e bon début de championnat du PSG remet-il en question l’arrivée des deux renforts défensifs souhaités par Antoine Kombouaré ? A priori non. L’entraîneur parisien espère toujours ardemment les signatures d’un défenseur axial et d’un latéral gauche pour concurrencer Sylvain Armand. Les noms désirés par le technicien parisien, même si des solutions de remplacement existent également, sont bien connus : Milan Bisevac et Siaka Tiené, de Valenciennes.
Mais pour l’heure, ces deux pistes sont à l’arrêt. Valenciennes n’a plus de nouvelles du PSG depuis quelques jours.
La raison est simple : le club parisien n’a plus de liquidités pour régler ces deux transferts. Après les 7,5 M€ environ investis pour Bodmer et Nenê, Paris, pour pouvoir acheter, doit vendre et alléger une masse salariale annuelle estimée aujourd’hui entre 50 et 55 millions d’euros (pour 25 joueurs sous contrat). Car ce poste budgétaire est encore en augmentation cette saison. Il ne cesse même de progresser depuis l’arrivée en 2006 de Colony Capital à la tête du club, alors même que l’actionnaire avait fait de la baisse de la masse salariale sa priorité. La signature de Nenê et la prolongation de contrat d’un an de Makelele n’ont pas arrangé les comptes. « Pour l’instant, nous sommes coincés », confirme un dirigeant.
Pour réduire ses dépenses et s’ouvrir une marge de manoeuvre, la direction parisienne souhaite les départs de Jérôme Rothen et Mateja Kezman, qui émargent tous les deux à environ 180 000 € brut mensuels. Dans une moindre mesure, Sammy Traoré est aussi visé. Clément Chantôme, qui a des envies de départ, pourrait finalement rester, le PSG souhaitant le conserver. De toute façon, aucune offre concrète n’est parvenue sur le bureau d’Alain Roche, responsable du recrutement parisien. Et sans ces départs, il ne devrait pas y avoir de nouvelles recrues. Sauf si l’actionnaire majoritaire met à nouveau la main à la poche, ce qui ne semble pas à l’ordre du jour. Sans départ et sans coup de pouce du propriétaire, la fin du mercato estival 2010 parisien pourrait être bien sage. Même si au club, fort de l’expérience des années passées, on compte sur un emballement des affaires dans les derniers jours du mois d’août pour débloquer quelques situations et… se renforcer.