JURE et il accompagne qui ? tadadada
lis le nom du peloton STP et biens me dire ololz ca sert pas a faire de la reconnaissance
Rédaction Peloton de reconnaissance du 1er R22eR
Une équipe de tireurs en pleine action
Dissimulés sur un terrain accidenté de Valcartier, cinq duos de tireurs d'élite scrutent le terrain se situant devant eux. Leur mission : identifier et neutraliser une cible partiellement exposée à plus de 300 mètres. Parmi les belligérants se trouvent des civils. Le tir doit être extrêmement précis. La marge d'erreurs est très mince pour le tireur qui doit faire entièrement confiance à son coéquipier. Ce dernier se concentre; sur la distance de la cible, la vitesse et la direction du vent, la température ambiante, autant de facteurs qui peuvent influencer la trajectoire de la balle. Son jugement doit être exact.
Mission accomplie pour les 10 gradués du cours de tireur d'élite élémentaire 0401. Le haut niveau de préparation des stagiaires a été déterminant pour leur réussite. Avant le cours, les candidats ont bénéficiés d'un mois de préparation durant lequel les instructeurs ont déployé toutes les ressources dont ils disposaient, afin de permettre aux apprentis de se familiariser au maximum avec les différents aspects du travail de tireur d'élite.
Ce cours est très exigeant individuellement et aussi pour l'équipe. Il faut savoir que la norme minimale à atteindre pour toutes les évaluations durant le cours est de 80%. Les futurs « snipers » doivent réussir des contrôles théoriques et des tests de maniement d'armes. Ils doivent aussi compléter le test de tir NAC avec la mention « tireur d'adresse ». Ces aspects doivent être maîtrisés s'ils veulent réussir les tests de tir avancé. Ces tests de plus en plus complexes, les amènent à tirer jusqu'à 800 mètres avec le fusil C3.
Leur compétence au tir est mise à l'épreuve lors des champs de tir en campagne. À cette occasion, les équipes composées d'un tireur et d'un observateur doivent juger les distances des cibles et tirer sur celles-ci en tenant compte des facteurs météorologiques qui affectent la trajectoire de la balle. Les jugements des distances sont évalués et les stagiaires doivent atteindre la norme de 8 sur 10 avec seulement 5% d'écart entre leur estimation et la distance réelle.
La tâche primaire d'un tireur d'élite est de neutraliser un autre tireur d'élite. C'est pour cette raison que les candidats s'entraînent aux techniques d'observation et à la tactique à l'indienne (stalking). Le « stalking » est une épreuve de taille, mais toujours très appréciée. Au cours de leur formation, les futurs « snipers » doivent atteindre une norme élevée de réussite lors de cette épreuve. Les candidats qui appliquent bien les principes de base de dissimulation et de déplacement et qui démontrent beaucoup de patience réussissent à accumuler les points requis.
Pour augmenter leur chance de succès, tous les stagiaires confectionnent leur propre tenue caméléon « ghillie suit » sur laquelle ils ajoutent un filet de jute et de la végétation. Les nombreuses heures passées à la préparation et à l'amélioration de leur tenue témoignent du sérieux des candidats face à cette formation extrêmement exigeante. Les futurs tireurs d'élite doivent être attentifs aux détails. C'est la clé de leur réussite.
C'est au terme d'un pré-cours d'un mois et d'une formation de plus de huit semaines qu'ils se voient décerner la qualification de tireur d'élite. Le défi fut de taille et ils l'ont surmonté. Les tâches du tireur d'élite sont en développement constant au sein de l'Armée canadienne. Nous avons qu'à penser à la nouvelle arme qui remplacera la C3 et les technologies disponibles pour nous et les belligérants.
Les snipers canadiens jouissent d'une excellente réputation dans leur domaine d'expertise au niveau international. C'est avec beaucoup de fierté que les 10 gradués de 2004 acceptent les responsabilités qu'incombe cette réputation.
Sans avertissement, sans remords