancerait trop. David avait remis un carreau électrique sur son arbalète et gardait l'une des bêtes en joue. Une nouvelle fois, le combat n'avait pas réellement commencé, et nous nous retrouvions dans l'attente.
Nous étions tout trois dos à dos, et j'exerçai une petite pression sur le pied de Dave pour le prévenir.
« On tire. En même temps. Tous. »
Un bref mouvement de la part de Nat' m'indiqua qu'elle avait saisi le message. Je tendis le bras légèrement en arrière, lâchai le bouton, et attendit deux secondes. Après quoi, je lançai mon projectile vers le nécromorph en face de moi, qui l'évita sans sourciller. Au même instant, une autre flèche partit et j'entendis les deux pistolets de Nathalie vider leurs chargeurs. La déflagration balaya la créature qui se pensait tirée d'affaire, et je dirigeai mon fusil sur une autre.
Avant d'avoir pu tirer, elle s'élança et se jeta sur moi, me faisant basculer en arrière. Ses griffes étaient plantées dans ma poitrine et je la sentait presser davantage. Le seul chien encore en vie excepté celui qui me clouait au sol entama une courte mais rapide course vers mes coéquipiers. Ils eurent l'intelligence de se jeter à terre au moment où les griffes tranchantes fendaient l'air au dessus de leur tête, et même le balayage de la queue qu'il exécuta ne parvint pas à les toucher.
Pendant ce temps, mon agresseur claquait des mâchoires au-dessus de ma tête, comme s'il savourait cet instant. David se releva en catastrophe et braqua son fusil sur lui. Au même moment, je parvins à atteindre une autre de mes grenades, que je fourrai sans précédent dans la gueule grande ouverte, manquant d'y laisser quelques doigts au passage. La salve que la créature pris dans le flanc la projeta sur le côté, me permettant de me relever et de courir aussi loin que possible. Elle agitait nerveusement la tête, crachait, mais ne parvint pas à déloger le projectile avant que celui-ci ne la fasse passer de vie à trépas, en nous aspergeant de chair et de sang.
Le dernier survivant de la meute décida d'adopter une autre technique.
Il traversa comme une flèche la carcasse encore fumante de notre moyen de transport précédent et disparut derrière. Nous restâmes sur nos gardes, paré à contrer une attaque qui viendrai surement d'une autre direction. Mais elle n'arriva pas de la manière qu'on aurait cru. Quand nous fîmes demi-tour, nous vîmes que le tas de ferrailles glissait silencieusement vers nous, si bien qu'il était à moins d'un mètre.
Puis, il se souleva, et pendant un bref instant, je crus que nous serions simplement écrasés. Cependant, la porte ouverte nous évita cela, et nous nous retrouvâmes à l'intérieur du vaisseau en ruines. L'ouverture de gauche était collée au sol, et celle de droite se situait désormais plusieurs bons mètres au-dessus. Nous étions tous piégés.
Ou presque. Car Nathalie, elle, n'était pas avec nous. Peu de temps après, un court cri de surprise atteignit nos oreilles, suivis d'un grognement rauque. Dave tenta de s'accrocher aux multiples prises qu'offraient les enfoncements et brèches pour se hisser le long de la paroi, ou plutôt du plafond. Alors qu'il n'était encore qu'à mi-hauteur, des coups de feus retentirent, nous faisant accélérer l'allure. Je me contentai d'escalader le sol, profitant des anciennes attaches des banquettes.
Arrivés en haut, nous vîmes Nat' reculer lentement en tirant balle par balle sur la créature, qui avançait toujours, malgré la dizaine d'impacts qui recouvraient son crâne et son torse. La jeune femme continuait de vider son chargeur sur le chien qui semblait presque insensible aux dégâts.
Nous sautâmes de notre perchoir pour nous réceptionner avec autant de grâce qu'un chevreuil aux pattes cassées. Alors nous nous relevions et attrapions nos armes, la créature trébucha avec la vingtième balle. Durant un instant, un scintillement de peur sembla percer à travers la rage sanglante de son regard, alors que la bête se rendait compte que son histoire s'arrêtait là.
Elle s'effondra, et une mare de sang recouvrit bientôt la terre.
« Je... hais... ces trucs... »
La jeune femme semblait au bord de l'inconscience.
« C'est bon, c'est enfin fini. Mais c'était quoi ces trucs... »
« Aucune idée, impossible que ça ai été des hum.... Nat', t'es sûre que ça va? T'es toute... Putain! »
Je stoppai net ma phrase alors qu'elle s'écroulait sur le sol, la respiration difficile. Elle regardait dans le vide, et ses yeux se fermaient peu à peu. Une profonde entaille lui barrait la cuisse. La seconde après, elle s'était évanouie.
« Merde, Dave, va chercher un bandage, n'importe quoi. »
« Ok »
Je commençai à lui tapoter un peu le front, puis à vérifier son pouls. Très faible. David revint très rapidement avec la boite.
« Il reste pas grand chose, mais ça devrait faire l'affaire. »
Il saisit un spray et commença à en asperger la blessure, qui cessa presque immédiatement de saigner. Après quoi, il déroula la dernière pelote de bandage pour l'enrouler autour. Pendant ce temps, je réfléchissais.
« C'est bon, c'est fini. Aide-moi à la mettre contre la carcasse. »
« Non. On peut pas rester là. »
« Qu'est-ce que tu raconte, on va pas la porter! »
« Il faut la réveiller, mais de toute manière on reste pas ici cette nuit, même si on doit la trainer à demi-inconsciente. »
« Arrête de délirer, ça fait deux jours qu'on a pas fermé l'oeil, à part les évanouissement. On va finir par crever de fatigue avant d'avoir été massacré par ces bestioles! »
« Je sais bien, mais vu la facilité avec laquelle ils nous ont retrouvés, ce serait un trop gros risque de rester là. »
« Parce que marcher en pleine nuit sans voir approcher nos ennemis c'est pas un risque!? »
« Si, mais une fois dans la base, on pourra surveiller plus facilement les points d'accès de ces bestioles pendant les tours de garde. Et de toute façon, on a plus rien à manger ici. »
« C'est du suicide... »
Je me détournai, le regard fixé vers les murailles à peine visibles maintenant que seule la Lune éclairait le paysage.
Et, un grand craquement résonna dans les ténèbres. Dave, qui avait commencé à retourner vers Nathalie, s'immobilisa. On entendit encore quelques échos d'objets qui se fracassaient sur le sol.
Brutalement, un hurlement surpuissant inonda la nuit, un hurlement terrible, terrible et familier. Au loin, une immense masse noire s'était élevée au dessus de notre destination. Même à cette distance et avec cette luminosité, il n'était pas difficile de distinguer les contours de sa tête pivoter, ses yeux gigantesques attirés comme des lucioles par le point lumineux que représentait notre feu de camp.
David était devenu blême.
« T'as raison. Faut pas rester là. »
Bon, voila, je vais vous demander de... eh bien, comme d'hab' quoi ![]()