PSG / SAMMY TRAORE :
« Il n'y a pas plus démoralisant quand je joue >>
Très déçu dimanche soir après la défaite au Parc des Princes face à Marseille, Sammy Traoré a évoqué les différences de confiance et de réalisme entre l'OM et un PSG toujours en plein doute.
Sammy Traoré, peut-on parler de soirée très difficile pour le PSG dimanche soir ?
Oui, c'est le moins que l'on puisse dire. Le score est lourd mais en deuxième mi-temps, ils ont eu quelques opportunités. Le deuxième but nous fait mal : vous avez vu la différence entre une équipe qui joue dans le haut du tableau et une équipe du ventre mou.
Que manque-t-il au PSG pour tenir la distance face à une équipe du haut de tableau ?
Il manque beaucoup de choses. Déjà éviter de prendre des buts quand nous avons la maîtrise du jeu car nous sommes menés 1-0 à la mi-temps alors qu'il n'y a pas lieu de l'être. Et aussi essayer de marquer des buts durant nos temps forts, ce que nous n'arrivons pas non plus à faire. Il y a du travail.
Une fois de plus, on a eu l'impression de revivre le scénario de Lyon ou Monaco, où vous avez la main sur la rencontre mais vous perdez à l'arrivée…
La preuve en est qu'avec nous, dominer n'est pas gagner. Encore une fois, Lyon, Monaco ou Marseille sont des équipes qui jouent le haut du tableau. Elles arrivent à laisser passer l'orage et dès qu'elles ont une occasion, ça ne pardonne pas. C'est dur mais nous allons continuer à bosser. Il y a un match important à Lens qui arrive.
« Le coach était surtout abattu »
Le collectif ne semble pas si sûr que ça…
Pas si sûr que ça, c'est facile à dire. Vous êtes menés 2-0 au bout de 55 minutes, ça ne devient pas évident après. En première mi-temps, qu'est-ce que vous avez à dire sur le collectif ? Je pense que ça a été, non ? Maintenant, nous prenons deux coups de pied arrêtés. L'un finit en but, l'autre va sur le poteau. C'est dur.
Quels ont été les mots du coach dans les vestiaires après le match ?
Ça reste interne au groupe. En colère ? Non, il était surtout abattu. Après, la colère n'arrange pas forcément les choses mais sur les visages, on lit quelque chose.
Y croyez-vous encore ?
Oui, bien sûr que nous y croyons toujours. Nous sommes des compétiteurs. Ne pas y croire, ça veut dire quoi ? Lâcher ? Non, nous n'allons pas lâcher. Il nous reste de nombreuses échéances en championnat et nous allons essayer de finir du mieux possible. Nous allons essayer de redresser la barre dès samedi prochain contre Lens.
La Coupe de France devient-elle le seul objectif du PSG de la saison ?
Bien sûr que c'est un objectif. Quand on arrive à ce stade de la compétition, ce serait bête de ne pas la jouer à fond. Mais ça serait bien aussi de redresser la barre en championnat.
« Je comprends les supporters »
N'est-ce pas démoralisant de faire des efforts et de chuter de nouveau après trois matchs où ça allait mieux ?
Perdre 3-0 contre l'OM à domicile, il n'y a pas plus démoralisant. C'est dur et ça veut dire qu'il va falloir fournir encore plus d'efforts. Car nous prenons le premier but sur un coup de pied arrêté et le deuxième sur un décalage alors qu'ils ne sont que deux dans la surface. Ce ne sont pas des buts encaissés après des décalages monstrueux ou des frappes de fou. Ce sont des erreurs qui nous coûtent cher à chaque fois et c'est dur.
Comprenez-vous les supporters ?
Bien sûr que je les comprends. Tu prends 3-0 chez toi contre Marseille, comment veux-tu qu'ils ne manifestent pas leur mécontentement… C'est tout à fait logique. Maintenant, nous aurons besoin d'eux jusqu'à la fin de la saison et j'espère qu'ils seront là.
Avant Vesoul, la réunion entre joueurs avait fait le plus grand bien. Faut-il en refaire une prochainement selon vous ?
Non, cette réunion a été faite et a été productive. Quand il y a des choses à dire, nous nous les disons. Donc nous allons analyser ce match et une nouvelle fois nous dire les choses comme nous devons nous les dire. Il y a des erreurs de faites : nous allons en parler entre nous et essayer de les gommer le plus vite possible.
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