Ouais enfin pas forcément.
En fait pour moi le premier centre, c'est un créateur, donc il y a 2 possibilités pour moi :
-créateur par la passe, jeu au pied, en gros un 5/8eme quoi.
-joueur qui utilise son physique pour perforer (aussi bien percussion, raffuts, passage de bras).
Je pense que c'est aussi son boulot d'essayer de bonifier les ballons dégueulasses que l'ouvreur peut recevoir de la part du 9 : par exemple si les défenseurs montent très vite, plutôt que l'ouvreur prenne une caisse terrible, vaut mieux envoyer le 12 pour pouvoir dynamiser avec un vrai ouvreur sur la prochaine phase de jeu.
Le deuxième centre, faut qu'il sache utiliser l'espace ou les situations que lui donne le premier centre pour pouvoir fournir à son tour de l'espace pour son ailier ( le mettre en position de débordement quoi), ou alors passer tout simplement.
Il peut donc y avoir plusieurs types de seconds centres :
-des plus petits/moins costauds qui peuvent se jeter dans un intervalle créé par le 12 avec beaucoup de vitesse pour obliger le 3eme rideau à monter car la défense est percée
-des plus costauds, mais qui arrive aussi avec de la vitesse, qui tiennent debout pour attendre le soutien ou pour servir l'ailier, et qui continue à faire reculer la défense.
Dans tous les cas, pour jouer deuxième centre, je pense qu'il faut savoir flairer les bons coups, jouer propre avec les passes (moins longues que le 10 et 12 mais bon), savoir taper par dessus et rasant.
Et surtout : être un assassin en défense. Faut savoir mettre des cartons, si tu défend sur les talons en 13 t'es foutu, c'est le cad-deb assuré.
En 13 c'est très dur de défendre, car tu te retrouve souvent à devoir défendre en sous-nombre, et surtout les mecs arrivent lancés avec un minimum d'espace pour manoeuvrer.
Faut donc savoir quand monter en pointe pour fermer l'extérieur (mettre un caramel ou tout simplement gêner pour intercepter ou empêcher une passe).
Pour moi, ce doit être le meilleur défenseur avec les 3emes lignes et l'arrière.
Désolé pour le pavé, mais comme on dit, quand on aime on ne compte pas 