Vendredi, Stéphane Sessegnon a fait comprendre que les portes n'étaient pas fermées pour un éventuel départ du PSG avant la fin du mois. Qu'en pensez-vous ?
Qui suis-je pour dire à un joueur qu'il n'est pas question qu'il parte ? Si un club vient et met 30 millions d'euros, on fait quoi ? Moi, je ne m'occupe pas de ce que disent les joueurs et leurs agents ; je reste concentré sur mon travail. Je n'ai pas le choix. D'ici au 31 août, il peut se passer tellement de choses. D'ailleurs, je ne désespère pas de l'arrivée d'un défenseur pour que notre effectif soit vraiment solide. Ce que je trouve aberrant, c'est la durée du mercato. Elle complique la vie de tous les clubs. Il devrait s'arrêter dès l'entame du championnat.
Comment abordez-vous la réception de Bordeaux dimanche ?
Je redoute énormément cette équipe bordelaise. Après ses deux défaites, c'est une bête blessée qui se déplacera demain au Parc des Princes. A nous de la laisser dans le doute et faire en sorte que sa réaction ne vienne que la semaine prochaine. J'attends de mon équipe qu'elle se montre solide derrière et avec de l'impact dans les duels mais aussi qu'elle joue et qu'elle se montre efficace.
Votre groupe est au complet. Le choix des titulaires n'en sera que plus compliqué...
Et c'est une très bonne chose. La concurrence est impérative car elle oblige les titulaires à se remettre en question et les remplaçants à redoubler d'efforts pour gagner du temps de jeu au lieu de bouder dans leur coin. Par rapport à l'an passé, j'ai beaucoup plus de choix. Aujourd'hui, tout le monde se sent concerné. Quand je fais entrer un joueur du banc, ça ne diminue pas la qualité de l'équipe, au contraire. Je prends l'exemple de Cearà qui, après une année difficile, se montre très efficace et revient fort.