Bastion fut le premier à tirer, il était celui qui était le plus en avant des autres car c’était lui qui disposait de la plus grande puissance de feu, avec un fusil dans chaque main. Il était assez fort pour supporter le recul de deux armes en même temps. Les autres tirèrent quelques dixièmes de secondes après lui. C’était a la fois jouissif et affolant pour le groupe de voir a quel point l’ennemi se faisait massacrer. Leurs cris d’agonie sous la pluie de plomb était couvert par les tirs continus du groupe. Ils continuaient d’affluer, de tous les cotés du couloir, sortant du plafond, du sol, des bouches d’aération. Ils ne pouvaient faire 2 mètres sans se faire déchiqueter. Ce moment était une grande victoire pour la troupe de Marc. Mais il était bref. Il correspondait exactement au moment ou le plan de Marc s’achevait. Après, advienne que pourra. Les ennuis commencèrent quand Bastion avait ses chargeurs vide, il se retira du centre et lança a Jésus son fusil, avec son sac pour qu’il puisse recharger. Marc vint en première ligne pour combler le vide. Les contaminés gagnaient quelques décimètres chaque seconde, tandis que Judi avait disparu dans l’alvéole de la borne qui émettait une lueur bleue agressive. Marc fit un pas en arrière nécessaire pour esquiver une attaque aussi meurtrière que tranchante. Le sergent 45 envisageait la retraite dans le couloir opposé :
-Ils gagnent du terrain ! En arrière !
Marc était celui qui était le plus ciblé, et tandis que tout le groupe reculait un peu plus vers l’ascenseur chaque seconde qui passait, celui-ci n’eut pas le temps de recharger et devait utiliser son arme comme bouclier pour empêcher les sabres ensanglanté d’un monstre de pénétrer sa chair. Le groupe était déjà deux mètres en arrière et était bien trop occupé pour le sauver. Marc l’avait compris et était prêt à défendre chèrement sa vie. La bestiole qui l’avait fait trébuché et qui le surmontait était différente des autres, elle avait une gueule béante qui tentait de gober le crane du lieutenant, et était noire comme du pétrole, comme préalablement carbonisée. Mais Marc la retenait toujours avec son arme en opposition. Les autres infectés ne leur prêtaient pas attention, persuadés de l’issu du combat. C’est alors que le monstre émit un grondement rauque tout droit sorti de sa gueule. Ceci s’avéra être une sorte d’appel qui fit apparaitre une nouvelle vague de contaminés qui sortaient du couloir. Le sergent 45 n’eu pas le temps d’envoyer ses hommes dans le couloir sur leur gauche, car ils avaient trop perdu de terrain et que la porte se trouvait maintenant bien trop en avant , derrière les contaminés. Le groupe était maintenant dos au mur. Marc regarda son adversaire droit dans les yeux, il souriait :
-Alors comme ça...
Il reprenait sa respiration sous l’effort qu’il faisait pour maintenir son arme, son casque encaissait les coups de gueule de l’infecté.
-Alors comme ça… c’est toi le chef des bêtes de foire ?
Sa main droite glissa le long de sa hanche, et ouvrit son holster latéral.
-Ca veut dire…que si je te bute…
Le monstre redoubla d’effort comme s’il comprenait ce qu’il disait. Marc était maintenant plein d’assurance, ce qui semblait faire peur au monstre. C’est alors qu’il reprit une voix normale :
-Si je te bute tes copains vont baliser et se faire mettre par mes hommes ?
Le canon du Dersert Eagle .50 brillait sous les néons. Le Lieutenant l’enfonça dans la gueule grande ouverte qui se trouvait à quelques centimètres de ses yeux.
-Encaisse ça !
Marc vida son chargeur en entier dans la boîte crânienne. Les balles dotées d’un calibre monstrueux explosèrent la tête du monstre qui s’écroula en arrière. Marc se releva dans la seconde, rechargea, et observa. Son arme tremblait dans sa main. Il préférait se suicider plutôt que de se faire trancher vivant en petits morceaux. Mais les contaminés n’avançaient plus. Ils étaient immobiles, et l’observaient a leur tour. Ses hommes rechargeaient et profitaient de ce répit pour massacrer leurs derniers adversaires qui n’avaient plus de renforts. On n’entendait plus que ces bruits métalliques dans le silence de guerre et d’incertitude qui pesait. L’officier fit un pas en direction des contaminés qui reculèrent tous en même temps. Le sergent 45 reprenait ses esprits :
-Tous autour du lieutenant ! En avant !
Tout le monde se plaça a droite et a gauche de Marc. Celui porta son doigt a sa bouche.
-Chut ! Pas un geste ! Je vais tenter un truc !
-Pas de conneries mon lieutenant…
-N’ayez crainte sergent, je pense avoir la situation an main.
Il posa son arme à terre, doucement. Se releva et au grand étonnement de tous, poussa un hurlement en direction de la meute, qui déguerpi sur le champ. Marc se retourna, tout en s’applaudissant lui-même. Il riait :
-On a apprit plusieurs truc sur eux : De un…ils obéissent au plus fort, de deux, ils connaissent la peur et de trois je pense qu’ils…
Bastion, hilare était heureux de compléter la phrase de son lieutenant :
-Ils font dans leurs frocs devant vous maintenant ! Quelle bande de débiles ! S’ils savaient qu’en fait vous étiez plus faible qu’un hamster par rapport à eux !
Mais a ce moment précis les bruits de pas des contaminés qui s’éloignaient s’arrêtèrent, ce qui provoqua un vent de panique parmi les soldats, qui ne savaient quoi penser. Marc était livide et vint se mettre en face de Bastion, qui ne comprenait pas :
-Je disais que JE PENSE qu’ils comprennent ce qu’on dit.
Kristen, qui avait suivit le sergent 45 et possédait toujours le fusil de Judi, se mit en position de tir, accroupie, prêt des rails. Son arme fut rechargée par le sergent.
-Ils reviennent. Et cette fois ci ils ne repartiront pas…
Les contaminés affluaient cette fois de deux endroits a la fois, de la cage d’ascenseur a gauche du groupe, et du couloir a droite. Marc demandait dans sa tête un miracle. Il ne pouvait plus sauver personne. Il savait que le destin des fois n’intervenait pas. Mais il savait aussi que parfois la lumière venait, même dans les endroits les plus sombres de l’Univers. Une lumière vive sortait du tunnel du Tram a leur droite. Marc avait compris :
-Euh…ouais. Alors…euh…ne faites pas feu pour le moment, chaque seconde ou ils n’attaquent pas est une seconde de gagnée.
Le sergent 45 cherchait un éventuel leader dans la meute, mais n’en trouvait pas. Ceci aurait pu encore être leur salut. Ne le massacrant peut être que les monstres seraient une nouvelle fois partis ?
-C’est quoi votre plan magique cette fois capitaine ? Je me mets une plume dans le cul et courre dans le couloir c’est ça ?
-Non, j’ai plus simple et moins drôle désolé. On attend le métro qui passe.
La rame de tramway s’approchait tout en ralentissant, elle semblait s’arrêter a la station.
-C’est une bonne idée mon lieutenant mais je crois qu’ils ont prévu d’avoir notre peau avant qu’on monte.
-On les retient quelques secondes, ce ne sera pas long.
Le Tram approchait, tout comme les monstres qui n’étaient plus qu’a quelques mètres. Ils étaient dans toute la station, a droite, a gauche, au plafond, sur les murs. Marc regardait toutes les deux secondes à sa droite pour voir la ram arriver. Elle tardait. Quelques secondes d’attente…pour quelques mètres d’une mort affreuse.
-Mon capitaine…je sens qu’ils vont attaquer dans la seconde…si c’est le cas on est mort malgré tout.