Lundi, le rapporteur public du Conseil d’Etat a recommandé l’annulation des décrets de dissolution de deux associations de supporteurs du PSG, les Supras et les Authentiks. La plus haute juridiction administrative ne rendra sa décision que dans une quinzaine de jours. Mais ces deux groupes de fans espèrent bien retrouver leur statut, voire les droits auxquels ils peuvent prétendre en vertu des deux conventions signées en 2005 et en 2008 avec le club (la mise à disposition de locaux au Parc, l’accès au stade en semaine, la tenue de réunions avec le PSG…).
Ces conventions obligent-elles également les dirigeants parisiens à leur vendre des abonnements et à les placer dans telle ou telle tribune ? Si celle datant du 14 septembre 2008, que « le Parisien » - « Aujourd’hui en France » s’est procurée, indique les tarifs des abonnements jusqu’en 2012, elle n’évoque aucune obligation de ce genre. « Le PSG est maître de sa politique commerciale, affirme-t-on dans l’entourage du club. Les dirigeants peuvent tout arrêter d’une saison sur l’autre. Il n’y a aucune conséquence sur le plan de sécurité (NDLR : dont les mesures phares sont la fin des abonnements en tribunes Auteuil et Boulogne et le placement aléatoire) . »
Un an d’incidents
Surtout, si ces associations sont réhabilitées par le Conseil d’Etat, le PSG devrait dénoncer aussitôt les deux conventions. Celle de 2005 stipule qu’en cas « de résiliation pour convenance » un délai de six mois est nécessaire. Mais la résiliation peut aussi prendre un effet immédiat en cas de « manquements », précise l’art 4 de la convention de 2008.
Sous quelles conditions ? Il faut pour cela que les associations aient déjà été mises en demeure une fois. Ce fut le cas lors d’une réunion le 6 mars 2009 à propos de PSG - Saint-Etienne, où les supporteurs avaient été à l’origine de plusieurs feux de bengale. Depuis, les incidents en tribune n’ont pas cessé. La saison dernière, 382 engins pyrotechniques ont ainsi été lancés par les fans parisiens, ce qui pourrait donc constituer une deuxième faute, les signataires de la convention s’étant engagés à ne pas en utiliser. « Dès le second manquement (…), le PSG sera en droit de résilier unilatéralement la présente convention avec effet immédiat à compter de l’envoi d’un courrier recommandé », peut-on ainsi lire. Du côté du PSG, la sérénité est donc de rigueur.