quant que je ne les suivais pas.
- Loua, remue toi ! s’écria Kervan.
Je ne réagis pas. Ils aperçurent quelque chose dans le ciel : des missiles qui frappèrent le grand bâtiment à gauche de la rue. Celui-ci vacilla, avant de s’effondrer, ensevelissant la rue sous un énorme nuage de poussière et la remplissant de gravas à cet endroit. Je n’entendis pas Kervan et Scylian crier mon nom.
La poussière m’enveloppa, me fouettant le visage sous la déflagration et me poussant un peu en arrière.
Je rouvris les yeux quand j’eus l’impression que cela c’était calmé. Tout était gris autour de moi, mais le nuage se dissipait peu à peu ; mes yeux me piquaient.
J’entendis quelque chose approcher dans mon dos, marchant sur les tas de gravas ; et je me retournai. J’aperçus vaguement deux silhouettes énormes, deux de ces bio-soldats.
Je voulus me relever mais je n’en eu pas le temps : le premier m’attrapa par la gorge d’une poigne de fer et me souleva du sol. J’avais l’impression que tous mes mouvements étaient ralentis. Il serra son étreinte, me coupant soudain