Il faut tout de même faire la part des choses. Il y a, certes, des extrêmes: des joueurs plus ou moins jeunes qui voient dans leurs jeux un moyen de se réaliser, d'obtenir de la reconnaissance et de se sentir bon dans quelque chose. Résultat, ils y passent la majorité de leur temps, le reste ne les intéressant pas, ou pire, leur faisant peur. Le dernier pas pour cette espèce est d'essayer d'imposer leur réalité sans voir le mal qui en sortirait, par la violence physique ou verbale, à divers degrés, constamment avec la conviction d'être dans son droit. Cela peut aller de la simple bagarre à la récréation au port d'arme permanent, voire à son utilisation.
Mais de l'autre côté, il y a les plus raisonnables, ceux qui n'oublient pas que dans "jeu vidéo", il y a avant tout "jeu". Ceux-là savent doser leur temps et en faire un hobby, un divertissement plutôt qu'un besoin primaire.
Il ne faut pas mettre tout le monde dans le même panier, en toutes choses il y a des "bons" et des "mauvais".
Reste le problème qu'on a plus tendance à voir les "mauvais" et à en faire une généralité (cf les innombrables articles qui suivent chaque massacre à l'arme à feu, accusant les jeux vidéo d'être des vecteurs de violence que l'on devrait interdire).
L'intervention des parents ou des proches est nécessaire pour faire revenir les "no-life" à la réalité, car ils n'y reviendront pas d'eux-mêmes, chaque heure de jeu les tirant un peu plus vers le fond. Notamment du côté des enfants, qui ont davantage tendance à s'inspirer de ce qu'ils expérimentent au cours de leurs première années pour conceptualiser leur réalité. Un gamin peut jouer à n'importe quel jeu sous la limite PEGI jusqu'à 12 ans. Après, il doit être suffisamment mature et avoir retenu ce qu'on lui a enseigné sur le sujet auparavant pour comprendre de quoi il est question.
En dessous, la surveillance est requise, pour ne pas dire indispensable, sachant surtout qu'un enfant sera d'autant plus porté à s'isoler dans ses jeux si ses parents ne passent pas assez de temps avec lui.
Bref, je suis majoritairement d'accord avec l'auteur: il faut imposer un régime aux jeunes enfants pour prévenir la confusion virtuel-réel. Mais un enfant qui aura touché aux jeux violents ne finira pas forcément en tueur maniaque. Il risque de développer des tendances sociopathiques plus ou moins évoluées, mais seulement s'il y a été conditionné par une pratique quotidienne et gardée sous silence avec les parents. Un gamin de 9 ans qui a joué à Call of Duty n'est pas condamné (grâce au ciel), le tout est de lui faire peser le pour et le contre.
It's pavé time! 