Hongrie – Libres 1 : Räikkönen impressionne
GP2006.COM vous livrait hier en débarquant dans le paddock du Hungaroring la nouvelle qui change du tout au tout les paramètres du Grand-Prix de Hongrie : point de canicule mais la fraîcheur et la pluie qui est venue détremper la piste à potron-minet. Sur les coups de 11h, l’humidité est encore de 87%, et le mercure n’atteint pas les 20°C dans l’air.
Les premiers pilotes à s’élancer en piste le font en pneus intermédiaires. Wurz fixe une première référence qui n’en est pas une, en 1:26.568, emmenant dans son sillage l’autre vedette des pilotes essayeurs, Anthony Davidson. Robert Kubica fait faux bond à ses collègues, puisque promu pilote titulaire en Hongrie. Doornbos est le premier à oser braver le tarmac en pneus rainurés, mais le Batave se rend rapidement compte de la difficulté à conserver la voiture en piste au terme d’un tour bouclé en 1:31.279.
A la mi-séance, ils ne sont que cinq à avoir enregistré un tour chronométré : Davidson (1:23.684), Wurz, Doornbos, Winkelhock et Jani. Yamamoto et Alonso s’aventurent en piste à 20 minutes du terme de la séance, le premier pour découvrir une piste avec la plus grande prudence (1:32.558) le second pour n’effectuer qu’un tour d’installation.
Privé de 3è pilote (le candidat naturel, Sebastian Vettel souffre d’une fracture ouverte au doigt depuis sa sortie dans le raidillon de Spa en World Series by Renault) BMW ne tourne pas pour autant, à l’image de Toyota, Ferrari, Renault et McLaren.
A 16 minutes du drapeau à damiers, Wurz impose son nom en haut des écrans de chronométrage en 1:22.941. Huit minutes plus tard, Jarno Trulli et Ralf Schumacher enquille quelques tours pour vérifier que tout se passe bien à bord, sans pour autant chercher les limites de leurs TF106B, sur une piste qui a gagné 4 petites degrés Celsius (27°C) depuis le début de la session.
Il faut attendre les 5 dernières minutes pour que la séance s’anime avec les sorties de Michael Schumacher et Kimi Räikkönen. L’Allemand est le premier à faire bonne impression à l’issue de son premier tour lancé (1:23.166), mais il frôle la catastrophe quelques hectomètres plus loin et lève le pied. L’homme venu du froid n’a pas froid aux yeux : Räikkönen accélère tôt, freine tard, n’hésite pas à monter sur les vibreurs humides et claque un exceptionnel (dans ces conditions de piste) 1:21.624 en additionnant les trois meilleurs partiels (29.7, 29.1 et 22.6). Schumacher améliore son temps mais ne parvient pas à rivaliser avec le Finlandais, ce qui est très bon signe pour Michelin. De La Rosa tente sa chance dans les dernières secondes de la séance, mais reste à plus d’une seconde de son chef de file ! Les Renault n’ont pas pris la piste pour autre chose qu’un tour d’installation…